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 Manoir des Onos

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Sham Ono
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MessageSujet: Manoir des Onos    Mer 22 Juin 2016 - 1:18

Famille large 
Spoiler:
 
Le manoir des Onos est une immenses demeure sur les bords de Shousan. Il est construit tout proches de falaises taillées expressément pour la construction de cette quasi mini-ville. Le bâtiment est en un seul bloc, mise à part quelques petits bâtiments (de la taille d'une maison), bien que l'on puisse facilement subdiviser celui-ci. Certainement une partie pour la vie des la familles, une autre pour les affaires familiales et un dernier pour les domestiques vivant dans l'enceinte tout le long de l'année.

La propriété des Onos ne s'arrête pas au bâtiment en lui même. Toute une partie des falaises taillées par des professionnel de l'architecture de jardin, pratiquant le ninjutsu à affinité Doton tout de même, sont également à eux. Ils l'ouvrent parfois aux visiteurs, quelques fois par an pas plus. Et toujours sous bonne surveillance. Une façon de faire croire aux peuples de Shousan qu'ils sont plus aimable qu'ils en ont l'air. Chose qui n'a jamais réellement marcher.

Leurs jardins sont réputé dans toute la ville. On dit qu'il y pousse des variétés que normalement on ne trouve pas à plusieurs jours de marche. Certains apothicaires commercent avec les Onos.

La propriété est hautement gardée. Les jardins le sont moins mais une fois qu'on s'enfonce dans ceux-ci il y a un nombre incroyable de garde faisant la rond. Surtout depuis que deux personnes se sont introduites dans la demeure. D'après une rumeur, Oma Ono a affirmé à ses hommes il s’agirait d'un jeune garçon blond se déplaçant à une vitesse hallucinante. Ils n'ont malheureusement aucun descriptif du deuxième. Si jamais vous êtes tenté par un peu de traque il ne fait aucun doute que le chef de cette famille serait prêt à dépenser une coquette somme pour qu'on lui apporte ces deux personnes. Malheureusement il ne dispose pas de beaucoup d'information.

Les habitants de cette quasi-ville sont plus ou moins au nombre d'une vingtaine sans compter les domestiques. Rien qu'Oma, sa femme et ses enfants arrivent au compte de quinze. Ajouter à ça oncles, tantes, maris et femmes sans oublier leurs enfants. A ça ajouté une bonne trentaines de domestiques. Et pour finir les visites courantes qu'Oma Ono reçoit chez lui. Autant dire que c'est un endroit où le passage est courant.

Manoir:
Spoiler:
 
Famille de Sham:
Spoiler:
 


Dernière édition par Sham Ono le Ven 29 Juil 2016 - 16:33, édité 21 fois
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Sham Ono
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Mar 12 Juil 2016 - 0:14

Sham n'était pas encore rentré chez lui depuis le tournoi. La colère qu'il avait ressentie sur le moment lui avait fait poussé des ailes mais c'était un peu différent maintenant. Il se sentait intimidé par son père et même apeuré par la réaction que celui-ci allait avoir. Il avait tout de même abandonné son combat et il savait qu'une telle chose ne serait pas acceptée par l'homme qu'il était. Une boule s'était installé dans son ventre, il sentait mal cette journée et il avait toutes les raisons du monde pour. Ca ne pouvait que mal tourner, à moins qu'il ne soit pas là mais ça il y avait peu de chance.

L'adolescent était au bout de la rue, Tak sur son épaule. Aucun des deux ne parlait, ils savaient bien comment aller se dérouler le reste de la journée. Sham avait tenté de dissuader son ami de venir, il ne voulait pas qu'il assiste à ça. Tak lui voulait être à ses côtés. Le genin aurait pu l'obliger à retourner chez lui en le révoquant mais il était hors de question de lui imposer une telle chose dans une telle situation. Ce n'était pas le kitsune qui était en danger après tout.

Il lui fallut un bon moment pour se retrouver au nouveau du portail de la demeure, la boule ne faisait que s’amplifier à chacun de ses pas, ralentissant l'adolescent. Il alla jusqu'à se demander si à la porte du bâtiment principale il allait marcher à reculons. Quelques paroles de politesses furent échangées avec les premiers gardes. Ils ne tardèrent pas à l'informer qu'Oma Ono l'attendait dans son bureau et qu'il se voyait bien sûr dans l'obligation de se rendre dans celui-ci en premier.

Pour la première fois de sa vie il comptait désobéir à son père, il en avait longuement parler avec Tak et étaient tous les deux tombés sur la même conclusion. Sham ne pouvait pas continuer à vivre sous la peur constante de ce que son père penserait de ce qu'il fait. Et puis au pire des cas il pourrait toujours demander un logement au Shoukage au lieu de rester si les choses tournaient trop mal.

Sham se rendit donc en premier dans sa chambre où il dégota un maillot avant d'aller vers la piscine. Il avait pour idée de se changer les idées au lieu de penser à ce qui allait suivre. Surtout que la façon d'on il agissait obligé son père à venir à lui ou alors à envoyer des gens le chercher. Le jeune Ono savait à quel point le mafieux détestait ne pas contrôler quelque chose. Sham ne faisait qu'empirer son cas mais il ne pouvait pas continuer à tout le temps dire amen à ce qui lui était imposé.

« Tu as déjà vu père ? Tu me sembles bien en point pour. »

Mihako était confortablement installée sur un siège gonflable au milieu de la piscine, un cocktail à la main. Bizarrement Himari n'était pas avec elle aujourd'hui.

« Je t'en pose des questions moi ? »

« Hey calme toi le traître ! Je t'ai rien fait moi. »

« A vous écouter personne ne fait jamais rien contre Sham dans cette maison. »

« De quoi je me mêle le fouineur ? Pas de ma faute s'il a choisi la mauvaise route. Et apparemment réellement la mauvaise vu qu'il a été obligé d'abandonner ! Ca m'étonne pas de toi ça Sham, jamais capable d'aller jusqu'au bout des choses. »

« La ferme Mihako ! »

Le visage de sa soeur fut peint d'étonnement. C'était la première fois que Sham se rebellait réellement contre sa famille. Il avait toujours tendance à garder sa place de petit dernier, tout en faisant des conneries bien sûr. Quand quelqu'un lui disait quelque chose il le faisait, tout en rouspétant mais il le faisait. Il lui arrivait de répondre mais jamais avec autant d'assurance, jamais avec une tel confiance en lui. Mais l'étonnement laissa place à une légère colère. Elle ne comptait pas perdre la face contre ce nabot. Elle s'avança dans l'eau pour se rapprocher de Sham et sorti de celle-ci pour lui faire face.

«Tu ferais mieux de surveiller ton langage le traître. »

« Pourquoi ? Tu comptes encore me frapper ? Toute façon c'est la seule chose que vous savez faire. Pas un pour rattraper l'autre, y a que maman qui n'a jamais la main sur moi. Vous avez que ça comme réponse, jamais là quand j'ai un problème mais toujours là pour m'en foutre une ! »

Mihako fut surprise de la réponse de son frère mais n'en perdit tout de même pas son assurance.

«On serait peut-être plus sympa avec toi si tu n'étais pas un de ces pourris de shinobis ! »

« Mais tu t'es entendue parler ?! » même Tak avait pris du poil de la bête « Une pourriture de shinobi ? C'est vous les pourritures à profiter de ce que votre père fait sans rien dire sans rien faire. Tu trouves ça peut-être normal de profiter du malheur des gens ? Sham lui au moins essaye de faire le bien contrairement à toutes les personnes de cette maison ! Aucun n'est capable de prendre son courage à deux mains. C'est facile de profiter sans se demander d'où ça vient. De se demander quelle famille n'aura pas à manger au soir pour que vous puissiez vivre dans le luxe ! Sham lui ose tenter de changer les choses ! »

Sham sourit face à la férocité de son ami. Jamais il ne l'avait vu dans cet état. Chacun de ses poils était dressé, preuve de sa colère. Mihako elle ne s'était pas attendue à une rébellion des inséparables. Pour preuve elle ne répondit rien dans les premiers instants.

