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 [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.

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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 28 Juin 2016 - 16:13

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Ikusa Seisen
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 28 Juin 2016 - 17:50

La salle de torture impériale. L’endroit le plus enfouis de Shi no Kuni. Rares sont les personnes à pouvoir se vanter de l’avoir visitée, en étant ressortis en un seul morceau bien sûr. Il s’agit également du bureau de la chef de discipline Bourreau, Kiara Kempachi, un être sans aucun sentiment lorsqu’il s’agit de récolter des informations. La pièce est vaste, mais elle apparait comme plus qu’étroite aux yeux des personnes entrant à l’intérieur. Aucune lumière de l’extérieur n’y pénètre, la lumière n’est qu’artificielle. Seulement quelques torches aux murs. On ne voit presque rien. L’atmosphère est lourde, l’oxygène semble déjà plus rare qu’à la surface. En faisant le tour, on peut relever de nombreux d’étails intéressants. Sur le plan droit, directement après la porte pour entrer, il est possible de distinguer une multitude d’armes en tout genre. Tout ce que vous pouvez imaginer se trouve accroché ici-même, des kunai, en passant par des arraches dents, pour finir sur des outils particuliers, que la décence empêche de décrire. Sur le pan gauche, on trouve également du matériel de torture. Des tisonniers, des cuves d’eau, des chaînes accrochées au mur. Toutes les méthodes de torture possibles et inimaginables peuvent être pratiquées dans cette pièce. Pour finir, on peut apercevoir au fond de la pièce, une table. Une simple table en bois brut, sur laquelle sont posés deux verres de vin. En face d’un de ces verres, une femme, assise, le regard fixe. Une chemise blanche. Les mains posées sur la table. Maculées de sang.

J’ai toujours la pétasse sur le dos. J’en peux plus, je suis claqué, j’ai mal. Faudrait que j’me repose. Mais c’est pas possible. J’ai une mission à poursuivre. Qui peut s’avérer d’une importance capitale. Si j’arrive à prouver l’existence d’un Tsubazame à Shousan, alors j’aurai la reconnaissance de l’éclair noir. Et ça, c’est bon en terme de carrière, en terme de drake. Pour le moment je me rends auprès de Kiara Kempachi, elle m’a fait passer une lettre. Pendant le chemin je l’ai ouverte. C’est une convocation. Elle voit en moins son potentiel futur assistant. Je l’air calme maintenant en disant ça, mais j’peux vous assurer que tout à l’heure c’était pas la même. Moi qui aime pas m’exprimer, j’pense que les deux autres ont bien vus que j’étais comme un gosse. Rencontrer Kiara Kempachi quoi, le meilleur bourreau de tous les temps, personne ne lui résiste, elle veut une information elle l’obtient c’est tout. Qu’importe les méthodes. Et moi, je vais apprendre d’elle.

C’est aussi pour ça que je n’ai pas pris le temps de repasser chez moi, que je vais arriver plein de sang, essentiellement celui de la Genin de Shousan. J’aurai pu attacher la gamine quelque part, mais j’étais trop pressé de lui amener ce cadeau. On va s’occuper d’elle. Et bien correctement j’espère. Je dois me venger de son arrogance. Je m’imagine déjà arracher ses ongles un à un, écraser du fer chauffé à blanc sur sa peau. J’en ai des frissons dans tout le corps. Ca me boost pour me dépêcher

J’arrive au niveau de l’entrée des souterrains. J’y suis déjà allé une ou deux fois. Mais jamais dans la salle de torture impériale. Non là-bas y’a que les gros poissons qui y ont accès. Et j’en fais partie maintenant. Je sors à nouveau la lettre. Je sais qu’on va vérifier mon accréditation à chaque virage, et j’ai pas de temps à perdre. Allez, direction le niveau -5.

*Bordel, c’est que je m’enfonce de plus en plus dans les souterrains. J’pensais pas que Shi no Kuni allait aussi profond. On respire de plus en plus mal. Et ceux qui gardent les accès sont de plus en plus balèzes. Ça rigole plus. Ah, ça y est, j’y arrive, je vois l’entrée de la salle, elle est indiquée. Pourquoi faire discret quand on a une défense aussi impénétrable. *

Je m’approche de la porte. Je toque. Pas de réponse. Je décide de l’ouvrir, d’entrer. J’assiste alors à la plus belle vue de ma vie. Des armes de tous les côtés, du matériel de torture. Y’a de quoi s’éclater pendant toute une vie ici. Je suis pire qu’un Akimichi dans un stand de ramen à volonté. Je vois pas bien devant moi, j’arrive pas à distinguer le fond de la salle, mais j’ai l’impression que y’a personne.

Je commence alors à tourner dans la salle de torture. Y’a vraiment tout ce qu’il faut. Les armes pour trancher, les bandages pour soigner. Les scalpels pour ouvrir, les fils pour refermer. La torture n’est pas simplement un outil de prise d’information. Il s’agit d’un vértiable art. Un art dont je veux maîtriser toutes les facettes.

Je m’approche du fond de la salle. C’est alors que je la vois. Attablée, devant un verre de vin. Je ne savais pas à quoi elle ressemblait, mais une fois que tu la vois tu ne peux pas te tromper. Kiara Kempachi. Le bourreau de Shi no Kuni. J’aperçois ses mains, couvertes de sangs. Elle est magnifique.

J’arrive au niveau de la table. J’incline largement la tête.

« Madame. Ikusa Seisein pour vous servir. Senrun m’a transmis votre courrier. Et il a m’a demandé de vous apporter ce cadeau. »

Je jette le corps de la meuf de Shousan au sol, toujours inconsciente.

« Genin de Shousan. Trouvée vers Ito. On l’a interceptée avec Eika. Senrun pense qu’elle peut vous être utile. Ou au moins vous distraire. »

L’envie me prends de parler. De lui vanter mes mérites pour qu’elle pense que j’ai de la valeur. Elle m’intimide. C’est pas tous les jours qu’on est à côté de son idole. Mais après tout si je suis là. C’est bien qu’elle reconnait ma valeur non ?
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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 28 Juin 2016 - 21:36


Kiara Kempachi
Maître Bourreau de Shi no kuni

Thème de Kiara

Comme tous les matins, Kiara avait pris un repas impeccable en tous points. Elle les équilibrait avec une science de la diététique qui relevait du prodige. Son corps avait tout ce dont elle avait besoin au milligramme près. Et elle faisait venir ses aliments directement de chez les producteurs afin de garantir leur pureté. Pour la viande, les légumes, comme les fruits ou les féculents. Tous. Et pour ceux pour lesquels elle n’avait aucun lien de confiance, comme le pain, elle avait appris à le faire elle-même. De toute manière tout son métabolisme était savamment calculé dans les moindres détails. Temps de sommeil, horloge interne, chaleur de sa tenue, hygiène de vie, musculature dans son intégralité, absolument tout était de sa propre création.
Elle faisait ainsi tous les jours afin de se garantir une santé de fer. La meilleure qui soit à son âge et à son état de forme. Pour quelle raison ? Afin de n’avoir aucun problème, tout simplement. Pour exercer son art le maximum de temps possible. La moindre faiblesse, le moindre tremblement régulier, la moindre faille, pouvait rendre son scalpel inopérant. Et elle aimait son art plus que tout au monde.

Comme tous les matins, à dix heures, après un footing d’un tout petit quart d’heure réglé au chronomètre, elle était descendue dans les souterrains de Shi pour commencer sa journée de travail. Depuis qu’elle était le Maître-Bourreau, Kiara jouissait d’un privilège très particulier dont elle profitait gracieusement. Elle pouvait choisir ses clients.
La jeune femme prenait donc un quart d’heure de son temps pour longer les cellules des nouveaux arrivants et en choisir deux ou trois qui viendraient enrichir sa collection privée.
Kiara revenait ensuite à son bureau, et en une heure, transvasait les notes de son calepin tâché de sang sur des feuilles officielles, qu’un coursier venait chercher à onze heures moins le quart. Suite à quoi elle avait une petite demi-heure pour s’adonner à une forme d’art un peu différente. En ce moment, elle s’exerçait à la harpe.
Ce n’était pas encore bien fameux, mais elle commençait à maitriser deux ou trois sérénades qui sonnaient bien et justes.

