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 Internat de Suna

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Koshi
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MessageSujet: Internat de Suna   Mer 28 Juil - 0:08

Un internat accueille les ninjas qui font le choix d'être logés ici, souvent parce qu'ils préfèrent vivre en collectivité. Ce n'est certainement pas le luxe qui avantage l'internat par rapport aux maisons individuelles qui sont proposées par l'Académie. Un ancien ninja grincheux d'une soixante d'années veille à ce qu'il n'y ai aucun débordement.

_________________



Koshi marchait en compagnie de son frère dans les rues de Suna, on pouvait encore entendre au loin les bruits causés par le combat mais ceux-ci était plus faible, moins présent comme si les brigands se faisaient de moins en moins, en quelques mots leur fin était surement proche. Le benjamin n'avait pas encore réalisé que sans l'intervention du Kazekage il serait surement mort à l'heure qu'il était, il n'en revenait pas qu'une telle puissance pouvait résider dans un corps humain. Jamais il n'avait vu un Kage à l'action mise à part aujourd'hui, maintenant il savait pourquoi cet homme avait ce grade. Apparemment la nouvelle avait été rapidement propagée dans le village, le peu de personnes se trouvant à l'extérieur félicité les jumeaux pour leur travail, le plus jeune se sentait fier de la mission qu'il avait mené à bien avec son frère, sentiment qui était rapidement effacé quand il pensait aux vies qu'il avait fallu sacrifier. Il secoua sa tête avant d'entrer dans l'internat, il ne voulait pas saper son retour avec une mine déconfite. Aujourd'hui tout le monde se trouvait dans ses quartiers, aucun interne n'avait eu droit de quitter le bâtiment dû au risque du combat dans le village même, ils ne désiraient pas perdre un des internes. L'ambiance était lourde dans les lieux, apparemment une grande partie était au courant que les jumeaux étaient les jeunes garçons partis dans cette fameuse mission d'espionnage et qu'ils avaient été mêlés au combat, ce qui était tout à fait logique vu qu'ils débarquaient avec le gang des Vestes Noires.

Tout en franchissant la porte du bâtiment il ôta son t-shirt qui ne sentait pas très bon. Il y avait une petite foule de personne dans le hall, quelques éducateurs, le directeur et des internes, ils n'attendaient qu'une chose, le retour des jumeaux. On pouvait entendre des marches des sanglots, il s'agissait de Karimi qui se faisait du mouron pour les membres de son groupe. La première à les remarqué était cette vieille éducatrice qui lui demandait toujours de remettre son t-shirt, cette fois-ci elle ne dit rien et laissa échapper un sourire ce qui surpris Koshi, elle qui était toujours sur leur dos. Ce fut ensuite le directeur qui fut également soulagé, il les félicita ce qui prévint tout le monde se trouvant dans le hall. Karimi sauta directement au coup du benjamin et sanglota, elle enlaça également Uchiki. Le retour des jumeaux fit énormément de bruit, d'ailleurs Tomo son petit protégé fit de grands signes à l'acrobate et s'en-courut vers les étages où il annonça en criant la nouvelle. Il fallut dix bonnes minutes pour que les jumeaux soient libre de leurs mouvements. Directement dès qu'il le put Koshi se dirigea vers sa chambre et s'excusant auprès de Karimi. Il voulait être au moins un peu au calme. Il était heureux d'être de retour à l'internat, de retrouver tout ce petit monde et de ne plus être obligé de s'en prendre à des innocents. Il prépara de quoi se laver, la chambre était dans un bordel total, surement les deux autres occupant qui avait dû en profiter durant l'absence des jumeaux. Ca n'allait pas se passer comme ça! L'adolescent se dévêtit, roula autour de sa taille sa serviette de bain et se mit en route vers les douches communes. Personne, c'était parfait.

L'eau d'un des pommeaux de douche lui coula sur le corps, il sentait petit à petit ses muscles se détendre et ses pensées s'échappaient pour laisser place au plaisir de la douche. Il resta un bon moment sous l'eau sans bouger ni rien, ce fut après ce temps qu'il se mit à se laver, il traîna, prit bien son temps et retourna dans sa chambre où il se vêtit comme il en avait l'habitude. Un short gris, une ceinture noire, des hautes baskets de cuir brun, chaussettes noires, un t-shirt blanc avec comme décoration un héros de BD et une casquette noire, il portait enfin des vêtements comme il les aimait et non ces loques qu'il avait du revêtir durant cette mission de malheur. L'adolescent prit du déo et du parfum à son frère, il n'avait pas envie de chercher après le sien. Il retourna ensuite dans le hall, son sac à l'épaule, dans celui-ci la bourse qu'il venait de recevoir qu'il souhaitait déposée à la banque et une bouteille de lait.


''Koshi, tu étais parti si précipitamment là tout à l'heure que je n'ai pas eue le temps de te souhaiter un bon anniversaire. Je suis si contente que tu sois de ...''

''Merde l'annif! Le con, j'ai complètement sapé avec cette mission!''

Sans rajouter un mot et faire attention à la jeune fille qui était par la même occasion sa copine, il la laissa en plan et s'en alla de l'internat.

Arrow Banque.
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Ven 30 Juil - 23:20

Arrow Internat

Koshi retourna au pas de course, il avait fait en un temps record le chemin entre l'armurerie et l'internat. L'envie d'essayer son arme le prenait mais il n'avait pas le temps aujourd'hui, il ne fit que fendre l'air à l'aide de sa lame à plusieurs reprises dans sa chambre avant de la place dans le coffre qu'il partageait avec son frère, après avoir rapidement emballé les boîtes contenant les cadeaux. Il laissa dans son sac les autres emplettes mais en sorti une bouteille de lait qu'il décapsula sur le rebord de fenêtre et en but plusieurs bonnes lampées avant que quelqu'un ne toque à la porte. Il donna la permission d'entrer ce qu'il n'aurait peut-être pas dû. La porte s'ouvrit à la volée laissant place à une Karimi en colère.

''Tu es vraiment qu'un sale petit con! Je voulais simplement te souhaiter un bon anniversaire, t'offrir mon cadeau et passer un peu de temps avec toi. Mais non toi égoïste comme tu es, tu es directement parti pour aller chercher un cadeau à ton frère. Uchiki par-ci, Uchiki par là, j'en ai marre! Ca pouvait bien attendre une heure ou même une demi-heure. Ce n'est pas possible quoi, je suis ta copine je passe avant lui!''

''C'est là que tu te trompes, ce n'est pas parce que tu es avec moi que tu passes avant Uchiki. Tu comprends pas ça? Il y a Uchiki, moi, puis ma copine et après les autres et encore certains amis passent avant. Des copines je n'ai qu'à me pencher et j'en ai à la pelle, des Uchiki il n'y en a qu'un et j'ai été suffisamment séparé de lui.''

''Séparé tu parles, vous êtes tout le temps ensemble, vous êtes des jumeaux comme si vous aviez été séparé. Tu te fous vraiment de ma gueule, vous êtes ensemble depuis plus de quinze ans, je dirais même exactement quinze ans et neuf mois où vous avez vraiment été collé l'un à l'autre dans le ventre de votre mère et tu viens me sortir que tu as été séparé de lui. Tu es vraiment qu'un sale con qui s'est encore foutu de ma gueule!''

Le cadeau que Karimi avait voulu offrir à l'acrobate vola dans la pièce et passa à deux doigts du son visage. Il put voir avec incertitude au passage des photos mais n'en était pas certain. Un album photo? Il n'en avait rien à faire. Lentement il se tourna vers la jeune fille, il n'y avait rien d'aimable dans l'expression de son visage, elle venait de ternir une partie de cette journée si spéciale.

''Si je suis dans cet internat ce n'est pas pour rien tu sais? Si je suis devenu shinobi non plus et si je tiens à faire passer Uchiki avant tout le monde ce n'est pas pour rien non plus. Donc la prochaine avant de parler réfléchi un peu à ce que tu dis et renseigne toi. Bien qu'à mon avis personne ne te dira ce qu'il s'est passé et encore moins moi maintenant. Tu peux juger maintenant qu'on n'est plus ensemble, je ne veux plus te voir. Et prochaine fois pose toi des questions avant d'ouvrir ton clape merde. Costina!''

''Qu'est-ce qu'il te prend? Pas besoin de réagir comme ça.''

''Tu rigoles ou quoi? Tu viens d'envoyer un livre à travers ma fenêtre et tu viens me parler d'Uchiki sans savoir quoi.''

''Mais...''

''SORT!''

Ce fut les larmes aux yeux que la jeune fille quitta la chambre et laissa Koshi seul dans sa chambre. Une nouvelle aération avait été crée, une des vitres brisées. Il allait devoir prévenir quelqu'un et la chose allait peut-être retomber sur lui. Il frappa une chaise de son pied, celle-ci vola dans la pièce mais ne fit aucun dégât, ce fut un peu plus calme qu'il but le reste de lait d'une traite. Son sac en bandoulière à l'épaule et quitta le dortoir en refermant dernière lui.

''Ku', tu tombes bien. Je devais te prévenir de quelque chose. Une fenêtre de la chambre a été cassée, j'y suis pour rien je tiens à le préciser.''

''Merci de m'avoir prévenu, on en reparlera plus tard j'ai quelque chose à faire avant, j'installerais aussi une planche en bois en attendant. Vous arrivez à peine que les dégâts commencent... Et au fait, tu y es pour rien directement, je doute que ça marche pour l'indirectement. Au fait bon anniv.''

L'adolescent rigola, l'éducateur lui avait redonné le sourire. Après l'avoir remercié il se dirigea vers les cuisines.

''Salut Doku, j'ai un service à te demander, enfin deux. J'aimerais organiser une soirée ce soir et comme d'habitude dans le dos des educs et du dirlo et j'aimerais aussi pouvoir utiliser un peu la cuisine.''

''Tu connais le tarif? Tu as de la chance, je travail ce soir.''

''Oui bien sûr, tien. Le compte y est, cent tout pile tout rond.''

''Parfait, on te préparera de quoi grignoter et apportera des boissons. Si tu as besoin d'aide pour l'organisation n'hésite pas à me contacter.''

''Non ça va, je connais aussi le tarif de ça et ça va me revenir à trop cher à la longue. Il faut que je garde un peu pour une prochaine fois.''

''Hahahaha. Au fait, bon annif. Tu as de quoi préparer ce que tu veux faire?''

''Oui bien sûr! Merci.''

Koshi s'installa dans le coin de la cuisine, posa son sac et alla se laver le main. Il n'y avait malheureusement pas de tablier pour lui, tant pis il ira se laver et changer plus tard. Il se mis à la tâche, casser et séparer des oeufs, ajouter du sucre, mélanger, ajouter d'autre choses enfin vous l'aurez compris il était en train de faire pas un gâteau mais deux. Un au chocolat et un autre nature. Il s'en sortait vraiment bien dans la pâtisserie, après tous ces gâteaux qu'il avait fait au monastère et au cirque c'était tout à fait normal. Une fois les mixtures qui allaient donner naissance à deux excellents mets prêtes il les versa dans un moule qu'il plaça au four à une température adéquate.

''Dit Koshi, si en attendant que ça cuise tu nous chantais quelque chose?''

''Quoi là maintenant? Mais j'ai les glaces à faire. Vous avez des bougies?''

''Oui mais tu les auras si tu chantes.''

''Rhoo purée tu es lourd Doku... C'est bien parce que tu me fileras des bougies. Il m'en faut trente, quinze pour chaque gâteau quoi. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir chanter ... Ha je sais! On me l'a chanté quand j'étais petit. Attention les oreilles ...''


Connaissez vous l'histoire
Choubidou bidou ah
D'une petite mandarine
Qui s'en allait un soir
Au bal de sa copine

En chemin elle rencontre
Un jeune garçon citron
Il lui dit vient chez moi
On va danser le rigodon

Pendant qu'ils s'embrassaient
Pendant qu'ils s'enlaçaient
Le jeune garçon citron
A eu un zeste déplacé

Et en rentrant chez elle
La petite mandarine
A dit à sa maman
Je vais avoir un gros pépin

Et neuf mois plus tard
La petite mandarine
Accoucha d'un bébé
Qu'on appela Clémentine
Qu'on appela Clémentine


''Mais elle est nul ta chanson Koshi ... Tu n'as pas besoin de quelque chose d'autre?''

''Nan, enfin je peux t'en chanter pour dix gils.''

''Non ça ira...''

Koshi rigola et continua à cuisiner, une fois les gâteaux prêts il les garnit et quitta les lieux en remerciant tout le monde. Il n'avait plus qu'à organiser le tout ce qu'il fit en partie en donnant des directives aux personnes qui les aidaient d'habitude.
Spoiler:
 
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Uchiki
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 1 Aoû - 15:25

La première chose que fit Uchiki en arrivant à l’internat fut de prendre une douche. L’eau ruisselant sur son corps lui fit du bien, notamment en caressant les plaies de ces dernières rixes. Néanmoins, celle résultant de son combat contre l’ours Tedei, là où le sabre avait traversé son épaule, le picotait un peu. L’arme avait fait bien d’avantage de dégâts qu’il ne pouvait l’avouer, et malgré les soins des médecins, un coup sur son épaule droite rouvrirait la blessure à coup sûr. Il faudrait peut-être une bonne semaine sans combats pour qu’il se remette complètement … Il récoltait là les fruits douloureux de sa stratégie kamikaze, et la conscience qu’il avait jeté sa vie sur le sabre de son adversaire le percuta au ventre, comme un coup de poing. Un coup puissant bien que dénué de violence. Qu’est-ce qu’il lui avait prit, de sacrifier ainsi sa chair, de risquer sa vie ? Il savait que les flots de sang qui couleraient seraient mortels, si les médecins n’intervenaient pas. Il l’avait fait en connaissance de cause, comptant sur les autres pour se remettre de ses blessures. Mais qu’étaient ses connaissances en la matière ? S’ils n’avaient pas put le guérir, que son sang avait continué de couler, et qu’il en était mort, que serait-il arrivé à Koshi ? A sa place, il en serait mort de chagrin, c’était certain. Et il était le mieux placé pour se mettre à sa place, ça aussi c’était certain.
Une bile amère lui monta à la bouche, et il tomba à genoux, crachotant sous le jet de la douche. Souillant le sol, qui se purifiait aussitôt dans le sillon. Comme pour empirer son état, il se rappela également combien sa délectation fut grande au moment d’achever son ennemi. Il mit un certain temps à se calmer, et se releva en chancelant.

Quand il se souvint que la soirée serait une soirée destinée à s’amuser avec son frère, ses amis, et tous leurs fans, un sourire naquit sur ses lèvres. Tous ses petits soucis n’étaient rien en comparaison à son envie inextinguible de profiter de la vie.
Avec surprise, quand il se rhabilla, il constata que deux ou trois poils parsemaient son menton ici et là. Il les sectionna soigneusement avec la lame affutée de son sabre. C’était hors de question de devenir un homme, et d’avoir des responsabilités. Et puis quoi, encore ? Il ne manquerait plus qu’on les considère comme de vrais Chuunins et qu’on leur assigne des élèves, par exemple. Des mecs plus vieux, pour ne pas gâcher le tableau. Il ouvrit des yeux comme des ballons en constatant que le village était bien capable de leur faire ça : c’était déjà arrivé par le passé, à n’en pas douter.
Secouant la tête, il s’habilla de vêtements légers, laissant ses armes dans le coffre verrouillé réservé aux jumeaux.


En descendant l’escalier, il croisa Sakura qui le remontait. Son sourire s’élargit : il l’avait oubliée, mais elle ferait également partie des festivités. Pas très collante, plutôt tendre et douce, assez timide, la jeune fille avait une petite place dans son cœur aussi. Il avait toujours été un peu plus romantique que son benjamin, et n’envisageait pas de presser sa petite amie à conclure, ou bien de voleter de l’une à l’autre en attendant qu’elle se décide. Il était persuadé d’être amoureux, pour la … peut-être cinquième ou sixième fois, en fait. Non, peut-être un peu moins. Et mis à part son ex sadomaso, il n’avait pas eut d’aussi forts sentiments depuis longtemps. Enfin cela ne l’avait pas empêché de l’oublier au profit de son frère, donc la messe était dite quant à son importance … mais elle s’en rendait compte, c’était là tout le bonheur d’être avec elle, en fait. Elle comprenait cet aspect de lui. Elle lui offrit d’ailleurs un baiser pour l’accueillir.

‘’ Tu m’as manqué, Uchiki. Bon anniversaire … Je craignais que tu ne reviennes pas à temps pour que je te le souhaite. Si je ne le vois pas, tu le souhaiteras aussi à ton frère, hein ? Je ne le connais pas, mais il m’est sympathique. Après tout, c’est la personne qui t’es la plus chère, je ne peux que l’apprécier. Bref, ça s’est bien passé, ta mission ? En tous cas ça a fait son chemin dans Suna, je peux te l’assurer. Les Anbus ont décidés de ne pas étouffer l’affaire, afin que les souterrains soient désormais surveillés. Ils ont aussi avoués que c’était deux jeunes Chuunins qui avaient permit de prévoir l’attaque et que leur talent était précieux pour l’avenir du village. Tu dois être fier, non ? ‘’

Pas de vrai dépit dans son regard, peut-être une pointe de regret tout de même. Et un sourire désarmant. Il aurait juré voir une larme briller au coin de chacun de ses yeux. Il choisit de ne pas lui en toucher quelques mots : elle se rendait bien compte qu’il ne pensait à elle que quand elle était là, quand il avait finit de penser à son frère. Elle méritait mieux, mais il ne pouvait pas lui donner. Et il lui aurait fait d’avantage de mal en la quittant : il était plus sage de la laisser prendre sa décision seule. Ce n’est pas comme s’il la maltraitait, non plus.

