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 Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]

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Sun-Woo Yu Fang
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MessageSujet: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Dim 12 Juin 2016 - 7:10

Peu importe le rang d’une mission, ne pas la sous-estimer et donner son meilleur pour parvenir à une issue satisfaisante, c’est la base. Ce qu’on nous apprend à l’académie. C’est ce que je me dis quand je commence à lire la lettre qu’on m’a envoyé. J’ai beau avoir envie d’autre chose, il va me falloir grandir pas à pas jusqu’à atteindre l’excellence.
La mention du commanditaire, les garde-chasses, me fait hausser un sourcil. J’ai quelque chose qui a fait penser à mes supérieurs que je suis une bonne trappeuse ? Je ne me destine clairement pas aux excursions sauvages, même si le grand air ne me gêne pas plus que de raison.
Bref, cette mission. Le contenu qui suit est un peu plus cohérent avec mes capacités, mais pas moins surprenant. La réputation que le monde des shinobis a donné aux missions de rang D, c’est tout bêtement qu’elles sont les missions les plus simples qui existent. Mais je réalise la méprise. C’est la tâche la plus simple des tâches les plus ardus de l’archipel. Evidemment, on ne fait appel aux shinobis que pour les situations complexes et/ou dangereuses. C’est également valable pour les Genins. Une mission de rang D est plus facile qu’une mission de rang C. Ca ne veut pas dire qu’elle est simple pour autant.
Eh bien, eh bien. Mon entrée dans le monde des missions ninjas vent déjà de briser deux de mes illusions. C’est bien, j’ai à peine achevé ma lecture que j’ai déjà appris deux ou trois choses. Il vaut mieux l’apprendre maintenant que dans le feu de l’action.

Avant de quitter mon appartement, j’emporte un peu de matériel, dont je vais sûrement avoir besoin.
Quelques fioles pour les échantillons.
Deux ou trois petits scalpels. Puisque je vais être amenée à jouer les légistes et les vétérinaires, il faudra que j’ausculte des cadavres. Et que je fasse parler leurs blessures. Et pour ça il va falloir que je triture.
Voyons, quoi d’autre ? Un bouquin sur les substances naturelles de la Taïga pouvant servir à la médecine. Les écorces, les plantes, ou que sais-je d’autre. Si j’ai besoin de quelque chose et que je ne l’ai pas, je serais bien contente d’avoir cet ouvrage avec moi pour m’appuyer.
Oh, et une seconde veste, plus chaude, avec une capuche et un peu de fourrure. Au beau milieu de la taïga, ma veste habituelle risque de ne pas beaucoup m’aider. Si je dois réduire un peu ma capacité à me mouvoir pour ne pas mourir congelée, je compte bien le faire.
Il y a beaucoup d’autres choses qui peuvent m’être utiles. Malheureusement, je n’ai rien d’autre pour le moment. Et justement, il est grand temps d’aller faire des heures supplémentaires, histoire d’avoir d’avantage que mon simple salaire.

** Il faudra que surtout que je me paie deux ou trois livres pour agrandir cette pauvre bibliothèque médicale. Je peux en lire à la bibliothèque mais pas tous les apprendre par cœur. J’ai de la chance d’en avoir un utile pour cette mission, je n’en aurais peut-être pas à chaque fois. **

Tandis que je m’éloigne de la ville, je me penche enfin sur quelques hypothèses concernant la mission qui m’attend. Quelques loups retrouvés morts par quelque chose ou quelqu’un qui n’a pas sa place dans la taïga. Et les garde-chasses qui craignent pour l’écosystème. Jusqu’ici, que ce soit une bête ou un braconnier, n’importe quel ninja aurait fait l’affaire. Mais les commanditaires ont préférés préciser qu’ils avaient besoin ou d’un Inuzuka ou d’un médecin. Probablement parce qu’ils n’ont pas de piste. C’est l’explication la plus logique. Ils n’ont pas trouvé d’empreintes ou une quelconque trace, sinon ils auraient menés la battue eux-mêmes. Et si la proie s’était révélée trop grosse, ils auraient demandé un ninja un peu plus fort que moi.
Non, ils sont actuellement bloqués sans le moindre indice. Excepté le corps des loups. D’où la nécessité d’un vétérinaire, ou d’un médecin. Ca a du sens.

Je ne connais pas le groupe des garde-chasses du pays de la neige, mais ils ont l’air d’être des personnes consciencieuses et qui ont bien fait leur boulot. Surtout que le village leur accorde un certain crédit. Alors pourquoi pas moi ?
C’est aussi un peu angoissant, cela dit. J’ai une grosse responsabilité sur les épaules : si je ne trouve rien d’intéressant sur les corps, l’enquête sera au point mort. Et s’ils demandent une autre expertise et qu’elle aboutit, je suis bonne pour passer quelques années à ronger mon frein dans les bas-fonds des missions shinobis. Mais bon penser au pire scénario alors qu’il me suffit de faire mon job, c’est un peu négatif. L’avantage de la médecine : je saurais ou je ne saurais pas. Le stress n’y change pas grand-chose, c’est une pure question de connaissances pour le coup. Et j’espère que j’ai dévoré suffisamment de bouquins quand j’étais à l’académie parce que je n’ai pas envie d’y retourner.

J’ai beau être partie au matin, je n’atteins pas le chalet des garde-chasses avant la mi-journée. A vol d’oiseau, ce n’est pourtant pas si loin. A vu de nez on peut tabler sur quelques heures à peine.