Comme tous les midis, à douze heures et demie, elle se mettait alors à table à la surface. Déjà pour respirer un peu, ensuite pour prendre un repas qui la préparerait à l’après-midi chargé qu’il y avait devant elle. Elle excluait volontairement les sources de protéines de son alimentation quand elle travaillait l’après-midi, car elle avait souvent besoin de manger de la viande rouge après ses séances d’expression. L’art était ainsi. Il faisait naitre une véritable fringale de viande chez elle, et elle préférait donc réserver cet apport vitaminaire pour ce moment précis.
Elle mettait très exactement un quart d’heure à consommer son repas, une vitesse appréciable et réglée à la seconde, puis rejoignait son palais souterrain pour vérifier que le matériel à sa disposition avait été entretenu. Suite à quoi, soit elle faisait punir quelqu’un, soit elle se posait une demi-heure pour un peu de lecture. Ensuite, elle se préparait pour les séances d’expressionisme de l’après—midi. De l’expression libre. Qui battaient la pleine mesure de son talent d’artiste.

Normalement, la séance commençait à quinze heures pile, ce qui laisse une heure à Kiara pour terminer un ou deux dossiers en cours …

Ainsi, lorsqu’entre son invité du jour, elle est assise à la petite table ronde de son ‘bureau principal’, que son assistante a déjà nettoyé de fond en comble. Car Kiara tient à la propreté de ces lieux. Afin de faire bon accueil, comme elle savait si bien le faire, elle a sorti une bouteille de vin rouge, disposé une seconde chaise, et servi un verre pour son invité, comme pour elle. Elle a déjà commencé à le savourer quand il entre, bien entendu. Après son petit échauffement, un bon verre de vin la mettra définitivement dans l’ambiance.

L’homme qu’elle a fait demander entre, balançant une gamine inanimée sur le sol. Il lui balance des explications claires et concises qu’elle accueille avec un sourire entendu, avant de simplement lui désigner la chaise en face d’elle du bout des doigts, paume vers le ciel. Un geste plein de grâce, malgré le sang séché qui lui orne les mains et lui tient lieu de verni.
Kiara déchire proprement une feuille de son calepin et la pose devant Ikusa.


« Ikusa Seisen, je ne me trompe pas dans la prononciation ? C’est le rapport qu’on donne de toi chez les services secrets. J’ai accès à tous ceux de rang C et B donc j’en profite régulièrement pour envoyer mon assistante faire des recherches, afin de me trouver de nouveaux partenaires artistiques. J’aime exprimer mon art en solitaire, mais il n’y a rien de tel pour un artiste que d’enseigner son savoir et de voir de nouveaux artistes s’épanouir à leur tour. »

Elle baisse les yeux vers la jeune fille étendue au sol. Elle n’est pas très abimée. Oh, elle a pris quelques coups et perdu un peu de sang mais rien qui ne mette vraiment sa vie en danger. En fait, ça n’a même pas dû attendrir sa chair.
Kiara tapote du bout des doigts sur son bureau. Trois coups secs.
Trois squelettes collés à l’arrière de la pièce, entre deux rangées d’instruments d’expression, se meuvent et attrapent le corps pour le suspendre à une croix en fer située au fond de la pièce. Croix en fer elle-même accrochée à une pierre tombale posée contre le mur de sorte que la petite tient actuellement à la verticale.


« Tu as exprimé certains talents pour le combat, mais ce sont d’autres de tes talents qui m’intéressent. En particulier, ta créativité. De ce que j’ai lu, elle est très prononcée. Malheureusement tu manques de technique. C’est pour ça que je t’ai fait venir. Pour te permettre de travailler ta technique … Et qu’un jour, nous puissions exprimer l’essence de notre art ensembles. »

Elle pose une seconde feuille par-dessus la première.

« Si tu signes ceci tu deviendras un Bourreau. Sous mes ordres, de temps à autre, mais je m’entoure surtout de personnes prometteuses, d’artistes. Ne t’avise jamais de m’appeler autrement que par mon simple nom. En ces murs, je ne tiens pas à ce que la distance entre professeur et apprentis ne soit trop marquée. Un sceau apparaîtra sur ta nuque. Il te liera à tout jamais à cette Discipline. Ce n’est pas un mince choix à faire, si ? »

Elle savait bien que si. Ce jeune homme avait l’âme d’un véritable artiste. Poli, il deviendrait un véritable chef d’orchestre. Un tel destin lui était promis qu’il était tout simplement impossible qu’il refuse d’embrasser ce futur.
Kiara porta de nouveau le verre de vin à ses lèvres. Elle espérait qu’il ne réfléchirait pas trop longtemps. La petite dans le fond paraissait très juteuse, et elle avait déjà hâte de commencer la première séance et d’expliquer les ficelles de son art. Voilà déjà trois ans qu’elle n’avait pas reçu elle-même un nouvel apprenti.
Et en plus celui-là lui amenait un quatre heures. Il méritait bien son intérêt. Pour la peine, elle allait même le laisser s’exercer sur cette fille. Les adolescentes étaient le met le plus tendre qu’il existait. Elle détestait les enfants, parce qu’ils n’avaient pas encore la faculté mentale et physique de résister trop longtemps. Par contre, les adolescents, en particulier shinobis, pouvaient tenir très longtemps sans être complètement détruits. Et ils étaient assez forts, sans pour autant être trop peu goûteux. Les filles encore un peu plus. Vraiment, un met de qualité.


Dernière édition par Eihiko Tsubazame le Jeu 30 Juin 2016 - 20:48, édité 1 fois
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Ikusa Seisen
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 28 Juin 2016 - 23:18

Elle me captive. Tout en elle transpire la perfection. La forme de son corps, parfaitement équilibré, sa voix, douce mais puissante à la fois. Ses mains, imbibées de sang, réveillant en moi une grande excitation, une envie de passer à l’action, directement, sans parler. Pendant qu’elle me parle, je lui prête une oreille attentive. Mais je l’observe de tout son être. Je la désire. Je me reprends rapidement. Si je suis ici c’est pour une raison plus importante. Mon entrée dans la discipline bourreau. Mais je pouvais bien profiter des deux d’un coup.

Je me rends compte que je suis resté debout, n’osant faire le moindre mouvement susceptible de l’interrompre dans ses paroles. Mais j’me ressaisis assez vite. Je veux pas qu’elle pense que je suis impuissant face à elle. Elle me fait confiance pour mes capacités à être intraitable, impassible. Si je me laisse distraire par cette sublime créature ça veut dire que je peux potentiellement être distrait par mon adversaire. Non, impossible. Un ennemi reste un ennemi, mon seul plaisir se trouve dans sa souffrance. Mais elle, c’est mon alliée, mon supérieur. Le besoin de sang n’existe pas. Seule l’attirance physique entre en compte.

Et ces mots, tout me fait sombrer, même si je ne laisse rien paraître. Une personne qui me reconnaît pour ce que je suis. Un artiste. C’est vrai que j’me suis jamais vraiment vu comme ça. Oui, pour moi le combat est un art, les Kaguyas exécutent les danses de batailles. Mais pour moi, l’art réside dans la beauté du sang qui gicle, des os qui craquent, des hurlements. Je me voyais pas comme un artiste, plutôt comme le spectateur de ce théâtre. Mais maintenant qu’elle le dit, je me rends compte que ces scènes sont ma création. Que je suis le bras qui amène à cette beauté.