‘’ Merci, je suis content aussi qu’on puisse se voir aujourd’hui. On organise une soirée, tu viendras, hein ? Pour la mission, ouais ça s’est super bien passé. Infiltration, espionnage, la grande classe. Mais comment tu connais autant de détails ? ‘’

‘’ En fait, ils en ont parlé dans les journaux. Sans doute pour nous montrer que même tous les bandits de la région peuvent être matés en une soirée s’ils décident de s’en prendre à nous. Zéro morts chez nous, aucun survivant chez eux, ça fait forte impression. Surtout qu’en ce moment, beaucoup doute des forces militaires du village … On raconte que Konoha serait plus redoutable et la tension grimpe. Mais tu le sais déjà, tout ça. ‘’

‘’ Oui … Mais j’ignorais que notre mission revêtait autant d’importance. Je suis content qu’on nous ait donné une telle occasion de s’illustrer. On dirait que le Kazekage se sert judicieusement de notre popularité auprès des jeunes, en tous cas. Ouais, enfin bon. Et toi, tu as fais quoi ces derniers temps ? ‘’

Ils discutèrent, assis dans les escaliers, pendant bien une heure, avant de se séparer et de se promettre de se revoir pendant la soirée.
En descendant au rez-de-chaussée, cherchant son frère, il croisa Ilsho et Ichjo. Tous deux arboraient une mine sombre. En l’apercevant, ils eurent un moment d’hésitation, puis se dirigèrent vers lui. Après un salut laconique :


‘’ Bon, ben on t’annonce qu’on quitte le groupe, Uchiki. Attends, je m’explique, du calme … Karimi et Koshi se sont disputés, et elle a décidé d’arrêter là. Nous deux, on s’en va aussi, du coup. Si on n’est pas tous les cinq, ça ne vaut pas le coup … On était mieux tous ensembles … Et puis, on veut plus de gloire : à côté de Koshi et toi, on était dans l’ombre. On va emménager à Konoha, pour nos études. On retrouvera un groupe qui nous mettra plus en valeur. A la prochaine, les gars … J’espère qu’on entendra encore parler de vous. ‘’

Uchiki ne protesta pas : c’était tant pis pour eux. Bon, ils perdaient de bons éléments, mais ils se passeraient de ces couards. Il faudrait organiser des auditions … Plus tard. D’abord, il lui fallait mettre le grappin sur son frère.
Comme il ne le trouvait pas, il se dirigea vers le dortoir des filles. A l’entrée, il demanda à voir Kushina. C’était une éducatrice, qui serait en service le soir, en même temps que Ku’. Autrement dit, la seule qu’il faudrait convaincre de ne rien dire au directeur. La négociation fut houleuse, mais soixante gils suffirent à la rendre plus ouverte, et compréhensive. Ce détail réglé, il se dirigea vers les cuisines … D’où venait de sortir un petit blondinet qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau ! Koshi ! Il avait mit du temps à le retrouver, mais c’était désormais chose faite. Il courut vers lui pour lui barrer la route, et lui narra rapidement les évènements.


‘’ Voilà, personne ne nous empêchera de faire cette soirée. Les éducs sont ok, j’allais voir le cuistot mais apparemment tu t’en es chargé. Seul détail, on la fait où ? Salle des fêtes ? Ah et aussi, j’ai croisé Ilsho et Ichjo … Ils suivent Karimi, on va devoir refaire des auditions. Ca tombe bien, je compte laisser ma place à la batterie, j’aimerais prendre la guitare. Enfin, on fera ça demain. ‘’
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Koshi
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 1 Aoû - 18:33

Koshi sortait à peine de la cuisine qu'un éclaire blond lui barra le chemin, il ne lui fallu même pas un instant pour reconnaître la personne qui se tenait devant lui. Uchiki, son grand-frère à quelques minutes près. Il était porteur d'une bonne et une mauvaise nouvelle, comme ça Karimi avait choisie de quitter le groupe et les deux autres de la suivre ... Bien tant pis pour eux, jamais ils ne connaitront la gloire et pour ce qui était de la jeune fille c'était bien mieux comme ça. Certes ils étaient d'excellent musiciens mais on en trouve à la pelle des personnes comme eux ... Alors que deux meneurs de foule comme les jumeaux c'est rare. Le benjamin tapota son short et ses vêtements avant de répondre à son frère, un nuage de farine s'en dégagea.

''Je suis désolé Uchiki c'est de ma faute ... Je me suis emballé sur Karimi mais elle avait été bien trop loin. Oui nous allons faire des auditions, ça tombe quelque part bien, tu pourras prendre la place que tu désires. On verra ça plus en détail demain. Merci de m'avoir prévenu en tout cas. Pour l'endroit je pense que la Salle des Fêtes est le meilleur, c'est la place la plus grande et c'est celle qui est la plus loin du bureau du dirlo. Je me suis occupé des cuisines, tu t'es occupé de l'éduc des filles, tout me semble bien parti. Je m'occupe de l'organisation ou d'une partie déjà. Tu ferais bien de te reposer toi, tu as été plus blessé que moi. D'ailleurs comment va ton épaule?''

Une fois la réponse obtenue Koshi s'en alla vers les étages de l'internat, il fallait qu'il trouve le comité des fêtes ou en tout cas un des membres pour qu'il réunisse le reste. L'acrobate aurait bien mis sa main à couper sur le fait qu'ils se trouvaient dans le bâtiment, après tout le directeur n'avait surement pas encore donné la permission aux internes de quitter les lieux de peur que l'un ou l'autre brigand n'est pas été prit. Ennuyant par le fait qu'il fallait rester enfermer toute la journée mais avantageux dans un sens car au moins il ne fallait pas au benjamin de retourner tout le village. Ce fut au bout d'une vingtaine de minutes qu'il tomba dessus.

''Hey, Sareku j'aurais besoin de toi. Comme tu fais partie du comité de fête que nous avons fondé je me demande s'il était possible que tu retrouves les autres et que vous vous occupiez de la déco.''

''Heu ouai, mais je ne sais pas si tout le monde est là. Je pense qu'il y en a deux trois qui sont retournés chez eux, leurs parents avaient peur avec l'attaque des brigands. Elle est pour quand ta fête?''

''Ce soir, ouai je sais je préviens tard mais je suis rentré il n'y a pas longtemps et tout. Et puis ça nous changera les idées. Tu pourrais faire ça pour moi?''

''Je vais voir ce que je peux faire. Il faut quoi? Comme d'hab? Des assiettes, verres, couverts... Non pas de couverts enfin tout dépend ce qui est prévu mais c'est une fête et pas un repas donc non. Des ballons, guirlande et de la musique. C'est plus ou moins tout?''

''Oui ça devrait le faire, peut-être des confettis si c'est possible. Tu pourrais retrouver tout le monde et vous occuper de ça? Comme d'hab on installe tout juste avant la fête, il ne faudrait pas que le dirlo tombe dessus. Vous préparez tout et j'enverrais quelqu'un distraire comme ça le transport sera peinard. On fait comme ça alors?''

Ce fut une affirmation qu'il reçut comme réponse, c'était parfait il n'y avait plus rien à faire pour l'instant mise à part attendre. Dans trois heures tout devrait être prêt, l'adolescent demanda à quelques personnes de propager discrètement. On pouvait sentir l'excitation se propagée comme une traînée de poussière dans l'internat, tous attendait cette soirée avec impatience et en particulier Koshi qui avait besoin de se changer les idées après cette mission dans laquelle on l'avait obligé à commettre des crimes tous plus horrible les un que les autres. L'acrobate se dirigea vers l'extérieur du bâtiment, il y avait un éducateur posté à l'entrée pour surveiller que personne ne sorte. Koshi eut le droit de quitter les lieux car il voulait simplement récupérer quelque chose et qu'il savait amplement se débrouiller dans l'art du combat. C'était donc bien un album photo que Karimi lui avait offert, il contenait une bonne cinquantaine de photos de lui et elle. En retournant dans le hall il tomba sur la jeune fille.

''Je suis désolée Uchiki. Je n'aurais pas dû réagir comme ça mais comprend moi, je ne t'ai pas vu depuis longtemps et toi tu pars sans rien dire ni me dire bonjour ou quoi. Je regrette vraiment ce que j'ai dit et tu as raison j'aurais pas dû parlée sans savoir. J'ai entendue deux trois trucs sur vous, enfin je me suis renseignée et je ne savais pas pour vos parents... En même temps tu parles tellement peu de ton passer. Tout ce que je sais sur toi c'est que tu es arrivé à l'internat l'année passée, que tu es shinobi et que tu sais chanter. C'est tout ce que je sais de concret sur toi. Pourquoi tant de mystère?''

''Je crois t'avoir dit que je ne voulais plus te voir non?''

''Mais... Koshi, je t'assure je suis vraiment désolée. J'aimerais tant me ratraper. Dit moi ce qu'il faut que je face et je le ferais.''

L'intéressé se tourna vers son interlocutrice, d'un mouvement lent il prit sa main gauche, la positionna devant elle en position ouverte et il fit de même avec la main droite. Une fois chose faite il y posa l'album photo.

''Sache que si je ne t'avais pas croisée il aurait fini dans une poubelle et que s'il y avait une cheminée dans cet internat je n'aurais pas hésité à l'y jetter. Ca ne m'aurait même pas dérangé pour payer un des éducs histoires de pouvoir faire un feu de camp avec cette chose dans le bâtiment même, au pire je l'aurais cramé sur le toit ... Pour suivre ça ne sert à rien d'être désolée, ça sert à quoi? Tu peux me le dire? Ce n'est pas comme un pansement qui recouvre une plaie... Ce n'est pas parce que tu es désolée que tout va s'arranger. D'où l'intérêt de penser avant ... Tu sais, j'ai légèrement détourné un diction. On dit que l'erreur est humaine et que le pardon est divin. Normalement !a veut dire que pardonner c'est classe et tralalala. Mais j'ai une question. J'ai la gueule d'une divinité?''

Koshi se mit à monter les marches du hall mais se stoppa, elle venait de réagir. Elle au centre de la pièce et lui au début de l'escalier.

''Ca veut dire que toi et moi c'est fini? Qu'il n'y a plus rien à espéré. Que tu vas tourner la page comme si de rien n'était?''

''Oui c'est ça.''

''Tu es tellement bizarre ... J'ai vue comment tu te trouvais le jour où tu as tué cet homme qui s'en était pris à vous ... Dans un état quasi dépressif alors qu'il ne s'agissait que d'un 'méchant' ... Et pourtant tu arrives à jeter les gens comme de la merde. Le fait d'avoir été élevé dans un monastère et dans un cirque n'est apparemment quelque chose de bien. La mort de tes parents et la séparation avec Uchiki n'a rien dû améliorer. Tu vas me traiter comme les autres? Me jeter comme si je n'existais pas et me reparler normalement dans quelques temps?''

''C'est possible que je te reparle dans quelques temps mais ce n'est même pas dit. Je vois que tu t'es bien renseigné sur moi. On ne doit pas être les seuls à soudoyer les éducs apparemment. Pour répondre à ta question oui en effet je vais te laissée là comme une merde, je ne fais que citer tes thermes. T'oublier? Je n'en aurais pas besoin, prend le comme tu veux mais je ne tien qu'à deux personnes, je ne dois pas dire qui je suppose tu dois t'en douter. Et si non suffit de repenser à ce qu'on s'est déjà dit. Au fait, je te déconseille d'ébruiter ce que tu sais sur moi et Uchiki. Si jamais j'apprends que tu l'as fait d'une façon ou d'une autre ... Sache que tu pourrais le regretter très amèrement, tu sais bien l'influence que nous avons dans Suna et comment il est facile de lancer des rumeurs qui te frapperont en plein visage pour te laisser avec une simple réputation de trainée ... Je n'hésiterais pas à aller jusqu'à même tes amis se retournent contre toi.''

''Tu es un monstre Koshi.''

''Au fait, il serait préférable que tu ne te pointes pas à la soirée ce soir et ne vend pas la mèche. Conseil d' ''ami'' ''

Le chuunin termina de monter les marches tout en parlant, une fois hors de vue de la jeune fille sanglotante il put entendre que celle-ci tournait les pages d'un livre, surement celle de l'album photo. Sans regretter ses dires ou encore du remord envers Karimi, après tout elle avait cherchée ce qu'elle méritait. Il se prépara pour la fête du soir et donna un rapide coup de main pour installer la déco. C'était l'heure, les cuistos n'allaient surement pas tarder avec la nourriture, lui allait devoir se rendre dans les cuisines un peu plus tard pour y chercher les gâteaux. Pour ce qui était du reste des cadeaux, ils se trouvaient dans le coin d'une pièce. Uchiki arriva.

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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 1 Aoû - 20:28

Uchiki balaya son frère d’un regard ironique. Couvert de farine, il était bien marrant à voir : bien qu’il soit habile de ses mains, il ne s’était jamais trop adonné à la cuisine. Quand il s’excusa au sujet de Karimi, l’aîné fit un geste dérisoire de la main. C’était inutile de s’épancher là-dessus. Il eut la même réaction quand Koshi lui parla de sa blessure : c’étaient des détails, seule comptait une chose : s’éclater pendant la soirée. Et pour cela, il fallait soigneusement l’organiser. Mais son frère venait de lui dire qu’il allait s’en occuper, qu’il fallait mieux qu’il soigne son épaule. Malgré lui, il acquiesça : il avait effectivement encore mal à chaque mouvement de bras, et se demandait parfois, à l’improviste, si sa blessure ne s’était pas rouverte. Ce n’était jamais le cas, bien entendu : le niveau des médecins qui l’avaient soigné était très élevé, malgré tout. Un peu contre sa volonté, il avoua à son frère qu’elle lui faisait mal, et qu’il allait se tenir à carreau jusqu’à la fête. Ceci fait, ils se séparèrent et l’aîné partit du côté de l’infirmerie, pour qu’on lui passe quelques bandelettes : il s’agissait de ne pas laisser l’occasion à son épaule de trop bouger durant la soirée. Il refusa qu’on lui mette le bras en écharpe, mais une bonne couche de straps recouvrit rapidement la blessure.

Il remonta les escaliers, et se dirigea vers sa chambre d’internat. Pendant un moment, il tenta de dormir, mais n’y parvint pas. Se redressant sur son lit, il se leva pour aller farfouiller dans le coffre. La batterie y était, bien repliée comme elle l’était toujours. Et à côté, sa vieille guitare folk, sur laquelle il avait apprit à jouer. Et qu’il n’avait pas utilisé depuis bien longtemps, se mettant plus volontiers sur les caisses. Il la saisit et la tira au-dehors du coffre. Après l’avoir époussetée, il l’accorda rapidement, munit d’un petit instrument capable de reproduire le diapason. Ceci fait, il s’assit sur le lit en tailleur, instrument en mains, et se mit à jouer un petit air tranquille. Un air qu’il connaissait bien, que son père avait l’habitude de jouer. Il ne le lui avait pas apprit, bien entendu : il était alors trop petit. Mais il avait retrouvé tout seul la façon de le jouer. Koshi aimait bien l’entendre, il le savait … Pourquoi cela faisait-il tant de temps qu’il ne lui avait pas joué ? Il n’avait pas de réponse à cette question. Sa voix n’était pas aussi belle que celle de Koshi, bien moins entrainée. Mais elle s’éleva tout de même, tout doucement, ses yeux étaient clos.


‘’ Cela semblait durer des heures … Cela semblait durer des jours … Cette dame aux fleurs, au regard hypnotique … Elle a des yeux attirants ; tel un aspirateur. Elle a des revues ; remplies de tartes aux poires. Cela semblait durer des heures … Cela semblait durer des jours … Cette dame aux chemises de soie, au regard étincelant … Des larmes ornent son chemiser ; bouleversée et tourmentée, le doute l’envahit. Elle a volé les clefs de chez moi, s’enferme à l’intérieur … Elle m’allonge … Elle me baise le front … Je l’aime, et je sais que tu l’aimes aussi. Il est si doux de vivre avec elle … ‘’

Et si dur de vivre sans elle … Les pensées de l’oiseau des sables résonnaient tellement forts que la jeune fille qui était entré en catimini, s’était lovée contre lui, les entendit comme un murmure. Elle comprenait difficilement ce qui se passait, ce que la chanson signifiait. Elle savait qu’elle représentait peu pour le jeune garçon. Mais elle ne s’en préoccupa pas, touchée de se rendre compte qu’il n’était pas uniquement ce qu’il présentait aux autres : quelqu’un de volage, d’insouciant, de belliqueux. Si un oiseau vole, c’est parce qu’il s’affranchit de ses blessures, mais à chaque fois qu’il se pose, les réalités de la chair l’assaillent et le tourmentent.
Elle passa délicatement ses bras autour de lui, le laissa pleurer sur son épaule. Tout son soûl. Il en avait vraiment besoin … Depuis combien de temps ne l’avait-il pas fait ? La jeune fille se sentit, malgré elle, importante pour lui, dans l’instant, et son cœur se gonfla d’espoir. Et de tristesse, car l’heure n’était pas venue de savourer sa joie. Elle n’était rien, pour lui, comparée à son frère, mais il y avait peut-être une petite place pour elle … ? Elle resserra son étreinte, alors que les larmes s’évaporaient. Une à une. Et que les sanglots diminuaient. Un à un.

Uchiki se calma, blottit contre la poitrine chaude de la jeune fille. Il ignorait ce qu’elle faisait là, ce qu’elle avait entendu, mais elle tombait plutôt bien. Enfouir sa tête entre deux jeunes seins était pile poil ce qu’il fallait pour le réconforter. Ca ou son frère. La comparaison n’était certes pas très orthodoxe, mais c’était vrai. Il se voyait bien la sortir à Koshi un jour : tu sais mon vieux, tu me réconfortes aussi bien qu’une bonne paire de seins. Il tirerait sûrement une tête éberluée. L’aîné laissa échapper un petit rire.


‘’ Tu … Ris ? Ca va mieux, apparemment. J’aime beaucoup ta chanson. Tu chantais un peu faux par moments, mais tu y mettais tellement de cœur que cela ne rendait le tout que plus … réel. Elle me donnait envie de pleurer avec toi, même si je n’ai pas tout compris. Tu n’as jamais songé à la faire pendant un concert ? ‘’

‘’ Non. C’est une chanson que je ne chante que pour Koshi, ou avec Koshi, d’habitude. Je n’avais pas prévu que tu l’entendrais … Enfin, je suppose que ce n’est pas trop grave, et qu’il ne s’en formalisera pas si c’est un accident. Papa avait écrit cette chanson pour notre maman. Une chanson d’amour, qu’il partageait avec nous quand on avait envie de l’écouter. Maman nous lisait des contes, papa nous chantait des chansons. Ils étaient géniaux, nos parents … ‘’

Il secoua la tête, se ressaisissant, et se leva, rangeant son instrument au passage.

