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 Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux

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Eihiko Tsubazame
Genin de Shousan
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MessageSujet: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Jeu 23 Juin 2016 - 20:02

Spoiler:
 

Cette île est composé de trois grandes parties. La forêt de bambou recouvre la majorité. Et au centre, il existe un monastère entouré d'une multitude de pics tous différents les uns des autres.
Le plus grand se nomme '' Kyojin, le géant dont le doigt touche le ciel '', tandis que le plus petit se nomme '' Kobito, celui qui n'a pas grandit ''. Mais il en existe une multitude d'autres.
Et au centre du cercle formé par ceux-ci se trouve le monastère de Mousouchiku, lieu d'habitat des pandas roux, et du fameux Grand Maître Râh.

On dit du monastère qu'il est le passage du sentier matériel jusqu'au sentier spirituel, le monde des Yokaïs. Et toutes les semaines, de somptueuses festivités l'illumine, et des feux d'artifice. On peut les voir jusque de l'autre côté de l'océan.


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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Ven 24 Juin 2016 - 1:48

Eihiko était tout simplement émerveillé. Cela faisait une heure qu’il marchait dans la forêt de bambous, suivant le trottinement de Chô, et il n’en revenait encore pas. Il n’avait jamais vu de plants de bambous aussi grands que ceux-là ! Il devait être au moins deux fois plus hauts que tous ceux qu’il avait eu l’occasion de rencontrer. Et puis l’endroit était resplendissant. Une abondance de papillons de toutes les couleurs, des écureuils qui furetaient, il crut même voir une taupe jaillir du sol à un endroit et plonger à un autre.
Ce n’était pas Chô qui l’avait fait venir. C’était le Grand Maître Râh. Mais celui-ci l’avait invoqué à l’entrée de l’île, plutôt que directement au monastère de Mousouchiku. D’après ce que lui avait dit Chô, c’était pour qu’il puisse profiter de l’île et des merveilles qu’elle abritait ; laisser son regard planer et admirer les différents composants qui rendaient cet endroit si beau.
Et il comprenait ce qu’avait voulu dire le Grand Maître. Cette île était un paradis créé par mère nature, tout simplement.
Tandis qu’ils avançaient, Eihiko se mit à questionner Chô. Il était d’une curiosité excessive, et particulièrement excité de voir à quoi ressemblait le monastère, le lieu où les pandas roux vivaient. Le petit panda répondit par un sourire entendu. Ce qui voulait tout dire : tu verras. Mais ça ne fit que renforcer l’envie du blondinet de poser des questions.


« Dis Chô, il est comment le Grand Maître Râh ? »
« Plus grand que tu ne l’imagines. »
« Genre il mesure combien ? »
« Pas grand comme ça. C’est quelqu’un qui possède une très grande force d’âme. Il a passé des centaines d’années à méditer sur le Kyojin. Son aura … Euh, non, son chakra, est presque entièrement imprégné de la force du sentier spirituel. Je ne sais pas trop comment te dire ça … Il fait partie de ce monde, mais aussi d’un autre monde en même temps tu vois ? »
« En fait plutôt bien. C’est un peu comme le ki non ? Il a développé une sorte de force spirituelle différente du chakra ? Ou plutôt, son chakra est devenu différent, non ? »
« Je suis étonné que tu ais compris, mais oui, c’est ce que voulais dire. »
« Surpris ? Pourquoi ? … C’est quoi le Kyojin ? »


Chô soupira. Pour Eihiko, le voyage était une découverte enrichissante, et il était heureux en posant toutes ses questions et simplement en se promenant dans ce monde nouveau. Mais pour le petit panda, cette marche tournait à la torture. Le flot de questions du Genin semblait ne jamais se tarir, et il en avait marre d’user ses petites pattes sur le sol caillouteux. Il prit néanmoins le temps de tout lui expliquer. Au moins son intérêt pour son monde faisait plaisir à voir et à partager.

C’est ainsi, l’un infatigable, l’autre inconsolable, qu’ils arrivèrent sur le sentier qui passait entre deux grands pics. Sentier qui menait lui-même à un pont. Pont qui menait lui-même au monastère de Mousouchiku.
Le blondinet avait déjà vu une habitation plus grande, chez Sham, mais jamais quelque chose qui en imposait comme ça. Autant la maison de Sham était gigantesque mais terne. Inquiétante. Inhospitalière. Autant le monastère était une forteresse mystique. Une énergie s’en dégageait, qui lui donnait comme la chair de poule. Mais aussi un sentiment d’exaltation. C’était comme s’il rentrait dans un autre monde, un autre univers.
La brise des montagnes lui sembla soudainement souffler depuis le monde des esprits, et amener avec lui leurs ricanements. Devant le monastère, Eihiko s’arrêta brusquement. Ses yeux se fermèrent.

Chô, qui regardait, s’assit sans rien demander. Il semblait trouver la situation normale, et ça lui donnait une opportunité de faire sa toilette et de trainer sa langue dans pas mal d’endroits de son anatomie pour les dépouiller de leur saleté.

Le blondinet ressentait une puissante énergie qui déferlait à l’intérieur de lui. Elle s’imposait. En fait, son chakra s’échappait littéralement de son corps et cette énergie prenait sa place. Eihiko rouvrit les yeux. Il voyait son chakra à l’œil nu, qui entourait tout son corps à la manière d’une aura ! Il retint un cri de surprise et regarda Chô, l’air complètement perdu.
Le petit panda mit un petit coup de museau en l’air, lui demandant de regarder plus attentivement. Ce qu’il fit. En fait, son chakra ne s’échappait pas de son corps, il s’évaporait, puis refluait vers lui quelques secondes après.