« On ne devrait jamais aller à l'encontre de sa famille. »

« Sauf si c'est une famille de connard fini ! » répondit-il sèchement
«Maintenant si tu permets, je suis venu pour me baigner et je ne compte pas changer mes plans sous prétexte que tu es ici.»

L'adolescent contourna sa soeur et plongea avec Tak dans l'eau. Il ne l'avait pas remarqué sur l'instant mais la boule au ventre qu'il avait eu jusque là n'était plus présente. Le fait de tenir tête à l'un de membre de sa famille lui avait redonner confiance en lui tout comme le fait que Tak était là pour le soutenir. Il n'était pas seul face à tout ce beau monde. Mihako quitta les lieux, furieuse de la façon d'on elle avait été traitée par son frère. Elle lui aurait bien collée un pain en pleine figure mais en agissant de la sorte elle ne ferait que lui montrer qu'il avait raison. Elle aurait pu rester ici mais dans ce cas elle aurait fini par lui offrir la réponse qu'il disait universelle dans cette famille envers lui.

Hélas son moment de repos fut bref, à peine une dizaine de minutes à jouer avec Tak dans l'eau que quelqu'un arriva. Un homme de main de son père.

  «Sham, ton père te demande. Tu devais passer directement à son bureau. »

« Je sais mais comme tu peux le voir je suis toujours là. »

  «Le problème est bien là. »

«Et le problème ne changera pas.»

  «Comme vous voudrez. »

Le gorille savait bien à quel point son patron n'aimait pas attendre. Maîtrisant lui aussi le ninjutsu non élémentaire il s'aventura sur la piscine en utilisant la même technique de Mihako. Hélas pour lui, Sham était plutôt bon nageur et il ne lui fut pas difficile d'éviter chacun des tentatives pour le repêcher, surtout vu la profondeur de celle-ci il lui était facile de se mettre hors de portée. Chose qui finit rapidement par l'énerver.

  «Sortez de là où ça va mal se passer ! »

« Je suis pas sur que père aimerait que tu lèves la main sur moi. Et encore moins que tu reviennes les mains vides. »

L'arrogance de Sham ne fit qu'empirer la chose. Lui s'amusait de la situation, il se savait beaucoup moins fort que le gorille mais invulnérable face à lui. Mise à part l’attraper il ne pouvait pas faire grand chose. Enfin c'est ce qu'il pensait. Sans s'en rendre compte Sham s'était rendu au bord de la piscine, sous l'impulsion d'un danger inexistant mais sous une peur bien présente. Encore un genjutsu ! La merde ! Mais quelle idée d'engager des personnes capables d'utiliser les arts shinobis. Mais surtout pourquoi être basé de la sorte quand on pratique l'art des illusions ? Surtout que ce n'était pas de la gonflette. Impossible de se défaire de l'étreinte du gorille.  

  «Tu feras bientôt moins le malin petit. »

L'homme avait un sourire de triomphe. Il tenait fermement d'une main Sham par l'épaule, s'assurant d'avoir une prise suffisamment forte et pouvant faire mal en cas de besoin. Pour Tak, simplement par la peau du coup. La boule au ventre présente un peu plus tôt refit surface.

« Je t'ai dis que je n'irais pas le voir ! C'est hors de question ! »

Alors qu'il était tenu Sham avait composé quelques mudras, un cyclone de feu prenait naissance autour de lui. Brûlant au passage l'avant bras du gorille. Pris par la surprise il lâcha également Tak qui cavala vers son ami sans trop s'en approcher de peur d'être pris dans le feu.

  «Petit con va ! Ton père veut te voir et il va te voir maintenant ! »

Sans demander son reste Sham se mit à cavaler avec Tak. Il ne savait pas si le cyclone lui permettait de se défendre face aux genjutsus, il ne voulait même pas le savoir dans l'instant présent à vrai dire. Il bifurqua dès qu'il le put tout en désactivant le cyclone histoire de pouvoir prendre Tak dans ses bras pour qu'il ne soit pas à la traîne. Contrairement au gorille lui connaissait un partie de la maison comme sa poche, il savait que certaines pièces donnaient sur d'autre. Idéale pour semer quelqu'un tout en prenant soin de fermer les portes derrières lui.

La cavale dura un bon moment, à tel point qu'il n'avait pas droit à un mais à plusieurs poursuivants maintenant. Il était de plus en plus difficile d'échapper à la vigilance de tout le monde et même impossible.

« Tu ferais mieux d'arrêter de courir. »

La main de son père se posa fermement sur son épaule. Son ventre se tordit en un instant. Pourtant il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre que ce n'était pas réellement son père face à lui. Un clone, maintenant il restait à savoir quel type. Pas un élémentaire déjà, un inconsistant non plus ... Ca ne pouvait qu'être un supérieur dans ce cas. Inutile de frapper dedans pour le voir disparaître.

« Viens me retrouver immédiatement dans mon bureau. Tu as suffisamment fuit pour ces derniers temps. Si tu y es pas dans cinq minutes ça sera encore plus douloureux pour toi. »

Bien que la peur emplissait le corps de Sham il réussit à trouver le courage de répliquer.

« Je viendrais quand j'en ai envie ! »

Son ton était plus hésitant qu'il ne l'avait espéré. Mais c'était déjà un bon début, sa confiance se gonfla un peu tout comme le pelage de Tak.

«  Je crois que tu ne comprend pas bien Sham. Si tu. » Sham le coupa

« C'est toi qui comprend pas bien ! J'ai rien à me reprocher ! J'ai abandonner parce que je n'avais pas le choix ! C'était ça ou m’épuiser inutilement pour arriver au même résultat ! Je vois pas l'intérêt de me donner à fond dans quelque chose de déjà perdu d'avance ! »

Le revers de main de son père vint le frapper durement au niveau de la joue. Le clone avait beau être moins puissant que l'originale il envoya tout de même Sham à terre. Tak lui se réceptionna tout en jurant comme un véritable kitsune.

«  Tu as trois minutes et pas une de plus ! »

Le clone tourna les talons et s'en alla en direction de la porte. Il ne franchit pas celle-ci, quelque chose venait de le frapper dans le dos.

« Je t'ai dis que je ne viendrais pas ! »

Sham était debout, il venait d'utiliser sa technique favorite. Celle-ci avait laissée des traces de brûlure sur le costume du clone mais rien de grandiose. Même en pâle copie son père était bien meilleur que lui. Pourtant il ne s'était jamais senti aussi courageux qu'à cet instant. Pourtant il avait tout de même peur. Le clone se tourna doucement. On pouvait clairement lire la colère sur son visage.

«  Immédiate ... »

Cette fois-ci personne ne l'avait interrompu. La colère avait laissée place à la surprise. Ses yeux étaient écarquillé. Les yeux de Sham eux étaient rouges, non de colère mais d'hérédité et ça le clone l'avait bien compris. Le plus jeune des Onos était porteur d'une promesse de puissance pour la famille. S'il s'était attendu à ça. Jamais il n'avait entendu parler d'ancêtre porteur du dojutsu dans sa famille. Est-ce que ça viendrait de sa femme ? Sûrement, il ne voyait pas d'autre solution. Sham avait hérité du fabuleux pouvoir de Uchiwa. A cet instant il n'en était absolument pas conscient contrairement à son véritable père. Le clone explosa pour informer directement la source. Laissant l'adolescent entouré de gorilles tout aussi étonné que le clone.

« Sham tes yeux ! »

L'adolescent tourna son visage vers le miroir le plus proche. Il pouvait admirer ses nouveaux yeux, le sharigan. Une virgule seulement mais c'était déjà un début non ? Il était donc comme Eihiko, lui aussi avait un pouvoir ! Un sourire vint se placarder sur son visage. Il n'en portait pas le nom mais il était un Uchiwa. Peut-être était-il moins loin de Supershinobi que ce qu'il n'avait pensé jusqu'à maintenant.

« Si je m'étais attendu à ça. »

« Il faut qu'on parle Sham ! »

Cette fois-ci aucun doute, ce n'était pas une pâle copie qui venait de franchir le seuil de la porte.