‘’ Ne t’avises pas de répéter tout cela à quelqu’un, hein. Je te fais confiance. Et n’en tiens pas trop compte, ce n’est pas si important. On se verra pendant la soirée, à toute à l’heure. Tu ne devrais pas rester ici, aussi, si tu te fais surprendre, tu risques un blâme, et j’ai de plus en plus de mal à les faire sauter. ‘’

Il lui adressa un clin d’œil et s’éclipsa, pour aller chercher une arme secrète. Il la monnaya difficilement à un des organisateurs habituel de leurs coups fourrés : en échange de deux ou trois astuces pour infiltrer l’appartement du concierge. Des astuces précieuses, pour avoir la main mise sur les clefs, mais bon. Pour le coup, l’arme dont il venait de se doter, un canon à main, était bien plus important.
En chemin vers les douches, pour une ‘petite corvée’ obligatoire, il croisa quelqu’un qui allait à la fête et lui tendit les paquets qu’il avait emballé pour Koshi. Il lui promit de l’aider à trouver une copine s’il les amenait, et l’autre sembla tout content de lui rendre service. Il savait que les cadeaux arriveraient : le type était un jeune garçon discret et timide, pas le genre à faire des trucs foireux.
Avant de se rendre à la salle des fêtes, il alla coller son oreille au bureau du directeur, vérifiant qu’il était bien rentré chez lui … C’était le cas. Il parcourut rapidement les étages, vérifiant qu’il n’y avait pas de surveillants supplémentaires, saluant Ku’, constatant que le concierge dormait à poings fermés. Bien, la fête clandestine allait pouvoir battre son plein. Il s’habilla de vêtement à peine plus élégants qu’à son habitude, ne prit pas la peine de se coiffer, et se dirigea vers la salle.

Arrivé devant la salle, il inspira profondément, et sortit son arme. Elle était chargée à bloc, il y avait veillé soigneusement. Terroriste ? Lui ? Que nenni, à quoi pensez-vous ? Il ouvrit les deux portes de la salle des fêtes d’un coup de pied, et braqua son arme sur son frère, qu’il reconnut tout de suite, entre tous. Des gerbes d’eau lui arrivèrent en pleine figure, l’imbibant bientôt des cheveux aux chaussures. Tous les convives présents aux alentours eurent leur dose, cela allait de soi.


‘’ C’est partiiiiiiiiiiiiiiiiit ! Joyeux anniversaire, frérot ! ‘’
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 1 Aoû - 22:01

La décoration était terminée avant que tout le monde n'arrive, il y avait d'un côté la scène où un jeune garçon était installé, il devait s'occuper de la musique. Une tâche très importante car c'était sur lui qu'il fallait compter pour une partie de l'ambiance. A l'autre bout se trouvaient les tables, les cuistos étaient passés pour apporter de quoi manger, enfin ils n'allaient surement pas tarder. Des ballons un peu partout ajouté une touche de couleur, des guirlandes étaient accrochées dans le même but et au-dessus des tables une grande banderole bariolée était accrochée. On pouvait y lire ''Bon Anniversaire les Jumeaux''. Une décoration simple, juste pour montrer qu'il s'agissait bien d'une fête, un jour une sera organisée dans les règles de l'art, c'est ce que se promettait le benjamin à l'instant. Bizarrement tout le monde était vêtu de blanc, mise à part ceux qui s'étaient occupés d'installer la déco. S'étaient-ils donnés le mot? Surement. Ou alors encore un coup d'un interne? Si oui, il parierait bien le peu de fils qu'il lui restait sur Uchiki. D'ailleurs en parlant du loup celui-ci arriva en trompe, une arme à la main. Pas n'importe laquelle, une arme crachant de l'eau et il s'en va s'en dire qu'elle était braquée sur Koshi. Il put rapidement sentir l'eau se heurter à son corps, en moins de temps qu'il le faut pour le dire il se retrouvait trempé de la tête au pied en passant par le boxer. Apparemment il était à cour d'eau car plus rien n'arriva.

''Bha écoute ... Bon anniversaire à toi aussi. Je n'ai pas prévu un coup pareil pour toi. J'aurais dû y penser tien. Fait chier j'ai foiré là-dessus tu m'as bien eu. Mais pas de rancune hein?''

Voilà les paroles qu'il prononça en s'avançant vers son frère, il n'était pas question qu'il reste trempé et que son frère n'ai rien du tout. C'est pour cette raison qu'au moment où prononça le mot rancune il prit Uchiki dans ses bras, au moins il serait un minimum humide. Son sixième sens se mit en alerte, la plupart des personnes étaient en blanc, filles comprises. Autour de lui il y avait des demoiselles, il y avait forte chance pour qu'elle soit en blanc ... Il se décolla de de l'aîné, on put voir un sourire s'afficher sur ses lèvres, oui il y avait bien des filles en blanc, on pouvait profiter de la vue du soutien-gorge à travers le tissu devenu en partie transparent. Il n'était pas le seul à avoir fait le rapprochement, les jeunes filles en question rougirent et cachèrent le haut de leur torse. La galanterie, quelle invention à la con. Mais pourquoi certain garçon leur offrait leur pull? Les seules mots qui virent à Koshi était: ''Bande d'imbécile''.

La musique se mit en route, l'adolescent décolla son regard de soutien-gorge devenu invisible, il en avait repéré certain que même sa grand-mère aurait honte de porter mais par contre il y en avait un ou deux qui était fait pour donner des envies et rien d'autre, malheureusement le physique des filles les portants ne suivait pas ... Comme quoi on ne peut pas tout avoir. Koshi demanda à son frère de l'attendre là deux minutes, alla rejoindre Tomo en lui demandant d'aller chercher les cadeaux sur la table au fond et de l'attendre à l'entrée. En courant l'acrobate se rendit à la cuisine, Ku' était dans le coin, sur les marches du hall... Apparemment il se faisait chier, logique, il n'y avait personne à surveiller. Tout le monde se trouvait dans la salle de fête et les plus jeunes étaient dans un autre bâtiment pour éviter les conflits. Il s'occupait une clope à la bouche.


''Hey Ku', je t'ai déjà dit c'est mauvais de fumer et de plus dans le règlement il est interdit de fumer à l'intérieur.''

''Haha ha ha, tu es un petit marrant Koshi. Il est marqué qu'on a le droit d'organiser des fêtes clandestines?''

''J'ai payé moi. Et toi tu as payé pour fumer?''

''Tien tire une taffe ça sera la paye. Ca te va? La fête se passe bien?''

Koshi s'exécuta, porta la cigarette à sa bouche et tira. Ni une ni deux il se mit à tousser, quelle horreur cette chose! Comment pouvait-il en fumer une entière? Les larmes aux yeux il la rendit à l'educ.

'' 'Tain c'est dégeu ton truc... Tu fais comment pour ne pas tousser? Sinon ouai ça se passe super bien. Dit tu ne veux pas venir avec moi je dois aller chercher un truc.''

L'éducateur le suivi en le questionnant sur la destination mais l'adolescent lui dit, après tout il n'était pas au courant qu'il avait soudoyé les cuisiniers mais le connaissant il ne dirait rien. Ce n'était pas pour rien que Koshi s'entend bien, c'était même un des seuls éducs qu'il portait dans son corps, il voulait être comme lui plus tard, s'en foutre des règles tout en gardant une structure, sans cette barbe d'un jour qu'il avait tous les soirs ... Brrr non, il n'en voulait surtout pas, la jeunesse à tout jamais voilà ce que prônait l'enfant!

''Dit Doku c'est bientôt prêt? Tu les as mis où les gâteaux? Firgo?''

''Ouaip' pour tout, on allait tout apporter. On va enfin pouvoir rentrer chez nous ... Heu salut Ku', ... Heu, comment ça se fait que tu es là?''

''Ne t'inquiète pas Doku, je ne dirais rien. Dit moi Koshi vous êtes vachement organisé. Je savais qu'il vous arrivait à toi et à ton frère de soudoyer des éducateurs mais je ne savais pas pour les cuistos.''

''Hahaha, qu'est-ce que tu crois? C'est signé les jumeaux, donc c'est d'office super bien organiser. Tien tu peux me prendre ça? C'est pour Uchiki.''

''Whaa, son superbe tes gâteaux, tu les as achetés où?''

''C'est moi qui les ai fait, je ne suis pas super doué. J'espère qu'ils vont être bon!''

Koshi prit également un paquet de farine, une fois le tout en main tous se mirent en route. L'adolescent était en tête avec Ku', les cuistos derrières poussant de charriot remplis de nourriture en tout genre. Quand ils franchirent les portes de la salle de fête il y eut un mini mouvement de panique avant qu'il ne remarque la clope aux lèvres de l'éduc ce qui leur permis de comprendre qu'il n'était pas là pour les sanctionner. Tomo rejoint le groupe pendant que le benjamin cherchait son frère du regard. Parfait, il était là!

''Au fait Ku', tu comptes payer comment ton entrée à la fête?''

''Heu un paquet de clope?''

''Hé je rigolais hein!''

''Trop tard. Sort en une.''

Koshi s'exécuta avec un peu de difficulté, ce n'est pas facile à une main pour tout dire. Une fois installée entre ses lèvres Ku' leva un briquet et alluma la cigarette. Cette fois l'adolescent ne toussa pas, de peur de faire tomber des cendres sur le gâteau. Il récupéra le paquet de farine qu'il troqua contre le gâteau, pauvre Ku' qui était chargé comme une mule. Ce fût le sac troué caché dans son dos et la clope au bec qu'il se présenta devant son frère. De sa main libre il ôta le tube de tabac.

''Uchiki, je t'ai pris quelques trucs dans un magasin. Comme je te l'ai déjà promis tu as ta boite de tardcos comme ça tu m'en emprunteras plus mais il n'y a pas que ça. Les gâteaux dans les mains de Ku' sont fait par moi pour toi. C'est Tomo qui a tes cadeaux, pour la simple et bonne raison que moi j'ai besoin d'une main pour un présent tout spécial.''

Koshi leva son bras qui tenait le paquet de farine éventré à de nombreux endroits, un nuage de la poudre suivait ses mouvements et s'amplifia quand il heurta l'ainé au niveau du torse. Pas pour lui faire mal, d'ailleurs le contact n'était pas suffisant pour qu'il éprouve de la douleur mais le choc fut amplement suffisant pour que le paquet craque et libère son contenu sur son frère et ses voisins. L'un était trempé et l'autre était recouvert de farine. Ces jumeaux parfois ...

''Bon annif Uchiki!''
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Ven 6 Aoû - 17:57

Uchiki rendit chaleureusement son étreinte à son frère quand celui-ci le recouvrit de farine, et le résultat collant du mélange avec l’eau n’était bon pour aucun d’entre eux. Bon, la pâte qui recouvrait l’aîné était plus poudreuse, plus dispersée, et surtout soulevait des nuages de poussière à chacun de ses pas. Et en plus, avec la fine pellicule d’eau qui saturait ses vêtements, il aurait du mal à l’enlever par endroits. Mais celle de son benjamin était bien marrante aussi : bien trempé, il avait également des morceaux collants et presque gluants de quelque chose qui ne ressemblait à rien, un peu partout sur lui. Il n’en avait pas dans les cheveux, il y avait prit garde sachant combien il tenait à ceux-ci, mais c’était tout de même sympa à voir. Se regardant mutuellement, ils ne purent d’ailleurs s’empêcher d’éclater de rire. Il y avait plusieurs autres cadeaux à déballer, mais il le ferait plus tard : ceux de son frère avait une priorité irrévocable. D’ailleurs, il glissa habilement et discrètement la boîte de préservatifs dans sa poche. Excellente idée, ça, c’est vrai qu’il lui en avait quand même chapardé une bonne quantité depuis qu’il était à l’internat … Bon, au moins comme ça Koshi serait tranquille pendant un moment. L’aîné eut en revanche une exclamation surprise, et ravie, en apercevant les gâteaux. C’était donc pour ça qu’il était couvert de farine en sortant de la cuisine ! C’était étonnant de sa part, vraiment, et cela touchait beaucoup son frère. Il ne lui souffla qu’un merci, mais l’accolade qu’il lui expédia signifiait bien d’avantage.

‘’ Merci, Koshi, ça me touche beaucoup. Je suis sûr que beaucoup ont pensé que comme on est shinobis, mieux valait un truc ‘utile’ comme un kunaï ou quelque chose dans ce genre. Eh bien, je suis ravi de voir qu’on ne se considère pas tous les deux comme des ninjas. Alala, j’espère que tu ne passeras jamais l’arme à gauche, même en remuant ciel et terre j’aurais jamais un autre frère comme toi ! ‘’

Il s’éclipsa l’espace de quelques instants pour aller chercher le paquet qu’il avait fait pour Koshi. Bon, il avait du mal à le fixer et le scotch rendait l’emballage, pourtant originellement joli, un peu … caillouteux. Néanmoins c’était aussi difficile à enlever qu’amoureusement fait. Il avait refusé l’aide de quiconque, en fait, même en sachant qu’il avait tendance à faire les choses pratiquement et pas vraiment artistiquement … Bah, changer de la batterie à la guitare l’aiderait à évoluer. Et l’année prochaine, il ferait un emballage top niveau ! Uchiki tendit son cadeau à Koshi et commenta avec une voix mi-amusée, mi-sérieuse :

‘’ Tu as un shaldada (comme ça tu pourras te doucher sans me chouraver la moitié de la bouteille à chaque fois !), mais j’ai mit deux ou trois bricoles marrantes que j’ai trouvé avec. Ca c’est plus pour le fun … Par contre l’emballage dans l’emballage (tu as vu, je me souviens que toi et les poupées russes ça fait deux …), il y a autre chose, j’espère que tu le casseras jamais celui-là. Donc si on a un autre concert maritime, ben évites de l’emmener …‘’

Un micro. Sans-fil, très moderne, avec un son de bonne qualité. Il avait fait deux ou trois magasins de musique avant d’être satisfait. Ensuite, il avait utilisé la pointe d’un shuriken pour graver leurs initiales sur la poignée, tout en bas, en caractère de taille moyenne. Enfin, pas trop petit pour qu’on puisse les voir, et pas trop grand pour ne pas enlaidir l’instrument. Pendant que son frère regardait les présents, Uchiki se tourna vers les gâteaux, gros et garnis comme il les aimait, que son frère lui avait préparé. Il remercia Ku’, et coupa quatre parts de l’un d’entre eux. Il les mit ensuite de côté, près des cadeaux : le message était clair, celui qui y touche signe son arrêt de mort, et a intérêt d’avoir déjà écrit son testament. Il offrit une part à Ku’ et à Tomo, qui avaient aidés, et une à son frère, bien entendu. Dans un concert de commentaires joyeux, tous purent alors déguster la cuisine de Koshi … Qui s’avéra excellente. Un talent caché, à n’en pas douter. Et des plus surprenant. Autour d’eux, la fête reprit petit à petit de l’ampleur, après avoir été ralentie un instant par la scène, très chargée en sentiments, qui s’était déroulée. Uchiki profita de ce dédain d’attention pour ajouter, à l’adresse de son frère :

‘’ Quand j’y pense, l’année dernière, à cette époque, on était à peine promus Genins ! On n’avait pas encore rencontré Narumi, donc on avait deux fois moins d’expérience de la souffrance physique, on était connus nulle part ailleurs qu’à l’internat, notre groupe se formait à peine … Et maintenant on est Chuunins alors qu’on est plutôt jeunes, on a accomplis une mission d’importance pour le village et on est connus à la fois pour notre groupe et pour notre carrière de ninja. C’est étonnant, hein, la manière dont on a progressé ? On a mûrit, aussi. Pouah … Allez, l’année prochaine on en sera où ? Jounin ? Anbu ? Kazekage ? Ahahaha ! ‘’

Une mimique comique fit son apparition sur son visage, le nez plissé, la bouche tordue.

‘’ En fait aucun, je pense. Jounin, il y a trop de responsabilités pour nous, et Kazekage c’est la même en bien pire ! Imagine si on gérait tout le village, tout le bazar qu’on pourrait faire en même pas une semaine. Et tout ce qui est diplomatie, ce serait un carnage … Anbu par contre ça nous correspond pas mal, non ? Forces spéciales … On n’est juste pas assez sur le devant de la scène à mon goût, c’est dommage. Sans ça, cette carrière m’aurait presque tentée. Surtout que ça paye mieux que celle de Chuunin ! Enfin, on est pas les moins bien lotis … Bref, je te laisse profiter un peu de la fête pour repérer qui ponctuera ton anniversaire par une belle nuit … Moi je vais faire un tour et essayer de trouver Sakura. ‘’

Ce qu’il fit. Jonglant entre les différents buffets et les gens qui lui souhaitaient bon anniversaire, l’oiseau des sables voleta ici et là à la recherche de sa belle. Il la trouva en compagnie de ses amies, près de la grande scène. Celles-ci ne l’avaient jamais beaucoup apprécié, très méfiantes à cause de ses antécédents. Néanmoins, dans le feu de la fête et en admettant qu’il était resté plus longtemps avec Sakura qu’avec ses précédentes conquêtes, elles s’étaient radoucies et lui parlait comme à un ami. Il nota d’ailleurs une ou deux filles ayant un bon … potentiel, parmi elles. Quand il se déciderait de changer, il pourrait éventuellement aller tenter sa chance de ce côté-là … Quoiqu’elles seraient sans doute furieuses contre lui. Et en plus, elles étaient plus averties à son sujet que sa copine actuelle, qui était toute neuve à l’internat et n’avait eut aucun moyen de se défendre contre le petit numéro de charme du jeune Chuunin. Qui était d’ailleurs encore Genin à l’époque.
En l’apercevant, elles le saluèrent toutes, lui faisant même la bise. Amusé par leur métamorphose, il ne fit cependant aucun commentaire désobligeant, préservant la bonne humeur. Il entraîna Sakura à l’écart pour l’embrasser langoureusement … malgré les glougloutements de ses comparses. La jeune fille, d’abord au beau milieu de la tourmente, finit par le repousser : sa robe, d’un beau vert pâle, se tâchait de farine.


‘’ Mais … Arrêtes, c’est pas drôle ! Tu aurais put me prévenir que tu étais couvert de farine, j’avais pas vu … Et puis d’ailleurs, pourquoi tu es couvert de … Ah et arrêtes de rire, tu as vu ma robe … ? ‘’

Elle l’épousseta énergiquement, pendant qu’il lui faisait les yeux doux.