« Qu-Qu’est-ce qui se passe ? »
« Ton chakra réagit au monde des esprits, comme on le pensait. C’est pour ça que le Grand Maître Râh t’as fait venir ici. Afin que tu puisses te connecter au sentier spirituel. Ce monastère est construit pile poil à l’un des endroits où la limite entre les deux sentiers est extrêmement mince. Il y en a deux autres : au sommet du pic Kyojin, et au sommet du pic Kobito. Mais pour le monastère, parfois, c’est presque comme si la limite n’existait pas. Nous sommes capables de voir les yokaïs, les créatures du monde spirituel. Peu d’humains le peuvent, même en ayant passé ces portes. Mais tu es comme Chizara, toi aussi tu le peux. C’est pour ça qu’elle t’a choisi comme héritier de notre famille. »
« C’est … C’est incroyable … Cette sensation … J’ai l’impression de découvrir mon chakra … »
« Ce n’est pas ton chakra. Enfin pas ton chakra sous la forme qu’il a sur le sentier matériel. Enfin, c’est trop compliqué pour moi de t’expliquer tout ça clairement, je vais t’emmener voir le Grand Maître Râh. Viens, suis-moi Eihiko. »


Il le guida à travers la demeure, mais Eihiko ne prenait même pas la peine d’observer les alentours. Il n’avait d’yeux que pour son chakra qui s’échappait de son corps. Bleu, mais auréolé d’une sorte de halo lumineux … C’était le Hikari ? Mais il lui revenait ensuite, et la lumière semblait maintenant avoir fusionné avec le bleu. Son chakra était illuminé de l’intérieur. Il ne lui semblait pas réellement plus fort que jamais mais Eihiko se sentait léger. Comme transporter hors des contraintes du monde. La gravité ? Connait pas. Peut-être que dans quelques minutes, à force que son chakra change, il pourrait s’envoler ?

Un panda roux s’approcha de lui. Gros. Large. Renfrogné. Il avait une allure pas commode bien loin de l’adorable Chô. Il ne dit rien, et se contenta de sortir un gros pot d’encre noire et un pinceau, avec lequel il lui traça un symbole sur le front. Puis il s’éloigna en grommelant et en trainant des petons. La sensation de son chakra qui s’échappait cessa, et il redevint son chakra habituel.


« Qu-Qu’est-ce qu’il a fait ? Qui est-ce ? »
« Pô. Il est un peu grognon mais il vient sans doute de te sauver la vie. La sensation que tu ressentais est normale pour quelqu’un qui peut voir et dont l’aura réagi au monde des esprits. Mais tu ne contrôles pas encore ton aura. Elle aurait fini par consumer ta force vitale. Il t’a apposé un sceau qui te permet de canaliser ton aura et de la conserver intact. »
« C’est dangereux alors … Et toi tu maitrises ton aura ? »
«Pas besoin. Je ne peux pas voir le monde spirituel Eihiko. Donc lui ne peut pas me voir. Je ne crains rien. Ici il n’y a que le Grand Maître Râh qui le peut. Et toi, maintenant. C’est un don peu répandu. »
« J’ai du mal à te suivre. Je ne comprends pas tout. »


Chô se contenta d’opiner pour faire signe qu’il savait ce qu’il voulait dire et le guida jusqu’à une grande pièce éclairée par un cercle de bougies. Cercle au milieu duquel se tenait un immense panda roux. La sagesse illuminait de son corps, à moins que ce ne soit les reflets des bougies sur son pelage. En tous cas, il avait l’air très impressionnant.
Un sourire calme se posa sur son visage alors que ses yeux s’ouvraient sur l’adolescent et son compagnon.


« Je suis content de te voir, Eihiko Ouji-sama. Assis-toi, je dois t’expliquer de nombreuses choses. Oui, de nombreuses choses … »

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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Dim 26 Juin 2016 - 14:56

Oujou-sama ? Un prince ? Eihiko avait du mal entendre … Il ne comprenait pas le pourquoi de cette appellation de la part du Grand Maître. Mais en tous cas le panda dégageait une certaine aura. Il était plus grand que n’importe quel panda roux, et devait presque atteindre le double mètre cinquante de hauteur. Mais ce n’était pourtant pas ce qui était le plus impressionnant chez lui. Son chakra était puissant, mais il y avait autre chose … Du Ki ? Oui, il avait une maitrise de sa force spirituelle telle qu’Eihiko était à deux doigts d’être capable de la voir à l’œil nu. Il avait étudié le Ki, et il savait à quel point c’était difficile d’en emmagasiner beaucoup dans son corps. Ce que faisait Râh était une prouesse.
Enfin il n’était pas l’heure de l’admirer. Pour le moment, Eihiko ne désirait que des réponses à ses multiples questions.


« Râh-sama … J’ai tant de questions à vous poser. Depuis que j’ai reçu votre parchemin, je n’ai pas arrêté de penser à tout ce qui s’était passé depuis que je suis Genin, et j’ai l’impression que ma tête est sur le point d’exploser. C’est quoi cet endroit au juste ? Le sentier spirituel dont a parlé Chô, qu’est-ce ? Avez-vous connu Chizara Akimichi ? Et qui est-elle d’abord ? On m’a raconté tant de choses à son sujet, je sais pour notre lien de sang mais … J’aimerais tant en savoir encore plus sur elle. Et … »  
« Du calme, Oujou-sama. Et appelez-moi Grand Maître, simplement. Vous êtes le prince, je ne suis pas digne du suffixe que vous m’apposez. Je compte vous donnez toutes les réponses que je vous dois, mais pour cela vous devriez me laisser parler, ne croyez-vous pas ? Si je ne peux m’exprimer, vous n’apprendrez guère. Non, vous n’apprendrez guère. »
« Ou-oui. Je vous prie de m’excuser. Je vous écoute, alors, Grand Maître Râh. Je ne sais rien, je ne comprends rien, et je veux pourtant tout savoir et tout comprendre. Permettez-moi d’apprendre, s’il vous plait, Grand Maître. Si je dois être prince, je voudrais au moins savoir de quoi je suis le prince et comment remplir le rôle qui semble m’avoir été attribué. »


Une étrange expression passa sur la frimousse de Râh. De l’amusement, ou de l’étonnement, difficile à dire. Eihiko se posta en position du lotus, juste en face du panda roux. Il imitait simplement sa position, en un poil plus voûtée. Son expression à lui était celle d’un garçon curieux et borné.

