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 Port - Un navire pour Suiko

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Akai Shuichi
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MessageSujet: Port - Un navire pour Suiko   Dim 31 Juil 2016 - 13:46

Je posais les coudes sur le bastingage du voilier, et mes yeux sur l’horizon. J’avais entendu dire que bien souvent, lorsqu’on naviguait pour la première fois, on avait de plus grandes chances d’avoir le mal de mer. Surtout que les habitants du pays du feu étaient plus prédisposés à l’avoir que ceux du pays de la neige. J’étais bien content que ce ne soit pas mon cas. J’aurais détesté être victime de cet état de faiblesse.
En plus, je pouvais tranquillement observer le paysage océanique. Ce n’est pas souvent que j’en avais l’occasion, du coup je comptais bien en profiter un maximum.
C’est alors que je réalisais ma méprise. Et accessoirement, que j’étais un énorme crétin.

J’avais embarqué le matin sur un navire pas trop cher, qui transportait principalement des marchandises, après avoir mené une petite négociation avec le capitaine. Pas de cabine, j’avais de quoi manger dans mon sac, et j’avais juste besoin de faire le trajet jusqu’au prochain port. Quelques pièces, et c’était réglé. Sur le coup, je l’avais vu hésité face à la monnaie mais finalement il l’avait prise. Maintenant je comprenais pourquoi : c’étaient des yens. Une monnaie qu’il n’avait pas l’habitude de voir … En effet, je pensais rejoindre la côte du pays du feu donc je n’avais pas fait attention. Mais la côte, au loin sur l’horizon. On était en train de la longer, de partir vers le Sud. J’avais embarqué vers un navire qui se dirigeait vers l’archipel.
J’interpelle un marin qui passe. Je lui demande où on va.


« Suiko, mon gars. T’as embarqué au hasard ou quoi ? »

Ouais, un peu. Mais je ne lui répondis pas, me contentant de le remercier et en me maudissant intérieurement. Bon, je n’ai pas de bandeau de Shousan au moins. Mais bon, un type avec une réserve de chakra digne de celle d’un shinobi, et une veste renforcée par un intérieur en métal, ça ne passe pas tout à fait inaperçu. Et même si je n’avais pas tout à fait l’allure d’un shousanais, il y avait d’autres éléments qui pouvaient me trahir. Ma monnaie, déjà. Le fait qu’en-dessous de ma veste, je sois torse poil, aussi. Ca ne doit pas être courant à Yuki. Faudra que je la ferme quand on quittera la mer chaude d’ailleurs.

Bon, heureusement on m’avait dit que j’avais ma semaine pour vaquer à mes occupations. Une fois à Suiko, il faudrait juste que je passe par le pont Takuna et de l’autre côté, je trouverais bien un aigle géant pour me rapatrier au pays du feu. Je serais dans les temps. Inutile de m’angoisser pour rien. En plus je n’avais jamais été à Suiko. Tout ce que j’en savais, c’était que c’était une ville fortifiée, genre à peu près de la même taille qu’Ito. Et sous la protection des shinobis de Yuki. Je pourrais peut-être même y trouver un changeur et y passer une nuit ou deux. Profiter d’un peu d’exotisme, ça ne me ferait pas de mal.
Peut-être même qu’il y avait moyen de me trouver un combat clandestin ou deux ? Je chasse vite l’idée de mon esprit. Mon nom était trop connu dans le milieu, Shousan finirait par en avoir vent d’une manière ou d’une autre. Il était grand temps que j’enterre ce passé révolu.
Mais peut-être que la bouffe était différente par là-bas ? Ou que la compagnie des gens pouvait être sympa. Boire avec un vieux marin et écouter quelques histoires de loup de mer me paraissait plutôt sympa, peut-être que ça pouvait se faire.

Je regarde l’océan aux alentours. On m’avait raconté des choses sur lui. Que sa fureur pouvait être terrible, ou qu’à une époque il était infesté de pirates. Paraissait qu’il y en avait encore. Pas beaucoup, mais quelques équipages solitaires qui n’attaquaient que de petits navires pour subsister, pas pour faire régner la terreur comme autrefois. Je me demandais quel genre de combattants ils étaient. Simplement des pillards opportunistes ? Ou quelques-uns avaient plus de matière ? Du muscle, de la moelle, des nerfs. De quoi représenter un défi digne de ce nom.