Dernière édition par Sham Ono le Ven 15 Juil 2016 - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Mar 12 Juil 2016 - 15:18

En un instant les gardes de la maison quittèrent la pièce, Oma Ona n'avait eu besoin de rien dire pour que chacun retourne à ses occupations. Une certaine tension c'était installée dans la salle, d'un côté le père et de l'autre Sham et Tak. C'est surtout c'est deux derniers qui ne savaient pas trop à quoi s'attendre, jamais ils n'avaient vu le mafieux agir de la sorte. Il s'installa dans l'un des fauteuils en gardant le silence dans un premier temps, il ne fit qu'indiquer à son fils de s'installer face à lui dans le canapé libre.

« On est bien debout. »

Sham était bien décidé à se défaire de l’autorité de son père, en refusant des choses aussi simplement il espérait qu'il finisse par comprendre qu'il ne servait plus à rien de tenter de lui imposer quelque chose. L'adolescent fut surpris, en apparence ça ne le dérangé pas mais il suffisait de le connaître un peu pour comprendre qu'il en était tout autre chose. Pourtant il ne laissa rien paraître.

«  Depuis quand es-tu capable d'utiliser le sharigan ? »

« C'est la première fois, je ne savais même pas qu'il y avait du sang Uchiwa dans la famille. »

«  Moi non plus Sham. »

Tous deux choisissaient bien leurs mots, il n'y avait pas encore encore eu beaucoup d'échange mais on pouvait sentir que les deux étaient un peu hésitant sur les paroles à utiliser. D'ailleurs un nouveau silence s'installa. Les yeux d'Oma étaient posé sur Sham, une des premières fois qu'il le regardait durant un si long moment. Pourtant le sharigan n'était plus actif depuis un moment.

« Je crois que certaines mesures vont devoir être prise vis-à-vis de toi Sham. »

« Comment ça ? »

Sham sentait la mauvaise nouvelle arriver à des lieux à la ronde.

« Notre accord ne tien plus la route Sham. Je ne peux pas laisser passer une telle chance de puissance pour notre famille. »

« Notre accord ? »

« Vu tes nouvelles capacités tu vas travailler à plein temps pour la famille. Tu vas aller immédiatement remettre ta démission au Shoukage. Je vais te trouver un maître des arts de ce clan qui t'apprendra tout ce qu'il y a à savoir. »

En un instant le petit monde de Sham venait de s'écrouler. Il était hors de question qu'il quitte les ranges de shinobi mais il savait que sans argument il n'aurait pas le choix. Enfin si il pourrait toujours demander au Shoukage un petit appartement mais il n'avait pas envie de quitter la demeure familiale. Il n'était pas toujours bien traité ici mais il avait grandit entre ces murs après tout. Et puis même, s'il prenait cette décision il ne faisait aucun doute que son père ferait tout pour remettre la main dessus.

« Monsieur, il serait peut-être bon de revoir votre décision. »

Ni une ni deux Tak eut droit à un regard noir. Il ne faisait aucun doute que ce qui se dégageait d'Oma Ono était puissant, il ne fallait pas plus au kitsune pour un peu cacher se inconsciemment derrière la nuque de Sham.  

« Père je ne peux pas abandonner Shousan comme ça ! Je viens à peine de commencer ma carrière de shinobi. On en a déjà parlé et vous aviez dis oui ! »

« C'était avant que je ne sache pour ton appartenance au clan des Uchiwa. Si tu es capable d'éveiller le sharigan peut-être tes frères et soeur le seront également. Ils subiront eu aussi un entraînement intensif dans ce but. »

« Mais père ! Je refuse de quitter les shinobis ! »

« Peut-être mais tu n'as pas le choix Sham. J'en ai décidé comme ça et il n'en sera pas autrement. »

La discussion semblait être fermée, impossible de lui faire entendre raison. Pourtant il fallait bien que Sham trouve quelque chose. Il était hors de question qu'il plonge dans le milieu de la mafia. Ce n'était absolument pas digne du futur Supershinobi. Certes il commettait parfois des vols mais jamais rien de grandiose, il ne faisait de mal à personne en volant un fruit par-ci par là. Il refusait de faire partie des magouilles familiales.

« C'est hors de question ! S'il le faut je me rendrais à la demeure du clan des Uchiwas pour me former mais je refuse de quitter mon métier de shinobi ! »

Sham était bien décidé à tenir tête à son père.

« Tu n'as pas le choix ! »

Son père venait de se lever. Il surplombait Sham d'un bon cinquante centimètre, autant dire que l'adolescent ravala un peu sa confiance bien qu'il en garda une bonne dose. Cette fois-ci son visage montrait bien le mécontentement. Aucun doute, il était à deux doigts de donner une bonne correction à son fils. Sham fit un pas en arrière.

« Comment veux-tu devenir un shinobi si tu n'oses même pas me tenir tête ! C'est ça qui a causé ta pertes au tournoi. Ta lâcheté, il va falloir la balayer. On va devoir faire de toi un homme et non un lâche comme tu l'es pour l'instant ! Tu vas développer tes capacités que seul les Uchiwas peuvent posséder. Ca va être ta seule préoccupation pour l'instant, tant que tu ne seras pas capable de réellement de maîtriser le sharigan. Je vais immédiatement voir pour trouver des maîtres qui vont s'occuper de vous. »

« Non ! »

Ce mot avait franchit les lèvres de Sham et de Tak. Ils avaient répondu à l’unisson. Tous deux tenaient merveilleusement bien tête au père. Ils n'avaient plus une once de peur, ils avaient l'impression que des ailes leurs avaient poussé. Sham n'avait jamais vu son père sous cet oeil, certes il étaient toujours impressionnant mais ça n'avait rien à voir avec l'instant d'avant. Ce qui expliquait cet élan de courage chez le genin était le fait que son shargian à une virgule était de nouveau là. Apparemment pour l'instant celui-ci répondait à l'émotion. Un sourire vint se placarder sur le visage de son père, il semblait avoir compris ce point. Peut-être qu'en poussant son fils à la colère noir il serait capable de le pousser encore plus loin. Mais il était conscient qu'il ne pouvait pas faire tout et n'importe quoi. L’idéale était de s'en prendre à Tak mais en agissant de la sorte il s'assurait se le mettre sur le dos ce qui n'arrangerait pas la suite. Il valait mieux garder cette solution en dernier recourt. L'empêcher d'être shinobi semblait suffire pour l'instant. Mais avait-il réellement besoin de se contenter que de ça ? Ce n'était pas son genre en tout cas.

« Tu n'as pas à me contredire Sham ! Tu feras ce que je choisi et pas autre chose. Tu n'est plus shinobi à partir de maintenant ! »

Sa main vola, fauchant l'adolescent, encore un revers de main, il restait gentil pour l'instant. L'impacte fut tout de même puissant envoyant une nouvelle fois Sham au sol. Bien plus fort que celle qu'il avait pris de la part du clone. Cette fois-ci Tak n'avait pas eu la vitesse nécessaire pour sauter des épaules de son ami, il mangea également le parquet.

« Dois-je t'expliquer à nouveau la façon d'on les choses marchent dans cette maison ? »

Sham serrait les dents, Tak lui se tenait prêt à intervenir tout en sachant qu'il ne pourrait rien faire. Oma Ono s’accroupit près de son fils.

« Ici c'est moi qui décide ! »

« Non pas pour ça ! Je suis shinobi et je le resterais! »

Les choses allaient dans le sens de ce qu'avait espérait le mafieux, il fallait que son fils continue à lui tenir tête, qu'il pense qu'il était encore possible de rester dans les rangs de l'armée de Shousan. Pour maintenir cette situation il devait agir avec intelligence, en le frappant de trop il allait juste totalement détruire le courage qui coulait dans ses veines, en ne frappant pas suffisamment il allait pas maintenir cette colère qui l'habitait. Frapper était-ce la bonne solution ? Qu'importe, un petit coup dans l'estomac n'avait jamais fait réellement de mal à qui que ce soit. C'est ce qu'il fit une fois relevé arrachant un cris de douleur à Sham.

« Mais vous êtes complètement fou ! C'est votre fils bordel ! »

Tak se tenait maintenant entre Oma et Sham. Il savait le risque qu'il prenait, un coup de la part du mafieux risquait fortement de le mettre hors d'état durant un petit moment. Quoi qu'il avait tout de même pris un peu de puissance en rentrant dans le domaine des kitsunes. Malheureusement pas suffisamment pour apporter réellement de l'aide à son ami qui se redressait doucement.