« Ne détournez pas votre attention un instant, Oujou-sama. Je vais donc tout vous raconter. Oui, tout vous raconter. »

« Le monastère de Moushouchiku a été construit à un endroit très particulier. Le pont que tu as franchi pour y venir est le passage entre deux mondes. Le sentier spirituel, et le sentier matériel. Les créatures vivantes, comme toi ou moins, vivons dans le sentier matériel. Le monde des Kyuchiose tout comme ton monde à toi font partie de ce sentier matériel. On peut aussi l’appeler monde physique. Les piliers du monde physique sont solides, et tout y est réel et solide. Le monde par-delà le pont, donc le monastère est l’entrée, se nomme le sentier spirituel, ou monde immatériel si tu préfères. On le nomme également monde des Yokaïs. Ce monde est flou, changeant, fluctuant. C’est un monde où ce qui est fixe, matériel, solide, ne peut subsister indéfiniment. Il est peuplé par les yokaïs, des créatures conceptuelles qui n’ont pas de forme fixe. Ces mondes sont proches l’un de l’autre, mais pourtant aucune créature existante ne peut normalement franchir la barrière entre eux et survivre à cette expérience. Les yokaïs sont des concepts fluctuant, ils ne peuvent pas adopter de forme physique. Et le monde spirituel, changeant et non-fixe ne convient pas aux êtres matériels qui perdent leur énergie vitale quand ils franchissent la barrière. Mais une ruse d’un des créateurs des mondes permet à certains élus du monde matériel de disposer de la capacité de changer de monde. Nous les appelons les princes. Mais ce n’est qu’un mot. On pourrait aussi vous appeler voyageurs. Arpenteur de mondes. Ces personnes sont capables de franchir la barrière des mondes et demeurer quelques temps dans le monde spirituel, protégeant une partie de leur force vitale, qui s’épuise petit à petit, mais pas immédiatement en intégralité. Les habitants des deux mondes possèdent une énergie appelée aura. Pour toi, il s’agit du chakra. Le chakra des arpenteurs est particulier, possédant les aptitudes de la lumière, seul élément qui peut subsister dans les deux mondes. Voilà pourquoi ils peuvent eux-mêmes subsister dans le monde spirituel. Car leur aura est faite pour. Oui, faite pour. »

« Chizara Akimichi était une arpenteuse. Elle t’a légué ce don à la naissance. Mais elle n’est pas la seule. Pour se venger de la fourberie du créateur du monde matériel, le créateur du monde spirituel à insuffler à un yokaï la force de franchir la barrière et de se dissimuler dans le monde matériel. Il peut alors rechercher les arpenteurs et les tuer. Actuellement, cette personne est connue sous le nom de ‘l’éclair noir’. C’est ton ennemi juré, Eihiko Oujou-sama. Ton antagoniste naturel. Je ne sais pas exactement qui il est, mais il me parait évident qu’il est le meurtrier de Chizara Akimichi. Et qu’il te retrouvera, toi aussi, un jour. Voilà pourquoi je t’ai demandé de venir ici. J’aimerais te préparer à le rencontrer. T’initier aux capacités de combat propres aux arpenteurs : la danse yokaï. Ou si tu préfères, la boxe Yokaï. »


Eihiko déglutit avec difficulté. Les choses ne faisaient que devenir plus logiques, mais il avait du mal à encaisser ce qu’il venait d’apprendre. Alors son don n’était pas qu’un don naturel. Il y avait une explication à ses capacités. Ce n’était pas juste dû au hasard. C’était Chizara Akimichi, sa mère même s’il avait encore du mal à l’appeler ainsi, qui les lui avaient donnés. Même si tout devenait difficile à croire et à appréhender, il savait que se défiler n’était pas une option. Chizara était une héroïne et il voulait lui ressembler. Son futur était donc évident. Il ne pouvait pas refuser ce que lui proposait le monastère de Mousouchiku, les secrets que venait de lui partager le Grand Maître Râh.
Quand bien même, lutter seul contre l’éclair noir lui paraissait difficile. Chizara avait été vaincue alors qu’elle était plus forte que lui et …


« Je vois le doute dans tes yeux. Mais ne t’en fais pas. Ton aura n’a pas encore assez grandi pour que ton ennemi juré puisse te localiser avec précision. De plus, Chizara Hime-sama avait tentée de lutter seul contre son destin. Malgré mes conseils. Elle ne voulait mêler personne à son combat. J’espère que tu prendras une autre voie. Semblable, mais différente. Je vais te révéler un dernier de nos secrets qui te sera peut-être utile dans un avenir proche. Vois-tu, il existe des yokaïs bienveillants qui ont eu le droit de franchir le pont. Que nous avons laissé franchir le pont plutôt, leur apprenant à conserver une enveloppe matérielle. Nous sommes les seuls à pouvoir faire cela, en tant que gardiens. Et pour accepter une telle requête, il faut que les yokaïs en question franchisse une épreuve extrêmement difficile et témoignent d’une volonté incroyablement forte. Et d’un cœur pur. Pour le moment, quelques yokaïs isolés ont réussi. Ils pourraient être des alliés de choix dans le futur, pour t’aider à lutter. Mais il n’y a pas qu’eux. Il y a toute une famille que tu devras retrouver, afin de parvenir à devenir plus fort, mais aussi à mieux comprendre le monde des yokaïs à l’avenir. Cette famille est la famille des kitsunes. Si tu les retrouves et te présente comme étant un arpenteur, ils t’aideront. C’est d’ailleurs ce que je t’apprendrais en premier : la capacité de passer sur le sentier spirituel, et d’y contrôler ton aura. Mais aussi la danse des kitsunes, ta première danse yokaï. Il n’y a qu’en effectuant cette danse que tu pourras prouver ton existence auprès d’eux, comme arpenteur. Mais même si je peux t’apprendre le pas du Kitsune, je ne peux pas t’aider à les retrouver ou à les convaincre, Oujou-sama. Je ne suis qu’une source de savoir, malheureusement. Il m’est interdit, en tant que gardien, de faire plus que te former. Oui, en tant que gardien ... »