Je ne parle toujours pas, je bois ses paroles. Exprimer notre art ensemble. J’ai surtout envie de lui exprimer autre chose actuellement. De lui montrer que mes talents ne s’arrête pas au sang. Ça a l’air d’être une sauvage, ce n’en est que plus excitant.

*Reprends toi putain Ikusa. T’es là pour le boulot. Même si elle te fait du rentre dedans du cède pas avant d’avoir accomplis ce que tu dois faire crétin. *

Elle me tend un papier. Pour sceller mon destin à celui de la discipline. Enfin, le moment que j’attends depuis si longtemps. Je vais pouvoir apprendre de la plus grande spécialiste du domaine au monde. Et elle m’a choisi moi, alors que les gens se bousculent pour ne serait-ce que l’apercevoir. Elle me dit qu’elle comprend que ce n’est pas un choix facile. Je peine à étouffer un rire sadique.

« Ce n’est pas un choix facile tu dis ? »

Je me lève. Je retire ma tunique. Chose que je ne fais jamais en public. Je me retrouve torse nu. Elle peut voir mon corps musclé. Sur chaque parcelle on peut voir une cicatrice. Des coups de sabres, des brûlures, des mutilations. Mon corps symbolise ce que je suis. Un adepte de la violence et de la souffrance. Il symbolise mon passé. Mes combats en tant que mercenaire, mes entraînements aux techniques Kaguyas. On peut voir les plaies de mon dernier combat contre la catin de Shousan et l’autre nana mystérieuse. Au niveau des côtes, elles sont enfoncées. Elles font souffrir, mais c’est comme ça que je me sens vivant.

« Toutes ces marques montrent mon amour pour la souffrance. Je ne vis que pour elle. La mienne, mais surtout celle des autres. Ton choix n’en est pas un. Je suis né pour ce boulot, issu d’un viol, je ne pouvais pas être quelqu’un de bien. »

Je me mords le doigt. Du sang commence à perlé. Je l’applique sur le papier. Le stylo c’est pour les faibles. Ici je signe avec mon sang. Symbole de mon engagement. Je ne peux retenir un nouveau rire. Les recherches à Ito allaient pouvoir encore attendre un moment. Je jette un coup d’œil à la fillette allongée par terre, toujours inconsciente. J’ai envie de la remercier, c’est grâce à elle. Mais je me retiens de lui cracher dessus.

« On y va Kiara ? T’as attisé mon envie. »

Elle a su me mettre à l’aise. Désormais je suis prêt à apprendre. Je suis prêt à faire couler le sang de Shousan.[/b]
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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Jeu 30 Juin 2016 - 20:47


Kiara Kempachi
Maître Bourreau de Shi no kuni

Le désir d’Ikasu se sentait à des milles à la ronde. Il aurait suffi de lui laisser la moindre petite ouverture pour qu’il s’y engouffre sans s’occuper un moment de tout raisonnement. Kiara n’était pas le genre de femme qui se vexait de provoquer ce genre de sentiments. Bien au contraire, elle étudiait sa gestuelle et ses paroles de sorte à ne plaire qu’à un type d’homme en particulier. Si Ikasu y était sensible, c’était même plutôt bon signe pour lui. Et pour elle, car ça signifiait qu’elle avait trouvé un genre d’élève qui lui convenait.
Et puis, ces questions d’attitude mises à part, il se contenait somme toute plutôt bien et semblait comprendre le but de sa venue. Enfin, elle retenterait peut-être de le séduire pour de bon s’il s’avérait aussi prometteur qu’il en avait l’air. A part la viande rouge, ce qui égayait son humeur après ses séances de torture, c’était le sexe, ni plus ni moins. Et c’était bien plus rare, car elle n’aimait que les personnes qui avaient elles aussi une âme artistique. Pourquoi aurait-elle eu envie de partager quoi que ce soit avec quelqu’un qui n’en avait pas une ?

En tous cas il semblait prêt à en découdre. Kiara sourit, presque avec tendresse. Elle était désolée de devoir parler encore devant tant d’enthousiasme. Heureusement, ça ne prendrait plus beaucoup de temps maintenant. Mais une dernière petite précision s’imposait.


« Je tiens à clarifier une chose. Ce n’est peut-être qu’évidence, mais si je dois t’apprendre mon art, je tiens à bien le faire. Un jour tu développeras le tiens, et ce sera sans aucun doute magnifique. Mais avant de te laisser te lâcher complètement, j’aimerais que tu essaies mes méthodes. Voir ce qui te plait chez elles, et voir ce que tu souhaites t’approprier, changer. Une chose sera intolérable en revanche en ces murs : la torture mentale. Tout ce qui touche l’esprit et pas le corps n’a aucunement sa place ici. De même que le plaisir personnel. Le genjutsu, les mots, le viol, torturer un proche devant sa victime … Tout ça n’a strictement aucune valeur. Laissons cela aux sauvages qui ne comprennent strictement rien à l’art. La seule chose qui compte, c’est de détruire l’esprit en ne détruisant que le corps. Et uniquement le corps. »

Kiara écarta les bras, en signe de triomphe.

« J’ai entendu beaucoup de personnes dire que torturer le corps a ses limites, que l’esprit ne présente pas ces limites. Mais personne ne peut résister indéfiniment à la souffrance. Elle anéantit l’esprit, tout simplement. Les instincts primaires prennent le pas sur la réflexion, sur la résistance, sur la faculté à tolérer … »

D’un geste sec, elle brisa son verre à pied entre ses doigts. Le bruit de verre brisé réveilla leur prisonnière, toujours fermement attachée à sa croix.

« Et enfin, elle brise la volonté. »

Elle jeta un regard noir aux squelettes, qui s’empressèrent de ramener la croix au centre de la pièce. La petite Nara était réveillée maintenant, sans doute encore un peu sonnée, mais réveillée. Encore bâillonnée, ils ôteraient cela plus tard, il fallait faire monter le plaisir petit à petit. Les yeux écarquillés, ne comprenant pas encore où elle se trouvait.

« Bien. Inutile encore de l’interroger, commençons ton apprentissage. Tu as l’air de savoir comment briser un corps, je vais t’apprendre à briser to-ta-le-ment la volonté de quelqu’un. Pour se faire, on commence par un travail … chirurgicale. Petit à petit, on brise chaque parcelle du corps jusqu’à atteindre un point de non-retour. L’ambiance ? Les mots ? Comme je t’ai dit on ne l’utilisera pas. Le premier exercice, donc ! J’en ai ma claque de parler, et j’ai trèèèèès envie de commencer. Je te laisse le petit doigt de sa main gauche. Tu peux utiliser n’importe quel outil ou produit que tu trouveras sur les étagères ou dans les armoires. Fais-toi plaisir. La souffrance que tu es capable de provoquer à une échelle aussi petite déterminera la souffrance que tu pourras provoquer sur un corps entier. »

Avec un sourire exhaustif, elle ajouta en minaudant :

« Prouves-moi que j’ai eu raison de te choisir. »
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Ven 1 Juil 2016 - 14:39

Développer mon art. Ça c’est une chose facile. Elle s’en rend pas forcément compte, elle a peut-être pas connaissance de mon passé avec l’Empire, ce qui est normal en soit, mais la torture, ça me connaît. C’est pas mon coup d’essai. Ah, je me rappelle bien toute ces fois où j’ai fait hurler des gars, des nanas, pour de simples infos. Des infos connes en plus, rien d’important. Mais c’était juste plus rapide. En tant que mercenaire, j’ai eu recours plein de fois à ce genre de méthode. Et puis, c’est un peu comme mon hobby. Faire souffrir les gens avant qu’ils crèvent. Ouais. Y’a que ça de vrai.