Mais le vent souffle et la neige tombe ce matin. Du coup il y a une épaisse couche de neige qui me ralentit alors que je traverse la taïga. Et forcément, pas de route fabriquée pour me faciliter le passage. Ca, le froid, et la promiscuité des arbres … Je me perds plusieurs fois en essayant pourtant de garder le cap. D’après l’ordre de mission, il me suffit de suivre les marques sur les arbres. Mais ils n’ont pas pensé à mettre de flèches. Pour me guider, je continue simplement les chemins quand je vois un symbole, et si je n’en vois pas pendant trop longtemps je reviens sur mes pas et j’essaie une autre direction. J’arrive plus ou moins à les trouver un par un avec cette méthode, même si c’est un peu long et que je commence à mes les geler.
Enfin, je finis par arriver à destination c’est l’essentiel. Et je dois dire que ma précaution de prendre une veste plus chaude est une étincelle bénite que mon sens pratique m’a fait avoir. Je serais morte de froid si je ne l’avais pas fait.
Ca fait trop longtemps que je n’ai pas quitté le village. Je n’ai pas assez préparé mon déplacement. A croire que je me suis ramollie.

Enfin, les deux gardes qui m’accueillent n’ont pas l’air de cet avis. Ils ont l’air content de me voir, et pas vraiment surpris que j’ai mis autant de temps à arriver. En même temps, de ce que j’ai vu de leur sentier d’accueil, il ressemble d’avantage à une forteresse naturelle qu’à un pont-levis. Ce ne doit pas être la première fois qu’ils demandent de l’aide à de jeunes ninjas pour telle ou telle autre tâche. Ils doivent avoir l’habitude de les voir arriver frigorifiés et surpris.
J’espère au moins que ma précaution de prendre une tenue chaude et ne pas sous-estimer la taïga me donnera un bon point. Faire bonne impression auprès d’un commanditaire régulier c’est plutôt une bonne chose en général.
J’observe les alentours pendant que j’ôte ma veste. Il y a une cheminée qui réchauffe l’endroit. Après mes péripéties, c’est d’ailleurs très agréable de ressentir son corps se ragaillardir et se remettre à emmagasiner de la chaleur pour reformer ses réserves décimées.
L’essentiel du chalet est en bois, mais il semble, de l’intérieur, absolument invulnérable. Il ne tremble même pas sous les rafales de vent impitoyables du blizzard.

L’un de mes hôtes se détache du groupe et vient me tendre une main qui doit se vouloir amicale. Je la serre poliment, mais je suis plus occupé à le détailler qu’à y mettre de la ferveur. Il a l’air d’avoir passé la cinquantaine. Il doit être une sorte de doyen ici. Il ne doit pas porter de titre honorifique, mais refiler le rôle de leader au plus expérimenté au sein d’une communauté, c’est relativement courant. Ici, ça devait être le cas.

« Content de te voir jeune fille. Je suis Toriko Minami. Je suppose que tu es le ninja médecin envoyé par le village de Yuki ? »

« C’est bien moi. Je m’appelle Sun-Woo. »

« Eh bien ma foi, enchanté de te rencontrer. Hum, venez, nous allons vous apporter quelque chose de chaud à boire. Et je vous emmènerais voir les loups après. »

J’acquiesce. J’aurais bien voulu protester et aller directement voir les corps des animaux. Mais je réalise bien qu’il sait ce qu’il fait et que je ne peux pas officier tout de suite. Je lui suis d’ailleurs gré de ne pas m’avoir posé la question. Oui, j’ai les doigts gelés. Non, je ne peux pas encore manier mon outillage avec précision. Au mieux, je peux réussir à les couper en très petits morceaux au katana. Mais pour la précision chirurgicale, on repassera.
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Dim 12 Juin 2016 - 9:28

Je savoure avec reconnaissance la tisane que m’a rapportée Toriko. L’odeur et le goût fait penser à de la menthe, mais je me doute que ce n’en est pas. Elle ne pousse pas à Yuki, et ça a l’air globalement moins fort. Sans doute un dérivé local. Ce n’est pas vraiment bon, mais c’est chaud et le parfum débouche efficacement mes narines à moitié enrhumées. C’est efficace, je reprends toutes mes couleurs en quelques gorgées. Et mes doigts crispés sur la tasse en bois semblent en absorber la chaleur. Les muscles se détendent, les nerfs se réveillent. Je récupère peu à peu pleine possession de mes moyens.
C’est là que je réalise qu’il n’y a que Toriko et moi dans la pièce. Sans doute les autres ont-ils beaucoup de choses à faire et qu’ils lui font confiance pour m’expliquer la situation. C’est plutôt une aubaine, ça me permet de risquer une question.

« Tous les shinobis que vous appelez vous arrive frigorifiés ou c’est mon inexpérience de la taïga qui m’a desservit ? »

« Les jeunes shinobis qui traversent la taïga jusqu’à nous pour la première fois sont dans un bien pire état d’habitude. Tes supérieurs doivent trouver ça formateur, parce que ça arrive assez souvent. »

Encore le tutoiement. D’ordinaire je l’aurais peut-être mal pris mais il n’a pas l’air de le faire par irrespect ou parce qu’il me sous-estime. Il l’utilise plutôt comme une façon de me mettre à l’aise. Et puis, ce qu’il vient de me dire me rassure un peu. Ma nature robuste m’a bien servi, je sais que ça me fait marquer des points pour ce qui est de faire mes preuves, et je m’en réjouis.
Là-dessus, j’ai presque totalement récupéré. Il va être temps de se mettre à l’œuvre. Avant de m’y atteler, je pose néanmoins quelques questions pour me mettre dans le bain.