« Et moi ? Je veux l’aider, grand-père ! »    

« Bien entendu Chô. Pour le moment tu n’es pas toi-même un gardien, tu n’es qu’un apprenti. Aider les arpenteurs fait partie de ta formation. Un jour tu prendras ma place, en attendant, tu es libre de suivre tes sentiments et tes aspirations. »


Chô semblait satisfait. Et les paroles du Grand Maître rassuraient beaucoup Eihiko. Ainsi donc il existait des alliés pour l’appuyer, et un entrainement afin qu’il puisse lui-même lutter. L’ensemble avait quelque chose de rassurant. Et il avait déjà décidé de ne pas se défiler. Il devait faire face à son destin, comme l’avait fait sa mère. Bien, plus aucun doute à avoir maintenant. Il allait apprendre la boxe Yokaï. Une pensée étrange lui traversa l’esprit. Son grand-père qui lui avait forgé les griffes Yokaïs devait être au courant de l’histoire. Et ses parents, qui étaient-ils vraiment au final ? Eux aussi devaient savoir quelque chose … Il faudrait qu’il réussisse à leur parler à tous, en même temps. Leur expliquer qu’il savait beaucoup désormais. Hors de question que la mascarade continue, il allait falloir cesser, tous, de jouer un rôle. Révéler leurs vrais visages.

« Bien Grand Maître Râh. Je souhaite apprendre la danse des yokaïs. Je veux protéger notre monde, et retrouver l’éclair noir. Pour venger Chizara, et accomplir ma destinée. J’ai toujours cru que je n’étais pas quelqu’un d’important. Qu’il fallait que je le devienne. Mais j’ai des responsabilités, finalement. Je ne vous laisserais pas tomber. Ni vous, ni le souvenir de ma mère, ni ceux auxquels je tiens. Shousan est ma patrie de cœur, mais si le monde matériel entier est ma patrie d’âme, alors je le protègerais de toutes mes forces. »  

« Tu es brave. Je m’y attendais, Oujou-sama. Les arpenteurs ont tous l’âme d’un héros après tout. Rends-toi au sommet du mont Kyojin, dans un premier temps. La frontière entre les mondes y est mince. Pas autant qu’ici, certes, mais suffisamment pour que tu puisses t’entrainer. Là-haut, tu te mettras dans la position du lotus. Prends des provisions, parce que tu vas rester dans cette position pendant trois jours. Tu vas faire fluctuer ton chakra, le changer, le rendre vivace et immatériel. La vitesse de la lumière, que ton chakra peut atteindre, peut te permettre cet exploit. Quand tu auras trouvé le lien entre les mondes, alors je t’apprendrais le pas de danse qui te permettra de basculer entre les mondes. Vas, maintenant. Je dois graver ton nom dans la porte entre les mondes. Désormais, tu es un arpenteur. A partir de maintenant, et jusqu’à ce que ton existence matériel s’éteigne. Bonne chance, Oujou-sama. Oui, bonne chance ... »


Eihiko inclina la tête en signe de respect et de remerciement, et quitta la salle, Chô sur ses talons. Le petit panda le laissa cependant quitter le monastère seul. Il voulait aller voir sa famille. Et puis, c’était une épreuve qu’il devait affronter seul.
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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Mer 29 Juin 2016 - 4:32

Trois jours. Eihiko s’était pour l’instant installé il y a trois minutes, et il faiblissait déjà. Alors comment pouvait-il tenir trois jours sur le Kyojin ? Escalader le pic avait déjà été une véritable corvée, même si un sentier en colimaçon permettait d’aller jusqu’au sommet. Avec son sac rempli à ras-bords de provisions et d’eau, particulièrement lourd, il avait subi chaque pas de sa marche forcée. Il avait même été tenté de se faire un petit festin une fois arrivé en haut, histoire de récupérer toutes ses forces, mais il avait dû se retenir. Il fallait qu’il reste plusieurs jours et hors de question de manquer de nourriture à un moment donné parce qu’il n’avait pas été fichu de se retenir de tout manger pendant les premières heures. Il en mourrait s’il devait sauter un repas, le blondinet n’avait aucun doute là-dessus.
Mais le Genin avait vite compris que la faim et la soif ne seraient pas ses principaux ennemis au cours de ce périple. Ni même l’ascension. C’étaient finalement des soucis mineurs par rapport à la véritable épreuve : demeurer immobile, assis en lotus, au sommet du Kyojin. Le vent battait son corps de rafales glaciales, et lui hurlait dans les oreilles. Des cris stridents qui abîmaient ses tympans et l’empêchaient de se concentrer efficacement.

Au bout d’une heure il se sentait frigorifié, et n’arrivait pas à se concentrer sur autre chose que le froid, tâchant de se frictionner un maximum pour se maintenir à une température un tant soit peu correcte.
Finalement, il trouva une solution ailleurs. Il utilisa la maitrise du chakra afin de renforcer sa peau, et la rendre un peu plus résistante en renforçant ses pores. De cette manière, il pouvait un peu mieux supporter le froid en haut de la montagne et tâcher de focaliser son attention sur le fait de malaxer son chakra, ou d’étendre son esprit à la recherche du sentier spirituel.

Ce fut loin d’être une réussite dans les premiers temps. Il fallut du temps au garçon pour réussir à malaxer et à dompter un petit peu son aura. Il finit même par séparer son chakra en ses deux composants : le ki et l’énergie. Sous ces formes de moitiés, la circulation était plus facile, et il parvint à se créer comme un manteau autour de son corps. Un manteau qui le recouvrait entièrement et irradiait littéralement autour de lui.
En ouvrant les yeux, Eihiko réalisa que les deux parties de son manteau étaient visibles à l’œil nu autour de son corps. Un phénomène qu’il n’avait jamais pu observer auparavant.