C’est vrai que par contre sur le coup elle me met un sacré défi. J’ai pas appris à centraliser la douleur. En plus là c’est que sur un doigt. Ca risque quand même d’être tendu. Surtout qu’elle m’observe, j’veux pas la décevoir. J’veux me la taper, donc bon, si je l’impressionne ça augmente mes chances. En plus elle arrête pas de me parler avec sa voix de cochonne, j’en peux plus moi, j’ai qu’une envie c’est de la balancer sur la table et de me la faire. Mais en même temps, l’envie de détruire cette salope de Shousan est forte aussi. Elle a voulu jouer, elle a perdu. Elle va assumer les conséquences. Elle va finir dans un sale état. C’est ça d’être faible, on fait des patrouilles, on tombe sur des gens plus forts que soit. On s’retrouve à l’endroit le plus obscur de l’Empire de Shi, à se faire torturer par deux fous assoiffés de sang. Des fois y’en a qui ont quand même pas de chances faut l’avouer.

La voilà qu’elle se réveille en plus. Parfait, elle va vite comprendre ce qui lui arrive même si elle doit avoir les idées encore floues. Je lui parle pas, Kiara me l’a interdit. Je lui poserais juste les questions où j’attends des réponses. Mais c’est pas le moment, là je dois pas l’interroger, je dois juste montrer la douleur que j’peux provoquer. Je la regarde quand même droit dans les yeux. J’ai retiré le bandeau que j’avais devant la bouche. Je lui souris de toutes mes dents, un sourire sadique accentué par mes dents pointues. Les explications de Kira sont terminées, elle semble aussi impatiente que moi. On va bien s’marrer. Allez, c’est parti, que le sang coule à flot.

« Allez, c’est parti Kiara. J’espère que tu vas apprécier le spectacle. »

Je regarde la main de la meuf de Shousan. Je réfléchis à la méthode de lui faire le plus mal. Lui couper le doigt, trop simple. Lui brûler, dans la durée c’est intéressant mais pas assez intense sur le moment. Un poison quelconque ? Non, trop lâche, il faut pas utiliser d’éléments extérieurs. Que des coupures, des incisions, des enfoncements, des torsions. Lui casser le doigt dans un premier temps. Ça peut être intéressant. Ce qu’il faut faire, c’est y aller progressivement. Faire monter la douleur. Que la première chose que je fais ce soit déjà violent, mais qu’à chaque passage la douleur s’accentue. Elle aura l’impression que je ne m’arrête jamais dans ce cas. Qu’elle pourra toujours avoir plus mal. Ouais, c’est bien ça, faut que je trouve ça. Mais rapidement, ne pas montrer à Kiara que je suis indécis. Lui montrer que je peux agir vite, que je connais les points sensibles, ce qui est le cas, mais pas sur le doigt.

* Alors, qu’est-ce qu’on a là sur cette table. Couteau, masse, acide, tenailles. Que des choses intéressantes putain. Oh le maillet ! Je m’en servirai tout à l’heure pour lui briser un genou, c’est obligé. Aaaaaah j’en peux plus, j’ai envie de voir le sang couler, d’entre les os se briser.  Reprends-toi bouffon, fais ça bien. Avec un peu d’chance t’auras la torture, et la baise après. Oh ouais, le pied ! *

Trop de choses intéressantes sur la table. Trop de choix s’offrent à moi. Et là qu’est ce que je vois, des aiguilles. C’est extrêmement classique, mais ça fait toujours son petit effet. Enfin, petit effet, c’est peu dire. Non parce que cette petite merde pointue, on pourrait penser que ça fait rien par rapport à un sabre. Mais si on sait où les placer, j’vous assure que je la douleur elle est folle. Que ça te fait sortir tout ce que t’as dans les poumons tellement t’hurles. Je l’ai déjà utilisé une ou deux fois. On m’a jamais résister. Mais c’était que sur des civils. Normalement les ninjas sont formés pour résister à la torture je crois. Si ça se trouve c’est le cas de cette pute. Et je veux pas passer pour un boulet auprès de Kiara. Je réfléchis encore quelques instants à comment pimenter un peu le truc. Je trouve assez rapidement.

« Allez, c’est parti. Observe bien Kiara. »

Ma procédure. Prendre une lame. Un scalpel exactement. Retirer les couches de peaux du doigt, j’pense que ça peut faire mal, très mal. Ensuite, je vais chauffer des aiguilles à blanc, trois exactement. Je vais les insérer entre son ongle et sa chair. Déjà qu’une c’est affreux, trois ça va être fous. Ensuite, une fois qu’elle aura bien hurlé, que sa chair sera à vif, je lui verserai un peu d’acide sur le doigt. Ouais, ça va être pas mal. J’en salive déjà.

Que le spectacle commence...

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Nanako Nara
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Sam 16 Juil 2016 - 19:19

Je flottais dans la brume. Elle avait la forme et la couleur que peuvent avoir les nuages. Mais sans la sensation cotonneuse et agréable que je leur imaginais. Non, la brume est froide, humide. Et sans prévenir, elle s’énervait soudainement, me giflant violemment le visage. Je ne peux pas bouger, juste me laisser porter par les courants.
Soudain, deux bras squelettiques jaillissent, et me saisissent pour me sortir de la brume. Et j’émerge. Je suis dans une salle sombre, et je mets quelques secondes à m’habituer à l’obscurité. Il y a de vrais bras osseux qui me tiennent. Des squelettes. Je suis accrochée à une sorte de cercueil, les bras en croix. Je tente de remuer les jambes. Attachées, elles aussi. Fermement. Pas moyen d’esquisser le moindre mouvement.
Je laisse courir mon regard sur la pièce. Il y a toutes sortes d’instrument ici. Et l’atmosphère est celle, moite et silencieuse, d’un cachot.
Deux autres personnes sont là. Un homme à l’allure grossière, et une femme aux traits de porcelaine, tout en délicatesse. Je reconnais l’un d’eux. Le type de l’Empire que j’ai affronté à Ito. Un bourdonnement agaçant au niveau des tympans m’empêche de comprendre ce qu’ils se disent, mais ce n’est pas comme si j’en ai besoin.

Je me souviens très bien de l’affrontement. De la trahison de la petite blonde. J’avais cru affronter deux ninjas de l’Empire dans un deux contre deux, et à un moment j’ai même entrevu la manière de l’emporter. Mais ça ne s’était pas avéré aussi simple. Mon alliée s’était enfuie sans se soucier de moi, et je m’étais fait attraper une fois en sous-nombre. Maintenant que j’y repensais, c’était stupide d’avoir fait confiance à une inconnue. Mais elle semblait si pressée de m’aider que j’en avais oublié de me méfier d’elle. Surtout avec les deux autres psychopathes qui m’avaient suffisamment accaparé l’esprit pour que je ne pense à m’interroger sur la jeune fille aux cheveux blonds.

Le gros sac joue les larbins apparemment. Sauf que vu l’endroit où je me trouve, l’envie de faire la maline m’est un peu passé. Voilà encore un des défauts de la lâcheté du clan Nara : ils ne nous préparent pas à faire face à la réalité. Et ce qui m’attendait était bien réel. Une fois que je leur aurais réglé leur compte, à ces deux chiennes de l’Empire, j’irais m’occuper du cas du clan Nara. Il y en avait marre qu’ils n’en fichent pas une. Le truc, c’est qu’à cause d’eux, je n’ai aucune idée de ce que je peux ou de ce que je dois faire dans ce genre de situation.
Ikusa, j’ai entendu la fille l’appeler comme ça, se rapproche et semble admirer son trophée. J’aurais bien voulu lui cracher à la figure par pur réflexe, mais je donnais déjà tout ce que j’avais en m’efforçant de ne pas afficher la peur qui me rongeait. Ils pouvaient bien me détruire tout ce qu’il voulait, la seule chose qui m’importait c’était de ne pas leur donner satisfaction. Enfin pour le moment. J’étais en train de tenter de rassembler les forces dont je disposais non pas dans l’optique de souffrir moins, mais de réussir à la fermer, pour ne pas le leur montrer.
Je les entendais parler. Ils voulaient des cris, du sang, des larmes. Je ne pourrais pas les empêcher d’avoir le sang et les larmes. Je n’étais pas assez forte pour me libérer, et j’allais sans doute pleurer tout ce qu’il restait d’eau dans mon corps. Jusqu’à me déshydrater de douleur.
Par contre, il fallait à tout prix que j’évite de crier
.