« Pour les loups, vous auriez quelques indications supplémentaires par rapport à l’ordre de mission ? Par exemple, s’ils ont tous été retrouvés dans la même zone ou quelque chose dans ce ton ? »

« Ils ont tous été retrouvés dans le même coin de la forêt. On parle d’un espace de plusieurs kilomètres de rayon, mais la taïga est immense. On peut donc effectivement parler d’une zone précise même si ça n’en a pas l’allure. Mais à part ça rien de plus, on est au point mort. C’est pour ça qu’on a fait appel à Yuki d’ailleurs. »

« Je vois. Ca ressemble à un territoire de chasse. Ca explique que vous n’ayez pas écarté la piste d’un autre animal sauvage … Bon. Commençons, alors. Allons voir les loups et voyons ce qu’ils peuvent nous raconter. »

Toriko repose la pipe qu’il avait sorti pour accompagner sa tisane, et se lève lourdement. Je l’imite puis lui emboîte le pas vers une pièce située au fond du chalet. Légèrement à l’écart du reste du bâtiment, et surtout la seule pièce qui ne semble pas chauffée. Il fait aussi froid ici que dehors, le vent en moins. Le tout est supportable mais je comprends immédiatement la logique : c’est le seul endroit où ils peuvent conserver quelques temps les corps des loups.
Les trois bêtes sont posées sur une bâche, elle-même posée directement sur le parquet. Pas de mouches, pas de vers. On voit bien que les corps sont morts encore récemment, et qu’ils ont pris tout le soin possible pour les garder intacts. Des attentions qui me mâchent le travail et me rendront la tâche plus supportable.

Je m’agenouille près du premier. Pour être honnête c’est la première fois que je vois des loups arctiques d’aussi près. Je le trouve, même mort, bien plus massif que ce que j’ai toujours imaginé. En entendre un hurler à la lune ou encore en voir un de loin n’a rien de comparable. La bête est impressionnante, quand bien même je sais qu’elle ne peut plus bouger, et qu’elle n’a plus aucun souffle de vie, j’ai une prudence respectueuse. Voilà qui me donne au moins une première conclusion : n’importe quel braconnier de passage n’a pas pu tuer cette bête sans une longue expérience de la chasse et certaines méthodes.
Je lève la tête vers Toriko.

« Lorsqu’un braconnier tue un tel animal je suppose qu’il doit utiliser certaines méthodes. Vous les connaissez ? »

« Rien de très secret j’en ai bien peur. Un piège à loup puis une exécution propre une fois la bête affaiblie, c’est la manière la plus courante. »

Evidemment. Je vérifie les pattes des trois animaux machinalement. Un seul d’entre eux avait une blessure sur l’une d’entre elles, mais elle ne pouvait pas correspondre aux mâchoires d’un piège à loup. Je peux donc écarter la piste d’un braconnier ordinaire en premier lieu. Reste un individu disposant de d’avantages de possibilités : un guerrier endurcit, comme un shinobi ou un mercenaire très bien entrainé. Nous n’avons pas attrapés tous nos déserteurs, peut-être que l’un d’entre eux était en train de mettre le bazar dans la taïga ? Peu probable cependant. Le mobile me semblait bien trop flou pour rendre le tout cohérent.

Je ne suis pas une spécialiste des animaux. Si l’indice que je recherche découle d’une de leurs spécificités, je risque de passer à côté. Quand bien même, je commence à me sentir dans mon élément. Je prends mon temps, examinant chaque recoin de peau, écartant chaque poil, à la recherche de blessures à examiner. Sous le regard de Toriko, patient et curieux, je m’arrête à plusieurs reprises afin de sortir des fioles dans lesquels je prélève un liquide orangé qui suinte de certaines plaies.
Je m’affère ainsi pendant une bonne partie de l’après-midi. Trois corps aussi gigantesques, ça prend un certain temps. Au bout d’une heure, je le fais toute seule, Toriko est parti. Mais il revient de temps en temps pour me proposer quelque chose à boire.
La première fois, il arrive alors que j’ai la main au fond de la gorge de l’un des loups. La seconde, au moment où j’ouvre le ventre de l’un d’entre eux afin d’aller chercher le contenu de son estomac. Même sur des corps refroidis, le sang est encore là. Je m’en mets pas mal sur les mains et les avant-bras. Heureusement j’ai eu la présence d’esprit d’aller poser mes affaires, ma veste, et surtout mon katana, sur une petite table située à l’entrée de la pièce. Aux alentours de six heures, Toriko revient encore une fois pour me demander si je mangerais avec eux le soir et je réalise le temps que j’ai pris à décortiquer les trois cadavres.
Je lui fais signe que oui.

« J’ai finis de toute façon. »

« Vous avez trouvé quelque chose ? »

« Leurs corps m’ont donné plus d’indices que je ne le pensais, oui. Mais ils n’ont pas beaucoup de sens. Le gros des blessures ont été faites par des griffes et des crocs semblables aux leurs, en un peu plus gros. J’ai comparé, ça y ressemble vraiment, c’est juste plus massif. Je me suis dit qu’il y avait peut-être tout bêtement un loup plus gros qui faisait sa loi dans les parages. Mais il y a autre chose qui invalide cette théorie et qui n’a aucun sens. Deux choses en fait. J’ai retrouvé des ecchymoses sur les corps, et des traces d’hémorragies internes. Comme si on avait frappé très fort avec un objet contondant, ou vu la taille des hématomes, je pense simplement à des coups faits avec des genoux ou des coudes humains. Enfin, il n’y a pas de schéma particulier. Ca pourrait être des sabots, assez petits, par exemple si on cherche dans le règne animal. Mais il y a aussi certaines blessures faites par des griffes plus petites que les plus nombreuses, mais qui sont aussi plus longues. Et sur ces blessures là j’ai retrouvé la substance que j’ai prélevée. »