** C’est vrai que je suis à une jonction entre le sentier matériel et le sentier spirituel, les lois de la physique du monde matériel ne sont pas exactement les mêmes dans ce genre d’endroits … Ca doit être pour ça que je vois mon aura, alors que normalement je ne devrais pas. Après tout, c’était pareil au monastère. Dans le monde immatériel, on doit pouvoir la voir à l’œil nu contrairement au monde matériel. C’est pour ça que quand la frontière entre les deux se floutent, je peux voir mon aura … **

Eihiko était en admiration devant ce qu’il voyait. Les filins de chakra s’échappaient de son corps, flottant tout autour de lui. Bleutés, mais comme illuminés par une lueur venu de l’intérieur du flux, ils ondulaient tout autour de lui. Pas comme des serpents. Plutôt comme des volutes de fumée. Tortueux, mais volatils.
D’admiratif devant le spectacle, le blondinet redevint sérieux et concentré en réalisant ce qu’il se passait. Il réfléchissait à ses différents atouts pour affronter le monde des yokaïs. Instinctivement, il avait compris qu’il devait séparer le chakra en ses deux composants. Le spirituel et le physique. La stabilité de l’énergie devait protéger son corps de l’instabilité du sentier spirituel. Tandis que le ki, fait d’essence spirituelle tout comme le monde des yokaïs, pouvait s’évader hors de son corps pour rentrer en contact avec lui. Il symbolisait sa conscience, qui voyageait d’un monde à l’autre pour les mettre en relation. En procédant ainsi, Eihiko poursuivit sa méditation.

Le blondinet ne sentait même plus le sol caillouteux sous ses cuisses. Il était à un autre endroit. Assit sur la frontière entre deux univers drastiquement opposés. Il ne pouvait pas tout à fait entrer dans le monde spirituel, mais il parvenait à se tenir juste devant grâce à l’énergie physique qui le protégeait. Tandis qu’il était là, il étendait sa force spirituelle, son ki, jusqu’à cet autre monde, tentant d’en ouvrir la porte. Mais même si tout semblait fonctionner, quelque chose ne fonctionnait pourtant pas. Evidemment, ce serait trop simple sinon. Le Grand Maître avait dû faire exprès de ne pas lui donner toutes les clés pour qu’il ne tente pas d’entrer dans le monde yokaï.
Tout ceci n’était fait que pour qu’il se tienne à la frontière. Qu’il s’imprègne de l’énergie qui pulsait au-dehors du monde yokaï. Qu’il l’apprivoise, s’y habitue.

Et c’est ce que le garçon fit, sans voir passer les journées. Parfois, il affaiblissait sa concentration pour manger ou boire, mais sans jamais quitter l’endroit où il se trouvait. Que ce soit son corps comme son esprit. Eihiko avait bien conscience du danger du monde spirituel pour son corps. Il ne pouvait pas se permettre de laisser sa barrière d’énergie s’affaiblir un seul instant. Pas besoin de l’alimenter alors qu’il était à la frontière, puisqu’il ne prenait pas de plein fouet toute la vague d’instabilité du monde spirituel. Mais néanmoins, il devait rester sur ses gardes.
Le monde des yokaïs qu’il tâtait révélait des facettes inhabituelles pour lui. Tout était sans cesse en mouvement, rien n’était figé autrement dit. Les formes, les êtres, l’univers lui-même. Tout changeait sans cesse de composition. Le monde changeait au gré de ses propres errances, sans aucun but, sans aucun schéma.
Le chaos. C’était un monde de chaos. Il était tout le contraire du monde physique, équilibré et ordonné. C’est à son contact qu’il comprit enfin la portée des paroles de Râh. La raison pour laquelle il y avait besoin de Gardiens et d’arpenteurs pour les aider. Car tous les yokaïs qui habitaient ce monde étaient mû par une sorte d’instinct agressif. Une envie de sortir de leur prison mouvante. De franchir la barrière et de prendre une enveloppe définitive. Bien sûr, c’étaient des envies passagères. Car en quelques fragments de secondes, leurs apparences changeaient, leurs esprits s’orientaient différemment. Tout se modifiait. Mais cette envie se retrouvait alors simplement ailleurs. Dans un autre être, peu importe sa forme. Le chaos avait cette irrépressible soif de se répandre plus loin que dans son propre monde.
Et Eihiko visualisait très bien la seule porte d’entrée comme de sortie du monde yokaï. La porte était le monastère de Mousouchiku. Et le pont le passage vers le sentier matériel.

A la tombée de la nuit du troisième jour, Eihiko descendit la montagne d’un pas très lent, endolori par l’immobilité. Il lui fallut quelques heures de descente avant de retrouver ses facultés à bouger au complet.
Mais lorsqu’il revint au monastère, après avoir franchi le pont, cette fois, Pô observa son manteau d’énergie sans rien dire. Sans lui imposer un sceau sur le front.

Une petite forme se pointa aussitôt qu’il eut passé le contrôle du panda ronchon. Chô, qui de toute évidence, semblait très pressé de savoir comment ça c’était passé là-haut.


« Hé ! Eihiko ! Je vois que t’as pigé le truc pour te protéger du monde yokaï ! Je te l’ai pas dit la première fois car grand-père me l’aurait reproché. On l’utilise tous ici. L’avoir compris en trois jours, c’est pas mal ! En vrai, tu serais retourné sur la montagne demain si tu n’avais pas assimilé le truc ! »

Eihiko lui lança un regard surprit. Il avait honnêtement pensé que trois jours, c’était le grand maximum pour tout le monde. Avec son expérience passée à l’académie, il n’avait pas l’habitude d’être en avance pour quelque technique que ce soit.