Je fouillais l’intérieur de ma veste, et je pestais une seconde fois contre ma négligence. J’ai dû oublier mon briquet à l’auberge à Hoto. Je me voyais très clairement le poser sur la table de nuit. Si je l’avais laissé là, j’aurais pas de feu avant d’être arrivé à Suiko. Quelle poisse. Ce n’était pas dans mes habitudes d’être aussi dissipé. Ces petites vacances improvisées me faisaient du bien mais elles me jouaient des tours.
Je m’approche de la personne la plus proche. Une femme. Apparemment plus vieille que moi, je ne saurais pas vraiment dire si elle était jolie ou pas, de dos. Curieusement, je suis moins sec et distant avec les femmes. Je montre plus de politesse aussi. C’est ça d’avoir une ordure comme père, et d’avoir aimé sa mère.


« Excusez-moi ? Désolé de vous importuner. Je voulais juste savoir si vous auriez du feu ? J’ai oublié le mien à terre. »
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Chika Nara
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Dim 31 Juil 2016 - 18:44

Hoto. Somptueuse ville située sur une île au Nord de Yuki. Elle n’était qu’à quelques heures en bateau, et pourtant, c’était la première fois que j’y mettais les pieds. Je connaissais cette ville de par son histoire. Il s’agissait d’un avant-poste intéressant pour attaquer Yuki, de ce fait, elle avait connu de nombreuses attaques de la part des différentes grandes nations au cours des ans, mais également des pirates pendant leur âge d’or. Aujourd’hui, elle était protégée par le clan Tejinashi, qui s’y était installé, permettant ainsi à la ville de se reconstruire paisiblement, à l’abri des revendications de quelques pirates survivants.

Je m’étais rendu à Hoto pour une raison bien précise. Dans cette modeste ville se trouvait un établissement réputé dans le monde entier. Le Lotus Blanc. D’après les témoignages, il s’agissait là du salon de thé servant les meilleures préparations au monde, et que les gens affluaient de toute part pour venir goûter à leurs mélanges uniques, dont les recettes étaient jalousement gardées secrètes. Je faisais partie de ses gens. Les thés avaient, d’après les ouï-dire, de véritables vertus pour le corps et l’esprit. Je me devais d’essayer ces breuvages.

Malheureusement, je n’avais que peu de temps devant moi, le trajet aller-retour était déjà long, et je devais être de retour à Yuki pour m’entraîner. Quelle ne fut pas alors ma déception lorsqu’au moment où j’arrivais devant la somptueuse bâtisse, je trouvais porte close. Pour quelle raison ? Je n’en savais rien. Aucune information, j’étais pourtant bel et bien présente aux heures d’ouvertures. Je décidai de patienter alors un peu. Les minutes défilèrent, puis se transformèrent en heures. Je prenais ainsi le temps de réfléchir. Mais rien ne se produisit. Le bâtiment resta clos. Je me résignais alors à rentrer sur Suiko, où j’avais prévu de faire une escale avant mon retour à Yuki, de façon à me détendre dans les sources d’eaux chaudes.

Après avoir passé la nuit à Hoto comme prévue, je retournais alors vers l’embarcadère, où j’avais amarré la veille en début d’après-midi. Le bateau ne coûtait que peu de saïgas à condition de ne pas prendre de cabine. Cela me convenait parfaitement, l’air marin était une chose vivifiante, et reposante à la fois. Je déboursais alors quelques pièces, et m’installa sur le pont, le regard vers l’horizon.

Je n’étais qu’une simple voyageuse aux yeux des autres passagers, mon armure était camouflée sous mon long kimono à fleur, et j’avais laissé mes pochettes d’équipements à Yuki, j’étais quasiment sûre de ne pas en avoir besoin à Hoto, ni même à Suiko. Une attaque pirate était peu probable, et j’étais en mesure de me défendre sans mes parchemins explosifs. J’avais tout de même bien évidemment conservé ma flûte de pan, indispensable pour utiliser mes techniques de Genjustu instrumental. Et puis, je n’étais jamais à l’abri d’un spectacle improvisé, après tout, c’était cela mon art.

La brise marine fouettait mon visage, à mesure que le bateau voguait sur l’océan Monoki, où on pouvait observer une rare absence de vagues. Tant mieux, le voyage n’en serait que plus reposant.