« C'est bien ce que je disais tout à l'heure. Dans cette maison on ne répond que par la violence ! Dans ce cas ! »

Une boule de feu quitta les lèvres de l'adolescent et alla frapper directement son père. Pas une égratignure sur son corps juste un peu de tissu qui était parti en fumée. Sa chemise n'était plus tout à fait blanche.

« Tu espères réellement pouvoir m'atteindre avec du Katon ? » il lâcha un rire « Tu espères beaucoup je trouve. Un lâche totalement stupide. A croire que la seule chose qui ai réussi chez toi c'est le sang Uchiwa qui coule dans tes veines. Je ne sais même pas si ça vaut la peine de te pousser à apprendre à maîtriser les subtilités de ce dojutsu. »

Sham avait du mal à contenir sa colère, les moqueries et son incapacité à agir face à son père étaient réellement un supplice pour lui. Tout comme Tak qui se voyait obligé de subir ce qui se passait.

« Si je suis si inutile laisse moi être shinobi! Tu n'auras plus à t'occuper de moi. »

« Je te l'ai dis, tu n'es plus shinobi, pas la peine de discuter plus ! »

Oma Ono avait beau dire que son fils était un lâche il en pensait maintenant tout autre chose. Jamais l'un de ses enfants ne lui avait tenu tête de cette façon. Sham était le plus jeune mais pourtant celui qui osait le plus. Ce qui en faisait également le plus stupide à ses yeux. Mais il devait au moins lui reconnaître le fait qu'il savait ce qu'il voulait. Peut-être avait-il même raison. Maintenant qu'il était genin il allait réellement pouvoir profiter de son statu de shinobi. Mais en agissant de la sorte il allait devoir faire un croix sur une évolution fulgurante de l'adolescent dans le domaine du dojutsu. Et encore, il n'était même pas certain qu'il pourrait aller bien loin sur ce point.

Tak vint se blottir contre les jambes de Sham tout en tentant d'être le plus menacent possible.

« Tu me feras pas changer d'avis, je suis et je resterais shinobi. »

Oma Ono s'installa à nouveau dans le fauteuil. Il réfléchissait rapidement comme il avait l'habitude de faire. Que valait-il mieux faire ? Transformer Sham en espion à son compte ou alors le pousser à devenir bien plus puissant qu'il ne l'est maintenant ? Les deux menaient à la même chose mais chacun avait son avantage. L'un lui assurait une sorte de sécurité bien que Shousan ne dirait pas tout à son fils vu la position basse qu'il occupait et vu qu'il en était le père mais il finirait pas devenir plus fort qu'il ne l'est pour l'instant. Surtout vu sa maîtrise actuelle du ninjutsu qui était très rare pour un jeune genin. La deuxième le ferait évoluer bien plus vite mais ne le préparerait pas comme le ferait la voie des shinobis. Il avait beau ne pas les aimer il n'y avait rien à dire, cette formation préparait réellement à bien des situations.

« Penses-tu que ta place est réellement chez les shinobis ? Tu es mon fils je te rappelle, je suis à la tête d'une affaire qui ne plaît pas à Shousan. Tu cherches à faire quoi Sham ? Tu veux me mettre derrière les barreaux ? Faire tomber toute la famille par la même occasion ? »

« Ca fera peut-être du bien à cette ville une crapule en moins ! »

Ni une ni deux son père se redressa, il était furieux. Jamais quelqu'un ne lui avait parlé de la sorte sans en payer le prix. Même s'il s'agissait de son fils il n'avait pas le droit de lui parler de la sorte !

« Petit ingrat ! »

Il ne pouvait pas mettre la totalité de sa puissance mais il devait lui faire comprendre qu'on ne lui parlait pas de la sorte. Il lui fallut peu de temps pour créer un dragon de feu qui vint frapper l'adolescent. Fort heureusement Sham eut le réflexe d'attraper Tak et de tourner le dos à l'attaque. Il avait protégé le renardeau en se recroquevillant autour de lui. Les flammes lui léchèrent le dos laissant une odeur très désagréable dans la pièce. Un cris de douleur déchira la demeure, elle avait beau être vaste il était possible de l'entendre dans une grande partie de celle-ci.

Les flammes s' éteignirent petit-à-petit laissant apparaître le dos de l'adolescent. Il avait prit le dragon de plein fouet, rien ne protégeait sa peau, son maillot ne tenait maintenant plus que miraculeusement. Il n'y avait plus une once de peau sur son dos, juste de la chaire calcinée. Les cris de douleurs ne s'étaient pas estompé, bien au contraire, rien que le contacte de l'air sur sa plaie béante lui faisait un mal mal de chien.

« Mais qu'est-ce qu'il se. »

Sa mère venait d'ouvrir la porte à la volée, alertée par les hurlements de Sham. Elle ne pu finir sa phrase sous l’atrocité de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle courut vers le genin et s'agenouilla au près de lui. Elle ne savait pas quoi faire de ses mains, incapable de tenter de consoler son fils en le prenant dans ses bras, agir de la sorte ne serait que torture.

« Mon dieu Oma ! Tu es complètement fou ! »

L'homme ne répondit pas, il tourna simplement les talons. Avant de sortir de la pièce il lâcha tout de même quelques mots à l'intention de Sham.

« Tu as deux mois pour me convaincre que te laisser chez les shinobis est la chose à faire. Si tu échoues tu démissionneras. »

Tak se défit de l'éteinte de son ami, il regarda le spectacle impuissant. Namiko la mère de Sham hésita un instant à courir après son mari pour ... Elle ne savait même pas pourquoi réellement, elle aurait beau montrer son mécontentement il serait impossible de faire entendre raison à cet homme.

« Mais allez chercher quelqu'un pour le soigner! »

Elle fut déboussolée dans un premier temps, être là seule dans cette salle juste accompagnée de Tak et son petit dernier hurlant toute la douleur que son père lui avait infligé. Totalement perdue même.

« Il se passe quoi ici ? Ho merde ! »

C'était Anako qui venait de passer sa tête par la porte. Ni une ni deux il fit volte face, on put aisément l'entendre qu'il avait besoin d'une personne capable d'apporter des premiers soins. Son aide ne fut pas utile, Oma Ono avait déjà envoyé quelqu'un. Il poussa gentiment la mère de l'adolescent.

  «Laissez moi faire madame. »

« Vous pourrez le soigner ? »

Sa voix tremblait sous la peur, elle était obligée de crier pour se faire entendre, pour couvrir les hurlements de Sham.

  «Bien sûr madame. » lui parlait tranquillement

« Faite vite s'il vous plaît ! »

L'homme sourit, il comptait bien venir en aide à l'adolescent. Conscient qu'il n'avait sûrement rien fait pour mériter un tel châtiment. Hélas il avait reçut pour ordre de laisser une cicatrice pour que Sham se souvienne toute sa vie ce qu'il en coûtait de s'en prendre à Oma Ono. Seulement il n'était pas du genre à aimer voir les autres souffrir inutilement, il comptait effacer totalement les traces qui seraient visible une fois habillé et d'estomper le reste afin que la cicatrice ne soit pas trop laide à regarder.

Total: -110chakra -100 pv
Son dos porte maintenant une cicatrice qui couvre pratiquement la totalité de celui-ci.
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Sun-Woo Yu Fang
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Mar 12 Juil 2016 - 21:28

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Sham Ono
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Mer 13 Juil 2016 - 2:20

Sham était porté par un doux rêves. Il se voyait sur scène, bien plus grande que celles qu'il avait déjà remplis. Chaque personne avait son regard braqué sur lui, comme toujours mais cette fois-ci c'était différent. Il y avait quelque chose dans cet échange bien différent, plus chaleureux. Il n'y avait pas l'envie qu'il voyait parfois tout comme la jalousie n'était dans les yeux d'aucun des garçons de la salle. Rien que du positif. L'adolescent continuait son concert comme jamais, il n'avait pas souvenir d'avoir été aussi bon depuis le début de sa carrière.