** Vite une solution … Je ne peux pas utiliser de technique, mais je peux quand même malaxer mon chakra. Dans le vide ? J’ai tout donné pour devenir une kunoichi de Shousan, je ne peux pas me montrer faible maintenant quand même ! **

Mes yeux s’agrandissent. J’ai une idée. C’est de la folie pure et simple, et les séquelles pourraient être irréversibles. Je le compris au moment même où j’envisageais cette possibilité. Mais c’était le seul moyen qu’il me restait pour ne pas exprimer ma peur à grands renforts de cris déchirants. La seule façon, en quelque sorte, de conserver un tant soit peu de dignité dans l’épreuve qui m’attendait.
Ikusa venait de recevoir l’instruction de ne cibler que ma main pour la première partie de la séance. C’était une sorte d’apprentissage ? Je fixe avec une horreur contenue au mieux la femme avec un œil nouveau. Ce n’est pas seulement une experte, un bourreau. C’est quelqu’un de suffisamment compétent pour enseigner la torture. Un maître en la matière. La situation devenait encore plus flippante, complètement hors de contrôle. Il fallait absolument que je fasse quelque chose. La panique me gagnait. Ce n’était plus la brume duveteuse et cahoteuse, mais de puissantes vagues de panique dans lesquelles j’étais bercée.
Alors que l’apprenti bourreau va chercher des aiguilles je me décide enfin à me mettre en action. Advienne que pourra, je n’ai plus le choix. Je ne veux pas perdre. Je ne veux pas tout leur céder. Je veux les emmerder. Je veux les battre. Je veux prouver que je ne suis pas faible.

Je concentre tout le chakra dont je dispose encore dans mon état de faiblesse au niveau de ma gorge. Sans utiliser de mudras, c’est fou comme on est limités. Comme il est difficile de faire circuler même le chakra. Je n’ai jamais compris pourquoi ils étaient utiles, mais en cet instant je me maudis de ne pas avoir d’avantage travaillé à m’en passer. Tant pis, ce n’est pas la subtilité ou une technique que je veux utiliser. Mais juste du chakra pur et grossier, pour faire quelque chose de grossier et de stupide. Je ne veux pas être en sécurité, il faut que je tente de malaxer et que je me foire. Je dois me rater, à tout prix. Il doit y avoir des conséquences.
Avec le chakra accumulé dans ma gorge, je tente une manœuvre afin de renforcer mes cordes vocales, comme si j’avais voulu augmenter le volume de ma voix. Mais sans mudras, forcément, le chakra se contente de s’agglutiner bêtement à l’endroit où mon esprit et mon corps le conduisent. Il s’accumule. Un peu plus chaque seconde. Toujours plus.

Une aiguille s’enfonce sous mon ongle, et je hurle de douleur.
Aucun son ne sort de ma bouche. C’était le but de ma manœuvre. J’ai réussi : je me suis démoli les cordes vocales.
Les aiguilles s’enfoncent une à une. Je sens la douleur remonter du doigt jusqu’au cerveau, et se diffuser à travers tous les nerfs de mon corps. Je n’ai jamais autant souffert. A un moment, il juge avoir fini. Je n’ai jamais autant souffert de ma vie.
Je ne regarde pas ma main. Il ne faut pas. Voir son état serait rendre la douleur encore plus réelle et plus forte. Pas sûr que j’arrive à fanfaronner si je le fais. Je préfère mille fois continuer de pouvoir relever la tête.

Justement, quand je relève la tête, chancelante, en sueur, c’est bien un sourire triomphant que j’adresse à mes ennemis.

Je suis déjà condamnée et morte de peur, mais c’était hors de question de les laisser tout me prendre. J’allais me démolir moi-même avant qu’ils n’atteignent l’extase s’il le fallait. C’était hors de question de leur laisser le monopole de ma souffrance. Je leur en volerais autant que je le pourrais avant de ne plus avoir le contrôle de moi-même.
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Lun 18 Juil 2016 - 17:16


Kiara Kempachi
Maître Bourreau de Shi no kuni

Kiara observait attentivement la technique d’Ikusa tandis que celui-ci était à l’oeuvre. Il était exactement tel qu’elle l’avait imaginé. Un être instinctif, né pour faire souffrir autrui, et dont les capacités cognitives n’étaient pas le meilleur atout. Seulement, quand il s’agissait d’infliger la douleur, sa créativité semblait avoir un potentiel sans limites.
Et il aurait tout loisir de s’exercer pour développer cette créativité. Mais pour se faire, Kiara allait d’abord devoir imprégner de la technique et du doigté à ces gros doigts, passionnés mais encore malhabiles. Quand ce serait fait, il serait un véritable artiste. Et il progresserait dans bien d’autres domaines. Son esprit serait tout à la fois brutal et subtil, et il ferait aucun doute également un amant plus que compétent.

Les yeux de la bourreau s’écarquillèrent quand elle réalisa que la petite Nara ne criait pas. Ou plutôt qu’aucun son ne s’échappait de sa bouche. Elle s’approcha de la fille, et la gifla violemment. Son expression fut celle d’un hoquet de surprise … Mais là encore pas le moindre bruit. Kiara plissa les yeux, sceptique. Qu’est-ce qui se passait ?
Les doigts délicats et professionnels se posèrent sur la gorge de la fille, où se trouvait une concentration inhabituelle de chakra et ses yeux s’agrandirent en même temps qu’ils s’assombrissaient. Evidemment, qu’une gamine sans aucune expérience de la torture puisse supporter sans hurler ce qu’elle venait de subir était impossible. Cette fille avait une fierté assez prodigieuse, Kiara devait bien avouer qu’elle venait de la prendre de court. C’était bien la première fois qu’elle voyait quelqu’un faire ça, surtout dans son état.
Sa capacité à manier le chakra était supérieure à la moyenne des Genins. Elle n’aurait peut-être pas dû la sous-estimer, et lui passer les menottes qui coupaient la circulation du chakra.

Mais ça ne faisait que donner plus de valeur au jeu qui était entamé, finalement.


« Eh bien, tu nous as ramené un morceau de choix Ikusa. J’étais persuadée que cette gamine était faible et inutile, mais il semblerait que la viande soit plus coriace que prévu. Elle s’est explosé les cordes vocales et a sérieusement endommagé son propre larynx. J’ai stoppé l’hémorragie afin qu’elle ne s’étouffe pas avec son sang, mais elle ne récupèrera sans doute jamais l’usage de sa voix. Tout ça pour ne pas crier … »

Quelle erreur. Même si la bourreau ne le fit pas remarquer. Crier permettait aux torturés de faire passer une petite partie de la douleur, de l’atténuer. Si elle ne pouvait même pas faire ça, elle n’aurait aucun moyen d’évacuer sa souffrance. Cette petite était courageuse, mais elle allait payer le prix de son courage au prix fort.