Une voix masculine vint me sortir de mes pensées. Puissante, mais ne trahissant aucune trace d’agressivité, me demandant simplement un briquet. Je me retournais alors allégrement, et me retrouvais face à l’homme. Assez jeune, mais doté d’une musculature impressionnante pour son âge. Des vêtements légers, très légers même, soit un grand habitué de l’archipel de Yuki, soit un fou ne connaissant rien au climat de cette région. Par réflexe, je me mis à identifier l’homme. Une réserve de chakra plus haute que la normale, sans pour autant égaler la mienne. Un shinobi ? Probable, mais adepte du Taijustu dans ce cas. Mais pas de bandeau apparent, tout comme moi.

Mais cela ne faisait aucune espèce d’importance, je ne décelais aucune menace en lui, simplement un fumeur en manque de nicotine. Et plutôt bel homme.

« Malheureusement non, je n’en ai point, je ne supporte que très mal la fumée. »

Ce qui était vrai, pour une fois que je ne remballais pas d’office quelqu’un par une raison quelconque. De plus, pour la musique fumer n’était pas des plus recommandé, le souffle était une chose importante pour pouvoir tenir les notes pendant une longue durée.

« Mais j’ai vu cet homme là-bas avoir des allumettes. Attendez-moi je reviens. »

Je me dirigeais alors vers l’homme assis quelques mètres plus loin. Je lui demandai alors une allumette, qu’il me donna sans même prendre la peine de me répondre. Je l’allumai contre le morceau de carton couvert de phosphore il me semble. Je retournai vers l’individu.

« Tenez. »

D’un geste gracieux, j’approchai l’allumette de la cigarette qu’il tenait en bouche afin de l’allumer, la cigarette, avant que la flamme ne s’éteigne.

« Je me présente. Chika, et vous ? »

Pourquoi tant d’altruisme, de volonté à poursuivre la conversation avec cet individu ? Pour passer le temps plus vite, oui, on va dire que c’était pour cela..
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Akai Shuichi
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Mar 2 Aoû 2016 - 11:58

J’allume ma cigarette avec un sourire reconnaissant, et inspire avec bonheur la première bouffée. Qui me fait un petit peu tourner la tête. Soit parce que c’est la première de la matinée, soit parce que je suis à bord d’un navire … Je ne saurais dire, en tous cas, la très brève sensation de planage me donne toujours autant de bonne humeur. Je me souviens vite fait que la jeune femme m’a signalé ne pas supporter la fumée, aussi je la souffle dans la direction opposée. C’est un peu con comme réflexe, parce que ça ne change pas grand-chose. Mais disons que je manifeste au moins quelques efforts.

« Merci, sympa de votre part. »

Ah oui j’aurais pu mettre plein de mots autour pour lui faire comprendre que j’étais vraiment content, mais ça n’a jamais trop été mon style. La sobriété est ancrée en moi depuis tellement longtemps que j’en ai oublié qu’on pouvait être autrement.

Un moment je me laissais divaguer sur une interrogation toute bête : qu’est-ce qu’un marin fabriquait avec des allumettes ? Il n’y avait pas des problèmes avec l’humidité ou des trucs comme ça à transporter ce genre de trucs sur un bateau ? Bah, j’imagine qu’il devait savoir ce qu’il faisait mieux que moi. Je n’étais même pas sûr que la question soit légitime.

Maintenant que la jeune femme était retournée face vers moi, et comme elle ne s’était pas encore enfuie, je prenais le temps de l’examiner un peu. Pas vraiment sous toutes les coutures, surtout de visage, rapidement de stature. Elle n’est pas grande, et même comme ça c’est toujours difficile de dire si elle est jolie ou pas. Ses traits ont une sorte d’harmonie, et elle est jeune. Même si sans doute un peu plus vieille que moi dans les faits. Pas mal de maquillage, je sais bien que quelques corps de métiers érigent ça comme une forme d’art. Dissimuler son visage en fabriquant une sorte d’autre visage par-dessus, ou un truc du genre. L’ensemble donne quelque chose d’indéfinissable, et j’imagine bien que c’est le but. Ni laide, ni belle. Mais dans ses mouvements, dans sa façon de parler, ou même simplement de se tenir … Je ressens une sorte de grâce. Entre la fausseté et le simple et bel élan artistique.
Comme ça, à chaud, difficile de dire à quel genre de personne elle me fait penser. Une comédienne peut-être ? C’est surtout le maquillage qui m’oriente vers cette possibilité. Mais ça pourrait bien être une bonne quantité d’autres choses. Je suis tellement peu coutumiers des mœurs étrangers, à ne jamais être sorti du pays du feu, que je ne peux que me construire des hypothèses.