Pourtant quelque chose clochait, il ne l'avait pas remarqué au début mais il y avait une personne qui ne le regardait pas comme les autres. Chez lui c'était de la froideur qui en ressortait, ses lèvres étaient pincées. Il pouvait clairement voir le visage mais il lui était impossible de dire qui il était. Rapidement il fut pratiquement impossible de défaire son attention. Petit-à-petit le rêve commençait à pencher vers le cauchemar. Ce regard sombre se propagea doucement dans la foule. Sham commençait à perdre pied, il en vint à bafouiller.

La foule ne semblait pourtant pas lui en vouloir pour ça. Il y avait quelque chose d'autre mais impossible de dire quoi. Jusqu'à ce qu'un murmure arrive à ses oreilles.

« Traître. »

Dans un premier temps il lui fut impossible de dire ce que cette petite voix disait. Puis celle-ci s’intensifia, venait de plusieurs endroit, elle semblait émaner de la foule.

« Traître, traître, traître, traître. »

Les voix s’intensifiait. Sham lui tentait de fuir au mieux ces voix commençant à résonner dans la salle. Il reculait pour prendre de la distance. Son micro tomba il venait de le lâcher. L'adolescent ne comprenait pas réellement ce qui se déroulait. Pourquoi tout le monde se retournait contre lui ?

« Traître. »

Cette fois-ci ce fut un hurlement qui retenti, celui-ci ne semblait pas venir de la foule. Il avait l'impression que ça sortait d'une personne invisible qui se serait trouvée face à lui. La surprise lui fit perdre équilibre, il tomba en arrière. Sham eut l'impression que cette chute dura de longues minutes. Elle finit tout de même par prendre fin. Son dos frappa brutalement quelque chose, impossible de dire quoi mais la douleur fut fulgurante. Arrachant un cris à l'adolescent.

Sham se releva d'un bon, son dos lui faisait un mal de chienn son cris continua. Son corps était recouvert de sueur. Pas de doute il venait de faire un cauchemar mais pourquoi cette douleur persistait autant ?

« Sham ça va ?! » Tak venait de se réveiller lui aussi, il avait sauté sur place. Confortablement installé sur les jambes de son ami il se trouvait maintenant au bout du lit. La douleur que Sham ressentait était toujours présente. Il chercha tant bien que mal dans le noir l'interrupteur de sa lampe de chevet.

« Laisse moi faire Sham. »

C'était la voix de sa mère résonnait dans le noir.

« Merci. »

Sham parlait avec un peu de difficulté. Trop gonfler sa cage thoracique lui faisait mal, tirant sur la peau de son dos pas encore rétablie. La lumière englouti la pièce dévoila sa mère installée dans un fauteuil près de son lit. Ses traits étaient tirés et son visage fatigué montrant qu'elle s'était réveillé à l'instant et qu'elle avait veillé tard. Tak et Namiko gardèrent le silence, regardant simplement le jeune genin qui ne le serait peut-être plus pour très longtemps.

Ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la journée, ou la veille il n'en avait aucune idée, lui revint en mémoire. Il serra le poing tordant ses draps sous la poigne qu'il imposait. Son visage était fixé vers ses pieds où se trouvait Tak mais il ne regardait pas réellement celui-ci. Ses yeux étaient comme perdus, se remémorant la souffrance que son père lui avait infligé.

Tout en gardant le silence sa mère lui servit un verre d'eau et le lui tendit.

« Merci. » répondit-il simplement en soulevant son bras, chose qu'il stoppa rapidement vu la douleur que ça lui imposait au niveau des clavicules.

« Attend je vais t'aider. »

Elle porta le verre aux lèvres de son fils, il ne semblait pas beaucoup apprécier cette situation. Après tout il se retrouvait totalement dépendant pour l'instant. Il en but quelques gorgées puis fit un geste de la main vers sa mère pour lui indiquer que ça suffisait. Il tenta tant bien que mal de trouver une place confortable, autant dire que c'était juste totalement impossible. Il finit par rester assis, le dos loin de toute chose qui pourrait frotter les bandages qui entouraient la totalité de celui-ci et de son torse.

Tak se rapprocha de l'adolescent se posant sur ses jambes. Il ne fit que se blottir pour apporter un peu de chaleur et de réconfort à Sham. Il avait compris que pour l'instant il valait mieux garder le silence. Chose que sa mère elle n'avait pas encore saisi.

« Tu veux que je t'apporte quelque chose à manger ?»

C'est vrai qu'ici il y avait toujours quelqu'un dans les cuisines pour préparer quelque chose au cas où quelqu'un aurait une petite fringale durant la nuit. Sham voulu répondre mais il n'en eut pas le temps, sa mère s'était déjà levée. Il y avait quelque chose d'étrange dans sa manière d'agir, ses mains tremblaient, ses yeux étaient eux un peu humide. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre pourquoi. A peine avait-elle refermé la porte que des sanglots lui échappèrent. Voilà qui expliquait pourquoi elle n'avait pas attendu la réponse de son fils. Elle avait trouvé dans cette proposition une façon de se défiler le temps de laisser couler ce surplus d'émotion.

« On peut dire que ton père est le pire des connards. »

« Je sais Tak. »

Sham mentait, jamais il ne se serait attendu à un tel acte de la part d'Oma Ona. Des coups oui, ça il était habitué à une telle pratique mais de là à se ramasser un katon d'une telle puissance de sa part ... Non il ne s'y serait jamais attendu. Tak lécha le dos de la main de Sham se trouvant à sa portée. Il était rare qu'il agisse de la sorte, ça montrait bien la gravité de la situation.

Tous deux gardèrent une nouvelle fois le silence durant l'attente du repas. Il fallut bien longtemps pour que celui-ci arrive. Sham avait trouvait le temps de se rendormir en se couchant sur son ventre. Tak blotti contre sa tête. Lui ne trouva pas immédiatement sommeil. Namiko entra dans la pièce sur la pointe des pieds. Elle posa le plateau repas sur la table de chevet tout en éteignant la lumière. Elle reprit place dans le fauteuil, tentant elle aussi de retrouver le sommeil.
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Sham Ono
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Jeu 14 Juil 2016 - 0:42

Voilà déjà quelques jours que l'accident s'était déroulé, si on pouvait appeler ça un accident bien sûr. Sham n'avait jamais vu autant les membres de sa famille. Chaque jours chacun de ses frères et soeurs passaient le voir pour prendre de ses nouvelles. Sa mère elle passait pratiquement la totalité de son temps dans sa chambre. Ca lui faisait extrêmement plaisir. De voir que malgré la façon d'on il était traité dans la maison ça n'empêchait pas qu'en cas de coup dur ils soient là pour lui. Mise à part Namiko, sa mère, c'était Anako qui passait le plus souvent. Bizarre, c'était celui qui prenait le plus de plaisir de rabaisser Sham mais c'est lui qui était le plus au petit soin avec lui.

Son père n'était pas passé une seule fois, chose qui n'était pas réellement étonnant. Ca peina tout de même Sham. S'il y avait bien une personne qu'il aurait voulu voir passer la porte de sa chambre c'était bien son père. D'après Anako Oma On prenait des nouvelles qu'à travers lui ou sa femme. Le jeune genin n'était même pas sûr de la véracité de cette information.

Plusieurs fois par jour quelqu'un passait pour lui apporter des soins et changer ses bandages. Il ne s'était pas attendu à ce que la plaie se soigne aussi bien. Certes il avait encore mal et portait encore les bandages bourrés de baumes odorant mais il pouvait se mouvoir sans trop avoir mal. La peau lui tirait tout de même avec une douleur continue mais rien d’insupportable. Il lui était bien sûr hors de question de faire des efforts physiques. Tout comme les mouvements trop amples de ses bras.

Sham sortait à peine de la douche, son corps ruisselant encore d'eau. Il resta là debout dans sa salle de bain personnelle durant quelques minutes. Il regardait son reflet dans le miroir, quelque chose avait changé chez lui. Il pouvait le voir, son regard n'était plus aussi pétillant qu'avant. Etait-ce simplement dû au fait qu'il n'était pas encore sorti de la maison sans même mettre le nez dehors ? Peut-être mais s'il avait réellement un peu changé c'était certainement plus dû au fait de ce que son père lui avait fait subir. Il ne put s'empêcher de se retourner légèrement pour poser son regard sur le reflet de la cicatrice. Elle n'était pas aussi vilaine qu'il ne l'aurait cru, plus lisse que l'idée qu'il s'en était fait au départ. Il avait tout du même du mal à maintenir son attention sur elle. Il la couvrit rapidement de son essuie de bain, il se sentait déjà bien mieux de cette façon.