‘’ Cadeau de Koshi. Je suis désolé, je n’ai pas pensé à prévenir … Seulement c’est que, quand je t’ai vu, j’ai eu très envie de t’embrasser et j’ai comme arrêté de penser. Quelques secondes seulement, mais bon, voilà le résultat. Et puis bon, t’as déjà tout enlevé, tu vas pas en faire un drame … ‘’

‘’ Oui … La farine, c’est à cause de ton entrée tonitruante ? Tu peux me croire, je l’ai pas manquée … Heureusement tu ne m’as pas touchée, avec ton fusil à eau d’ailleurs tu as trouvé où un truc de ce calibre ? ‘’

‘’ Dans le coffre secret des jumeaux, tiens ! ‘’

‘’ Ouais … Bon. Tu me laisses le temps d’aller aux toilettes me débarrasser du reste de la farine ? Je te rejoins devant la porte et on va faire un tour dehors ? Koshi et tout le monde t’ont souhaité ton anniversaire, c’est à mon tour d’avoir un peu d’attention, non ? ‘’

‘’ Hmmm … Ok, ça me va. Mais juste un peu alors. ‘’

Il s’esquiva alors qu’elle lui vidait le reste de son verre de jus de fruit en plein sur le nez. Fort de réflexes travaillés depuis son enfance, il esquiva heureusement le liquide, qui embaumait un peu trop il fallait bien le dire, et le regarda, goguenard, éclabousser un autre gars qui passait par là. Il fendit la foule, histoire de rejoindre Koshi et de lui glisser simplement :

‘’ Je vais faire un tour … Je reviendrais avant la fin de la soirée, t’en fais pas. Ca mord de ton côté ? ‘’

Qu’il eut ou non une réponse positive, Uchiki lui adressa un clin d’œil et se dirigea vers la porte pour attendre Sakura.
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mar 10 Aoû - 21:11

A la vue du nouveau micro les yeux de Koshi se transformèrent en deux grosses boules de billard, il n'y avait de personne plus douée pour trouver des cadeaux qui à coup sûr plairaient au jeune chuunin de Suna. Et ces petites bricoles rendaient le moment encore plus délicieux, il était content de ce qu'il avait reçu, et encore contant était un bas mot pour décrire ce qu'il ressentait à l'instant. Bien moins doué que son frère pour les discours dans ce genre de moment, lui se contenta d'une grosse accolade et un merci mais ils en disaient long sur ce qui traversait l'esprit du jeune garçon. L'acrobate sourit aux paroles de son frère, il avait tout à fait raison, ils n'étaient pas vraiment fait pour les grades existants des shinobis, aspirant était bien trop bas pour leur compétence, genin n'était pas mieux qu'étudiant, pour ce qui était de chuunin il y avait ce risque d'avoir une équipe à ses ordres, rien que l'idée d'avoir des gosses sous son aile... Brrr, il frissonna. Quand à juunin et Kage s'était de trop grosses responsabilités, pas qu'ils n'en étaient pas capable mais ils n'avaient pas l'envie de telles tâches qui rimaient avec grandir. Anbu aurait pu être intéressant comme l'avait dit son frère mais il y avait ce côté anonymat qui ne collait pas du tout à ces deux personnages.

Uchiki laissa son frère pour retrouver sa petite amie, il comprenait tout à fait qu'il avait l'envie d'être avec elle et ne lui en voulait pas du tout. L'adolescent était là entouré de quelques personnes finissant sa part de gâteau, il était délicieux d'ailleurs, jamais il se serait douté être doué de la sorte, ce n'était pas de la fine pâtisserie mais il se débrouillait vachement bien et puis ce gâteau avait bien plus d'apparence que lui recouvert de cette pâte dégoutante composée d'eau et de farine. Comment allait-il pouvoir draguer de la sorte? Excellente question, même lui n'avait pas de réponse à celle-ci. Il ne doutait pas de ses compétences dans ce domaine et était même certain d'arriver à ses fins avec cette bouillasse sur le dos mais il n'aurait pas la crème de la crème. Il allait donc devoir prendre une douche mais avant ça il y avait quelque chose à régler, Karimi venait de se pointée, certes elle était vêtue d'une magnifique robe mauve mais ce n'était pas ça qui allait la rachetée auprès du jeune garçon. Celui-ci s'avança à pas rapide vers la jeune fille tout en finissant sa part de gâteau.


''Dit je ne t'avais pas demandé de ne pas venir?''

''Oui je sais mais Koshi je suis vraiment désolée.''

''Et alors? Ca ne change rien, tu n'es pas la bienvenue ici. Je ne veux pas entendre tes excuses bidons qui ne nous mènerons nulle part pour plusieurs raisons. La première est que les choses ont été faites et que rien ne peux effacer ce que tu as dis, la deuxième qui est la dernière et la plus importante est que j'en ai rien à faire de tes excuses en papier mâché. Donc maintenant barre toi!''

''Koshi écoute moi s'il te plaît ... Mais ... Je t'en prie ... Laisse-moi au moins t'expliquer ... Je t'en supplie ...''

''Je vais devoir te le dire en quelle langue? Tu te casses maintenant. Tu choisis je te fous dehors ou tu le fais toi. Tu choisis ou je choisis?''

''Mais laisse-moi au moins t'expliquer!''

C'était fait, l'acrobate avait perdu patience, il prit la jeune fille par le poignet et la tira vers l'extérieur de la salle et la traîna jusqu'à l'étage de sa chambre. Son regard en disait long et elle le comprit, il n'avait aucune envie de la voir. Histoire de ne pas trop abandonner les invités de la fête il alla rapidement dans sa chambre prendre de quoi se doucher et se lava dans le but d'ôter le mélange de farine et d'eau qui commençait déjà à sécher sur lui. Une fois propre comme un sous neuf et vêtu d'habit tout aussi immaculé que lui. Il retourna ensuite dans la salle de fête après avoir rangé ses cadeaux dans le coffre, enfin la plupart car il avait toujours le fameux micro sans file que lui avait offert Uchiki, celui-ci était le cadeau qu'il avait préféré et qu'il préférerait parmi tous, ça ne faisait aucun doute. Il y avait une ambiance du tonner dans la salle, certain dansaient sur la musique entraînante passée par le DJ, d'autre piochaient dans les buffets tout en discutant. Koshi s'avança vers l'un de ceux là, se servit un verre de ponch et mangea quelques amuses-bouches, ceux-ci étaient exquis comme d'habitude. Quand au ponch il était un peu alcoolisé, ce qui allait surement donner une nouvelle dimension à la fête d'anniversaire.

Ce fut à ce moment que son frère débarqua, celui-ci lui annonçait qu'il allait faire un tour, surement en compagnie de sa bien aimée. Koshi répondit d'une négation à la question d'Uchiki, il n'avait pas encore tenté de se trouver une compagne pour la soirée. A l'inverse de son frère lui n'aimait pas rester avec la même jeune fille, il aimait la diversité et non la monotonie, enfin c'est de cette façon qu'il voyait les choses. Il voulait profiter un maximum du sexe opposé. Pourquoi s'en contenter d'une quand on peut en avoir presque autant qu'on le désire? Il ne comprenait pas cette idée de se mettre avec une et de ne pas profiter des autres, certes il y avait une certaine complicité qui s'installait ... Mais à quoi celle-ci était-elle utile? Il n'en avait aucune idée, lui ne voyait pas l'intérêt de se mettre une fille dans les pattes, il voulait être aussi libre que le vent. Ce n'était pas pour rien que son affinité était le futon et non un autre élément. Celui-ci était tout à fait à son effigie. Il zieutait un peu partout à la recherche d'une ''proie'', oui c'était comme ça qu'il les voyait. Il y en avait quelques-unes qui pourraient faire l'affaire, une fut rapidement rayée de la liste, elle fut rejoint par un jeune garçon qui l'embrassa.


*Dommage c'était la plus mignonne, pour une fois que je trouvais une brune à mon goût ... Bone bha j'ai plus qu'à chercher une autre ... Mais qu'est-ce que je raconte moi? C'est mon annif, c'est ma journée et celle d'Uchiki. Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas prendre celle qui me tente le plus pour la simple et bonne raison qu'elle est casée. Ce serait vraiment le comble. Au pire si ça ne marche pas avec elle j'en prendrais une autre.*

Koshi se mordit la lèvre inférieure, rempli deux verres de ponch tout en se mordillant discrètement la lèvre inférieur, dans sa tête il était occupé de s'imaginer comment allait se conclure sa soirée. Ce qu'il imaginait été tout à fait possible, la seule chose qui pouvait changer, la personne qui partagerait son lit. Il espérait bel et bien que ce soit cette jeune fille bien que la chose allait être difficile pour le simple fait qu'elle avait déjà un petit copain mais avec un peu de chance la chose n'allait pas être un si gros obstacle. Il décida de faire une entrée tout sauf discrète histoire d'en mettre plein les yeux à sa proie. Avant de se mettre en route il glissa quelques mots à Tomo. Ce fut donc une fois sur le buffet prêt de cette fameuse fille qu'il continua sa route et s'accroupit une fois à niveau de celle-ci. Il tendit le verre qu'il avait prévu spécialement pour elle.

''Salut. Tien j'ai pensé que tu avais soif, je ne dis pas que ton copain ne prend pas soin de toi mais je me suis dit qu'un petit verre ne te ferais pas de mal. Dit moi tu as déjà entendue parlée de cette tradition qui traîne sur l'internat quand une fête d'anniversaire est organisée? Bha si tu ne la connais pas je vais te l'apprendre, t'inquiète pas ce n'est rien de méchant. La personne qui fête son anniversaire est élu roi de la soirée, aujourd'hui il y en a deux. Je suppose que tu es courant, moi je suis Koshi et Uchiki c'est mon frère jumeau donc il y a deux rois. Mais un rois ça ne passe pas la soirée seul. Tu es d'accord? Donc pour Uchiki c'est une dénommée Sakura qui est sa reine, moi malheureusement je n'ai pas de copine, je ne trouve pas de fille qui me plait dans ces murs donc je me suis dit que j'allais proposer à la jeune fille la plus jolie du bâtiment d'être ma reine pour la soirée. Qu'en penses-tu?''

Koshi n'avait pas laissé le temps à la jeune fille ou à son copain de placer un mot, plus l'acrobate parlait plus le compagnon de la proie ouvrait ses yeux aussi rond que des boules de billard. La jeune fille elle rougissait, elle semblait être prête à dire oui mais quand elle jeta un coup d'oeil à son copain elle changea d'avis et lui fit un non de la tête avant de s'éloignait. C'était donc un non, il venait de se prendre une sorte de râteau. Quelle horreur, lui Koshi venait de se faire ramasser comme une pauvre merde. Tomo arriva à ce moment, l'acrobate était comme pétrifié, il fallut que l'enfant le secoue pour qu'il reprenne ses esprits. Il lui tendit ce que le blondinet lui avait demandé, deux couronnes, une de roi une de reine. Il n'en avait plus vraiment besoin mais bon, il enfila celle de roi et garda celle de reine de côté. Ce fut un peu vaseux qu'il reprit la route, il n'allait pas tout de suite chercher une nouvelle proie... A moins que, apparemment le petit ami de sa première proie s'en alla aux toilettes. Il fallait frapper maintenant!
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mer 11 Aoû - 10:45

C’était vrai que la soirée était une réussite, d’autant plus que rien ne semblait pouvoir la malmener. Avant d’aller faire un tour, il proposa d’ailleurs à la jeune fille qui l’accompagnait de manger un morceau et de boire un petit verre de ponch. Celui-ci semblait un peu alcoolisé, il s’en rendit compte … Bah, avec un verre, ils ne risquaient pas grand-chose. Les deux jeunes gens sortirent finalement, juste pour discuter un peu, au calme, au bas de l’escalier qui menait à l’étage. Ils avaient tous deux des gens à aller retrouver par la suite, mais pouvaient bien profiter de quelques instants ensembles. La jeune fille semblait un peu tendue … Il ne l’avait pas remarqué car il n’avait pas trop prêté attention à ses yeux quand elle ne le regardait pas, mais il venait de s’en rendre compte. C’était curieux, que se passait-il ? Bon, il le saurait bien assez tôt. Elle avait appuyé sa tête sur son épaule, et il se racontait leurs exploits récents. Apparemment, elle commençait à gagner en notoriété dans son travail d’aide herboriste, et elle avait passé un diplôme qui lui permettrait de le devenir elle-même. Lui se contenta de lui toucher deux trois mots de ce qu’il avait fait ces derniers temps, de façon un peu vague. Sakura … Elle avait tout pour lui plaire, mais son nom commençait à l’agacer. Juste le nom, c’était la seule chose qu’il n’aimait pas chez elle. Enfin, cela n’aurait d’importance qu’au moment où il se déciderait à terminer leur relation. Mais bordel, pourquoi était-elle aussi tendue ? On aurait dit une corde d’arc ! Et encore, un arc fait pour envoyer ses flèches particulièrement loin … La jeune fille lui offrit la réponse attendue quelques phrases plus loin.

‘’ Je ne savais pas trop comment te le dire, surtout à ton anniversaire … mais en fait, je vais devoir partir. Pour le métier d’herboriste, le pays du vent n’est pas idéal pour être formé. Je compte me rendre au pays du feu pour faire un apprentissage auprès d’un maître botaniste. Il est spécialisé dans la préparation de toutes sortes d’onguents médicinales, et il a accepté de me recevoir chez lui. Et dans le village où il habite, près de Konoha, il y a un internat aussi. Enfin, tout est très accueillant, alors je ne pouvais pas refuser une telle offre, tu comprends ? Je m’en vais demain, vers midi ou en début d’après-midi. Je suis désolée … ‘’

Alors c’était pour ça … Une pointe dépitée s’immisça dans le cœur du garçon, mais sans doute pas celle qu’attendait la jeune fille. Elle ne pouvait pas s’en aller sans qu’il ait conclut avec elle, donc il devait réussir à mener ce projet à bien le soir même. D’autant plus qu’à une telle soirée, il y avait moyen de trouver une autre cible pour le lendemain et remettre ça. Deux filles différentes à une journée d’intervalle, cela arrivait rarement, et cela ne lui était jamais arrivé, en fait. Ah, il aimait bien ces départs forcés par les études. Il y avait un grand avantage à ceux-ci : pas de scènes, pas de cris, pas de pleurs, et surtout, il pouvait quitter ses concubines en toute sérénité. En attendant …

‘’ C’est … Inattendu et douloureux, ce que tu m’annonces. Enfin, là, dans l’immédiat, on a qu’à profiter de notre dernière soirée ? Je ne suis pas fait pour les relations à distance, il faudra rompre quand tu partiras. Mais bon, tu trouveras sans doute quelqu’un de très bien là-bas ! ‘’

Uchiki se rapprocha un peu plus d’elle et la serra contre lui, puis l’embrassa. Il planta ensuite ses yeux dans les siens. Il souriait.

‘’ Je ne comptais pas hâter les choses, mais si tu t’en vas demain ça prend un tout autre sens. Et puis, il y a mon anniversaire … Hum … Ah purée, je suis toujours recouvert de cette espèce de pâte moisie ! En plus ça colle ! Pfff … Héhé, tu en as un peu aussi sur toi. Dis, ça te dirait d’aller prendre une douche ensembles ? Pour se débarrasser de ça ? ‘’

‘’ Oh, oui, il faut enlever ça avant de retourner avec les autres, ça fait pas terrible. Mais … Euh … Quand tu dis ensembles … Ca veut dire en maillots de bain ? ‘’

‘’ Si tu y tiens vraiment, oui, mais tu sais, honnêtement, je préfère mille fois sans. Et puis, même si on en met un, je risque fort d’avoir des poussées de testostérone soudaines qui risquent de les arracher. Ca m’arrive de temps à autre … C’est un peu embêtant, mais je supporte mal la vue des maillots de bain dans un endroit où il y a plein d’eau qui coule, comme une douche et j’ai envie de les déchirer. Mon frère appelle ça le ‘syndrome du nudiste des robinets’, il trouve ça drôle, mais … ‘’

Elle lui frappa l’épaule en riant, pour lui dire d’arrêter ses bêtises. Peut-être, mais elle était encore plus tendue qu’avant. Cependant, elle ne le repoussa pas d’un seul centimètre. Mieux encore, elle se leva avant lui et lui dit de le retrouver dans la salle de bain des filles, à son étage. Il avait d’avantage l’habitude qu’elle de se faufiler dans les dortoirs de l’autre bord, et il n’y avait personne à cette heure. L’oiseau des sables lui adressa un clin d’œil et prit l’escalier qui menait à son dortoir à lui, histoire de se trouver une tenue de rechange. Intrinsèquement, une petite voix qui ressemblait fort à la sienne lui murmura, comme si elle parlait à Koshi :

** Tu vois, mon vieux, chacun ses méthodes pour réussir à charmer une demoiselle. Tu es un peu plus direct que moi, mais j’y arrive quand même dans des temps respectables. Le plus souvent je vais même aussi vite qu’avec tes méthodes rustres … D’autant plus que, cette fois, elle était un peu coincée … J’ai d’avantage de mérites. Enfin, je sais que le duel va être serré dans les prochaines soirées, parce que si t’es plus avec Karimi, tu risques de redevenir un électron libre qui virevolte d’un lit à l’autre … Ah mais je te laisserais pas la victoire finale sans rien faire ! Je suis libre aussi, figures-toi, alors je vais t’opposer une concurrence acharnée ! Mouarf, c’est reparti comme à nos débuts ! Cette sensation est super plaisante, y’a pas à dire ! **

Il regagna sa chambre, attrapa rapidement une tenue parmi des vêtements à peine pliés, et sortit en trombe de la chambre pour s’orienter vers l’étage numéro quatre. Le dortoir des filles en fait, où Sakura l’attendait. Il était si fréquemment allé jusqu’aux douches de ce dortoir par le passé qu’il retrouva son chemin sans peine. D’abord, le garçon glissa sa tête seule dans l’entrebâillement, puis entra tout entier. La jeune fille l’attendait déjà, et semblait un peu plus décontractée et volontaire. Il referma la porte, et après quelques bruits de vêtements qu’on retire, on entendit plus que le jet de la douche. Douche sous laquelle ils restèrent pendant bien une heure et demie … Et dont il ressortit cheveux mouillés et en désordre, avec une chemise blanche un peu ouverte sur le haut, et un jean strié. Il embrassa une dernière fois la jeune fille, puis ils convinrent à haute voix que c’était finit.

‘’ Je pense que je ne reviendrais pas à la soirée, en fait … Excuses-moi mais j’ai besoin de digérer un peu tout ça … Ca me déchire toujours autant de m’en aller alors que je m’étais attachée à toi et … ‘’

Elle continua de parler pendant quatre ou cinq minutes, alors qu’Uchiki se contentait d’hochements de tête compréhensifs et de commentaires rassurants. Il ne lui en voulait pas, c’était pour son bien à elle, et toutes ces choses-là. Finalement, ils se séparèrent et le garçon prit les escaliers dans l’autre sens pour retourner aux festivités. Dans un sens, il était un peu déçu tout de même : il appréciait beaucoup la compagnie de la jeune fille. Dans un autre, il comprenait qu’il était temps pour lui d’explorer d’avoir de nouvelles aventures. Simplement parce qu’il avait été trop retardée ces derniers temps : il était resté longtemps avec Sakura, très longtemps, et puis, avec l’examen, la mission d’espionnage … Tout cela l’avait beaucoup ralenti, et son palmarès final s’en ressentirait sans doute.
Au moins, il ne se sentait pas coupable vis-à-vis de la jeune fille, puisqu’il l’avait également quitté avec un grand honneur : elle avait été la première à tester avec lui l’un des cadeaux d’anniversaire de son frère. Ce n’était pas rien, tout de même.