Un peu à mon grand étonnement, la jeune femme a l’air de vouloir poursuivre la conversation. Je pouvais mettre un nom sur ce visage sur lequel je m’étais posé toutes ces questions du coup : Chika. Pas de réelle signification à mon sens. Un nom très neutre, en adéquation avec son allure. D’un geste théâtral, je retire mon bonnet et esquisse une petite révérence pleine d’un humour étonnant.


« Akai. »

Je remets le couvre-chef en place. Faut dire que ce petit trait d’amusement est justifié. Offrir du feu à un fumeur en manque de nicotine, c’était un peu comme donner un sandwich à un Akimichi qui crevait la dalle. Le meilleur moyen de s’en faire un ami quoi.

J’hésite sur la façon de tenir la suite de la conversation. Je me dirige vers l’archipel du pays de la neige, suis-je censé taire ma provenance ? Se méfier de Yuki est toujours bon, à ce qu’il parait, d’après les cours à l’académie en tous cas. Mais dans le fond je me méfie encore plus de Shousan et de ses foutus principes qu’ils n’avaient jamais su me mettre en valeur. En fait j’avais peut-être plus de points communs avec les habitants de l’archipel qu’avec ceux du pays du feu. Sauf que les détours et les mensonges me déplaisaient. De toute manière je ne m’étais jamais considéré comme un ninja donc leur prudence en de telles occasions m’était étrangère. Les mensonges ou les demi-vérités ne sont pas trop de mon ressort. Ni la prudence d’ailleurs. Pas mon style, tout ce que ça peut apporter c’est une bonne entorse au cerveau.


« Shuichi Akai. Je viens du pays du feu. Je me suis un peu trompé de chemin pour rentrer, mais je compte bien en profiter pour explorer un peu Suiko. Quitte à s’être perdu, autant faire d’une erreur quelque chose de cool. »

Je ne lui donne pas vraiment le change, là. C’est le BABA de la conversation pourtant. Surtout qu’à part des marins occupés il n’y avait pas beaucoup de monde à qui la faire pour passer le temps à bord. Et la conversation autour d’un verre avec un vieux loup de mer mise à part, je n’avais guère envie d’aller causer avec un marin. Pas que ce soient des gens qui m’insupportaient, plutôt que je n’avais pas grand-chose à leur dire et qu’ils se lasseraient bien vite.
Du coup je prends quelques secondes pour me demander ce que je peux bien raconter à Chika, et je finis par trouver une question qui ne me parait ni indiscrète, ni trop inabordable.


« Vous vous rendez sur l’archipel en tant qu’étrangère ou bien vous venez de là-bas ? Je n’y suis jamais allé, j’avoue que je suis bien curieux de voir de mes propres yeux à quoi il ressemble. On nous raconte des tas d’histoires dessus mais … Disons que je préfère constater par moi-même de quoi il en retourne. »
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Chika Nara
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Jeu 4 Aoû 2016 - 17:59

A mon grand plaisir, Akai prenait la peine de continuer la conversation. C’était une bonne chose, le trajet pour Suiko était généralement long et ennuyeux, ne serait-ce que depuis Yuki, alors depuis Hoto.. C’était une bonne chose d’avoir un compagnon de route.

Il venait du pays du feu donc ? Etrange, il se trouvait bien loin de ses terres, encore plus s’il s’agissait d’un ninja. Un espion peut-être ? Non, un espion aurait pris la peine de se camoufler un peu plus, tandis que lui était du genre tape à l’œil. Des vêtements inappropriés au climat rude de l’archipel, très peu de personnes pouvaient supporter la froid glacial en ayant le torse à moitié nu. Et la cigarette également, trop facilement traçable en cas de fuite. Non, définitivement ce n’était pas une menace pour le pays de la neige, simplement un touriste égaré.