« Vous savez ce que c’est ? »

« Pas vraiment. Ca ressemble à une sorte de sève … Je pense que c’est d’origine végétal, à l’odeur et à la couleur. Ca pourrait être du venin mais ça ne correspond à aucun que je connais. Et ce n’est pas le poison qu’on crée avec le chakra des shinobis. Je l’aurais bien goûtée pour avoir plus d’informations mais tant que je ne sais pas ce que c’est … Surtout que c’est probablement une toxine. »

« Hum … Il y a quelque chose que je peux faire pour vous aider à éclaircir ce mystère peut-être ? »

« Par veine j’ai apporté un manuel qui recense les différentes plantes du pays de la neige et leurs utilisations. C’est par région et c’est illustré. Je vais commencer par celles de la taïga et si je ne trouve pas je rechercherais dans l’ensemble du bouquin. Si c’est végétal je le saurais ce soir. Je suis quasiment sûr que ce n’est pas d’origine animale. Si je ne trouve rien on pourra déduire que c’est une substance artificielle, créée par quelqu’un. Dans les deux cas, ça semble montrer une activité humaine. »

Mais aussi une activité animale à en juger par les autres blessures. Ces loups se sont battus à la fois avec un homme et une sorte de loup géant. Ca n’a pas de réel sens. On parle d’une sorte de loup-garou là non ? Bon, en tous cas je suis épuisée.

« Si y’a un endroit où je peux me laver avant de manger et de passer à un peu de lecture je ne suis pas contre Toriko. Même pour une kunoichi, l’odeur de sang et de charogne ce n’est pas très agréable. Sans parler des morceaux que j’ai un peu partout sur les bras. »
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Dim 12 Juin 2016 - 18:23

Tu parviens à identifier la substance. C'est effectivement la sève issue de la fleur de neige, une substance hautement toxique. Contrairement à la version produite par le village de la neige, elle est orange car elle est entièrement naturelle. Elle est donc moins puissante, mais elle reste plutôt dangereuse.
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Mer 15 Juin 2016 - 16:16

Avec la traversée de la Taïga, un peu de repos aurait été bienvenu. Mais comme je suis en mission, ce n’est même pas la peine d’y songer. Le moment de la journée où les loups chassent, c’est la nuit. Donc si je veux attraper la créature qui les chasse eux, la nuit semble être très indiquée également. Au moins j’ai eu le droit à une douche chaude quelques instants plus tôt pour me débarrasser du sang qui maculait mes avant-bras, et avoir l’opportunité de chasser pour de bon les dernières séquelles que le gel a fait subir à mon corps.

Quand je sors de la salle de bains, de nouveau habillée en ninja, le katana sanglée sur l’épaule, Toriko vient me trouver.
Il souhaite m’emmener dans la salle commune pour manger avec les autres garde-chasses. Question de tradition, ils mangent tous ensembles me dit-il. J’opine, pas vraiment emballée mais toujours désireuse de faire bonne impression.

La salle est grande, chacun a le droit à un tabouret fait avec une souche d’arbre pour s’asseoir. Installer tout ça n’a pas dû être très pratique. L’aménagement donne par contre un résultat très sympathique. Disposés en cercle, les souches donnent une allure conviviale à l’endroit. Ces hommes devaient tous êtres très soudés. Je note aussi la présence de quelques femmes parmi eux. Le métier de garde-chasse n’est donc pas exclusivement réservé aux hommes. En plus, elles semblent rigoler avec les autres, être bien intégrées. Je ne suis pas particulièrement adepte du féminisme, mais malgré tout voir ça me fait plaisir.
L’un des hommes m’adresse soudainement la parole, faisant retomber l’effervescence et instaurant le silence.

« Jeune fille, vous avez trouvé quelque chose sur le corps des loups ? »
« Quelques indices. J’ai des idées sur ce qui a pu causer ça, et je compte les explorer cette nuit et demain. Je vous dirais ce que je trouve quand j’en saurais plus. Je préfère m’en tenir aux faits et pas aux soupçons. »

Très vague, mais je ne peux pas exclure totalement la possibilité que l’un d’eux soit d’une quelconque manière lié à tout ça après tout. Je ne soupçonne pas Toriko, mais il y a tellement de personnes présentes qu’il m’est difficile de révéler mes découvertes à une assemblée complète d’inconnus. J’ai néanmoins essayé de tourner ma phrase de sorte de ne pas le dire comme je le pense. Je ne tiens pas à leur faire savoir que j’envisage cette possibilité.
L’homme hoche la tête, l’air entendu. Il n’insiste pas, ce dont je lui suis gré. Je viens de penser à une nouvelle possibilité, en plus. Des blessures d’origines animales et humaines combinées. Il y a un clan, très présent au pays de la neige, qui permet d’obtenir de telles blessures. Le clan Inuzuka. Peut-être existe-il un ninja, un déserteur, ou même un civil, du clan, qui traine dans les parages ? En tous cas il faut que je m’attende à devoir en affronter un sur la fin de l’enquête.
Mon regard parcoure la salle. Aucun des garde-chasses n’est accompagné d’un chien ou d’un loup. Bon point pour l’assemblée, aucun ne correspond à ce premier critère d’enquête.