Ce ne fut qu'au bout d'une vingtaine de minutes qu'il se retrouva à l'extérieur, sur le pont allant du bâtiment principale au jardin suspendu comment il l'appelait. Tak le suivait, ils ne discutaient pas beaucoup sur le chemin. Ils s'arrêtèrent même à un moment. L'adolescent accoudé contre le mur du pont. Il profitait simplement du vent frappant sur son visage. D'ici il avait une vue plutôt agréable sur toute une partie de la demeure. Ici au moins il faisait un calme agréable, pas comme à l'intérieur de la maison où c'était quelque chose de plus glaciale en quelque sorte. Ne croiser personne en se baladant dans les couloirs n'était pas quelque chose d'amusant. Ici par contre, il y avait la présence des gens en contre-bas, des oiseaux passant par-ci par-là aussi. C'était vivant.

Toujours sans dire un mot ils se dirigèrent tous deux vers le jardin suspendu. Sham avait dans l'idée de s'installer au bord de la fontaine. Celle-ci était si profonde qu'elle aurait très bien pu servir de piscine. Le genin s'installa au bord de celle-ci, et plongea ses pieds nu dans l'eau. Tak lui s'installa comme souvent sur ses genoux.

« Ca doit te faire du bien de sortir un peu. »

« A toi aussi, tu n'avais pas encore mis le nez dehors. »

Ce n'est pas faute d'avoir essayé de le pousser. Tak avait refuser à chacune des tentatives de Sham de le faire sortir un peu. Il savait à quel point son ami aimé l'extérieur. Le jeune Ono s'était senti un peu mal de voir son ami rester dans un endroit clos par sa faute.

Tous deux n'avaient pas encore réellement parlé de ce qui s'était passé. Un peu comme s'ils cherchaient à éviter le sujet. En tout cas c'est ce que Sham faisait, il n'avait aucune envie de poser des mots sur ce que son père lui avait infligé et encore moins se le remémoré.

Des bruits firent sortir Sham de ses pensées. Il se tourna, c'était Anako, il avait dans les mains un plateau avec de la nourriture dedans. Sur son visage il pouvait y voir un large sourire. Ca faisait bizarre à l'adolescent de se dire qu'il avait fallu attendre que quelque chose de grave se passe pour que les liens redeviennent un peu plus ceux entre deux frères. Comme quoi ça n'avait pas que du mauvais.

« Je me suis dis que tu devais avoir faim. » voyant que Sham ne répondit pas il enchaîna. « Je suis passé par ta chambre maisn il n'y avait personne. J'ai eu de la chance en venant directement ici. »

Anako s’installa au côté de son petit frère, pausant le plateau entre eux deux. Il se servit en premier pour l’inciter à faire de même. Il savait que l'entente entre eux deux n'avait pas toujours était bonne surtout ces derniers temps. Le jeune homme s'en voulait de ce qui était arrivé à Sham. Lui non plus ne s'était jamais attendu à ce que leur père agisse de cette façon vers l'un d'eux. Il savait qu'il avait déjà agit de la sorte envers d'autre personne, il n'irait pas jusqu'à dire que ça ne le dérangeait pas mais c'était un inconnu. Là c'était totalement différent, il s'en était pris au petit de la famille. Anako se souvenait encore quand il le protégeait d'autre du quartier. Que s'était-il passé pour que tout foire de cette façon ? Pour que Sham soit totalement mis à part dans la famille ? Simplement le fait qu'il était devenu shinobi? Certes c'était quand même quelque chose de gros vu la situation mais est-ce que ça en valait la peine ?

« Merci Anako. »

Il lui sourit simplement en prenant un petit plateau dans le plateau qu'il posa un rien plus loin.

« Ca c'est pour toi Tak. »

« Ho géniale. J'ai faim en plus ! »

Sham se mit à manger sans grande faim. Trop préoccupé par ce qui se passait pour l'instant dans sa vie. Tous ces chamboulements lui coupaient un peu la faim. Il était tout de même conscient qu'il devait se nourrie surtout vu son état actuel.

« Tu aurais pu quand même t'habiller pour sortir non ? »

« Chez che que chlui ai chdit. » répondit Tak la bouche pleine

«J'ai du mal à étendre mes bras pour le moment du coup je pouvais pas vraiment mettre mon pantalon.»

« Tu pouvais demander de l'aide aussi. »

«J'ai pas envie qu'on m'aide. Je peux bien me débrouiller.»

« Je vois ça, tu es pas sorti cul nu. »

La discussion était totalement vide de sens. Après tout ça ne devait pas être simple de discuter avec quelqu'un qui avait été aussi proche et qui maintenant était aussi éloigné. Ca faisait tout de même plaisir à Sham.

«Tu n'est pas obligé de faire tout ça tu sais Anako.»

« Non je ne suis pas obligé Sham mais c'est quand même ... Fin je sais pas vraiment comment expliquer. Je vais pas te dire que je me sens obligé de le faire mais en quelque sorte oui. Je te rappelle que tu es quand même mon petit frère. Je sais que je n'ai pas été le meilleur ces derniers temps mais j'aimerais bien me rattraper. »

«Pourquoi tu veux te rattraper ? Par ce qu'il s'en ait pris à moi ? C'est pas la première fois, pas à ce point mais pas la première.»

« Je sais mais tu n'as pas été le seul tu sais. Je vais pas comparer notre cas au tien, c'est vraiment autre chose. Mais oui on est tous passé par cette case en quelque sorte. »

Sham ne s'attendait pas à cette réponse, il ne savait pas qu'ils étaient tous passé par le passage à tabac. Bizarrement il se rendait bien compte que son père était une pourriture, qu'il n'avait pas à agir de la sorte mais quelque part il n'arrivait pas à le haïr. Oui il était en colère envers lui mais ce n'était pas suffisant pour lui en vouloir réellement.

« En tout cas je suis vraiment désolé pour ce qui est arrivé Sham. »

«C'est pas de ta faute Anako.»

Tak était resté silencieux tout le long. Comprenant qu'il n'avait pas à intervenir dans une telle discussion. Il était heureux de voir que Sham renouer des liens avec des membres de sa famille. Apparemment il s'était trompé sur ses frères et soeurs ou tout du moins sur Anako. Les autres étaient bien sûr venu prendre des nouvelles, passer du temps avec son ami mais c'était surtout le plus grand de tous qui semblait reprendre Sham sous son aile comme avant. Ca lui faisait réellement chaud au coeur.

« Papa veut qu'on suive tous un entraînement spéciale. Il est persuadé qu'on a tous le sharigan comme toi. »

Sham ne répondit rien préférant croquer dans ce qu'il tenait dans la main.

« Je sens que ça va vraiment être chiant. Surtout qu'il y a peu de chance que ce soit réellement le cas. Papa n'a jamais entendu d'Uchiwa dans la famille du coup ça doit être bien éloigné. Même du côté de maman il n'y en pas ou tout du moins pas à sa connaissance. »

«Histoire que je sois encore un peu plus différent du coup.» Anako rigola

« On peut dire ça oui. Tu es vraiment un sacré numéro Sham. Qui aurait cru qu'un jour notre famille aurait en elle un shinobi qui habiterait encore sous le même toit. Et puis maintenant ça. Enfin si ça se trouve il y en a d'autre. Mais j'en mettrais ma main à couper que non. En tout cas je suis réellement content pour toi. Je suis sûr que ça va te servir dans ton métier de shinobi. »

Anako se leva tout en souriant à son frère.