« Le pays du Feu vous dites ? Effectivement ce ne doit pas être la porte à côté. Il en faut du courage pour s’aventurer aussi loin de chez soi. Ma famille est partie vivre non loin de Shousan, mais je ne les ai pas suivi, j’étais trop bien ici. Racontez-moi, à quoi ressemble le pays du Feu ? Dans les ouvrages, les contes, on le dépeint comme un pays magnifique, avec une faune et une flore riche en couleur ! Vous avez déjà visité Shousan ? On le nomme le village de l’espoir je crois, vous savez peut-être pourquoi ? »

Glaner quelques informations. En jouant la naïve. Oui, ça pouvait marcher. Autant joindre l’utile à l’agréable. Il ne m’apporterait peut-être rien d’intéressant, mais il fallait le tenter. Et puis je ne connais réellement pas le pays du Feu, je n’avais pas menti, juste enjolivé un peu mon intérêt pour cette région. Il faudrait que je me rende à la forêt aux papillons un jour. Non, il faudrait éviter.

« Pour ma part je suis originaire de l’archipel. De la périphérie de Yuki plus exactement. Je me rendais à Hoto pour boire un thé au Lotus Blanc. Malheureusement le salon était fermé, j’ai donc effectué de longues heures de trajets inutilement. Les gens viennent des quatre coins du monde pour pouvoir y déguster un de leur breuvage, c’est très réputé. Vous avez eu la chance de vous y rendre vous ? »

Au final, cette conversation me plaisait. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lâché prise. Et cet homme était le candidat parfait non ? Je ne le croiserai probablement jamais après ce trajet, il ne pourrait pas me juger, pas retourner des choses contre moi. Je n’avais pas besoin de me protéger comme à mon habitude. Et pour une fois je tombais sur une personne courtoise, c’était tellement rare sur l’archipel.

« Et bien vous savez, l’archipel est vraiment un endroit merveilleux. Après c’est peut-être que je n’ai jamais vu d’autres lieux, et que mon avis est biaisé, mais je le pense réellement. Nous n’avons certes pas la chaleur des terres, mais le froid hivernal à son charme. Les routes couvertes de neige, le bruit de la pluie, la brume créant un véritable mystère. On y trouve beaucoup de charme, mais encore faut-il pouvoir percevoir la beauté de ce qui nous entoure contrairement à la grande majorité des gens. Oh… J’espère que vous ne le prenez-vous pas pour vous ? Ce n’était pas du tout le message induis. »

Heureusement que mon maquillage blanc immaculé cachait la rougeur de mes joues, je ne savais pas pourquoi, mais je n’avais pas ma confiance habituelle en face de cet homme, il m’intimidait.

« Suiko plus particulièrement, l’endroit où nous nous rendons, n’est pas très loin de Yuki, je m’y rends souvent. L’endroit est magnifique. En cette saison, vous pouvez profiter de la chaleur des sources thermales pour vous réchauffer en extérieur. Vous faites alors face aux arbres commençant à prendre leurs couleurs chatoyantes, marquant bientôt l’entrée dans l’hiver. On y trouve également de nombreux restaurants où l’on mange très bien. Vous devriez en essayer au moins un à votre arrivée. »

A nouveau un temps de pose, je n’étais pas habituée à parler autant de choses sans intérêt, peut-être que je l’ennuyais au final ?

« Oh mais je ne cesse de parler, je devrais peut-être arrêter de vous importuner… »
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Akai Shuichi
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Ven 5 Aoû 2016 - 12:02

Je tirais sur ma cigarette avec soulagement et reconnaissance. Presque avec bonheur. En soi, c’est un peu effrayant. Quand j’étais encore un combattant reconnu dans les souterrains je fumais beaucoup moins qu’actuellement. Avoir été contraint à devenir shinobi avait fait de moi quelqu’un de tendu, d’angoissé même. Et je me sentais bien quand je pouvais savourer quelques bouffées de fumée. C’était quelque chose qu’ils ne m’avaient pas interdits, alors je me refugiais souvent dedans. Mais à la longue, j’étais devenu bien accroc.
Je souris pour moi-même. Un sourire teinté de cynisme. C’est avec une personne qui disait venir du pays de la neige que je me sentais enfin bien. A l’aise, même. Discuter tranquillement sur le pont d’un navire … Alors c’est ce qu’il fallait pour trouver quelques instants de paix en ce bas monde ?
 
Je détourne ce sourire pour l’adresser à Chika. Je ne me vois pas dans un miroir, donc j’imaginais quand même que ça devait faire un choc. J’étais quelqu’un de renfrogné, voire carrément de taciturne. Pas le genre à sourire, mais j’étais d’une humeur qui virait lentement et curieusement au joyeux.
 