Quand il ouvrit de nouveau la porte de la salle des fêtes, il constata que la soirée approchait de son paroxysme, et qu’il y avait tout un tas de moments supers qui se déroulaient. Les tentatives d’approche des garçons commençaient à se multiplier, les excursions en-dehors de la salle aussi. Et toutes les meilleures musiques étaient balancées par le DJ, qui alternait judicieusement tous les styles selon le moment de la soirée qu’il pouvait observer. Pas de doutes, les organisateurs qui l’avaient contactés avaient bien fait leur boulot. D’ailleurs, il y en avait un pas loin, qui mangeait une brochette de fruits, accoudé à une table. Reno, celui qui s’était principalement chargé de faire passer le message à la plupart des invités. Ce type était une bénédiction pour faire de la publicité : il connaissait encore plus de monde que les deux jumeaux, ce n’était pas rien. En fait, il était là depuis sa naissance et avait une bonne sociabilité. Et des airs de mafieux, aussi, parfois, avec ses lunettes de soleil et sa queue de cheval en cheveux teints. Teints en rouge. Uchiki s’approcha de lui, en se rappelant soudainement un épisode récent …


‘’ Hey, Reno. Tout semble bien se passer, hein ? Tu as fait du bon boulot, comme d’habitude, il y a beaucoup de monde. ‘’

‘’ Salut, Uchiki. Ouais, je suis content ça se passe bien. Mais c’est un plaisir, tu sais, ton frère et toi vous êtes toujours sympas avec moi pour le paiement en retour, alors ça va. D’ailleurs, la fille avec qui tu m’avais arrangé un coup l’autre coup était telle que je l’avais imaginée : très bien. Merci encore. Je ne suis pas très timide, mais pour aller vers les filles pour demander ce genre de choses, c’est une autre histoire … Enfin, on est d’accord tu gardes ça pour toi. ‘’

‘’ D’ailleurs pour cette soirée, on avait convenu d’un prix ? ‘’

‘’ Oh, je vous fais une fleur, pas besoin pour le coup. Y’a de quoi manger, boire, de la musique, et des filles, j’en profite autant que vous, j’ai pas tellement besoin que vous me récompensiez pour mon boulot. Bref, tu aurais pas quelque chose à me faire faire prochainement ? Demain, par exemple ? J’ai rien de prévu le matin et je peux t’ameuter du monde pour l’après-midi … Un concert prochain, ou bien une séance d’autographes et de rencontre avec vos fans ? Vous en avez jamais fait mais, tu sais, je suis sûr que ça marcherait bien et que vous gagneriez encore en notoriété ! ‘’

‘’ J’y réfléchirais. Mais … Oui, tu peux m’aider. En fait on a eu un problème interne dans le groupe, et on a perdu des membres. Enfin, tous à part Koshi et moi. Ce serait pas mal qu’on fasse une audition, demain, à une heure où tout le monde aura digéré la soirée … qu’est-ce que tu penses de me faire la pub le matin et en début d’après-midi, sachant qu’on fera les auditions dans la salle 23, tu sais celle qui est insonorisée et où y’a jamais personne, à dix-huit heures ? ‘’

‘’ Pas de problèmes, mais tu me passes ton double des clés du toit. ‘’

‘’ Toujours aussi dur en affaires, hein ? Bon, tiens les voilà, j’irais en prendre d’autres. Bien, je vais profiter de la soirée, j’espère que t’en feras autant. Merci de t’occuper de tout ça, je ne pouvais pas rêver meilleure personne. ‘’

L’oiseau des sables observa soigneusement la salle autour de lui, cherchant une personne à qui faire la causette. Il trouva finalement une petite blonde bien formée avec un joli visage, qui discutait avec une amie quelques tables plus loin. Pas mal. Elle devait avoir un peu moins de dix-huit ans mais avait déjà un corps très sympa … Bien, ce serait elle qu’il attraperait ce soir !
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mar 17 Aoû - 12:16

[La soirée se termine peu de temps après, et tout le monde va se coucher.]

Uchiki et Koshi : 47 xp
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mar 17 Aoû - 20:02

La matinée promettait pourtant une belle journée. Comment, à travers les rayons du soleil et le bleu peureux des nuages, quelqu’un aurait-il put voir une aube sanglante ? Après la fête donnée pour l’anniversaire des jumeaux, à l’internat, le monde était rose et calme. Ou alors, il était en train de chavirer, d’un côté à l’autre de la vision de ceux qui avaient à peine finit de se remettre de leur soirée. Uchiki n’était pas de cela, il n’avait presque bu que du jus de fruit ou du soda. En plus, il avait eut autre chose à faire de sa soirée, et notamment pas mal de gaffes faites en commun avec son frère. Et puis, la jeune fille qui somnolait encore à côté de lui était là pour témoigner de la fin de la soirée. Et aussi du fait qu’il s’était bien remit du départ de sa précédente petite amie … C’était sans doute parce que la blondinette qui était en ce moment avec lui se débrouillait mieux. Enfin, il avait tout pour se sentir bien, mais pourtant, il y avait quelque chose qui le dérangeait. Comme un … pressentiment ? Il n’était pas du genre à croire à ces choses là, mais cette fois, c’était différent. Il avait eue la même sensation quand ses parents étaient morts, peu avant que les bandits n’attaquent leur chariot. Cette impression s’en alla aussi vite qu’elle n’était venue, et il finit par l’oublier.
Il se glissa hors du lit de sa compagne et s’habilla rapidement. Il fallait qu’il réfléchisse au fait de rester avec elle un petit moment. Elle n’était pas mal du tout, il ne voyait pas ce qui l’en empêchait. Il lui en parlerait quand elle serait réveillée … Ce soir, par exemple. Bon, en attendant, il devait retrouver Koshi, ils avaient les auditions à préparer, pour le groupe ! Normalement, il devait déjà être retournée dans leur chambre … A pas de velours, l’oiseau des sables s’éclipsa donc des dortoirs féminins, et se rendit au sien. Il n’y trouva pas Koshi, à sa plus grande surprise. L’un de leur colocataire, encore à moitié prit par le sommeil, lui grommela :


‘’ Il est partit. Il a débarqué en ouvrant la porte à la volée, et nous a tous réveillés. Il ne nous a même pas écoutés, il a posé quelques papiers sur son lit, a fouillé, et est partit en trombe … Pas moyen d’en tirer un mot, même pas une insulte … Il était bizarre, tu devrais aller lui parler … Enfin bref … ‘’

Il s’était rendormit. Bizarre ? Des papiers ? Il n’y avait rien sur le lit de son benjamin. Ni dans la poubelle. Bien sûr qu’il n’y aurait rien dans la poubelle : lui-même ne les y auraient pas jeté aussi simplement si cela avait été important. Mû par un instinct soudain, Uchiki se tourna vers la cheminée. Une petite liasse de papier était en train d’y brûler. Bordel ! Il avait essayé de s’en débarrasser ! Rapide, Uchiki saisit son sabre et le glissa sous les papiers pour les faire voler hors du feu. Il les éteignit à coups de sandales, mais les flammes avaient déjà rognées la quasi-totalité du dossier. Il put cependant en tirer quelques informations …

** C’est un dossier comme ceux qu’on trouve à la mairie, avec toutes les informations sur une personne. Comment a-t-il trouvé cela ? Et pourquoi en avait-il besoin ? Il y a un nom qui n’est pas brûlé … Makizuku Kuchiki. Quelqu’un qu’il aurait croisé dans la rue et dont le visage lui a dit quelque chose ? Mais qui pourrait bien valoir la peine que Koshi tire autant de ficelles ? Parce que, pas de doutes, pour qu’il aille carrément se procurer un dossier de mairie … ! Ah tiens une adresse … Un domicile ? Le travail ? Comment savoir ça, il y a si peu d’indications … Ca ne me sera sans doute pas très utile. 14 rue des Dunes de Sable. Hum … Ah oui, il y a une entreprise de construction qui a un bureau là-bas, je crois. Bon, je vais aller voir à la mairie, si je peux avoir une photo ou l’adresse du domicile. J’aurais plus de chance de trouver des informations avec ça. **

A nouveau, ce pressentiment si spécial qui l’assaillait. Que faisait Koshi ? Pourquoi ne pas l’avoir avertit ? Ca ne ressemblait pas à son frère. Enfin, pas s’il y avait un truc intéressant à extraire de tout cela. Quelles raisons auraient put le pousser lui-même, à la place de son frère, à ne rien lui dire ? En fait, il n’y en avait que deux. Soit pour lui faire une surprise … mais l’anniversaire venait juste d’être fêté. Ou alors, pour ne pas le mettre en danger. Même si cela signifiait prendre de plus grands risques, ils en étaient capables l’un pour l’autre. Plus inquiet que jamais, Uchiki détala vers la mairie.
La secrétaire venait à peine de commencer son service, et avait encore son café à la main. En voyant débarquer le jeune Chuunin, essoufflé, dégoulinant de sueur, elle soupira. De si bon matin, déjà une course urgente …


‘’ Bonjour. Est-ce que vous pourriez me donner l’adresse d’un certain Makizuku Kuchiki ? Son domicile, si possible … Ou alors une photo ? Ou ce que vous voulez, quelque chose qui me fasse avancer … ‘’

‘’ Et, les raisons de cette demande ? ‘’

‘’ Je suis un ninja de grade Chuunin, et j’ai besoin de voir cet homme. Vous n’avez pas à en savoir plus sur les affaires du village, mais vous avez tout intérêt à coopérer. ‘’

Surprise, la jeune femme le fixa un instant du regard. Comme pour mettre ses nerfs à l’épreuve, tester la fermeté de ses propos. Finalement, elle daigna se lever et chercher à la lettre K, voir ce qu’elle pouvait dénicher.

‘’ Ca alors ! Le dossier … n’est pas complet ! Apparemment une partie a été volée. Ou alors peut-être est-ce un de mes supérieurs … Enfin il en reste une partie. J’ai la photo et … Ah oui, voilà, l’adresse du domicile. Alors … 3 allée des mirages. Et voici la photo, c’est plutôt un bel homme je dirais … ‘’

Le visage du garçon se figea. Littéralement. L’agacement, l’impatience, la fatigue. Tout disparut en une fraction de secondes. Dès l’instant où il posa ses yeux sur le portrait de l’homme. Cet homme, il le connaissait bien. Et même très bien. Il ne l’avait vu qu’une fois, mais ne l’avait jamais oublié. C’était celui qui avait tué ses parents. La colère aurait dû naître en lui, mais ce ne fut pas le cas. L’angoisse prit le dessus. Son frère était partit cueillir cet homme tout seul … L’ombre qui planait sur lui depuis ce matin devait provenir de là. Et là, elle l’oppressait plus que jamais.

Il bondit en direction de l’adresse que venait de lui donner la secrétaire. Celle-ci lui cria quelque chose qu’il n’écouta même pas. Il était ailleurs. Vraiment ailleurs. Chaque personne qui fut entre lui et son objectif, sur la route, se retrouva les fesses sur les dalles du trottoir. Ou sur le sable. Hurlements hystériques ? Menaces ? Il n’entendait rien, ne voyait rien, ne voulait rien savoir. Quand il aperçut la maison, il tira son sabre du fourreau. Le chuintement lui offrit les regards apeurés de nombreux passants.
Il ne fit pas dans la dentelle, arrivé devant la porte : un grand coup de pied la fissura. Un deuxième l’arracha à ses gonds et la fit voler à l’intérieur de la pièce. Une pièce qui était en désordre. Seul le canapé n’était pas renversé … mais des traces de lames le striaient. Partout autour, les meubles étaient renversés. Une table n’avait plus que deux pieds, les vases trempaient le sol, leurs fleurs étaient un peu partout aux alentours … La bataille avait rage, ici. La bataille, pas une simple altercation, car il y avait eut des armes qui avaient été employées, sûrement un sabre vu les traces sur le canapé … Toutefois, aucun bruit ne fusait. Soudain, dans la pièce voisine, des bruits de … crachotements. A peine Uchiki les avaient-ils entendu qu’il se précipitait vers la pièce pour que l’ombre le gagne pour de bon. L’ombre de la mort. Il lâcha son arme, s’approcha du jeune garçon étendu au sol, et tomba à genoux. Il n’y avait pas de questions à poser. Que pouvait-il dire, alors qu’il aurait agir de la même manière ?


‘’ Désolé, Uchiki … Je voulais pas te … mettre en danger toi aussi. Et puis, je voulais juste récolter des informations et … en le voyant, j’ai pas put m’en empêcher, j’ai voulut le saigner … Je … Je ne regrette rien … Même à deux, on serait morts … Tu ne dis … rien ? Tu ne me grondes pas ? En tous cas, venge-moi, d’accord … ? Et papa et maman aussi … Il doit déjà avoir quitté Suna, mais tu le retrouveras, hein ? Tu sais, je ne l’ai même pas combattu … Il s’est contenté de faire une invocation et m’a laissé me battre avec. Elle m’a attrapée la jambe et là, eh bien c’est devenu impossible de fuir … C’était … Un crocodile … S’il te plaît, n’y va pas avant d’être assez … fort. Tu dois d’abord devenir … invincible … comme ça … je vivrais en toi … Dis, Uchiki … Tu crois qu’il y a quelque chose après la mort ? Que je reverrais maman et … papa ? Et toi, quand tu nous auras tous vengés … ? ‘’

‘’ Bien sûr que tu vas les revoir. Qu’on va les revoir. Qu’on sera tous ensembles à nouveau, un jour. S’il y a un paradis, c’est cela le notre. Ne t’en fais pas … Je vais le tuer, je te le promets. Je ne pleurerais pas, d’accord ? Je veux juste te dire que … ‘’

‘’ Moi aussi, Uchiki. ‘’

Il aurait voulut parler d’avantage, avoir plus de temps pour lui dire au revoir, mais il n’en eut pas la force. Les mots se bloquèrent dans sa gorge, les larmes n’arrivaient pas à ses yeux. Koshi ne respirait même plus, il avait perdu trop de sang, à cause de sa jambe arrachée. Même si un ninja médecin était arrivé à temps, il n’aurait rien put faire. Un rictus naquit sur le visage de l’aîné, qui ne bougeait pourtant pas. Il était en train de se transformer en statue. Une statue haineuse. Pleine de colère. Remplie de colère. Débordante de rage. Une rage animale. Qu’il contint. Il la ferait ressurgir quand viendrait l’instant de tuer cet homme … En attendant, il la garderait au chaud … La ferait bouillir, de plus en plus ardente, et la laisserait éclater pour le désintégrer.
Des mouvements lui indiquèrent que les Anbus arrivaient enfin. On le releva, on le guida vers la sortie. Jusqu’à l’internat. Léthargique, il se laissa simplement faire. Sans répondre aux questions qu’on lui posa. Sans même accorder un regard aux personnes qui l’accompagnaient. A vrai dire, il tentait simplement de ne pas laisser exploser sa furie dans l’instant. Il voulait la garder.
Beaucoup tentèrent de venir lui parler, mais même le toucher physiquement était impossible. Si une main consolatrice se tendait vers lui, elle était accueillie par un regard qui reflétait une haine si pugnace qu’elle faisait aussitôt fuir l’audacieux. Le directeur lui-même finit par abandonner. Ku’ également. Tout le monde, en fait. Et il put enfin rester seul. Se glisser silencieusement jusqu’aux toits. Il n’avait plus les clés, mais il ne se gêna pas pour enfoncer une porte de plus. Il avait suffisamment de hargne pour cela.
Là-haut, en équilibre sur le rebord, il put contempler toute la ville. Et l’horizon. Il se sentait sur le bord du monde. Volant sur la voûte étoilée. Une voûte étoilée qui était larmoyante. Ou peut-être était-ce juste ses joues qui étaient humides, pas le ciel ?
Un long cri déchira le silence de la nuit. Une plainte. Une supplique. Une question. Pourquoi eux ? Pourquoi lui ? Il portait un fardeau bien trop lourd pour son âge.
Maintenant, les sanglots n’étaient plus ceux des myriades d’étoiles, mais bien les siens. D’ailleurs, où avait-il vu des étoiles ? Il n’y en avait plus. La nuit était noire.


‘’ Brisé … Tout est brisé … ‘’

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Uchiki
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mar 24 Aoû - 11:23

Les paupières de l’oiseau des sables papillonnèrent. Puis s’ouvrirent, le reliant brutalement avec le monde extérieur. En constatant que quelqu’un avait crut bon de le recouvrir d’un drap, il rejeta celui-ci d’un geste agacé. Il n’avait pas besoin de compassion. A pas feutrés, ne désirant pas rencontrer qui que ce soit, il se dirigea jusqu’à sa chambre. Au passage, il constata qu’on avait remit la porte menant au toit dans ses gonds. Mais on ne l’avait pas fermée. Bref, il se moquait éperdument de savoir qui avait eut cette grandeur d’âme de ne pas le dénoncer … Arrivé dans sa chambre, il ouvrit le coffre pour en tirer une tenue et s’habilla. Il avait mit toute sa panoplie. Protections et armes compris. Il remarqua un paquet de cigarettes, sans doute à Koshi … Oui, c’était Ku’ qui lui en avait offert à leur anniversaire. Il les prit et les glissa dans sa poche, non sans en avoir retirer une auparavant. Le briquet qui trônait juste à côté fut embarqué aussi. Peut-être que, quelque part, cela le relierait à son frère. D’une façon ou d’une autre. Ou alors cela apaiserait ses nerfs ? Peu importait, il y cherchait une consolation sans espérer la trouver. Tant pis, tant mieux, on verrait bien ce qu’il arriverait. La première bouffée fut désagréable. La deuxième à peine moins. Enfin, la première clope fut de toute façon loin d’être un régal. Quand il entama la deuxième, il commença à apprécier. Et même si c’était minime, à se détendre un peu. Il pouvait tout du moins garder l’esprit clair. Par ailleurs, il se souvenait des mots d’Hishigi Nara, à l’examen … Son fameux shit … Il faudrait qu’il fasse un détour à Konoha pour s’en procurer un peu.
En plus il était momentanément en congé. Il venait de voir la lettre de l’administration de Suna sur son lit. Il l’avait à peine ouverte, juste un coup d’œil. Trois semaines pour se remettre, c’est ce qu’ils lui accordaient. Se reposer. Faire autre chose. Oublier. Et puis quoi encore ? Il n’avait pas trois semaines à gâcher. Il ne pouvait pas laisser trois semaines d’avance de plus à Makizuku Kuchiki. Ces trois semaines, il allait s’en servir pour devenir un guerrier invincible, comme Koshi le lui avait demandé. Un guerrier qui restait debout malgré tout ce qui se déchaînait contre lui. Juste un instant. Un simple instant. Celui qui lui permettrait d’égorger l’assassin de ses parents et de son frère. Et après ? Il n’y avait pas d’après. Il n’y songeait même pas. Pas sans Koshi … Non, ce serait une course vers la vengeance, sans aucune autre possibilité d’avenir. Lui, si bon vivant quand il y avait son frère, se retranchait maintenant dans sa simple colère.
Tout en pensant à cela, il s’était dirigé tout droit vers le gymnase. Dans la salle dont il avait les clés, où il y avait rarement quelqu’un. En l’occurrence, il n’y avait personne. Sauf des sacs de sable. Et un tatami. Le calme plat. C’était tout ce qu’il demandait.