Un homme arrive bientôt avec une énorme marmite et un chariot en bois sur lequel sont posés des bols. Il commence à les remplir, tandis qu’un autre nous amène, un à un, la nourriture. Sa tâche finie, il s’approche de moi et me sert un grand sourire tout fier de lui.

« J’espère que vous aimerez. Ici, on profite au maximum des produits de la taïga. Elle est aussi dangereuse que luxuriante, quand on sait comment et où chercher. J’ai fait la sauce avec des plantes qu’on y trouve, vous allez voir, un pur délice. La viande, c’est du lièvre des neiges. Ils sont un peu difficiles à attraper car ils sont malins et très vifs. Mais vous ne trouverez pas de viande plus tendre dans tout le pays de la neige ! »
« Je suis certaine que c’est excellent. »
« Goûtez donc ! J’aimerais savoir ce qu’une kunoichi peut bien penser de ma cuisine ! »

Je ne me fis pas prier. J’avais une faim de loup, sans mauvais jeu de mot. J’attrape ma cuillère et sectionne un bout de viande. Vraiment tendre en effet, le bord de l’ustensile la découpe sans aucun problème. Je plonge la viande dans la sauce et gobe le tout. Il n’a pas tort, c’est vraiment bon. Pas très relevé, plutôt salé, avec un arrière-goût amer à cause des plantes. Le mélange des saveurs donne vraiment bien. Je lève le pouce, ce qui tranche un peu avec mon allure stoïque.

« Niquel. J’espère que vous prévu une deuxième fournée … »

Il part d’un grand rire, l’air très content de lui. Je ne peux m’empêcher d’y répondre avec un léger sourire de bonne humeur, tandis qu’il s’éloigne pour achever son service. J’ai aperçu cet homme en arrivant. En tenue de garde-chasse, comme les autres. La machette au côté, les bottes de neige, et tout le barda qui va avec. C’est un talent de cuisinier qu’il était venu planquer ici. Je me demande quelle motivation peut pousser un homme à faire un métier aussi dangereux. L’amour de la nature ? Je ne me suis jamais penchée sur de telles motivations. Ils n’ont pas la formation dont bénéficient les shinobis, et pourtant ils étaient tous là à braver les éléments et la férocité de la vie sauvage. Je crois que je respecte leur travail.
Enfin, cela ne m’empêche pas de faire le mien, malgré tout peu désireuse de participer aux conversations. Je ne suis jamais très loquace de toute manière, je me vois mal leur faire la parlote.

Je trouve assez facilement la plante dont est issu le liquide orangé que j’ai trouvé dans les plaies des loups un peu plus tôt. Je connais très bien la version modifiée de la fleur des neiges. Bleutée, très claire et pure. Presque incolore en fait. Le poison invisible le plus mortel qu’on connaisse, utilisé uniquement par les shinobis de la neige des forces spéciales ou ceux assez chanceux pour réussir à s’en procurer. Dans de l’eau, il est impossible à repérer. Sur une arme, aussi. Quant à son effet, il est particulièrement sadique. Le corps s’affaiblit petit à petit, puis fini par ne plus supporter l’infestation du poison dans les veines. Il finit par infecter tout l’organisme, et on meurt alors d’asphyxie en quelques instants.
Durant mon autopsie j’ai bien vu que les blessures des loups étaient la cause de leur mort. Mais le poison a dû les affaiblir et permettre aux griffes et aux coups de passer outre leur résistance naturelle. Une manière subtile et cruelle de tuer quelqu’un. Ca rend plus forte mon impression qu’un ninja a fait le coup. La substance n’est utilisée que par des spécialistes de la botanique ou par des ninjas.
La fleur pousse dans la taïga, il a dû la trouver dans les environs.
Je me tourne vers Toriko.

« Dites-moi Toriko. Où pousse la fleur de neige exactement, dans la forêt aux alentours ? Un peu partout, ou à des endroits précis ? »

Il parait surpris, mais ses yeux se posent sur le manuel dans mes mains, puis sur la fiole posée à côté de moi. Je pense qu’il a compris d’où je tire ma question.

« Elle ne pousse pas n’importe où non. C’est une fleur qui a besoin de nutriments bien particuliers. De l’eau, du froid car elle ne supporte pas la chaleur, d’autres plantes aux alentours. Voilà pourquoi la taïga est le seul endroit où elle pousse. Mais aussi, et c’est moins connu, de sources minérales qu’on ne trouve que dans certains endroits. Dans la portion de la forêt on a retrouvés les loups, il n’en existe qu’un seul où elle pousse : une grotte, derrière une cascade complètement gelée toute l’année. Si tu remontes le ruisseau de glace, sur quelques kilomètres vers le Nord, tu parviendras jusqu’à cet endroit. »
« Intéressant. Merci ! »
« Tu veux que je t’y emmène ce soir ? »
« Non, ne vous inquiétez pas. J’ai de fortes raisons de croire qu’il y a un ninja impliqué, ou quelqu’un qui en maitrise les arcanes. Je ne risquerais pas votre vie dans cette enquête. En plus vous avez beaucoup de travail demain non ? »
« Mais … Seule, c’est un peu dangereux non ? Certains parmi nous ont quelques notions de ninjutsu, et ont tenté l’académie. Ils peuvent peut-être aider. »
« Je sais que je suis jeune, mais je suis une kunoichi. C’est mon devoir de protéger les civils, fussent-ils des garde-chasses aussi robustes. Par contre, si je ne suis pas revenue demain matin à huit heures, envoyez un message à Yuki en demandant du renfort et en considérant que je suis hors d’état de poursuivre la mission. Vous savez où je vais cette nuit, vous devriez pouvoir les y guider quand ils arriveront. »
« J’espère que nous n’aurons pas à en arriver là. »

Je hoche la tête, bien d’accord avec lui. Il a la mine sombre et semble mécontent, mais je ne peux pas lui en vouloir. Laisser une jeune fille, toute ninja qu’elle soit, se rendre dans les profondeurs de la taïga seule, et de nuit, ce doit être dur pour un homme comme lui.