« Vous ne m’ennuyez pas. Avec tout ce qu’on vit à terre, on oublie souvent ce qu’est une simple conversation. Vous savez, détendue, juste curieuse. Se soucier d’autrui et partager sans vraie arrière-pensée. J’ignore si vous partagez ce sentiment, mais c’est le mien. En plus … »
 
Je fais deux ou trois mouvements erratiques avec les deux doigts qui tiennent la cigarette à moitié consumée.
 
« Vous m’avez trouvé du feu. Rien que pour ça vous me seriez sympathique. »
 
Du courage de m’être aventuré loin de chez moi qu’elle disait … Je grimace intérieurement. Je n’avais pas trop envie d’avouer que je m’étais simplement planté de bateau à la base.
 
Chika voulait savoir à quoi ressemble le pays du feu. Je me retrouvais un peu désemparé devant ses questions, tout d’abord. Je ne m’étais jamais réellement demandé comment je voyais mon propre village, ma propre nation. Sans doute parce que je n’en étais jamais sorti. C’était bel et bien la première fois que je quittais l’enceinte du pays du feu. Est-ce que j’aimais Shousan ? Encore une première : j’étais en train d’envisager la chose sans penser à moi-même, ou au système shinobi duquel j’étais prisonnier. Simplement le pays du feu pour ce qu’il était. Sa faune, sa flore, ses habitants, sa météo.
Je réalisais alors que j’aimais mon pays. Je n’avais jamais fui même lorsque j’en avais eu l’occasion, et j’en avais eu plusieurs. Même si ma mère venait d’Hoto, c’était à Shousan qu’elle était venue. C’était ce village qu’elle avait aimé, et qu’elle m’avait fait aimer quand j’étais un gosse.
 
« Oui, c’est un beau village. Une belle nation. Comme vous dite, très colorés. Des couleurs très puissantes, du vert éclatant des arbres aux briques orangées des habitations. Recouvertes d’un voile de chaleur, humaine et naturelle. C’est très vivant, et puis … Les valeurs de Shousan sont belles elles aussi. Parfois, elles sont biaisées, certains la transgressent. J’imagine que c’est comme partout ailleurs. La nation en elle-même est magnifique, mais malheureusement il y a autant de bonnes personnes que de têtes de cons qui l’habitent. »
 
Peut-être même d’avantage de têtes de con. Mais bon, mon avis était faussé par mon ressentiment, en tenir compte serait mal venu.
 
Lorsque Chika évoque le Lotus Blanc je me contente d’un simple signe de tête négatif. Jamais entendu parler. Et même si j’avais de bonnes manières en présence de quelqu’un qui en avait tout autant, je restais un loubard. Les salons de thé, ce n’était pas trop ma tasse de … Enfin, vous avez compris. Je ne connaissais pas.
 
Alors cette jeune femme venait de Yuki. Je ne pouvais pas dire que j’étais réellement étonné : après tout, sa présence sur ce navire se justifiait bien d’avantage que la mienne. Elle était dans son élément, tandis que je n’avais strictement rien à foutre ici. Chika aussi semblait vouer à son pays une forme d’amour. Mais elle semblait plus spontanée que mes phrases réfléchies et calculées, auxquelles je n’avais jamais songées auparavant. Elle avait bien meilleure conscience de son entourage que moi. La différence majeure entre nos nations devait bien aider : vu le climat qu’ils avaient sur l’archipel, c’était normal de se demander pourquoi on y vivait. Pourquoi on ne le quittait pas pour aller ailleurs. C’était facile d’endurer un bain de soleil. Beaucoup moins de supporter la morsure du froid.
 
« J’ignore si je le prends pour moi ou non. Je n’ai jamais quitté le pays du feu avant. Je suis bien incapable de dire si je serais capable de percevoir la beauté dans un climat hostile ou pas, pour être tout à fait honnête. Mais je ne doute pas que votre façon de voir votre pays saura m’influencer le moment venu. »
 
Comme on pouvait l’attendre d’une résidente de l’archipel, Chika semble connaitre Suiko aussi. Et même plutôt bien. Une habituée des sources thermales alors ? Cela semblait concorder avec le climat de Yuki vous me direz … Lorsqu’on avait froid, rechercher un peu de chaleur est logique. Et des sources thermales étaient à même de requinquer un corps meurtri par le gel. Je me souvenais vaguement de la fois où Kazuhiro nous avait fait préparer un bain dans un bassin après un entrainement. C’était un moment très agréable. Même si je l’avais écourté.
 