« Bon c'est pas tout ça mais j'ai quelques trucs à faire. Si jamais tu as besoin d'aide pour être un peu plus présentable tu sais où me trouver hein. »

Le jeune homme fit un clin d'oeil à son frère et s'en alla. Il prit bien sûr le plateau avec histoire qu'il n'en ai pas à s'en occuper. Cette discussion avait redonner un peu le sourire à Sham. Comme quoi dans tout malheur il y a de bonnes choses à en tirer.
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Ven 15 Juil 2016 - 0:15


Kazuhiro Uchiwa

Aujourd’hui, ce n’était pas une journée pour rire. C’était un voyage dans le passé. Dans les méandres des souvenirs. Kazuhiro n’avait pas le droit de ne pas être sérieux. Car un évènement très important était arrivé et … Enfin, il allait devoir replonger dans ses histoires de famille. Même pour quelqu’un comme lui, c’était souvent une épreuve difficile.
Il n’y avait qu’un seul pot de fleur dans la tente de Kazuhiro. Une unique fleur était dedans. Une balsamine. Une fleur un peu particulière qui ne mûrissait ni ne dépérissait jamais. Elle restait tout le temps la même.
Et ce matin, un pétale était tombé, le ramenant à une sombre époque. Car pour sa famille, un pétale qui tombait était un signe. Quelqu’un, quelque part, venait d’éveiller le sharingan. Et ce ne pouvait pas être du côté de l’Empire, car cette branche-là de la famille avait été rayée de l’arbre généalogique pour lui. Ils étaient déconnectés de cette plante, sa petite sœur mise à part. Et à douze ans, on a rarement son premier gosse qui éveille son sharingan. Et elle-même l’avait éveillé à ses trois ans, en petit génie qu’elle était.
Il ne restait donc qu’une seule possibilité.

Kazuhiro revêtit sa plus belle chemise, et une veste noire compléta son costume. Puis il se mit en route vers le manoir de son frère. Le manoir Ono. Aux dernières nouvelles Oma avait emménagé là-bas. Ca faisait bien des années, mais pas moyen qu’il ait déménagé. C’était l’héritage de leur père, et il y tenait sûrement beaucoup encore aujourd’hui.
Rendu devant les grilles, Kazu se dirigea poliment vers un des gardes en fonction. Celui-ci l’apostropha sèchement.

« Yo les jeunes. Je viens voir mon frère, Oma. Il crèche toujours ici ? »

Les deux se regardèrent, incrédules.

« Bah ne vous donnez pas la peine de m’annoncer, va. Je vais le chercher ! »

Il prit son élan et sauta souplement par-dessus la grille. Les deux voulurent l’en empêcher, mais pendant leur instant d’hésitation, des bras squelettiques étaient sortis du sol et avaient agrippés leurs pieds les empêchant de bouger. Le temps qu’ils s’en dépêtrent, Kazuhiro était déjà loin.

Ce ne fut pas très compliqué de savoir où se trouvait Oma. Il suffisait de scruter la maison pour chercher la plus grosse source de chakra du coin. Du coup, Kazu n’eut ensuite qu’à sauter, de quelques bonds de ses puissantes guiboles, pour arriver au niveau de la fenêtre. Par chance, elle était ouverte, et il n’eut qu’à faire un dernier bond pour arriver à l’intérieur.

Kazuhiro and Oma theme !

Tout en atterrissant, Kazu fit une magnifique pirouette. Il se réceptionna d’un jeu de jambes agiles, passant sa jambe arrière pour caler sa jambe pivotante. Puis il tendit ses deux mains devant lui en leur faisant prendre la forme de pistolets. Clope au bec, lunettes de soleil sur le nez, il avait vraiment l’air super cool. On entendait littéralement la musique qui accompagnait son pas de danse. Mais par quel miracle la musique pouvait-elle jaillir de nulle part ?

« Yeah ! Hello, Big Bro’ ! »

Kazu se dirigea aussi sec vers Oma, et passa un bras presque affectueux autour de son cou. C’était étrange de voir qu’un homme comme Oma ne l’avait pas incendié sur place avec un Katon, il semblait surpris. Et peut-être même un peu content ? Allez savoir, difficile de lire dans son esprit. Après tout, avant d’être séparés par le divorce de leurs parents, ils s’entendaient bien autrefois. Peut-être qu’il en subsistait encore quelque chose.
Kazu affichait un sourire ravi.

« Bon faut qu’on cause, Big Bro. J’ai un truc à te dire. J’aurais dû te le dire il y a longtemps mais tu sais comment était maman … Elle a jamais voulu partager ses secrets. »

Il s’éloigna de deux pas, et baissa légèrement ses lunettes pour laisser entrevoir son sharingan à son frère. Puis les remonta aussi sec.

« Si je ne me trompe pas j’ai quelques réponses pour toi. Et peut-être même de l’aide à t’apporter, je pense. »

Soudain, il réalise que quelqu’un le regardait, dans son dos. Il se retourna alors. Un jeune garçon, qui devait avoir le même âge que ses élèves. Il le reconnut. Il avait eu le faire-part de naissance de chaque enfant Ono. Toujours aussi souriant, il s’approcha de l’adolescent et lui servit une accolade joyeuse.

« Tu dois être Sham ! Bordel ce que ta famille a grandi Oma, c’est dingue. Dire que je ne suis même pas encore marié ! T’en as fait du chemin. »

Il tendit un sachet de bonbons vers le garçon.

« Tiens ! Cadeau de ma part, appelle-moi Tonton Kazuhiro ! »

Il avait pris soin de glisser quelque chose dans le paquet de bonbons. Un pendentif, où il avait enfermé le pétale de balsamine qui était tombé de la fleur. Une vieille tradition, qu’il expliquerait à son frère en temps et en heure, ainsi qu’au garçon. En attendant, il devait déjà voir comment les deux allaient réagir.
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Ven 15 Juil 2016 - 2:09

Sham traînait les pieds dans le couloir qui menait aux escaliers allant directement au bureau de son père, enfin le principale, le seul qu'il connaissait. Celui-ci se trouvait sous un immense dôme de verre et de ferraille. Un magnifique ouvrage architecturale. Un ajout qu'Oma avait fait construire, à la base ce n'était que des tuiles, chose qui n'était pas à son goût. Tak était installé sur l'épaule de l'adolescent, tous deux étaient tendus au possible. Vu comment s'était déroulé la dernière rencontre avec le père de Sham ... D'ailleurs ce dernier avait perdu un peu l'envie de tenir tête directement au mafieux, il n'avait aucune envie de se retrouver une nouvelle fois quelques jours au lit.

Aux pieds de l'escalier se trouvaient quelques gardes qui firent signe au plus jeune des Onos de passer. Apparemment le mot était déjà passé, d'habitude il fallait toujours qu'il attende un peu histoire de voir si son père avait ou non du temps à lui accorder. Ce fut en silence que le duo monta les escaliers de marbre.

Sa tête pointa dans la pièce un peu de temps après, il avait prit tout son temps pour monter. Pratiquement un pas en avant deux en arrière, aucune envie de se retrouver face à Oma Ono. Son père était installé à son large bureau le nez dans un peu de paperasse. Il y avait ici aussi quelques gardes. Il était impossible pour Sham de dire combien il y en avait au total dans la demeure.

« Père. Comme vous l'avez demandé je suis présent. »

Il leva son visage, jeta simplement un coup d'oeil et reporta son attention sur la paperasse « Je vois que tu as ramener Tak. J'avais demandé à ce que tu viennes seul non ? »

Sham soupira discrètement. Ca commençait. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire que Tak soit là ou non ? Tak attendit quelques instants, voir s'il allait devoir ou non quitter la pièce. Ca ne servait à rien de provoquer inutilement Oma Ono.

« Comment va ton dos ? » demanda-t-il sans réelle curiosité, plus par politesse qu'autre chose

« De mieux en mieux père. » il ne put s'empêcher de serrer ses poings dans son dos

« Montre moi ta cicatrice. »

Sham fut un peut déconcerté par cette demande.

« Elle est bandée père. »

« T'aurais-je brûler les mains que tu ne peux enlever un bandage ? » il fixait maintenant son fils

L'adolescent ne répondit pas, Tak lui sauta de son épaule serrant les dents. Sham obéit, dévêtant son torse de son t-shirt et des bandages. Il se tourna sans que son père n'est à le demandé. Oma Ono scruta la cicatrice, il semblait un peu déçu. Apparemment il s'était attendu à quelque chose de moins lisse, de plus moche.