« Aucune importance. Mais il va falloir lui faire payer pour ça. »

Elle s’approcha du doigt entamé par Ikusa, et vérifia la position des aiguilles. Qu’elle modifia de quelques légères retouches du bout des doigts

« C’est plutôt du beau travail. L’idée est même excellente. Seulement, tes aiguilles n’ont pas été plantées avec précision dans les nerfs. Regarde, ici et ici, tu aurais pu les décaler légèrement pour multiplier la douleur. Plus encore que la chair, les os ou les veines, le siège de notre emprise sur la souffrance d’autrui, ce sont ses nerfs. Tu as déjà presque tout ce qu’il te faut pour faire un bon bourreau à dire la vérité, je peux le dire en regardant ce doigt. On va donc se concentrer sur de l’anatomique. C’est la seule véritable chose qu’il te reste à apprendre avant de pouvoir faire de l’expression libre. »

Pour l’illustre, elle fit ôter par un des squelettes une des sandales de la Nara. Et elle releva le bout du pied, le fixant à la table avec une chaine de sorte qu’elle ne puisse plus bouger le moindre orteil.

« Tu sais pour les nerfs, je pense que tu sauras utiliser cette astuce à l’avenir à dire vrai. Maintenant, si tu me montrais ce que tu sais faire avec les os ? Tu as tout le pied, des orteils jusqu’à la cheville. Tu ne dois endommager que les os, justement. Si tu parviens à me montrer quelque chose de beau, je t’apprendrais le niveau supérieur. Un moyen de décupler les souffrances que tu infliges … »

Elle ne mentait pas, Kiara avait réellement quelque chose de cet acabit à lui apprendre. Restait à voir s’il continuerait de prouver qu’elle avait eu raison de le choisir. Kiara était le genre de femme à mettre sans cesse à l’épreuve et qu’il ne fallait pas décevoir une seule fois.
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Ikusa Seisen
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 26 Juil 2016 - 18:08

Bordel. Pourquoi est-ce qu’elle n’hurle pas ? Enfin, je vois sa bouche souffrir, je ressens la douleur dans ses yeux, dans la crispation de ses membres, mais aucun son ne sort de sa bouche. Ca enlève une grande partie de ma satisfaction. Comment fait-elle ? J’ai qu’une envie c’est de la bourrer de coup pour lui tirer un son n’importe. Elle est en train de me décrédibiliser auprès de Kiara. Et ça je peux pas l’accepter. Je veux pas paraître pour un débutant. Je vais lui faire voir à cette conne qu’on se moque pas impunément de moi. J’ai encore des aiguilles en main, je vais lui crever les yeux.

Mais Kiara intervient. Elle semble toute excitée par la situation. Ainsi cette faiblarde se serait explosé la voix pour ne pas hurler. Comment ? Le chakra sans doute, après tout, ces soi-disant ninjas s’en servent à toutes les sauces, y’a que ça qui leur est utile si bien qu’ils savent pas s’en sortir sans. J’essaye de visualiser le truc. Elle a pu bloqué la sortie du son avec, je sais pas si c’est possible mais quand je vois qu’on peut marcher parallèle au sol sur un mur grâce à ça j’me dis que c’est possible. Du coup la douleur et son renforcement ont fait exploser ses cordes vocales. Ouais ça doit être ça, ça colle avec ce que me dis Kiara. Du coup ça me rassure un peu, c’est pas moi qui suis naze, mais elle qui est plus résistante que ce que je pensais.

« C’est que ça devient intéressant. »

Un sourire sadique se dessine sur mon visage. Plus on me résiste, plus j’ai envie de briser la personne. Je vais m’en donner à cœur joie. En plus je vois que Kiara meurt d’envie d’intervenir. Mais elle se retient.

J’écoute attentivement la suite de ses explications. J’ai quelques défauts, notamment le placement des aiguilles qui touchent pas bien les nerfs. C’est vrai que ma connaissance se cantonne aux basiques, je sais qu’il faut les placer là mais pas précisément. Mais comme elle dit, ce sera juste de la pratique. L’avantage c’est que j’aurai un tas de personnes sur qui m’exercer avec mon boulot. Puis peut-être quelques bouquins d’anatomie pourraient pas faire de mal. On m’prends pour un demeuré, mais choisis un sujet qui me plais moi je suis pour lire. Enfin, c’est pas le moment de penser aux gens.

« Merci Kiara. »

J’sais pas trop pourquoi je la remercie. Enfin si, parce qu’elle m’a dit que j’avais tout pour faire un bon bourreau, que j’ai un vrai talent, que je suis fais pour ça. Mais je suppose qu’elle s’attendait pas à ce que je la remercie. Ca fait un peu faiblard quand même. Mais j’sais pas, elle me rend bizarre c’te nana, elle m’intimide. C’est la première fois que ça m’arrive. Bref. En tout cas j’ai compris. Me focaliser sur les nerfs, apprendre leurs emplacements précis. Bien.

Nouvel exercice. Il s’annonce beaucoup plus ardu. Vraiment même. Le pied, entièrement, mais que les os. Là je me sens un peu moins bien. J’ai plein d’idée qui me viennent en tête, mais toutes comportent autre chose que les os. Des entailles, des brûlures, mais rien qui ne concerne que les os.

J’hésite à demander de l’aide à Kiara, je suis en formation après tout. Mais ma fierté m’empêche de lui demander. J’préfère faire un truc naze et qu’elle rectifie après plutôt que de lui avouer ma faiblesse. Quand je serai seul et que je me retrouverai face à une situation compliquée faudra bien que j’me démerde par moi-même.

« T’es prête Shousanaise ? Parce que t’as pas fini d’en baver. »

La tentation est trop forte, Kiara veut pas de psychologique, mais je peux pas m’empêcher de la narguer. Après tout, je suis pas obligé d’employer les mêmes méthodes que ma chef de discipline, chacun son kiff.
Je réfléchis rapidement. Puis je prends une tenaille. Va falloir que je laisse aller mon instinct. J’ai déjà plusieurs étapes en tête. D’abord, briser à l’aide de la tenaille chacun des os des orteils. Ensuite, utiliser une masse pour fracturer l’os du talon. Et enfin pour finir, briser la cheville à main nue, pour que la douleur soit plus intense.

On verra bien ce que ça donne.
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Nanako Nara
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Ven 29 Juil 2016 - 22:26

J’écoutais avec horreur la suite des instructions de la femme. J’avais raison, c’est une sorte de professeur. Quand elle bouge les aiguilles, je hurle à en perdre la voix. Enfin, c’est ce que j’aurais fait si je ne l’avais pas déjà perdue. Mon cri silencieux n’en trahit pas moins la souffrance qu’elle provoque à chaque mouvement. Un instant, je lâche ma conscience du réel. Je flotte, j’ai mal. Ce sont les seules sensations qui s’imposent à moi.
Mais je reviens sur terre. Malheureusement. J’aurais préféré rester en apesanteur.


« T’es prête Shousanaise ? Parce que t’as pas fini d’en baver. »

Je ne savais pas comment réagir, aussi me contentais-je de mon sourire le plus insolent. Je continuais de m’évertuer à lui montrer que je n’avais pas peur de lui. Et ce n’était pas tout à fait faux. Ce qui me faisait peur, c’était l’atmosphère, c’était la torture. Avoir peur de lui ? Non, hors de question. Durant notre combat, je ne lui avais jamais laissé prendre le dessus dans notre un contre un. Ce qui m’avait perdu, c’était d’avoir fait confiance à une inconnue et de m’être retrouvée en un contre deux, puis contre trois quand l’autre type effrayant s’était ramené.
Plutôt mourir que de lui montrer que j’angoissais à l’idée de ce qui allait arriver. Mais j’aurais peut-être dû lâcher le morceau et me préparer à ce qui allait arriver, au lieu de continuer de faire la maline. Parce que ma pause était de très courte durée. Et que même pendant celle-ci, ma main continuait de me lancer atrocement.