** Je vais commencer par une technique que Koshi connaissait déjà. Je l’ai vu s’y exercer, et l’exécuter, à plusieurs reprises. Je devrais pouvoir la reproduire. La paume écrasante, ou Houshou … Un classique du taijutsu pur. Alors, il faut que je me souvienne de la manière dont il l’exécutait, et ce que Narumi lui en avait dit … Elle l’avait d’abord entraîné à maîtriser l’énergie, mais je sais déjà le faire, puisque j’ai appris à le faire pour l’Arashi. C’est déjà ça de gagné ! Alors concentrer l’énergie dans ma main, l’appliquer sur ma paume, et donner un seul coup, sec et puissant, qui puisse propulser l’adversaire à quelques mètres de là. Et voilà, j’ai apposé de l’énergie sur ma paume. Maintenant … Yaaaaaaah ! **

Violemment, Uchiki envoya sa main frapper l’un des sacs de sable, un atémi rageur. Il fallait bien admettre que violemment était peut-être un euphémisme … De la rancœur. De la colère. Ses coups en étaient chargés. Et la technique n’avait pas fonctionné : il avait certes bien creusé le sac, y dessinant nettement les contours de son poing, mais ne l’avait pas, comme il s’y attendait, envoyé frapper le mur d’en face. Il n’était pas parvenu à le catapulter à l’aide de son énergie … or, c’était là le principe de la technique de la paume écrasante. Vexé par son échec, il recommença à plusieurs reprises, s’acharnant sur le pauvre sac de sable qui, à la fin de son effort, semblait pendre plus misérablement qu’auparavant … Le jeune Chuunin, lui, était à bout de souffle, et venait de poser ses mains sur ses cuisses. Il avait beau tout donner, frapper avec toute sa force, avec une paume chargée en chakra, il n’y avait pas moyen d’obtenir quelque chose qui sonnait juste. C’était la colère. Sa colère l’aveuglait, et il ne parvenait pas à maîtriser son exercice … Pourtant, malgré elle, ses frappes demeuraient puissantes, qu’est-ce qui n’allait pas ?

Quelques années avant qu’Uchiki ne se rende à Suna pour y suivre un entraînement de shinobi, son maître lui avait donné un exercice particulièrement douloureux mentalement : il lui avait parlé de ses parents et de son frère d’une façon exécrable pendant qu’ils combattaient. Un simple combat d’entraînement, que Kenshi avait transformé en guerre psychologique, et avec succès, il fallait bien l’avouer. Son jeune apprenti avait aussitôt vu rouge, et s’était jeté sur lui, l’assaillant sans discontinuer, en oubliant sa propre défense. Il s’agissait simplement de lui faire mal. De se venger. A cause de sa colère, il n’avait plus aucune notion du combat. Il avait juste envie de le défoncer. Rien d’autre. Plusieurs fois, Kenshi avait profité des ouvertures pour le repousser à l’aide d’atémis posés. Certes, ils lui coupaient le souffle, mais n’étaient pas très puissants. Puis, voyant qu’Uchiki ne parvenait pas à saisir le but de l’exercice, il l’avait frappé avec d’avantage de force, du poing, en pleine joue. Le coup l’avait presque assommé, et n’avait fait qu’enrager d’avantage le jeune garçon, qui s’était relevé encore plus furieux. Mais ses assauts ne portaient toujours pas, au contraire des contres, calmes et puissants, de son maître, qui le réduirent bientôt à un état pitoyable. Il était difficile pour lui de se tenir debout, car chaque muscles de son corps lui faisait mal. Qu’il saignait de la lèvre, avait l’œil enflé. Et avait sans doute un ou deux os fracturé au niveau de l’avant-bras gauche. A genoux, il ruminait son incapacité à toucher son maître, qui se rapprochait de lui pour porter l’estocade final … Du combat psychique. Il lui releva le menton et, avec un ton paisible, dit simplement :

‘’ Tu devrais avoir honte de ta performance : quelques mots ont suffit pour que je te vaincs. Ou plutôt, que je t’écrase sans que tu ne me portes le moindre coup … Alors que d’habitude tu en passes régulièrement. Tu as vraiment été ridicule. ‘’

Il lui lâcha la tête, la laissant retomber, les yeux cachés par ses mèches blondes. Oui, il avait honte de s’être fait ainsi manipuler et d’avoir été écrabouillé sans opposer la moindre résistance. Seulement … Non, non, il n’avait pas d’excuses. Il devait admettre et ne plus commettre cette erreur.

‘’ Tu as oublié des principes qui sont parmi les fondements des arts martiaux. Maîtriser sa colère, sa tristesse, ou sa félicité, et les introduire dans tes poings. Ton esprit doit être calme, ton corps doit être rageur. Le contrôle. Sans contrôle, ta technique ne vaut plus rien. Tu es faible, tremblant, hystérique, bref, incapable de rien produire, sinon de la violence. Tes frappes sont fortes, mais molles car elles manquent de sècheresse, par manque de technique … En voulant faire mal à l’autre tu perds toute ta puissance. Bien, relèves-toi, et n’oublie pas ta colère. Canalise-la, utilise-la. ‘’

Uchiki se releva, et acquiesça. Il avait été calmé par les coups qu’il avait reçus, mais avait une envie farouche de prendre sa revanche après son humiliation. Adoptant une garde basse pour favoriser la vitesse, il fit signe à son maître qu’il était prêt pour un nouveau round. Volontairement, il avait placé en avant son bras droit, qui n’avait pas subit beaucoup d’assaut et pouvait encore effectuer des parades. Son bras gauche servirait surtout à l’équilibre … Et pour l’attaque, il lui restait les coups de pied et les coups de crâne, attaque souvent surprenante, qu’il affectionnait tout particulièrement. Le combat reprit, et cette fois-ci, il ressemblait bel et bien à un affrontement entre deux pratiquants des arts martiaux. Kenshi tenta à nouveau de déstabiliser l’esprit de son élève, mais celui-ci ne fit que répondre avec d’avantage de hargne, avec ses membres. Il tâchait de rester calme et de repousser la colère, de la concentrer dans ses frappes plutôt que dans sa tête. Si le centre de contrôle restait stable, ses excroissances pouvaient être en colères, elles, sans conséquence négative sur leur puissance. D’ailleurs, cet entraînement se termina sur un magnifique coup de tête, savamment placé, qui fit malheureusement plus mal à l’oiseau des sables qu’à son maître. Bon, niveau technique, il n’était pas si mauvais … Mais pour rattraper le corps de pierre de son mentor, il avait encore beaucoup à faire …


Et encore maintenant, il n’était pas vraiment prêt de le rattraper. Certes, il avait beaucoup, beaucoup progressé. Mais le fossé entre eux étaient encore tellement large … Le rattraperait-il un jour ? Il faudrait bien. Puisque cela serait la seule condition pour parvenir à vaincre Makizuku. Maîtriser le Houshou était une étape importante, qui montrerait qu’il avait prit l’ascendant sur sa colère noire, et qu’il pouvait s’en servir, au lieu qu’elle se serve de lui. Il laissa tomber ses bras le long de son corps, et fit le vide, à grandes inspirations. Il emmagasinait de l’oxygène, puis le rejetait, et le flux constant d’air dans ses poumons avait un effet tranquillisant sur son organisme. Uchiki posa la paume de sa main contre le sac de sable, puis recula le bras, arquant son corps pour prendre de l’élan …
Sa paume était chargée en énergie, une bonne couche, et une deuxième couche en retrait, qui viendrait se plaquer sur la première au moment de l’impact, afin de créer une force de propulsion. Il venait tout juste d’en avoir l’idée, et ne la trouvait pas mauvaise.
Le coup partit. La paume heurta le sac de sable, un coup ferme, sec, qui expulsa une onde de choc en entrant en contact avec le sac de sable. Celui-ci décrivit une parabole, et le tour de l’anneau qui l’accrochait au plafond, pour revenir, tout tremblant, à sa position initiale. Le coup avait été puissant, mais pas seulement : il avait catapulté le sac de sable au loin … Enfin, l’aurait fait si celui-ci n’avait pas été enchaîné au plafond. Uchiki prit un coin de sa veste et s’essuya le visage, qui était souillé de transpiration. Harnaché comme s’il était en mission, il avait particulièrement chaud. Dès qu’il pensa ainsi, il se hâta d’ôter la plupart des pièces de son attirail et de les poser au sol, à côté du tatami, ne gardant qu’un tee-shirt et son jean. Après quelques mouvements d’échauffement, il recommença la paume écrasante sur un second sac de sable. A nouveau, celui-ci fut entraîné dans des montagnes russes explosives. Il maîtrisait bien la technique du Houshou, il ne lui manquait qu’un peu de pratique sur quelqu’un de chair et d’os : on ne savait jamais comment une technique pouvait agir sur une personne.


‘’ Bordel de mon père le gras double, ton atémi était d’une puissance hallucinante ! Décidément, à chaque fois que je te vois dans ce gymnase, tu réalises quelque chose d’extraordinaire … J’aurais dû être shinobi, plutôt que judoka ! ‘’

‘’ Zéf. Ca fait longtemps que je ne t’ai pas vu. ‘’

‘’ Eh bien, tu es bien sombre, Uchiki. Je ne vais pas faire comme si je ne m’y attendais pas, cela dit. Mais comme je vois que tu es en plein entraînement, je veux bien te donner un petit coup de main, si tu veux. ‘’

‘’ Je … Enfin … Oui. Désolé d’avoir été aussi sec, alors que tu es venu m’aider. Je me suis pourtant promis de me calmer et de laisser mon corps exprimer ma colère à ma place. En fait j’ai vraiment besoin d’un coup de pouce pour expérimenter ma technique. Il faudrait que je teste son efficacité en situation réelle … Techniquement, elle permet d’expulser son adversaire au loin tout en faisant quelques dégâts. Comme c’est du taijutsu pur, elle utilise l’énergie et serait donc dangereuse si je l’utilise sur toi dans ton simple kimono … Tu devrais mettre un gilet de protection, donc … ‘’

‘’ J’y pensais, effectivement. Je viens de te voir à l’œuvre sur un sac de sable, et je n’ai pas envie de subir le même sort que lui : il a toujours la trace de ta paume moulée dans le cuir ! Dans l’armoire il y a des armures pour le kendô, je vais prendre un plastron, ça devrait faire l’affaire. Mine de rien, c’est assez solide, tu ne devrais pas réussir à l’enfoncer, même avec ta technique … Bon, pour le match, on se met dans un petit périmètre, et le but pour toi est de réussir à t’en sortir. Comme je suis judoka, j’aime le combat très rapproché, donc tu devras m’expulser à distance … Ca te va ? ‘’

Uchiki acquiesça, et ils se mirent en position. Après que Zéf eut enfilé son haut d’armure, bien entendu. Le judoka s’élança le premier, enchaînant quelques mouvements de jambe astucieux et retords, pour essayer de déséquilibrer son opposant. Uchiki sourit, pour la première fois depuis maintenant plus d’une journée : le vieil homme avait dû sérieusement se replonger dans ses exercices, depuis la dernière fois, il avait vraisemblablement récupéré toute sa technique ! Pris au jeu, l’oiseau des sables s’y mit sérieusement aussi. Il avait beaucoup progressé lui aussi, et n’avait pas oublié ses premiers pas en tant que judoka. Il agrippa le kimono de son adversaire et le tira vers lui pour le déstabiliser. Quand Zéf tendit les mains pour faire de même, il les écarta d’un revers et recula. Sa manœuvre n’avait pas vraiment fonctionné : il comptait sur elle pour avoir une ouverture, mais il n’en avait pas vue. Zéf avait peut-être vieillit, mais sa technique avait bien mûrie au fil des années, et son expérience régnait en maître sur ses mouvements. Il faudrait donc mettre le paquet autre part pour l’avoir. Ce fut au tour du judoka de passer à l’action. Sa main se détendit, et tenta de le heurter à l’épaule. Uchiki, plus rapide, écarta l’attaque en entrechoquant leurs poignets. Surprenant son adversaire, Zéf leva alors la jambe pour lui infliger un coup somptueux, à la manière d’un pratiquant du karaté, cette fois. En plein dans la hanche. Heureusement, Uchiki leva le genou et para de la cuisse d’un mouvement vers l’extérieur. Zéf avait donc des possibilités en-dehors de son style courant … Cela pimentait un peu les débats !
L’affrontement reprit, les différentes offensives démontrant un panel techniques relativement grand de part et d’autre. Uchiki n’utilisait pas ses techniques de shinobi et se contentait de lutter avec sa maîtrise en arts martiaux seule … et de se créer une ouverture pour le Houshou. D’ailleurs, il était obligé de le faire en frappant ailleurs que dans le torse et le ventre, à cause du plastron, et ce n’était pas évident. Car Zéf protégeait bien les autres parties qu’il pouvait viser …


** Je ne peux pas lui faire de croc-en-jambe, il me contrerait et je me retrouverais à terre. L’agripper est hors de question, ce serait lui que cela arrangerait. Ses jambes sont vives, inutile de penser à m’en prendre à elle pour le déstabiliser … Il s’y attend trop … Ses bras sont costauds, je ne pourrais pas lui faire mal en frappant avec mes mains seules … Et puisqu’il protège efficacement son visage, je ne peux pas le frapper à ce niveau-là non plus. Bon … Il va falloir feinter. Mon maître m’a toujours dit qu’une bonne feinte peut fonctionner avec le plus grand des techniciens, si elle est inhabituelle et impossible à prévoir … Alors, il s’attend à ce que je vise un des points normaux de son corps … Hum, ah j’ai une idée ! Si je frappe en force vers son visage, vu que je suis plus rapide, il va parer en formant une croix avec ses mains. Ou alors, il fera un creux avec l’une d’elle … Toujours est-il qu’il va lever ses yeux et que je pourrais agir plus bas … Par exemple, au niveau des pieds ! C’est une base très simple, j’attends qu’il rompe un assaut pour se reposer, et je passe à l’action et la feinte devrait fonctionner à tous les coups. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut éviter avec la simple technique : comme je suis plus rapide que lui, il n’a strictement aucune chance si je frappe successivement et rapidement à deux endroits différents. Ce n’est pas sa faute, c’est une simple et cruelle différence de vitesse. **

Zéf passait justement à l’action. Uchiki se déroba, parant un assaut, se glissant sous un autre, et entra en action au moment où le judoka, hors d’haleine, reculait pour récupérer. Un coup puissant, pas vraiment précis, partit vers son visage. L’homme, surprit par la violence de l’attaque, glissa son visage de côté, faisant dévier la frappe en s’aidant de la main, et s’apprêta à contre-attaquer … Pas assez rapide, malheureusement : le talon de l’oiseau des sables profita que ses yeux soient concentrés sur son bras pour lui écraser perversement les orteils. Ayant le mauvais instinct de prendre son pied douloureux entre ses mains, Zéf lui laissa alors toutes les ouvertures qu’il voulait, et même le temps pour frapper …

** Bon, cette technique, il vaut mieux ne pas l’utiliser ni trop haut, car l’adversaire irait vers le sol, ni trop bas, car il tomberait en avant. Vers le milieu du corps … Au ventre. Ou alors sur le plexus solaire, tiens, ça devrait faire l’affaire pour le faire reculer d’un bloc … Mince, il ramasse déjà ses bras, faut que j’agisse avant qu’il ne se protège … Prêt … Partez ! Houshou, la paume écrasante ! Yaaaaaah ! **

La paume du jeune Genin percuta la poitrine protégée de Zéf, produisant un choc sourd. L’homme décolla du sol, et alla s’écraser un peu plus loin sur le tatami. Il se redressa, et posa la main sur ses cotes, se massant pour tenter de reprendre son souffle. Il décrocha le plastron, par ailleurs, pour que cela soit plus rapide. Se relevant, il adressa une grimace à Uchiki.