« Cela dit, je ne m’interdis pas de vous demander de l’aide. »
« Tout ce que vous voulez. »
« Comment s’annonce la météo ce soir ? Il me faudrait aussi le maximum de moyens de me protéger du froid ou de le gérer si jamais je me retrouve à moitié congelée. »
« Je vais vous donner une pommade à frictionner sur votre corps qui marche très bien. Mais heureusement, la nuit s’annonce plutôt clément. Froide, venteuse, mais pas enneigée. Je ne vous aurais peut-être pas laissée sortir cette nuit sinon, vous pensez bien. Vous devriez vous en sortir très bien vu votre arrivée ici. »

Je me lève, et lui pose une main amicale sur l’épaule.

« Merci de votre aide, Toriko. Je vais aller me préparer, je pars dans une heure. »
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Sam 18 Juin 2016 - 19:46

Je remonte d’un pas lourd le ruisseau gelé. Comme l’a dit Toriko, il fait froid. Mais rien d’insupportable quand on a vécu à Yuki depuis son plus jeune âge. Au moins de ce côté-là, je suis en terrain connu. Mon arrivée dans la taïga fut bien plus compliquée que ma promenade de ce soir. Le corps en sûreté, je peux d’ailleurs prendre tout le temps du trajet pour réfléchir aux différentes choses que je sais sur ma mission en cours. Et essayer de relier les différents indices entre eux.

Il existe plusieurs possibilités sur la ou les choses qui s’en sont pris aux loups. Soit un animal intelligent capable à la fois de griffer et de donner des coups suffisamment forts pour provoquer des ecchymoses conséquentes à travers la fourrure d’un loup arctique, et qui utilise les propriétés de la fleur de neige. Très peu probable, ou alors il s’agit d’un Kyuchiose, ce qui serait complètement fou. Peut-être une invocation devenue complètement folle ? J’envisage la piste, mais ce n’est pas la prioritaire. Celle d'un utilisateur de genjutsu qui aurait profité de l’automutilation des loups pour les attaquer et qui utiliser du poison me parait plus sérieuse. Et celle qui semble être la plus évidente, c’est celle d’un Inuzuka. Poison, griffes et coups. Tout concorde parfaitement. Mais pourquoi un membre du clan Inuzuka viendrait tuer des loups au beau milieu de la taïga ? Ca n’a que peu de sens. Surtout que la piste d’un braconnier est complètement à exclure. Les braconniers tuent les bêtes pour leur fourrure, pour leurs crocs, ou pour leur viande. Pas pour le plaisir de les tuer.
Je ne l’ai pas encore envisagé, mais une autre possibilité me vient. Celle d’un enfant sauvage. Une possibilité étrange, mais pas plus que celle de l’invocation devenue folle à lier.

Je vois enfin la cascade. Et je dois bien dire qu’elle me laisse béate. Un spectacle insolite et magnifique. Un toboggan de givre, qui heurte un sol glacé. Le tout auréolé de milliers d’étoiles scintillantes tel de l’argent.
Je m’y reprends à plusieurs fois pour fermer la bouche et me décide à avancer. Je longe la bordure de la source, pour me rapprocher de la cascade. Il y a bel et bien une grotte derrière, étonnement facile d’accès. Il suffit de faire quelques pas sur la glace.
Je pose un pied prudent dessus. Appuie de tout mon poids. Ca ne se brise pas, ca parait même très solide. Insistante, je frappe de toutes mes forces du talon. Un gémissement de douleur m’échappe, je me suis fait mal. Oui, c’est solide.
Sans plus de retenu, je me pose toute entière sur la glace, et je pénètre dans la grotte. Très sombre. Impossible de voir au-delà d’un ou deux mètres après l’entrée. Mais la lumière de la lune filtre faiblement. Suffisamment pour utiliser une petite technique que je garde en réserve pour ce genre d’occasions.
J’envoie un maximum de chakra en direction de mes yeux. Mes pupilles se fendent à la manière de celles d’un chat.

[-30 chakra, Vision Nocturne]

C’est la première fois que j’ai réellement l’occasion d’utiliser cette technique au cours d’autre chose qu’un entrainement. Quand je l’ai apprise, c’était avec beaucoup de mauvaise volonté. Je la trouvais inutile. Je réalise à quel point je me suis fourvoyée. Voir à travers les fumigènes ou le voile de l’obscurité est une capacité unique à l’étude du corps. Et si elle n’a rien de très offensif, ou même spectaculaire, je réalise à quel point elle est utile en scrutant la grotte aussi simplement que si le soleil s’était invité à mon exploration.