« Ferme la bouche, nigaud, on dirait une carpe ! Tu croyais peut-être que tout le monde était capable d’un tel exploit parce que tu as trouvé ça facile … mais on est pas tous des arpenteurs ! Apprendre à manier l’énergie et le ki, à séparer son chakra pour former ces deux formes aussi, c’est pas du ressort de tout le monde figures-toi ! »
« Ou-oui, désolé. »
« Pas grave, je suis bien content que tu ais réussi en tous cas. Tu devrais aller prendre une bonne douche et manger quelque chose d’un peu plus consistant que ce que tu as emmené en haut … Les humains sont de gros mangeurs après tout. On a préparé de quoi fêter ton retour ce soir ! De l’eau, de la bouffe, et un bon plumard. Ca devrait te remettre d’aplomb tu crois pas ? »
« Tu m’étonnes ! On fait la course jusqu’à ma nouvelle chambre ? »
«« Hé ! J’suis pas stupide, je peux pas gagner contre quelqu’un qui a le chakra de la lumière. Tu vas juste attendre que je pose la patte sur la poignée de la porte et me dépasser avec ta super vitesse comme un vieux tricheur ! »
« Mais non, allez viens ! »


Être sérieux et ne pas bouger pendant trois jours avait sérieusement entamé le garçon, qui ne pensait plus qu’à s’amuser. Eihiko bouscula joyeusement le petit panda, qui en retour lui fit un croche-patte astucieux, et les deux coururent en se faisant coup de pute sur coup de pute jusqu’à la chambre. Au moment où Chô, un peu plus pute apparemment, s’apprêtait à ouvrir la porte, Eihiko apparut à l’intérieur de la pièce comme par magie. Le panda roux lui servit un regard désabusé, mais il finit par rire de la bonne humeur et de l’épuisement du blondinet.
Heureusement qu’il avait un bon hôte, parce qu’après sa douche, manger et dormir seraient bienvenus. Surtout que, il le savait très bien, le lendemain, il serait reparti pour s’entrainer et que cette fois ce serait avec le Grand Maître. Et autant dire que ça risquait de ne pas être une partie de plaisir.
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Eihiko Tsubazame
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Ven 1 Juil 2016 - 19:29

Eihiko était super chaud depuis le réveil. Il ne tenait simplement pas en place à l’idée de commencer son entrainement avec le Grand Maître Râh. Après ses ablutions matinales, il était directement parti à l’assaut du monastère, tentant de l’explorer dans ses moindres recoins. Et avait fini par dénicher ce qu’il cherchait : une salle d’entrainement, avec des sacs de frappe, des cordes à sauter … Et plein de mannequins un peu étranges. Sur les murs, différentes armes en bois. Bâtons. Tonfas. Shinaïs. Admiratif, le blondinet passa un moment à les observer. Que du bois. Lui qui baignait dans les armes métalliques depuis tout petit il était fortement intrigué.

Après avoir jeté des coups d’œil autour de lui, Eihiko décrocha deux tonfas d’un mur. Il trouva aussitôt la prise en mains agréable. Le bois était une matière plus confortable que le métal, au toucher, à son goût. Plus légère aussi. Il frappa deux ou trois fois dans le vide. C’était sympa. Même si les mouvements ressemblaient un peu à des coups de coudes. Peut-être que s’il s’entrainait avec ces armes, il apprendrait à utiliser d’avantage ses articulations ?
Le blondinet les attrapa plus fermement, et effectua quelques attaques dans le vide. Il avait un peu de mal à être fluide. Il était habitué aux griffes yokaïs, qui étaient comme des extensions de son corps à force de pratiquer avec. Les mouvements contre nature, coudes pliés, des tonfas, lui posaient pas mal de difficultés.
Après quelques minutes, il commençait à sentir le coup venir. C’était une question d’habitude alors ? Mais même après ce temps d’adaptation, difficile de rendre ses mouvements aussi rapides qu’à l’accoutumée. Son rythme était clairement perturbé. Et puis, avec les tonfas aux bras, Eihiko peinait à imaginer comment il pourrait enchainer ses coups armés avec des attaques aux poings, qui étaient l’essence même de son style de combat.
Il se retourna brusquement, pour exécuter une attaque pivotante, mais eut la surprise de voir quelqu’un parer son attaque. Le gros panda qui lui avait tracé le symbole sur le front lors de sa première visite. Il était suivi de près par le Grand Maître Râh, qui ne prononça pas un mot, et se contenta de s’installer un coussin un peu plus loin.

Eihiko posa les tonfas, comme Pô ne disait rien, et s’empressa de se rapprocher du Grand Maître.


« Hum … Eh bien je vois que ces quelques jours au sommet du Kyojin t’ont permis de t’accoutumer à la pression du sentier spirituel. Tu arrives à séparer ton aura afin de te protéger de ses effets tout en déployant ta force en son sein. C’est bien. Oui, très bien. »

« Nous allons passer à la prochaine étape maintenant. Depuis que tu es tout petit, tu t’es habitué à utiliser tes poings et tes pieds. Mais la boxe Yokaï utilise énormément les articulations : les coudes et les genoux ont la part belle de ce style de combat. Disons que tu as les bases du style, mais que tu dois maintenant y incorporer de nouvelles techniques de frappe. Les coudes et les genoux doivent déstabiliser et sonner l’adversaire. Et pour la fin de l’enchainement, quand ton adversaire est affaibli et sa défense relâchée, tu le finis à coups de griffes. »


Eihiko acquiesça. Il comprenait parfaitement même si cela soulevait d’avantage de questions encore : alors son grand-père en savait plus qu’il ne le pensait. Il lui avait forgé ses griffes en pensant à tout ça. A ce qu’il était et deviendrait un jour. Enfin, y penser maintenant ne lui apporterait rien. Pour le moment, il devait juste se concentrer sur l’apprentissage du style de boxe Yokaï.