Pour éviter d’y penser, je me contente d’un simple :
 
« Ca semble prometteur, en tous cas. Vous pourriez être guide touristique, vous vendez très bien les charmes de votre nation. J’étais curieux, je suis désormais tenté. Dommage que je ne puisse pas resté assez longtemps pour me permettre d’aller explorer d’autres endroits de l’archipel. Je dois dire que vous m’avez persuadé que ce serait une bonne idée. Si les sal… enfin, si mes supérieurs finissent par me lâcher un peu de mou je reviendrais dans les parages. »
 
Mais comme partout ailleurs, les ninjas infestaient les grandes villes de l’archipel. En tous je l’imaginais très bien. Et si alors que je revenais, nous étions en guerre avec Yuki ? Pas moyen d’avoir la paix du coup. Il faudrait peut-être carrément attendre que je ne sois plus shinobi moi-même pour pouvoir venir y faire un tour dans le futur.
Et même si je le pouvais sans risques, est-ce que cela serait vraiment différent ? Ce que je détestais, ce n’était pas les nations en elles-mêmes. Même l’Empire m’apparaissait comme une bonne expérience culturelle en fait. Le véritable problème, c’était l’omniprésence des ninjas dans les forces de l’ordre et dans la gestion de tous les domaines de la vie. On les trouvait maintenant dans absolument tous les domaines. Et ils étaient toujours tout en haut de la chaine alimentaire : même les métiers civils, leurs capacités surhumaines leurs permettaient de les exercer avec, souvent, presque autant d’habileté.
 
« Ou alors un petit village plutôt. Pas très grand, loin des grandes villes. Au contact d’une population presque totalement civile … Je pense que c’est là qu’on peut réellement juger de la beauté potentielle d’une nation. De son histoire, de ses légendes. Dans quelle matière sont faits ses habitants. »
 
J’ajoute après avoir tiré une latte :
 
« Je me disais justement avant de chercher du feu que je discuterais bien avec un vieux marin autour d’un verre de rhum une fois arrivé. Je suis très curieux d’une chose en fait. Votre mode de vie est tourné vers l’océan, il parait même qu’il a été érigé en divinité par beaucoup d’habitants de l’archipel. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, mais ça me parait à la fois logique et légèrement fataliste. »
 
Comme ils ne pouvaient pas le dompter, ils en faisaient une divinité. Quelque chose de trop puissant, de trop grand, pour eux. C’était logique, évidemment. Apprivoiser totalement l’océan, qui s’étendait à perte de vue, semblait réellement impossible maintenant que j’étais sur ce navire. J’avais beau imaginer tous les scénarios possibles, si une tempête se levait, et ce malgré ma force, je serais complètement à la merci de l’océan. Un frisson me parcourut à cette idée. Même si nous étions tous dans le même bateau sur le sujet … Eh bien, c’était quand même un peu flippant quand on y songeait sérieusement.
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Dim 28 Aoû 2016 - 17:06

[On s'y remet. Vraiment navré pour l'attente.]

Les informations que m’apportaient cet Akai n’avaient que très peu d’importance, rien de vraiment enrichissant pour Yuki. Mais à vrai dire, je n’en avais que faire. Je me laissais simplement aller, me laissant bercer par les vagues, discutant avec cet inconnu. Il semblait beaucoup moins suspicieux que moi, moins dans la recherche d’informations. Peut-être n’avait-il pas senti que j’étais une kunoichi, ou peut-être qu’il s’en moquait. Tout comme moi, il était juste là, profitant du moment présent.