Quand je vis les nouveaux outils dont s’emparait Ikusa je me retins à grande peine de déglutir. Une tenaille. Je me dis, sur le coup, que ça ne peut pas être pire que les aiguilles enfoncées dans les nerfs, mais je déchante vite. Alors que mes orteils se brisent, je repars dans un cercle infini de douleur. Et je n’ai plus rien pour l’extérioriser. Je regrette presque d’avoir été aussi têtue, et de m’avoir briser la voix. Pouvoir hurler ma douleur aurait au moins permis de l’extérioriser.
Quand les cinq orteils sont brisés, je suis déjà bien moins fière. J’ai le visage baissé, les dents serrées. Je m’en suis cassé une en essayant de ne pas ouvrir la bouche, avant de craquer. Et j’ai les lèvres ouvertes.
Je pense vaguement à avaler ma langue ou quelque chose comme ça. A mourir pour ne pas qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent. Mais je réalise simplement que je ne savais pas comment faire. Et que malgré tout j’ai bien plus peur de la mort que de la douleur.
Le coup de masse dans l’os du talon me fait grimacer de douleur, encore une fois. Mais moins que la tenaille, curieusement. J’en étais déjà, après seulement quelques minutes, à un stade où j’arrivais à ne plus sentir ce genre de douleurs ? C’était bien plus intense que ce que je pensais. Et si ça allait en crescendo comme toutes les séances de torture … Comment est-ce que j’allais simplement pouvoir supporter ça ?
Il attrape ma cheville à pleines mains et commence à la tordre. Les muscles tentent de résister quelques secondes, mais finissent par s’assouplir et lâcher. Bientôt elle sera brisée. Et une nouvelle explosion de douleur viendra avec elle.


« Donnes-moi ton esprit Nanako, je vais t’aider. »

Je hoquète de surprise, la voix résonne directement dans ma tête. C’est impossible que ce soit Ikusa, c’est une voix féminine en plus … Et l’autre femme ne me regarde même pas. Elle semble juste prendre son pied en regardant Ikusa me broyer la cheville.

« Qui … Êtes-vous ? »

« Une amie. Laisse-moi juste entrer dans ton esprit, acceptes-moi. Je vais faire disparaître cette souffrance. »

« Co…Comment ? »

J’étais pitoyable. On me proposait une échappatoire et je me jetais dedans sans même chercher à protester. La torture, la souffrance, m’atteignaient déjà bien plus que je ne l’admettais. Et je le savais très bien, c’est pour ça que j’avais éteint ma voix. Pour être sûre que rien ne leur donnerait cette indication sur mon inexpérience de la douleur. Qu’ils croient que je résistais alors que j’explosais juste doucement de l’intérieur.

« Juste, ne résiste pas. Laisse-moi entrer. »

Une conscience s’empara de la mienne. Une conscience douce, chaleureuse. Un océan de gentillesse envahi mon esprit, et le captura, pour l’emmener loin d’ici.

J’étais couchée dans l’herbe, dans un champ, près de Kikaru. Je ne le reconnaissais, j’y allais quand j’étais jeune. Il était rempli de chevaux. Parfois, certains venaient me lécher le visage alors que je faisais un somme. Ou que je regardais les nuages. Et au printemps, le champ se recouvrait entièrement de coquelicots. Cet endroit, c’était tout ce qu’il y avait de plus beau dans mon enfance. Un endroit magnifique. Comment est-ce que j’y étais arrivée ? C’était cette voix qui m’avait emmenée ici.
Je tentais de sentir le parfum fleuri de l’air, la chaleur du soleil. Rien. Aucune sensation. Comme si je n’avais que ma vue pour voir.


« Je t’ai privée de sensations physiques. Je ne peux le faire que pour de courtes périodes, mais ça te permettra peut-être de mieux endurer ces moments atroces … Ne t’en fais pas, cette journée sera la seule. Quelqu’un va venir pour toi. Je te le promets. »

Je reviens brusquement à la réalité. La douleur est encore bien présente. Mais une bouffée de courage m’emplit après avoir revu ce paysage magnifique. Il me rappelait pourquoi je me battais, et surtout, m’avais permis de ne pas ressentir le moment où ma cheville s’était brisée. Le point culminant de la souffrance, j’étais passée complètement outre.
Elle restait malgré tout à la limite du supportable. L’extrême limite. Sans cette autre conscience j’aurais certainement déjà abandonné.
Je me remémore une des phrases de la femme : la torture est un art de précision. La violence doit certes hâter la douleur, mais pas la rendre plus intense. Donc, si j’énervais Ikusa, il me ferait moins mal, non ? Ca paraissait logique.

J’essaie de grimacer un sourire ironique et j’articule, sans émettre le moindre son, directement dans sa direction. Pas le moindre son ne sort, mais néanmoins, le message est clair :


« C’est tout ? »

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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Mar 2 Aoû 2016 - 13:21


Kiara Kempachi
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Kiara observait patiemment les méthodes de son élève. Ikusa privilégia des méthodes plus violentes cette fois, tenaille, masse. Il semblait déjà plus évoluer dans son élément, et cela variait de la méthode plus subtile utilisée pour l’auriculaire. Et malgré le sacrifice de sa voix, on voyait clairement la peur et la souffrance sur le visage de la petite shousanaise. Un sacré spectacle, autant dire qu’elle était pleinement satisfaite pour l’heure de ce que produisait Ikusa.

Mais son visage s’assombrit dans une grimace contrariée en admirant le résultat. Si Nanako avait d’abord semblée hurler de douleur, quelque chose était venu perturber le processus de souffrance alors qu’il était à son paroxysme. La fille sembla un instant détachée de la réalité, comme si elle ne souffrait plus du tout. Pourtant, d’après le rapport remis par les deux soldats qui l’avaient capturée, elle n’était pas une spécialiste des arts de l’esprit. C’était à la fois surprenant, et frustrant : qu’est-ce qu’il se passait ? Comment était-ce possible ? Maintenant qu’ils avaient entamé plus en avant leur art de la torture, son esprit et sa résistance étaient dignes des plus grands. Une vraie forteresse, cette petite. Tout devenait à la fois un peu effrayant, et bien plus digne d’intérêt. Une envie irrésistible croissait dans le corps et le cœur de Kiara.

Elle examina le résultat du travail d’Ikusa. Les os étaient réduits en bouillie. Il n’avait clairement pas fait les choses à moitié. Sans soins, elle ne remarcherait sans doute jamais. Et même avec les meilleurs spécialistes, elle boiterait pendant plus d’une semaine. Malgré les miracles de la médecine shinobi, réparer ceci instantanément paraissait presque impossible. Même sur une très longue durée elle en garderait des séquelles. Un affaiblissement. Des douleurs. Vraiment du bon travail. Kiara ouvrit quelques boutons de sa chemise blanche, et annonça à Ikusa :


« Bien. Tu me sembles définitivement un élément prometteur. Maintenant, on va procéder autrement : nous allons construire une partition tous les deux. Je suis un chef d’orchestre, mais tu vas devoir te munir d’un instrument et m’accompagner dans ma tâche. Je continuerais de te donner des indications, mais je ne peux plus me retenir. Je veux, moi aussi, exercer mon art. »

Une lueur passionnée et dangereuse brillait dans les yeux de la femme. Annonciatrice de mauvais augure, mais aussi du début d’un récital qui ne trouverait pas son pareil. Comme à chaque fois qu’elle se mettait en action, tout devait être unique, chaque élément composant une partie d’une partition unique.