Je trouve sans peine les fleurs de neige. Leurs pétales blancs sont très faciles à reconnaitre. Il y en a pas mal ici, de petits parterres. Vu le prix de la sève une fois qu’elle était traitée j’imagine sans effort quelqu’un qui veut garder ce petit coin pour lui tout seul. Il y a beaucoup d’argent à se faire ici. Et vouloir faire peur aux garde-chasses pour les éloigner semble plausible. Peut-être que l’énigme de la mort des loups n’est qu’une question d’argent, au final ?
Ce n’est qu’une hypothèse. Pas moyen de le savoir pour l’instant. Je m’approche des fleurs de neige. A certains endroits, des tiges ont été arrachées grossièrement. La sève la plus virulente se trouve dans le cœur de la fleur, donc pas besoin d’ôter les racines pour avoir un poison improvisé. Je pense que je tiens l’endroit où mon tueur de loup a déniché son poison.
Cela dit, s’il n’a pas d’endroit où refroidir la sève, elle perd ses propriétés au bout de quelques heures si elle n’est pas modifiée.

Je jette un œil dehors. De la neige à perte de vue.

Bon, trouver un endroit pour refroidir la sève dans la taïga ne doit pas être bien compliqué, finalement. Ma théorie tient encore la route. Heureusement d’ailleurs. Si je n’avais pas trouvé la moindre piste ici c’est possible que ma motivation se soit envolée.
Bon, je n’ai rien d’une traqueuse. Mais ça ne m’empêche pas de parcourir le sol de la grotte des yeux, et du pied pour déblayer la poussière. Je cherche une empreinte. Ou peut-être une griffure, quelque part. Je cherche des indices.
A l’odeur, aucun animal ou être humain n’a fait ses besoins dans les parages. Ce n’est donc pas un repère, un lieu de vie. Qui ou quoi que ce soit, ça vient uniquement pour les fleurs et leur sève.
Côté empreintes j’eus moins de chance. Pas de marques de griffes sur les parois. Pas de pieds ou de pattes au sol, dans les rares endroits boueux de l’endroit. Avec l’humidité de la grotte j’avais espéré trouver quelque chose mais rien.
Cette chose peut être un prédateur. Le genre qui fait attention à ces détails.

Au moment où je m’apprête à sortir, j’entends un feulement derrière moi. Je me retourne d’un geste vif, frappant et dégainant d’un même mouvement avec mon arme. Un réflexe salutaire, car une forme avait bondie. Stoppée nette dans son élan, la silhouette émet un son qui pouvait signifier la souffrance, et me contourne souplement pour s’enfuir.

J’ai eu le temps de voir une forme vaguement humaine. Courbée, poilue et munie de griffes. Je déglutis. La piste du loup-garou semble se confirmer. Mais il doit y avoir une vraie explication derrière tout ça. Je ne vais pas me démonter à cause de superstitions.

Je me précipite hors de la grotte. Elle est déjà retournée au couvert des arbres. Mais en baissant les yeux je m’aperçois qu’elle me laisse des empreintes. Parfait. Une piste. Mon katana toujours à la main, je garde mes yeux tels quels pour mieux voir dans l’obscurité alentour, et je m’engage sur la piste de la créature.
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Sam 18 Juin 2016 - 20:02

Tu suis la piste d'empreintes et de tâches de sang dans la neige blanche. Les empreintes sont de taille humaine mais les pieds sont pourvus de griffes.

Et elle te mène jusqu'à une cabane, la lumière est éteinte mais les empreintes semblent s'y diriger. Aucune trace de la créature aux alentours, ou même par les fenêtres. La cheminée semble éteinte.
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Mer 22 Juin 2016 - 10:26

Ce n’est pas à une cabane que j’ai pensé en imaginant le repère de cette créature. Enfin, maintenant que j’ai vu la silhouette de notre tueur de loups, j’ai bien compris que j’ai à faire à quelqu’un plus qu’à quelque chose.

Je m’approche de la cabane, katana dégainée, remontant les empreintes jusqu’à la porte. Elle est fermée. D’un coup de pied, je l’ouvre. La lumière est éteinte, mais grâce à la lumière de la lune et à ma technique de vision nocturne, j’y vois comme en plein jour. Rien ne semble m’attendre de l’autre côté. Pas d’embuscade. Je promène mon regard autour de moi.
Une petite table avec une lampe à huile recouverte d’un couvercle en fer. Un évier sans lavabo, mais avec un petit seau d’eau dans lequel trempent différentes ustensiles de cuisine sales. De moins en moins sale grâce à l’eau. Un petit meuble entrouvert, dans lequel j’aperçois différemment aliments conservés au frais. Une paillasse dans un coin, avec une couverture. Et une cheminée éteinte, avec une petite pile de bois à côté. Et une hache plantée dans un des tronçons.
Ma silhouette prend petit à petit une forme totalement humaine.

Un mouvement derrière moi, et une sorte de feulement. Je me retourne. Dans l’ombre de la porte ! Comment n’ais-je pas pu envisager quelque chose d’aussi basique ? La silhouette bondit, toutes griffes dehors, pour me taillader de la main droite.
Je n’ai pas le temps d’esquiver, mais heureusement, les griffes, ou les ongles plutôt, ripent sans me causer de dégâts sur mon armure. Ils déchirent ma veste au niveau du sternum, mais ne trouvent pas ma chair. A voir le liquide orangé qui luit sur le bout de ceux-ci, j’ai eu pas mal de chance. Quelques gouttes de sève de fleur-des-neiges, si je n’avais pas eu de protections … Eh bien, je n’ai pas non plus d’antidote. Je serais morte après une agonie de quelques minutes.