‘’ Bon dieu, heureusement que j’avais ce Do, sinon j’aurais sûrement eut bien plus de mal à me relever. Ouah … Pouh … La prochaine fois que je te propose de t’aider à t’entraîner, je pense que je réfléchirais d’avantage et que j’observerais un peu mieux ta technique. C’était encore plus puissant que je ne l’avais prévu … ‘’

‘’ Sans doute parce que je la maîtrisais mieux à ce dernier essai, donc j’ai eu plus faciliter à faire coïncider l’onde de choc avec l’atémi. C’est pour cela que l’impact a été encore plus important que sur le sac de sable … J’imagine, d’ailleurs, que plus je pratiquerais la paume écrasante, plus mes résultats seront redoutables … Question de timing. ‘’

‘’ Ouais, j’imagine … La paume écrasante, c’est un beau nom pour cette technique. Même si quelque chose dans le goût de la paume-catapulte ou la paume-éjectable m’aurait parut d’avantage approprié … ‘’

Uchiki acquiesça d’un signe de tête sans rire à la plaisanterie. Oui, cela aurait plus approprié, peut-être, mais il s’en moquait. Il salua Zéf, et s’éclipsa vers le réfectoire. Il avait besoin de grignoter quelque chose, avant de retourner s’entraîner dans l’après-midi …

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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Mer 25 Aoû - 0:47

Il y avait du monde au réfectoire, mais heureusement, personne ne fit vraiment attention à la présence de l’oiseau des sables. Mis à part la surveillante, qui le regarda quelques instants, sans doute intrigué qu’il ne commence pas son repas par une affreuse crasse, ou simplement par se faire remarquer. Uchiki était habillé, mangeait son assiette sans rien en lancer nulle part, et s’était mit seul à une table du fond. Qu’aurait-elle put lui dire alors qu’il était calme, pour une fois ? Avant de venir manger, il était rapidement remonté à l’internat pour se passer la tête sous l’eau et se mettre un peu de déodorant, histoire de masquer sa matinée d’entraînement et de transpiration. Il n’avait peut-être pas envie de batifoler, pour le moment, mais cela ne l’empêchait pas de demeurer présentable : c’était une force que d’avoir du charme. Parce qu’on pouvait se faire des alliés précieux. On ne savait jamais s’il pouvait en avoir besoin ou non. Et puis, il se devait de garder intact la réputation des jumeaux, et de se maintenir dans le top 5 des plus beaux garçons de Suna. Enfin, il avait beau appartenir à ce classement, la nourriture qu’on lui servait à la cantine n’en était pas meilleure. D’habitude, il ne rechignait pas, mais aujourd’hui, elle lui paraissait sans goût. Le contrecoup de la dépression sans doute, il n’avait pas vraiment envie de savourer ce qu’il avalait. Il le faisait pour rester accrocher à la terre encore quelques temps. Car il était fermement décidé à ne plus avoir le repos paisible tant qu’il n’aurait pas une fois pour toute eut sa vengeance. C’était mal ? La vengeance n’entraînait rien de bon ? Peut-être, mais il s’en fichait exactement complètement, en fait. Il était un simple être humain, et il n’était pas assez aguerri pour comprendre qu’on peut prendre sa revanche autrement que par la mort de l’être haït. Et il en était heureux, car il n’avait pas à imaginer un autre moyen.
Le jeune Chuunin achevait son plat principal quand une silhouette familière se dirigea vers sa table et lui demanda s’il pouvait s’asseoir avec lui. D’emblée, machinalement, Uchiki s’apprêta à répondre qu’il refusait. Puis, devant la mine réjouie du garçon, et se disant qu’il n’avait, après tout, pas d’intérêt à se murer complètement dans la haine, il répondit :


‘’ Vas-y Shin, installes-toi. Qu’est-ce que tu deviens ? ‘’

Shin était un jeune interne, mais aussi un membre du clan Aburame. Ce n’était pas vraiment un ninja exceptionnel, mais il maniait bien les techniques basiques, avec beaucoup d’intelligence. De plus, il maîtrisait une étrange technique permettant de créer une armure d’insectes autour de sa peau ... Uchiki trouvait cela particulièrement dégoûtant, même si ça devait être efficace au combat. S’il avait laissé son ami s’asseoir, c’est également parce qu’il savait qu’il serait discret et ne poserait pas de questions sur ce qui était arrivé à Koshi. Parce qu’ils se connaissaient trop peu pour se faire des confidences, simplement.

‘’ Pas grand-chose, en fait. J’ai pensé à m’inscrire à l’examen Chuunin. Mon senseï me disait même que c’était une bonne idée … Mais j’ai préféré attendre la prochaine fois, pour être sûr d’être parfaitement prêt. On risque tout de même sa vie, là-dedans, donc bon … Et puis, j’ai tout mon temps. ‘’

‘’ Je suis d’accord avec toi, cela ne sert à rien de prendre des risques inutiles quand on peut l’éviter … Enfin, même en disant cela, je me mettrais bien une bonne mission de haut rang sous la dent, avec des adversaires coriaces à défaire et une intrigue super prenante. La vraie vie de ninja quoi … Mais bon, je suis en ‘repos’ pour trois semaines, alors je me contente de m’entraîner … ‘’

‘’ Je vois. Pas de chance … Moi c’est l’inverse, je prendrais bien un peu de repos mais on me refile des missions. Enfin, pas tout à fait l’inverse : ce ne sont pas des ‘intrigues super prenantes’, comme tu dis. En fait, ce sont toutes les requêtes bouseuses qu’on laisse aux Genins quoi … Genre aller chercher des chatons qui vagabondent dans les rues, surveiller un marmot pendant une balade dans les bois (d’ailleurs on est tombés sur un ours l’autre coup en faisant ça, comme quoi ça peut être périlleux … Surtout que le môme voulait aller lui dire bonjour et le caresser, ça a été dur de le convaincre qu’il était dangereux !), aller faire le ménage chez une vieille dame ronchonne qui n’a plus les moyens physiques de le faire elle-même … En plus ça rapporte une bouchée de pain ! Tiens, la grand-mère justement, tu sais ce qu’elle m’a donné comme récompense pour la mission ? Un bon de réduction pour l’animalerie ! Je m’en suis servit pour payer un os à moelle au chien de mes parents … ‘’

‘’ Ahaha … Désolé de rire, c’est pas cool, mais j’avoue que c’est marrant. Ca me rappelle ma première mission de rang D ! Il fallait garder une boule de graisse insupportable qui tenait à nous embrasser. Un vrai monstre … Mais fille d’un riche propriétaire donc on avait pas trop le choix de s’en occuper … Et on a eut des bons pour le stand de râmens. Un peu plus utile, mais pas vraiment à la hauteur de notre boulot ! ‘’

‘ Notre ‘, car c’était du temps où Koshi était encore là. Une vague de tristesse submergea l’oiseau des sables, qui s’assombrit. Shin dut le remarquer car il dévia la conversation sur le contenu de leurs plateaux. Lui ne semblait pas trouver que la nourriture manquait de saveurs. Alors qu’ils discutaient, Reno fit son apparition. Il lui avait organisé des auditions, qui devaient avoir commencées depuis une heure, et il n’y était pas allé. Ca devait être pour ça.

‘’ Ca fait presque une heure et demie qu’ils attendaient afin d’essayer, alors je leur ai dis que c’était annulé. Voilà, désolé mais j’ai tout mis sur ton dos, il en va de ma réputation, tu comprends ? J’ai dis que c’était parce que tu avais annulé pour affaire personnelle, j’espère que ça ira ? Bien, je garde tout de même mon paiement parce que c’était difficile de rameuter ces gens, min de rien. Voilà, à la prochaine. ‘’

Uchiki marmonna un vague au revoir, puis se leva. Il avait finit son repas. Il souhaita une bonne après-midi à Shin, qui grimaça en songeant à la nouvelle mission qui devait l’attendre, puis leurs chemins se séparèrent. Le jeune Chuunin, après avoir posé son plateau, fit un détour par sa chambre pour prendre un livre concernant le taijutsu, puis se dirigea vers la petite salle d’entraînement du gymnase dont il avait les clés. Il parcourut les pages du livre, jusqu’à tomber sur une technique dont les images qui accompagnaient la description étaient attirantes : le Shuugeki Susamaji. Elle était classée dans les techniques de taijutsu pur de deuxième rang, c'est-à-dire d’un rang intermédiaire, ce n’était plus une technique accessible à tout le monde. Avec cela, il marquerait plus nettement sa progression.

Citation:
Shuugeki Susamaji
Il s’agit d’une technique de taijutsu pur, classée au deuxième rang. Comme toutes les techniques de taijutsu pur, elle nécessite une utilisation parfaite de l’énergie. Cette utilisation se fera sous forme d’un enchaînement d’attaques extrêmement violentes ; qui ont pour but de mettre l’adversaire hors d’état de nuire en une seule attaque.
L’enchaînement peut se scinder en trois étapes. Lors de la première, l’utilisateur doit frapper le ventre de son opposant de toutes ses forces, afin de le décoller du sol et le propulser vers le haut. Pour cela, il faut concentrer de l’énergie dans son poing. La deuxième phase consiste à faire progressivement grimpe le corps dans les airs, en le martelant de coups puissants. Il faut réussir à bondir par-dessous l’adversaire, et à revenir le frappe avant même qu’il n’ait eut le temps de redescendre, afin qu’il prenne de l’altitude. C’est la partie la plus difficile : parvenir à atteindre une vitesse suffisante pour donner l’impression que l’on rebondit sur le sol. C’est primordial pour que le corps n’ait pas le temps de redescendre. Pour s’assurer que cela fonctionne, l’énergie doit circuler rapidement des jambes permettant le saut aux bras permettant de frapper violemment le corps en lévitation. Un tel flux est dangereux pour le corps, aussi ne vous attendez pas à vous-même ressortir indemne de l’exécution de cette technique : le contrecoup est douloureux. La troisième étape, elle, est de loin celle qui fait le plus de dégâts. Une fois le corps à bonne hauteur par rapport au sol, il faut effectuer un saut plus puissant que les autres, afin de le dépasser en hauteur. Là réside encore une fois une difficulté en termes de rapidité : alors que le corps amorce à peine sa descente, il faut cueillir la tête de la victime avec un coup de pied retourné, afin de la propulser vers le sol. S’il est léger, il sera même envoyé à distance. Cet assaut est meurtrier, encore d’avantage que tous les coups précédents, à une seule condition : il faut blinder son tibia d’énergie, et l’envoyer contre la tête en utilisant toute sa puissance. Si l’adversaire n’est pas suffisamment costaud, cette technique peut très bien le faire tomber dans le coma en un seul coup.
Retenez bien que la principale difficulté est le flux constant d’énergie qui doit permettre d’accroître la vitesse d’exécution l’espace de quelques instants. Une erreur de timing, et, même s’il reste douloureux, le Shuugeki Susamaji pourrait perdre beaucoup de son efficacité. Et, notamment, vous vous ferez plus mal qu’à votre ennemi, s’il a un corps bien entraîné, lui aussi. Pour se remettre plus rapidement après avoir exécuté cette technique pensez à enduire votre tibia de pommade et, si possible, à offrir à vos muscles un massage bien mérité.
Faites bien attention à ne pas utiliser cet enchaînement deux fois d’affilée : vous risquez de vous fracturer un os, dans la jambe ou dans le pied.


** Ca c’est une technique comme je les aime ! Je dois bien lâcher du lest pour Narumi en songeant à ça : elle avait bien raison quand elle avait dit que le taijutsu pur était une branche qui m’était toute destinée. Je trouvais déjà l’Arashi très violent, et redoutable, et le Houshou particulièrement utile … Mais alors là, c’est au-delà de ce que j’espérais. Non seulement, ça doit faire encore plus mal que la tornade écrasante, mais en plus cela peut envoyer valdinguer l’adversaire au besoin … Une sorte de réunion des deux techniques que je connais déjà en somme … Sauf que l’exécution est plus douloureuse. Il va falloir que je m’entraîne avec parcimonie … Enfin, pas ici en tous cas : le plafond est trop bas, je risquerais de propulser mon adversaire vers lui. Ah mais au fait, qui vais-je employer comme adversaire ? Je ne peux pas demander à Zéf, il risque de se retrouver salement amoché … Et Shin est en mission … Zut, j’ai personne avec qui m’entraîner … Ah mais attends ! Oui, voilà ! Il y a des pantins dans l’armoire … Et des sacs de sable. Bon, je prendrais les sacs de sable pour m’échauffer, puis le pantin pour un essai plus réaliste. C’est en bois, quand même, je ne m’exercerais qu’une fois dessus, sinon je vais avoir le pied et les phalanges en compote. Maintenant, deuxième bémol : où est-ce que je vais pour m’entraîner ? Si je vais dans la salle principale, des gens vont venir voir et ça ne m’aidera pas pour me concentrer. Et puis même, avec l’histoire des assassins que j’ai tué la dernière fois et la mission d’infiltration, je passe déjà pour quelqu’un de plus doué que je ne le suis … Autant ne pas trop me faire remarquer, je me montrerais quand je mériterais d’être acclamé. Mais où, alors ? Si je vais dans les jardins ça le fera pas … Sur le toit, je risque d’envoyer le pantin ou les sacs par-dessus la rambarde. Bon, tant pis, je vais essayer de me procurer une autre salle du gymnase … Mais pour cela, il va falloir que je négocie avec le directeur. **

Uchiki s’y dirigea donc, se demandant si le vieil homme allait accepter de l’aider à s’entraîner, alors qu’il était censé se reposer. C’était bien la seule personne à l’internat sur laquelle il n’avait aucun moyen de pression et dont il dépendait de l’accord, quand il avait un service à lui demander. A part Reno, peut-être, qui avait peut-être un aussi grand réseau que lui. Quoique ce dernier n’avait rien contre lui non plus, et qu’il n’existait pas de rivalité entre eux … Au contraire, ils s’entendaient bien. Enfin de toute façon, ce n’est pas comme s’il allait le voir pour une quelconque machination foireuse. Non, là c’était bien pour quelque chose de sérieux. Quand il arriva à sa porte, il toqua à la porte et attendit qu’il lui réponde pour entrer. D’habitude, il ne prenait pas la peine de patienter, parfois même de frapper, et ouvrait à la volée. Il espérait que le directeur soit sensible à ses efforts …

‘’ Bonjour, monsieur. Je suis venu vous demander si je pouvais avoir les clés d’une autre salle au gymnase, afin de m’entraîner. En fait, celle que j’utilise d’habitude est trop basse de plafond, alors je ne peux pas m’exercer à une technique qui nécessite de sauter particulièrement haut … Il y en a une dans le fond qui n’est pas limitée de ce côté-là, et j’aimerais bien l’utiliser cet après-midi, voire ce soir. ‘’

‘’ Il me semblait que tu étais à l’arrêt et qu’on t’avais demandé de te reposer, Uchiki … Tu ne peux pas prendre le temps de te remettre plutôt que de t’entraîner ? A quoi bon t’épuiser à la tâche ? Tu comptes faire quoi ? Te venger ? Personne ne sait exactement ce que faisait ce type ni qui il était, avec précision … On sait juste que c’était un mercenaire de passage pour chercher un employeur. Tu n’iras pas loin avec ça, il peut être n’importe où … ‘’

‘’ Je ne fais pas ça pour me venger. Mais je suis un ninja, je dois devenir plus fort si je veux devenir capable de protéger ceux qui me sont chers, la prochaine fois. ‘’

Il avait dû mentir, et contrôler les dents qui lui mordait les entrailles et le poussaient à décocher un bon coup sur la joue du directeur. Même s’il ne pouvait pas comprendre, il pouvait accéder à son désir s’il lui donnait une autre raison … Et quelle meilleure raison que celle qu’il avait donné ? S’oublier en s’imaginant progresser pour protéger quelqu’un qui lui était cher … Alors qu’il n’avait plus personne de cher ! Néanmoins, le vieillard sembla sensible à ses paroles, c’était le principal. Après une hésitation de son interlocuteur, il put récupérer les clés de la salle. Il n’avait pas besoin d’être honnête, cela faisait un bout de temps que l’honneur ne l’importait plus. Que le besoin d’être un droit et fort chevalier ne l’importunait plus. Ou alors, un chevalier errant. Avec une âme de la couleur du charbon, souillée, irrégulière. Une épée bâtarde, tâchée de sang. Un cheval ? Non, pas de cheval. Juste des bottes en lambeaux.

‘’ Seulement, avant de te laisser la salle … Eh bien, il y a un cours qui s’y déroule et qui termine à quatre heures. Je te laisse la clé, mais j’aimerais que tu les laisses tranquilles jusqu’à qu’ils soient partis. Va plutôt faire un tour en ville, non ? ‘’

Uchiki acquiesça : cela tombait plutôt bien. Depuis la nuit dernière, il songeait à changer sa garde-robe. Cela passerait pour un simple caprice d’adolescent … mais c’était simplement pour correspondre d’avantage à son nouveau but. Il ne voulait plus être le simple tombeur blondinet qui réussirait tout avec succès. Il voulait être impressionnant. Effrayant. Pour cela, il allait falloir changer de vêtements … Et peut-être de couleur de cheveux, aussi. Il passerait dans une boutique de fringues et chez le coiffeur, il avait le temps pour le faire : deux bonnes heures à perdre avant son entraînement.
Après quelques pas, il renonça à l’idée de changer sa couleur de cheveux : il tenait à les garder blonds, comme il les avait toujours aimé. Et puis, c’était la marque de fabrique des jumeaux, il voulait au moins garder ce lien-là avec son benjamin. Quoique si cela l’empêchait de devenir plus intimidant … En fait il verrait selon sa tenue. En plus, Koshi comprendrait. Et ils n’avaient pas besoin de cela pour demeurer lier à jamais. En faisant les magasins, il ne trouva cependant rien de spécialement plaisant. Il renonça donc à l’idée au bout d’une petite heure de recherche. Après tout, il n’avait pas besoin de prévenir ses adversaires de sa puissance, mieux valait qu’ils s’en rendent compte par eux-mêmes. Conscient d’avoir perdu son temps et d’être toujours aussi désorienté quant à l’attitude à adopter dans le futur, le garçon retourna donc vers le gymnase pour cesser de baver en futilités. Il y arriva un peu après quatre heures, le temps d’aller poser ses armes et chercher mannequin et sacs, mais pourtant, dut attendre une vingtaine de minutes avant qu’il n’y ait plus personne dans la salle. Il eut même l’immense honneur d’assister aux cinq dernières minutes du cours. Un cours de self-défense pour les jeunes filles de l’internat. Rien de bien passionnant, même s’il y avait de jolis morceaux. Le professeur était une femme … Le directeur aurait put lui en parler avant de l’engager : il aurait donner ce cours avec enthousiasme … Surtout à la jolie brune qu’il y avait dans le fond … Un corps de rêve, un sourire gentil et simple, et de jolis yeux. Une couleur simple, mais particulièrement vivaces. Enfin, il était temps qu’ils partent, qu’il puisse se ressaisir et penser de nouveau à ses priorités. Ce n’était pas qu’elle ne l’attirait pas, au contraire, juste qu’il ne devait pas perdre de temps … Il trouverait bien quelqu’un quand il en aurait vraiment besoin, en attendant les écarts de conduite étaient bien inutiles. Plaisant, mais il n’était plus là simplement pour se faire plaisir.