« Bien, bien. Tu vas t’entrainer avec Pô en utilisant ces tonfas que tu as pris. Mais on va également fixer des planches de bois au niveau de tes jambes. Pour gêner tes coups de pied et t’obliger à utiliser des parties des jambes que tu n’utilises normalement jamais. Comme pour tes bras. Dans quelques jours, ainsi, tu seras capable de te battre en effectuant des attaques à l’aide de tes coudes et de tes genoux. Tu verras, si tu arrives à te battre avec les tonfas et les planches, ça viendra naturellement s’ajouter à ton style martial, et tu progresseras d’un seul coup. Tu comprends ? »
« Oui, Grand Maître. Vous allez vous entrainer avec moi ? »
« Non, je ne suis plus tout jeune tu sais. Oui, plus tout jeune … Tu vas t’entrainer avec Pô. Tous les matins. Et l’après-midi, tu méditeras comme tu l’as fait sur le mont Kyojin afin de parfaire ta maitrise de ton aura. Voilà le programme de ton entrainement pour les trois jours à venir. Si avant la fin de la semaine tu parviens à toucher Pô au corps à corps, sans utiliser de techniques, alors c’est que tu seras prêt. Et je t’apprendrais alors la première danse Yokaï. »


Eihiko approuva en silence. Avec Pô, le gros panda muet, alors ? Il semblait plus épais que la plupart des pandas roux. Fait de muscle et de chair. Il devait avoir beaucoup de force physique. A le voir comme ça, le seul espoir semblait être de pouvoir le prendre de vitesse. Heureusement il avait tout son temps : trois jours, c’était déjà beaucoup.
Dès les premiers échanges, le blondinet compris à quel point ce serait difficile. Pô parait avec une technique hors pair : il devait être un habitué des tonfas. Il attaquait très peu, mais chacune de ses attaques, dans la garde ou non, le propulsait à distance en plus de le sonner. Et il était bien moins lent qu’il en avait l’air. Pas spécialement vif, mais ses tonfas semblaient toujours avoir un coup d’avance. Quand Eihiko passait à l’attaque, ils étaient en position avant même que le garçon ait réellement attaqué. Il n’était pas spécialement prévisible, mais Pô semblait être capable de décomposer ses mouvements.
Les premiers entrainements ne se soldèrent pas avec le résultat escomptés. La seule chose qu’Eihiko gagnait, c’était une collection d’hématomes. Et la douleur lui parcourait le corps tout l’après-midi, rendant ses séances de méditations plus difficiles. Il avait du mal à se concentrer.
Eihiko poussa le vice pour apprendre plus rapidement : il mangeait et dormait avec les tonfas autour des bras et les protections sur ses jambes. C’était le moyen le plus facile et le plus rapide pour s’habituer, après tout. Ne jamais les quitter.

Mais au bout de deux jours, il vit les premiers signes d’améliorations. Pas au point d’être à l’aise avec des tonfas comme il l’était avec des attaques plus directes mais juste suffisamment pour qu’il puisse développer toute sa vitesse habituelle. Il n’était pas en parfaite harmonie avec cette arme, mais au moins elle ne le gênait plus comme avant. Et il commençait aussi à voir des failles dans le style de combat de Pô : s’il feintait et changeait la direction de ses attaques au dernier moment, ses anticipations ne fonctionnaient plus aussi bien et il parvint presque à le prendre de vitesse à la fin de la seconde matinée. Ca n’aurait pas été possible le premier jour, mais comme il s’habituait petit à petit, il pouvait maintenant utiliser ses feintes favorites.
Au niveau des jambes c’était un peu moins dur. Il n’avait jamais trop utilisé ses jambes autrement que pour bondir ou esquiver, aussi il avait moins de mauvaises habitudes. Frapper avec les planches ne faisait pas grande différence pour lui. Et il utilisait cet atout principalement pour faire basculer la garde adverse vers le bas. Ce qui rendait ses feintes à hauteur de corps ou de visage bien plus efficaces, et menaçantes. Alterner entre des frappes basses et hautes était l’astuce qu’il avait le plus couramment utilisée pendant la seconde matinée.

Eihiko, lors de sa seconde séance de méditation, remarqua autre chose : cette fois, il avait pris moins de coups et n’avait quasiment pas de bleus. Malgré le talent de Pô, qui dominait les échanges quand il contre-attaquait, il avait du mal à mener l’attaque et la défense en même temps devant la vitesse d’exécution du jeune Tsubazame.

Et le troisième jour fut le bon, comme l’avait prévu le Grand Maître Râh. Rien de spectaculaire, mais juste une prise d’habitude. A force d’alterner les attaques hautes et basses, le gros panda finit par laisser une ouverture au niveau de l’estomac, à mi-chemin des attaques basses et hautes. Et Eihiko l’atteignit ainsi grâce à son bras gauche. Pas une frappe très forte, mais une frappe tout de même.


** Quelle étrange sensation que de frapper avec une arme en bois … J’ai l’impression que mon coup fait moins mal. Et puis, la peau de Pô est tellement solide … Il n’a rien pris comme dégâts ou quoi ? Je suis étonné, j’avais presque oublié que c’était un gardien à cause de son attitude et de son mutisme. Mais il est redoutable. Une technique parfaite aux tonfas, mais pas seulement. Il frappe fort, il n’est pas lent, et sa résistance parait surnaturelle … quand il se bat sérieusement il doit être un formidable adversaire. Je me demande si je pourrais le battre en utilisant toutes mes techniques et mon savoir ? **

Mais Pô semblait bien moins intéressé que lui par la question. Il se contenta de poser ses propres tonfas et planches, et quitta la pièce sans rien demander à personne. Comme si rien ne s’était passé. Avant de retourner voir le Grand Maître qui l’observait avec un étrange sourire, Eihiko se déplaça devant un sac de sable. Il se sentait différent, comme si une force agissait sur ses bras et ses jambes, à cause de ces journées passées à remodeler leur façon de se tenir et de frapper.
Il se courba légèrement, en position de combat, et se remémora les paroles de Râh. D’abord, on se faufile sous la garde adverse avec un mouvement du corps, puis on frappe des coudes et des genoux pour déstabiliser … Les mouvements venaient naturellement, c’était assez incroyable. Lui qui n’avait jamais employé ces attaques avait l’impression de les avoir d’inscrites naturellement dans son sang. C’était peut-être une partie de l’héritage de Chizara Akimichi ?
Il frappa du poing, éraflant le sac de sable. S’il avait eu ses griffes, il l’aurait tout simplement éventré. Joyeux comme pas deux, il se précipita devant Râh et brandit son poing, un sourire jusqu’aux oreilles, en signe de victoire.