« Je vais m’occuper du second pied. Cette fois ce sera plus simple : tu vas observer ce que je fais, et tu vas en déduire ce qui te semble le plus approprié en adéquation avec ce que je fais, pour l’amener dans un endroit où la souffrance sera seule maitresse. Où plus rien ne pourra la protéger d’elle, et où elle devra s’y abandonner complètement sans demi-mesure. »

L’enchanteresse s’approcha de la jeune fille. Il était grand temps qu’elle puisse combler les pulsions qui l’arrachaient à sa simple contemplation. Voir Ikusa à l’œuvre avait fait naître en elle une envie irrésistible de se mettre à l’ouvrage. Et elle y mettrait toute son âme comme elle le faisait toujours, en véritable orfèvre.
Elle amena un étrange assemblage métallique au-dessous de la plante du pied. Et elle y accrocha fermement le pied de la Nara à l’aide de petites chaines. L’instrument ressemblait à un pot en fer, à ceci près qu’il ne contenait rien d’autre qu’une petite mèche.


« Ceci est de mon invention. Je l’ai nommé ‘Ballade en terres infernales’. Tu vas voir, c’est un de mes outils favoris. Je pense que tu devrais aimer. »

Kiara actionna un petit levier, et la mèche s’embrasa. La flamme était juste assez grande pour lécher le pied. Et un petit courant d’air latéral permettait à la mèche de bouger en cercles inégaux, afin qu’elle parcoure l’ensemble de la plante du pied. La flamme n’était pas très ardente, mais juste assez pour rôtir à petit feu la peau. Le premier passage n’était que douloureux. Mais à chaque embardée de la mèche, la peau rougissait un peu plus, jusqu’à être réduite à rien et ce que la mèche n’attaque alors la chair. Et cela devenait douloureux.
Quand la flamme aurait finie sa première œuvre, il faudrait alors l’augmenter afin qu’elle ne commence à attaquer la plante du pied un peu plus profondément. Brûler à tout petits feux jusqu’à l’os, tel était le but de cette machine infernale. Marcher sur des braises, celles qui tapissaient le fond de l’Enfer. C’était ce qui avait donné son nom à cet outil fort utile.

Si elle tenait encore le choc face à ça, pourrait-elle continuer alors qu’Ikusa ajouterait sa propre mélodie à celle-ci ?
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Ikusa Seisen
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MessageSujet: Re: [Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.   Sam 6 Aoû 2016 - 22:18

Ca me fou les boules de pas l’entendre hurler. Vraiment. C’est tellement frustrant. Pas entendre le son de sa voix partir dans des notes que personne peut atteindre en temps normal. J’ai juste le droit au spectacle de sa mâchoire qui se sert, de ses yeux qui trahissent sa douleur. Mais elle semble pas avoir les jetons. Elle semble juste souffrir. J’dois avouer qu’elle est bien résistante en tout cas. J’pensais qu’elle se serait fait dessus plus rapidement.

Mais au moment de lui défoncer l’os du talon, il s’passe un truc bizarre. Elle semble ne plus ressentir la douleur. Comme lors d’un combat, où l’excitation est tellement forte qu’on sent plus les blessures, qu’elles nous donnent de la force justement. Un peu comme en ce moment aussi. Le fait d’penser à ça ravive la douleur de mes côtes, j’étais tellement à fond dans la torture que j’les avais oubliées celle-là. Mais elle ? Comment elle a fait pour que la douleur passe ? Elle a aucun stimuli pour qu’elle ne la sente plus. La situation dans laquelle elle est, elle peut que penser à la douleur. Je jette un coup d’œil rapide vers Kiara, j’vois qu’elle aussi est surprise. Donc j’suis pas complètement fou, c’pas normal. Mais elle passe outre, alors moi aussi.

Va falloir s’occuper de la nana de Shousan encore un peu, quitte à la buter pour finir.

Par contre, y’a un point qui me fais chier. Kiara a décidé de me former et ça c’est vraiment grave cool. Le problème, c’est que du coup on a enchaîné directe là-dessus. Et j’ai complètement zappé de la questionner sur la demande de l’Eclair Noir. Et maintenant qu’elle a perdu sa voix comment elle va faire pour me répondre ? Elle peut toujours écrire s’est sûr. Mais le problème c’est que du coup bah elle a plus grand-chose à perdre. Si elle arrive à tenir la torture alors qu’on le fait juste pour l’plaisir, pourquoi est-ce qu’elle se mettrait à parler ? Au bout d’un moment elle va p’t’être cracher un truc, mais qui me dit que ce sera pas des conneries. Et si j’ramène rien à l’autre type, j’vais m’prendre une bonne dérouillée. Et ça c’est pas forcément cool, parce que j’suis bien conscients que j’pourrais même pas lui foutre un seul coup à l’heure actuelle. Du coup on perd tout le fun. Un passage à tabac c’est cool que quand c’est toi qui déglingue l’autre.

Mais tant pis, faudra que j’vois ça après. Parce que là ça va commencer à devenir vraiment, mais alors vraiment cool. Kiara va s’y mettre. J’la voy ais depuis un moment bouillonner d’impatience. Elle a finalement craqué. Elle veut qu’on travaille en équipe.

« Avec grand plaisir. »

J’la vois commencer. Le but du truc c’est que j’analyse ce qu’elle fait et que je décide quoi faire de mon côté, pour que ça rentre en adéquation avec sa pratique. Un travail d’équipe en soit. C’pas trop mon genre en général, j’suis plutôt du genre à me la jouer solo. Mais là on va devoir faire une exception. Et Kiara c’est un peu comme Eika, ça fait kiffer d’être avec des nanas comme ça, qui sont tout autant que moi obnubilées par l’sang.

Du coup j’regarde bien ce qu’elle fait. Une de ses inventions apparemment. Une flamme, sous la plante du pied. J’vois l’idée, la brûlure va être de plus en plus importante. Et le fait que le pied soit enchainé, bah la nana elle va pas du tout pouvoir bouger et elle va subir. Subir jusqu’à ce qu’elle ne ressente plus son pied. Pour être honnête, c’est du génie. C’est à l’image de Kiara. Calme, délicat, presque poétique si j’peux dire, mais tu sens derrière la souffrance que ça peut prodiguer. Et bah c’te femme fait le même effet. Belle, calme, mais quand tu la vois, tu sais qu’elle peut détruire chaque parcelle de ton corps avec une facilité déconcertante. Enfin, sauf les os dans mon cas, là elle en chierait un peu plus ahah.

« Dingue. »

Elle a sûrement senti l’excitation dans ma voix. J’ai hâte de voir la réaction de la Shousanaise quand ça va vraiment commencer à lui bousiller le pied.

Quant à moi, j’dois trouver quoi faire pour que ce soit harmonieux avec Kiara. La première question que j’me pose, c’est si je dois rester dans le même thème qu’elle ou pas. J’vois quelques bougies pas loin, lui faire couler de la cire sur la peau ça peut le faire. Mais à vrai dire j’sais pas si pour que la douleur soit décuplée il faut que je créé une douleur du même type. J’ai plutôt l’impression que ça s’annule. Enfin j’me comprends. Du coup faut p’t’être que j’parte sur un autre domaine. Mais quoi, ça s’est une bonne question.

L’opposé du feu c’est l’eau, j’me demande si une simulation de noyade ça pourrait pas être bien. L’problème, c’est que j’dois l’incliner. Et du coup sa flamme toucherait plus le pied. C’est chiant. En plus j’dois vite trouver une idée, parce que sinon bah ce sera Kiara seule qui va gérer le truc, et plus nous deux. Et c’est pas c’qu’elle m’a demandé.

Je commence à sentir l’odeur de la chaire qui brûle. Ca m’enivre. Du coup j’arrête de réfléchir, et j’laisse parler mon instinct. Mon côté sadique. Et il m’dit de suivre la voie empruntée par Kiara. Du coup j’attrape les bougies, et j’commence à faire couler de la cire bouillante sur le haut de son pied. Au-dessus la brûlure vive, momentanée et répétée. Au-dessous, la brûlure lente, et en continue. Deux utilisations différentes de la chaleur.
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[Bagne] Niveau -5 : Salle de torture impériale.

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