** Alors, les choses compliquées commencent. J’ai eut le temps d’apprendre par cœur la théorie, mais cette fois, ça ne va pas être la même : c’est simple, c’est bien plus facile à expliquer la technique qu’à la réaliser. Bon, commençons avec le sac … Je dois le tenir et lui mettre un coup de poing chargé en énergie pour le faire s’envoler, ça c’est le plus facile. Voilà. Alors, le temps qu’il retombe … A peine deux secondes. Une seule seconde. Voilà le temps que j’ai pour me ramasser et sauter. Pour éviter qu’il ne perde trop d’altitude, je dois respecter ce temps à chaque saut, c'est-à-dire utiliser de plus en plus d’énergie, jusqu’au saut final … Et chaque saut va faire souffrir mon organisme car je serais en surplus d’énergie et que mes muscles vont être sous pression … parfait. Ce n’est pas si cher payé. **

Uchiki s’entraîna tout d’abord sur le sac, au ralenti, puis de plus en plus vite. Il testait sa faculté à maîtriser le flux d’énergie dans son corps. Jambes, poing, jambes, poing … Il privilégiait son poing droit seul, afin de créer une routine et que l’organisme reproduise le geste de façon plus fluide ; coutumière. Il s’exerça pendant une bonne heure avant de se mettre au véritable essai : le pantin. Il le plaça en équilibre : il y avait un système pour injecter du chakra afin qu’il prenne une position d’humain en garde. Cela permettait de le garder debout, c’était pratique. Uchiki en injecta donc un peu, puis prit un pas d’élan. Tout d’abord, accumuler l’énergie … Ensuite, le poing … Et … Frapper ! Frapper d’un coup puissant dans l’estomac afin de surprendre, couper le souffle, et propulser dans les airs. Ensuite, faire circuler l’énergie dans les jambes, et sauter jusqu’au-dessous du pantin … En moins d’une seconde grâce au flux qui accélère les possibilités du corps quelques instants. Frapper de nouveau pour surélever le corps. Retomber, resauter aussitôt pour heurter de nouveau le corps. A plusieurs reprises, en augmentant à chaque fois le saut. Puis la limite approche, on donne tout pour passer au-dessus du corps, en un saut qui tire sur les muscles des jambes au maximum … Et là, un coup de pied retournée en pleine tête, pour frapper l’arrière avec un grand fracas. Après une heure entière d’entraînement, il y est parvenu. Il s’approche du pantin, constata qu’il lui a détaché la tête. Pas grave, ça se remboîte bien ces choses-là.

Avant de partir vers d’autres cieux, il passe prendre une boîte de cigarettes et un peu de shit sunéen. Du bon. Il a envie de se confronter de nouveau au danger. De prouver sa valeur.


[26 xp, technique acquise]
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 19 Déc - 22:12

Encore un retour sur terre, loin du monde des ninjas. Uchiki avait rallié son village d’un pas tranquille après la capture d’Ezu Takeda. C’était une nouvelle mission de rang B à mettre à son compte, d’autant plus qu’il s’était chargé de la partie ‘action’ tout seul à cause du forfait de Clarisse. Le village en avait prit note, lui avait dit le représentant du Kazekage qui l’avait accueillit à son retour. Tout cela, c’étaient de bons points pour lui. Il n’avait jamais échoué en mission et avait accomplit plusieurs contrats de rang B avec une facilité relative … pouvait-il prochainement viser une promotion au grade de Jounin ? Plus il prendrait d’importance dans la hiérarchie, plus il aurait accès à des informations intéressantes, notamment concernant l’homme qu’il voulait tuer. La perspective était envisageable, et était même sûrement imminente, tant ses résultats plaisaient. L’essentiel était accomplit pour lui, il n’avait plus qu’à attendre les démarches d’en-haut pour accéder au pallier qui le définirait comme ninja supérieur. Un grade qui équivalait à celui d’agent des forces spéciales, dans les faits, sauf que les forces spéciales travaillaient dans l’ombre. Non, l’ombre ne lui convenait pas, il voulait que sa force éclate au grand jour et que le monde entier le craigne. Comme ça, l’assassin tremblerait de peur quand il le sentirait à ses trousses. Comme une proie, un vulgaire lapin pourchassé par un loup. Dont il sent l’ombre dans son dos, l’éclat luisant de ses griffes sous la lune, de ses yeux dans les ténèbres du cœur sylvain.

Uchiki chassa d’un revers cervical toutes ces pensées sur son avenir, futiles pour le moment. Il verrait bien quand ces choses arriveraient. Pour le moment, une bonne douche, une tenue décontractée pour passer une soirée tranquille étaient ses priorités.
Quand il eut prit sa douche, déposé ses armes et son équipement dans le coffre des jumeaux, et qu’il se fut habillé avec une tenue plus cool, Uchiki descendit prendre son dîner. Il avait choisit un tee-shirt vert que son frère avait toujours aimé, et un jean déchiré au niveau de la cuisse. Sur son chemin, les murmures fusaient. Apparemment, même à l’internat, sa côte avait grandement augmentée … Mais ce n’était plus le même genre de popularité qu’avant. Elle n’était plus l’admiration joyeuse et légère d’auparavant, mais plutôt une sorte de fascination craintive. Il était devenu bien plus austère.

Alors que l’oiseau des sables attaquait tranquillement son repas, une silhouette bien connue vint s’asseoir en face de lui. Karimi. Elle avait été la dernière petite amie en date de Koshi et c’était leur séparation qui avait fait chuter les Omocha Daisu’Sei. Pas sa dernière conquête cela dit. Elle ouvrait la bouche pour s’excuser, quand Uchiki se leva, sans même lui adresser un regard glacial, pour aller poser son plateau sur la pile réservées à ceux qui avaient terminés leur repas. La jeune fille n’avait finalement pas eut le temps d’en placer une, mais c’était très bien ainsi : il n’avait pas envie de parler de Koshi avec qui que ce soit. Il voulait que la tâche de tuer l’homme qui avait anéantit ses rêves d’une vie avec une famille heureuse soit son fardeau à lui et à lui seul. Il voulait que cela lui appartienne à lui seul, il ne voulait pas que qui que ce soit interfère ou le fasse craquer en parlant de son frère. Et plus que tout, parler en public, ou pis, pleurer, n’était pas de son ressort.


** Je suis devenue une machine de guerre, et cela me convient très bien. Je ne veux pas que qui que ce soit tente de me faire apparaître comme quelque chose de plus humain. Je suis désormais entièrement voué à la destruction et à nulle autre chose. **

Uchiki remonta dans sa chambre et se posa sur son lit, en attrapant sa guitare. Cela faisait quelques semaines qu’il avait un peu laissé la batterie de côté, malgré le côté sauvage de l’instrument qui lui plaisait bien. Lorsqu’il était seul, il préférait le son des cordes à celui des tambours et des cymbales, il n’y avait pas de meilleure explications que celle-là. Il enchaîna quelques accords faciles, compliquant la mélodie tranquille par quelques barrés quand il désirait étouffer plus aisément les cordes, produire un son autant issu de ses doigts que de la véritable sonorité de l’instrument. Sa voix s’éleva, pas trop fausse malgré le manque d’échauffement, par-dessus le son des cordes.

‘’ Si nous recommençions, toute notre histoire depuis le début … J’essaierais de changer les choses qui ont tué notre amour. Je serais là, oui je serais là. Pour mettre à bas ce mur un jour, pour mettre à bas ce mur un jour. Je serais là, oui je serais là … Donne-moi une chance, tout ne peut pas être finit … Je t’aime encore, je t’aime encore et j’ai encore besoin de toi … ‘’

Il s’arrêta. Inutile de continuer, quelques larmes avaient coulées jusqu’à ses doigts, il risquait juste de se couper sur les cordes de l’instrument, ou d’en casser une en dérapant, maintenant. Le jeune sunéen reposa son instrument dans le coffre et revêtit de nouveau sa tenue de shinobi. Il était tard, mais il pouvait tout de même aller s’entraîner … Il avait les clés de l’une des pièces adjacentes au gymnase, et il allait pouvoir l’utiliser.
Arrivé sur place, l’âme plus larmoyante et noire que jamais, le jeune homme savait pertinemment ce à quoi il allait s’entrainer : à une nouvelle forme de Mufuu. Il se souvenait parfaitement des paroles de son maitre sur cette forme de l’Hayate … L’Hayate noir, le Kuroi Hayate. La sombre lamentation du vent …


Assit dans l’herbe séchée par une nuit particulièrement glaciale, un jeune Uchiki d’une dizaine d’années regardait le ciel, et admirait les courbes des étoiles. Il n’y avait pas de lune, même s’il y avait du vent, les nuages étaient tenaces. Son maître était assit à côté de lui depuis quelques minutes, s’étant aperçu qu’il ruminait de sombres pensées.
Le jeune homme digéra ses souvenirs, un à un, se retenant de pleurer devant Kenshi. Quand il se sentit un peu mieux, peut-être à cause de l’impérieuse présence de son mentor à son côté et de la promesse d’avenir qu’il représentait, il osa le questionner :

‘’ Dites, maître, pourquoi est-ce que le vent ne souffle pas les nuages ? Je le sens sur mon visage, je l’entends dans les feuilles des arbres, mais les nuages ne sont pas écartés par ses rafales, c’est contre-nature, non ? ‘’

‘’ Uchiki, le vent a plusieurs formes. Tu l’apprendras un jour, quand tu sauras ne faire qu’un avec lui. Il peut être paisible, c’est ce qu’on appelle le premier aspect du vent : le Mufuu. Il peut également être farouche, belliqueux, c’est son deuxième aspect : l’Hayate. Mais il existe d’autres facettes du vent. Si le Mufuu est la brise et l’Hayate une rafale, il existe une rafale qui ne peut pas souffler les nuages. Le Kuroi Hayate, la face sombre du vent. Cet aspect du vent est une passion guerrière également, mais issue des larmes. C’est comme si tu te lamentais, puis décidait de te battre pour te venger. Pas une vraie colère, une sorte de sombre espoir … ‘’

‘’ Cet aspect peut aussi être maitrisé à l’aide de l’Enmankaze no mai, maître ? ‘’

‘’ Tout à fait, c’est un aspect du vent. Un jour tu sentiras que ton seul espoir est aussi sombre que ces lamentations, mais tu n’abandonneras pas et tu te battras pour cet espoir, cet avenir macabre. Si ce jour-là arrive, tu seras capable d’entrer en connivence avec le vent dans le but de créer le côté noir de l’Hayate. C’est très simple, tu verras quand tu y seras confronté. Tu actives le Mufuu afin de faire entrer le vent en toi, et ensuite tu dois l’imprégner de ton espoir et de ton envie de te battre pour te plonger dans les ténèbres, de ton envie de te souiller du sang de tes ennemis. Du vrai sang, suffisamment pour les tuer. C’est l’envie de tuer qui génère le Kuroi Hayate. Je souhaiterais que tu n’es jamais assez envie de pleurer pour que tu en arrives à le créer, mais c’est inévitable. Le seul souvenir de la mort de tes parents est trop flou, mais si un jour tu souhaites te venger d’autre chose, tu comprendras l’essence de l’Hayate noir et tu pourras te livrer à ses griffes immortelles. ‘’

Ces souvenirs étaient lointains, mais Uchiki avait été si concentré qu’il n’en manquait pas une miette. Il les avait soigneusement mémorisés en prévision d’un jour comme celui-ci. Il n’eut pas besoin de réfléchir, les souvenirs pulsèrent dans son sang et son esprit, depuis le cœur de son être ; depuis son âme elle-même. La mort de ses parents, celle de Koshi. Toute cette haine et cette envie tenace, inébranlable, de vengeance. Une envie dévorante qui ne s’assouvirait qu’à la mort de l’être haït. La vengeance. Les mains de Némesis s’emparaient du jeune oiseau des sables, l’enveloppait tout entier. Le vent vint presque naturellement habiter son corps, et son souffle en sortit sous forme de courants d’air plus lourds, plus noirs, formant autour du corps du jeune homme une aura d’encre. L’air lui-même et ses courants prenaient la teinte des ténèbres, on les voyaient à l’œil nu …
Et autour des mains du jeune homme, un conglomérat de ce vent, et des griffes longues et effilées, comme des armes tranchantes. De longues griffes d’ébène. Des armes faites pour arracher le cœur de l’ennemi. Les yeux de l’homme étaient devenus ceux d’un démon assoiffé de sang et de revanche. Il voulait la mort et rien que la mort.


** Cette force sombre … Incroyable ! C’est si … Puissant ! Si excitant ! De sentir cette force envahir mes veines, mon esprit tout entier, et ces griffes qui peuvent traverser la peau, de vraies armes d’assassin, de démon, de tueur. Je suis un bourreau … Je … Il faut que je me souvienne des techniques décrites par Kenshi-senseï, je vais les essayer sur un mannequin. J’ai ces griffes, mais l’Hayate est juste sous sa forme sombre : je bénéficie toujours de sa vitesse guerrière ! Lui tourner autour et l’assaillir de coups de griffes. Finalement, c’est juste un Senkou continu et un peu moins rapide, où je me contente d’attaquer avec mes griffes en lieu et place de mes poings. On va tenter le coup mais je ne peux pas échouer, le principe est si simple … Kuroi Hayate : Senpuu ! **

Uchiki s’élança, ses jambes dopées par l’énergie sombre lui offrant une vitesse accrue, et se mit à courir en cercle autour du pantin fixe. Avec des virages très serrés, il ne pouvait pas le laisser s’échapper ou laisser une ouverture, et ses yeux sombres fixés sur la cible, il ne pouvait pas avoir le tournis. Puis, il resserra encore le cercle et se mit à attaquer à coups de griffes rapide, formant comme un tourbillon aux serres noires autour de sa cible, qui se retrouva bientôt criblée de griffures.

** Bien maintenant, une attaque handicapante, un assaut qui affaiblit l’adversaire en vue d’une mise à mort : le Yonsokubaku. Quatre attaques successives à très grande vitesse où les griffes se plantent dans les bras et les jambes pour handicaper mon adversaire. La technique des quatre entraves … Ce n’est pas si difficile non plus, j’ai juste à y aller avec toute ma vitesse, je suis déjà romput à l’Hayate après tout. **

Les quatre coups jaillirent à une vitesse effroyable, arrachant les membres du pantin. S’il s’était s’agit d’un adversaire, celui-ci aurait été sérieusement handicapé sans pouvoir réagir : l’énergie accumulée dans les bras et issu de l’Hayate noir, ainsi que la portée longue des griffes suffisaient à rendre le coup imparable.
Uchiki maitrisait ces techniques, il put stopper l’afflux d’énergie noir, et demeurer prostré sur le sol, à genoux, envahit par le remords. Quand était-il devenu si sombre, si envieux de tuer ? Quand avait-il perdu toute trace d’humanité ? Son appel s’étouffa dans sa gorge :


‘’ Koshi … ‘’
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MessageSujet: Re: Internat de Suna   Dim 19 Déc - 23:12

Arrow Hôpital

Koshi courrait aussi vite qu'il le pouvait, son corps ne répondait pas encore parfaitement à ses désirs mais ce n'était pas ce qui l'inquiète le plus, il voulait retrouver son frère à tout prix et au plus vite. Les passants se retournaient sous son passage, ce n'était pas courant de voir un adolescent aller à toute allure dans la rue vêtu d'une simple chemise d'hôpital, certaine fille gloussaient sous son passage, en effet ses fesses étaient à nue mais il s'en foutait totalement, il était pris dans ses pensées à tel point qu'il ne remarqua qu'il était coursé par une équipe de l'hôpital. Deux infirmiers criaient après lui, d'après eux il n'était pas bon de sortir après ce qu'il avait subi. Après tout il était resté quelques temps à l'hôpital. Sa course le mena à l'internat dans lequel il s'engouffra à une rapidité hallucinante. A peine était-il rentré qu'on l'agressa, encore et toujours cette vieille éducatrice qui lui tapait sur le système.

''Uchiki c'est quoi cette tenue? Ce n'est pas possible de te présenter à l'internat comme ça! Mais ...''

Elle resta bouche bée, en effet cette vieille femme aigrie était l'une des seules à faire la différence entre les jumeaux quand ils étaient vêtus de façon semblable et vu qu'aucun des deux ne portaient de tel vêtement tous les confondraient sauf elle qui malgré sa colère envers ces deux jeunes gens avaient appris à faire la différence pour mieux les punir. Koshi lui parlait mais elle n'entendait pas, trop abasourdie par la scène à la quelle elle assistait, sans aucune difficulté on pouvait penser qu'elle venait d'assister à l'apparition d'un fantôme, ce n'était pas tout à fait loin de la réalité mais il était bel et bien vivant.

''Koshi? Mais tu étais dans un état critique ... Et là ... Tu es debout et vivant ... Mais ...''

''Désolé de vous couper mais où est Uchiki je dois le voir tout de suite!''

La dame pointa la grande porte à gauche, il était donc dans la salle de sport, était-il en plein entraînement? Devait-il le couper dans celui-ci? Il ne s'en va sans dire qu'il ne chercha même pas à savoir s'il le devait ou pas. Il sentit son coeur battre à cent à l'heure, il avait l'impression que ça faisait une éternité qu'il n'avait pas vu son frère et même plus. Koshi était comme dans un état de manque de la présence de son jumeau, ils avaient été bien trop longtemps séparé et lui comme un con avait encore rallongé ce temps. Il se mit à courir vers le lieu indiqué et entra en ouvrant la porte à la volée, elle claqua sur le mur, son entrée fut bruyante. Son frère son tourna directement vers lui, il était à genoux et prononça son prénom dans un murmure qu'il devina sans difficulté. Il ne stoppa pas sa course, au contraire il accéléra et se laissa glisser à genoux au bout d'un cour moment pour être directement au même niveau, il le prit dans ses bras et le sera.

''Ho Uchiki, j'ai agi comme un con en y allant tout seul. Je suis désolé de t'avoir abandonné et de t'avoir fait autant souffrir ...''

Ces moments de telle retrouvailles ne plaisait pas vraiment à Koshi, il était heureux de retrouver son frère mais ne voulait pas le voir pleurer, non même si c'était de joie ... Enfin de joie si mais il ne voulait pas qu'il soit dans tous ses états par sa faute. Il relâcha son jumeau et le fixa, il se demandait s'ils se ressemblaient toujours, après tout lui avait peut-être maigri... Mais il n'en avait pas l'impression. Il se releva et tendit une de ses mains vers son frère.

''Aller viens Uchiki, ce n'est pas que j'ai froid aux fesses mais c'est tout comme, ça couvre pas énormément ces chemises d'hôpital. Je l'offrirais bien à une fille histoire de pouvoir voir son postérieur en permanence. Au fait ... Ca va peut-être te paraître bizarre ... Mais j'ai vu papa et maman et ils ont un message pour nous deux. Ils sont fiers de nous et ils nous aiment. Ha oui et maman a dit qu'il fallait être plus gentil avec les filles mais ce n'est pas l'avis de papa! Et puis tu sais, tu m'as beaucoup manqué.''

Koshi sourit à son frère, un sourire plein de joie.
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Internat de Suna

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