« Hahaha ! C’est terrible ! Vous avez vu, j’ai réussi ! »
« Oui, et non, Oujou-sama. Vous avez compris l’essentiel et vous serez capable de l’utiliser lors des combats difficiles qui vous attendent. Mais n’oubliez jamais de le pratiquer régulièrement, si vous souhaitez rendre ce style encore plus redoutable. Vous devriez garder les tonfas et les planches pour vos entrainements d’ailleurs. Quotidiens. Une petite heure par jour, pas forcément d’affilée. Emportez-les partout avec vous. Et tu as remarqué autre chose non ? Tu dois continuer à méditer. Grâce à ces méditations, tu es plus calme et tu sépares tes attaques par des respirations profondes, qui te permettent de conserver de l’oxygène dans ton organisme pour poursuivre tes enchainements. Continue à méditer tous les jours aussi. Pareil, une heure pas forcément d’affilée. »
« Ca marche ! Trop bien ! Ahaha ! Ah au fait, vous deviez m’apprendre une danse non ? »
« En vérité, Eihiko-sama, vous connaissez déjà tout ce qu’il vous faut pour cette danse. Je vous ai déjà raconté l’histoire des Kitsunes. Chaque yokaï qui a franchi la porte a développé une danse qui a permis de développer la boxe Yokaï, et les Kitsunes sont ceux qui ont eu l’honneur de mettre au point le premier pas de danse, voilà tout. La particularité de ce pas, c’est qu’il te déplace brièvement dans le monde des yokaïs où que tu sois dans le monde et pas forcément sur une frontière. Grâce à cette danse, tu disparaîtras dans le monde yokaï quelques instants. N’oublie pas que ce monde n’est pas régit par les lois du temps et de l’espace, alors à chaque fois que tu y entreras, tu te déplaceras de quelques mètres. Et tu réapparaîtras. Quelques mètres, pas plus. Tu ne dois surtout pas y rester plus longtemps sinon ta force vitale va être aspirée hors de ton corps. Tu jauges la distance avec ton adversaire et tu divises la distance par trois. Tu ne dois faire que trois pas. Bien, je vais te montrer la danse, et tu vas l’essayer. Tu verras, maintenant que tu as tout ce qu’il te faut, c’est bien plus facile pour toi de l’exécuter. Et si le résultat est bon … Le pouvoir des kitsunes se manifestera à tes côtés, vous verrez. »


Eihiko observa attentivement, redevenant un peu plus sérieux. C’était un peu son épreuve ultime pour parfaire sa semaine d’apprentissage. Bien, il avait tout vu, c’était son tour maintenant.

La position de départ de la danse Yokaï. Sur la pointe des pieds, jambes tendues et rapprochées l’une de l’autre. Le visage vers le ciel, yeux fermés. Les deux bras écartés, les doigts repliés, pour ne laisser voir que les griffes yokaïs. Une sorte d’ange pourvu de griffes. Une longue inspiration, puis expirer en exécutant tous les mouvements en une seule expiration.
Glisser le pied gauche en avant tout en ramenant ses mains l’une vers l’autre comme s’il tenait quelque chose entre ses paumes. Eihiko bascula dans le monde yokaï. Il fit deux pas puis écarta ses bras de nouveau pour le quitter, dans la même positon que celle de départ, sans pour autant regarder le ciel cette fois. Il glissa le second pas en avant, et rebascula de la même manière. Deux fois. Puis trois fois. Et là, il tendit il croisa les deux bras autour du sac de sable, toutes griffes dehors, et les décroisa violemment, éventrant le pauvre sac, qui se vida avec un bruit d’écoulement de sable misérable et pleurnichant. Trois queues fantomatiques avaient accompagnées son attaque, décuplant sa puissance. Les trois queues d'un kitsune ?

Eihiko se redressa et regarda, interdit, ses propres poings. Sa première danse Yokaï.


« Bien, votre entrainement ici touche à sa fin, Oujou-sama. Nous nous reverrons plus tard, bien entendu, mais je vais vous renvoyer dans votre monde pour le moment. Vous avez de nombreuses choses à faire, des questions dont vous devez trouver les réponses aussi. Et vous devez assimiler ce que je viens de vous apprendre. Quand vous aurez progresser, je demanderais à nouveau à Chô de venir vous chercher. »
« Merci pour tout Grand Maître Râh. Je me sens … plus fort. »
« Et ce n’est rien par rapport à votre potentiel, Eihiko-sama, croyez-moi. Continuez de progresser et restez l’être bon que vous êtes. Je ne veux pas d’autre récompense. Ah, et tenez, ceci vous permettra d’exploiter dignement ce que je vous ai appris. »


Des sandales en bois, équipées de griffes comme celles qu’il portait aux mains. Eihiko voulut remercier le Grand Maître mais il n’en eut pas le temps. Il était déjà de retour dans le vrai monde. Et il réalisa deux choses, immédiatement. La première, c’était qu’il avait besoin de dormir pour mettre toutes ses idées et ce qu’il avait appris dans le bon ordre. La seconde, qu’il avait une faim d’Akimichi.
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Ven 1 Juil 2016 - 19:30

Eihiko : 25 xp, Maitrise de la danse des esprits, Pas du Kitsune.
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MessageSujet: Re: Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux   Aujourd'hui à 7:48

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Ile de Mousouchiku, territoire des pandas roux

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