Je repousse la silhouette d’un coup de pied nerveux, et me mets en position de combat. Mon katana dans la main droite, placé devant moi en protection, et en menace potentielle. L’homme-bête repasse à l’attaque mais cette fois, je suis prête. J’esquive d’un pas de côté, tout en avançant, et je frappe de taille. La lame pénètre la chair poilue, entamant profondément le flanc de la créature. Elle vacille. Je frappe une deuxième fois, du tranchant à nouveau. Au niveau de la gorge. Je m’attendais à ce qu’il évite l’attaque facilement, mais sa vitesse est inférieure à ce à quoi je pensais, et l’arme fait couler un flot de sang. Dans un soubresaut, la créature s’évanouit, perdant peu à peu son sang.

Après avoir digéré la situation, je m’empresse de referme sa blessure, et je l’attache fermement avec une corde que je déniche dans le fond de la cabane. D’après la situation, il est hors de danger, mais il mettra quelques heures à se réveiller après être passé aussi près de la mort. Histoire de garantir ma propre sécurité, néanmoins, j’enroule des bandelettes de tissus autour des griffes. Je ne veux pas me prendre un coup en douce alors que je le transporte. Surtout qu’il utilise un poison puissant. Si une seule goutte de cette sève atteint mes veines, je risque fort de finir ma vie dans la taïga, sous une épaisse couche de neige, morte de froid et d’asphyxie à cause du poison.

[-25 chakra : Kokubari no jutsu]

J’attrape le bout de la corde, et j’entame le chemin du retour, trainant derrière moi le corps inanimé de ce que je pensais jusqu’ici être un loup-garou …

En me voyant arriver, Toriko et deux autres viennent m’aider à transporter la silhouette. Quand ils l’aperçoivent, ils semblent hésiter. Mais le blizzard s’est levé de nouveau, nous en discuterons à l’intérieur.
Un peu plus tard, devant une tasse de thé chaude, Toriko me dit :

« Je connaissais cet homme. Shaoron Inuzuka. Il a perdu son compagnon animal, un chien, l’année passée, alors qu’ils chassaient un lièvre. Des loups lui sont tombés dessus et l’ont mis en pièce. Le pauvre Shaoron est devenu fou de chagrin et il est parti la nuit, pendant que tout le monde dormait. On pensait qu’il était mort, comme il ne revenait pas … Il a même eu le droit à une stèle commémorative, comme tous ceux qu’on perd. Le métier n’est pas facile les accidents arrivent. La spécialité de Shaoron, c’était la chasse, mais aussi la botanique. C’était un type un peu emporté, mais il avait un bon fond … Il n’a jamais réussi à être ninja, et ses parents étaient déçus à cause de ça, il ne voyait jamais sa famille. »

« La botanique, hein … Ca explique au moins l’utilisation de la sève. Et l’allure de loup-garou, ça vient du clan Inuzuka. Il en avait l’héritage même s’il n’était pas ninja. Je suppose que la folie qui l’a gagné à la mort de son compagnon a réveillé ces instincts primaires en lui … Et la mort des loups n’était pas un hasard. Je suis prête à parier qu’il a tué les trois loups qui étaient tombés sur son chien l’année dernière. C’était une quête de vengeance alors … »

« Malheureusement, c’est aussi banal que ça. Mais que va-t-on faire de lui maintenant ? »

« Gardez-le attaché et sous bonne garde. Si je pars demain matin, après une nuit de sommeil, je devrais arriver à Yuki vers midi ou un peu après selon la clémence de la taïga. Je remettrais mon rapport et on devrait envoyer quelqu’un pour le rapatrier. C’est un membre de clan malgré son statut de civil. C’est à son clan de statuer de son sort. Soit il sera emprisonné pour braconnage, soit il sera remis à une cellule psychologique, soit il sera exécuté car on n’a pas la place pour l’un, et pas le temps pour l’autre. En tous les cas il n’est plus de notre ressort de décider quoi que ce soit. »

Toriko acquiesça, pensif. Shaoron a été son ami, je peux comprendre son scepticisme. Malgré tout, on sait tous les deux comment les choses fonctionnent au pays de la neige. Un poids mort comme l’Inuzuka, si on a aucune chance de voir des améliorations sous peu, on s’en débarrasse tout simplement. Ca évite bien des péripéties et des complications, non seulement pour lui mais aussi pour la communauté. Il y a déjà suffisamment de problèmes à gérer comme ça pour qu’on en rajoute d’avantage.
Mais en attendant, mon cerveau ne fonctionne plus à plein régime. J’ai surtout besoin de dormir. Les garde-chasses m’ont préparé une couchette dans une salle à part de leurs dortoirs. Grand bien leur fasse, car je n’ai aucune envie de dormir dans la même pièce qu’eux pour la nuit. L’esprit collectif, chez un shinobi, ce n’est pas vraiment la notion primordiale.

Il ne me faut d’ailleurs que quelques minutes pour m’endormir. Avec le sentiment du devoir accompli. La conclusion de cette affaire de braconnage est plutôt étonnante, mais elle ne me surprend pas au vu de mon autopsie des loups.
Après tout, l’Inuzuka était une piste que j’envisage depuis le début. Mon travail en amont porte donc ses fruits. Quand même, je me dis que sans mon armure, les griffes m’auraient touchée et je serais morte à l’heure qu’il est.
Le monde des ninjas est vraiment dangereux.
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Mer 22 Juin 2016 - 10:30

La mission est un succès. Sun-Woo rentra le lendemain et remit son rapport aux autorités, qui prirent les dispositions nécessaires. Elle ne saurait jamais exactement lesquelles.

[Sun-Woo : 100 saigas, une fiole d'encre de Lauka, 25 xp.]
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MessageSujet: Re: Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]   Aujourd'hui à 7:48

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Rang D - Le Sang des Loups [Sun-Woo Yu Fang]

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