« Je vous renvoie ce compliment. Vous me semblez également être une personne très sympathique, c’est un réel plaisir de vous avoir rencontré, et de casser la monotonie de ce long voyage. Contrairement à vous, je n’ai plus ce sentiment de découverte en me rendant à Suiko, il est donc plus difficile de laisser filer le temps. »

Le petit discours sur Shousan attisait mon envie de découverte. Je n’étais jamais allée plus loin que l’archipel et ses alentours, comme Hoto, et je ne connaissais rien de la beauté du monde extérieure. Pour moi, il n’existait que le froid, que la nature figée, que les temps humides. Il arrivait quelques fois de ressentir de la chaleur, mais même elle était perturbée par le climat constamment rude du pays de la neige. Alors qu’il me décrivait le pays du feu tel que je l’imaginais. Plein de vie, plein de couleur. Peut-être que là-bas les gens étaient moins glacials qu’ici ? Peut-être que pour échapper à la monotonie du monde je devrais quitter Yuki ? Pourquoi n’avais-je pas suivi mes parents au clan Nara ? Quel était mon intérêt à rester ici au final ? La loyauté ? Peut-être, mais le monde était rempli de richesses qui m’étaient inconnues. Si je devais me développer, étendre mes connaissances, je ne pouvais restée confinée à Yuki.

« Je dois avouer que votre description de votre pays correspond totalement à l’idée que je m’en étais fait. Et cela me donne d’autant plus envie de m’y rendre, de découvrir d’autres modes de vie, de sentir autre chose que le froid mordant de l’hiver. Et même si on ne trouve pas que des gens respectables comme vous dites, il en est partout pareil, il ne faut pas que cela soit un frein. La grandeur de votre pays le montre, il y a beaucoup plus de bon que de mauvais. »

Au diable le métier de shinobi, à ce moment précis je n’avais plus aucune envie de jouer mon rôle. Je parlais juste comme les mots me venaient. Les rivalités existantes entre l’Empire, Shousan et Yuki n’existaient plus. Il n’y avait qu’Akai et moi sur ce bateau, discutant de nos pays respectifs, dans leur essence, et non selon des luttes politiques de domination.

« Tout comme moi le pays de la neige est le seul endroit que je connaisse. Je le défends avec force conviction, mais peut-être tomberais-je sous le charme du votre, et reverrai mon jugement quant à l’archipel. Il en va de la nature humaine, protéger ce qu’il connaît au risque de dénigrer le reste. Je dois avouer que c’est malheureux. Parce qu’après tout, il n’y a pas un lieu mieux qu’un autre. Chacun présente une construction différente, des souvenirs différents. J’ai eu beau me rendre à Suiko de nombreuses fois, ce trajet, votre rencontre, créera un souvenir unique. »

« Et si vous le souhaitez, je me ferais une joie de vous accompagner dans votre découverte de l’archipel. Du moins quelques lieux. Les obligations professionnelles ne sont que prétextes, vous n’auriez pu vous éloigner de votre pays de nombreuses journées de marche si c’était le cas. Enfin cela ne me regarde en rien vous me direz ! »

Je lui adressais un sourire franc, dans lequel il pouvait lire mes excuses de mettre aventurée sur un terrain qu’il ne voulait peut-être pas aborder.

« Les légendes de l’archipel ? Elles sont nombreuses et variées, comme dans tout pays je suppose. Par contre, au regret de vous décevoir je ne vais pas pouvoir être en mesure de vous les raconter aussi bien qu’un vieux loup de mer, loin de là. Je suis assez rationnelle, je ne m’intéresse pas spécialement aux mythes et aux légendes. »

« Mais concernant votre divinité de l’océan. Il me semble qu’il s’agissait du Kraken. Si je ne me trompe pas bien sûr. Cependant son culte était plutôt pratiqué par les pirates, qui ont été chassés de l’archipel il y a bien des années par l’ancien Hyokage. Et le Kraken tué. Mais je préfère ne pas m’aventurer sur le sujet. Ce sont des bribes de souvenirs remontant à mon enfance, je ne vous cache pas qu’ils sont sûrement erronés. »

« Quoi qu’il en soit, je ne considère pas que vénérer une divinité de l’océan soit quelque chose de néfaste pour l’homme. Après tout, nous vivons dans une région entièrement dépendante de la mer. Nous ne pouvons que très peu cultiver. L’essentiel de notre alimentation provient de la mer, il n’est en rien étonnant qu’on l’élève au rang de divinité. Car elle protectrice, elle permet la sauvegarde de notre pays. Mais en même temps elle peut apparaître destructrice, à cause des nombreuses tempêtes qui engloutissent les navires trop audacieux. »

« Et vous, au pays du Feu, quels sont les croyances ? Cela m’intéresse beaucoup de connaître votre avis sur la question. »
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MessageSujet: Re: Port - Un navire pour Suiko   Aujourd'hui à 15:37

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