« Que ça te serve de leçon. »

Un silence lourd pesa sur la pièce pendant que l'adolescent remettait comme il le pouvait les bandages qu'il recouvrit de son t-shirt. Ce n'était pas aussi bien fait que quand quelqu'un d'autre s'en occupait. Enfin bon, ça n'avait pas réellement d'importance. Une fois de nouveau recouvert Oma Ono se leva et s'approcha de son fils. Il y avait quelque chose d'étrange dans sa façon d'être et de faire. Il semblait être un peu sous l'effet de l'impatience. Il ne regardait pas Sham de la même façon non plus, avant il lui prêtait attention mais sans plus. Maintenant quelques choses brillait dans ses yeux. Sham se dit que c'était une forme de jalousie. Etait-ce possible qu'il en ressente envers lui ? D'après le genin pas réellement mais c'était réellement ça. Son père enviait la pupille qu'il avait hérité.

« Comme je t'ai dit tu vas suivre un entraînement intensif pour éveiller au maximum ton dojutsu. J'ai déjà trouvé un maître pour tes frères et soeurs mais tu en suivras un autre. Ton cas à toi est particulier, tu as déjà éveillé le sharigan il est donc hors de question que tu perdes ton temps comme le font tes frères et soeurs. Je cherche encore à trouver le meilleur senseï qui te poussera à développer au maximum tes capacités. »

« Très bien père. »

« Je n'ai pas encore terminé ! Une fois que je t'aurais trouvé un senseï tu refusera chacune des missions que Shousan te donne ainsi que le fait de te rendre à tes entraînement. Comme je t'ai dit tu as deux mois pour me prouver que tu peux rester dans les rangs militaires. Mais il n'était pas question que tu puisses continuer à perdre du temps avec des futilités. »

« Mais père ! Ce n'est pas juste ! C'est... »

Sham s'arrêta de parler, ce n'était pas le regard noir qu'Oma lui envoyait qui lui fit garder silence. A vrai dire c'était la musique qui planait dans l'air, il ne comprenait pas d'où elle pouvait provenir. Chacun des gorilles comme son père se mirent dans une position semi-défensive. Le mafieux n'était pas du genre à écouter de la musique dans son bureau, au contraire il aimait travailler dans le silence le plus total. Ce point rendait cette situation très étrange. Soudain une silhouette arriva dans la pièce, tous étaient sur l'état d'urgence mise à part Sham. Tak lui était de nouveau sur l'épaule de son ami. Oma était très tendu dans un premier temps mais fit rapidement un geste à ses hommes, cela devait vouloir dire que tout allait bien. L'adolescent ne comprit rien à ce qui se passait, il préférait faire quelque pas de côté. C'était quoi ce spectacle improvisé dans le bureau ? Et ce type c'était qui ? L'adolescent eut rapidement une réponse à sa question. La première phrase lâchée par cette énergumène le situa rapidement, il faisait apparemment partie de la famille. Whaou, un nouvel oncle ? Sham n'en revenait pas et encore moins de la façon d'on il agissait face à son père. Ce dernier fit un geste à ses hommes qui se mirent à quitter la pièce rapidement. Il semblait totalement détendu et même pratiquement heureux. La musique elle continuait, Sham ne comprenait toujours pas d'où celle-ci venait. De cet homme ? Il n'en avait aucune idée mais ça serait logique non ?

L'inconnu s'écarta un peu de son père qui semblait être tout de même un peu sous la surprise. Sham ne vit pas ce qui lui fit écarquiller les yeux et même lui apporter un très large sourire.

« Je suis très heureux de te voir Kazuhiro, je ne m'attendais pas du tout à une telle surprise de ta part. Et surtout encore mon celle-ci. »

Il en avait carrément oublié la présence de Sham. Trop heureux de cette nouvelle qu'il venait de lui apporter. Ainsi donc c'était de son côté que venait le sang Uchiwa ? Ca impliquait que lui même pouvait le devenir également ! Il frémit d’excitation à l'idée de pouvoir éveiller un tel pouvoir.

L'oncle de Sham se tourna vers lui, l'adolescent n'était pas habitué à un tel contact physique. Sa famille avait été toujours plutôt distante ou tout du moins la partie homme de celle-ci. Autant dire qu'une accolade lui parut bizarre. Il ne sut pas comment répondre à ce geste restant simplement droit comme un I, un peu mal à l'aise. Sham attrapa un peu hésitant le sachet qu'il lui tendait.

« Heu merci Tonton Kazuhiro.  »

Sham était totalement perdu, il venait de rencontrer son oncle et celui-ci était déjà très tactile avec lui. Il avait même prévu un cadeau pour lui. Comme s'il savait qu'il serait là ... Etait-il réellement venu pour son père ? Il n'y avait pas d'autre solution. Cet oncle était tout bonnement impressionnant. Jamais il n'avait vu quelqu'un parler de la sorte à son père, il n'en revenait encore pas. Oma Ono fit signe à Sham de s'installer un peu plus loin dans la pièce histoire de pouvoir parler tranquillement avec son frère.

« Je suis vraiment heureux de te voir Kazuhiro. Ou devrais-je dire Kazuzu comme je t'appelais quand on était petit. »

Il sourit, c'était fou. Sham avait entendu cette phrase en s'éloignant. Jamais il n'avait vu son père comme ça. Il avait l'impression d'avoir un autre homme sous ses yeux.

« Mais c'est qui ce type ? Et c'est quoi cette histoire de secret ? »

« Mon oncle si j'ai bien compris ... Et j'en sais absolument rien. » Sham était totalement ébahi

Oma s'installa à son bureau en invitant son frère à en faire autant. Il prit une bouteille d'alcool et en sorti deux verres qu'il remplit. Place quelque glaçon dans son verre et regarda Kazuhiro histoire de savoir si lui aussi en désirait. Il lui tendit ensuite son verre prêt à trinquer avec lui.

« Ca fait des années qu'on ne sait plus vu Kazuzu. Il faut boire à cette retrouvailles. » il fit tinter son verre contre celui de son frère et but un peu dans le sien « Ca fait longtemps que tu es à Shousan ? »

Il brûlait d'impatience, il était bien sûr heureux de revoir son petit frère mais il n'avait qu'une envie, apporter une réponse bien précise à cette question qui s’imposait lourdement dans son crâne.

« Jamais je n'aurais cru que le sharigan faisait partie de notre famille. C'est une excellente nouvelle ça. Je me doute que tu n'es pas venu ici par simple courtoisie. La coïncidence serait bien trop grande. Je ne sais pas comment tu l'as appris mais oui quelqu'un a éveillé ce dojutsu ici. Malheureusement ce n'est pas moi. C'est Sham, ça fait à peine quelques jours que c'est arrivé. »

Il marqua une pause, buvant une nouvelle gorgée.

« Tu désires peut-être quelque chose à mange ? »

Sans attendre il griffonna quelque chose sur un bout de parchemin qu'il plaça dans un tube. Le bout de papier disparut, un moyen rapide et efficace de commander quelque chose sans avoir à se bouger.

« Je suis désolé d'attaquer ce sujet de cette façon Kazuzu mais je suis du genre à ne pas faire attendre les choses importantes pour pouvoir mieux profiter de ce qui est heureux par la suite. Tu me dis pouvoir m'apporter des réponse et de l'aide. Par réponse, mise à part le fait que le sang Uchiwa coule dans mes veines et dans celle de mes enfants. Que peux-tu m'apprendre d'autre ? Hormis bien sûr qu'il est bien moins rare dans la famille que je ne le pensais. Et finalement qu'entends-tu pas m'apporter de l'aide ? »

Quelqu'un montait les escaliers, plateau en argent à la main. Il le posa sur la table. Un assortiment d'un peu de tout ce qui était possible de faire en amuse bouche tous plus appétissant les uns que les autres. Il quitta l'endroit aussi rapidement qu'il était venu. Ce système d’ascenseur à nourriture était réellement un merveille. Oma Ono en prit un et n'en fit qu'une bouchée.

« J'espère que tu restes dîne au fait. J'aimerais bien que mes autres enfants te rencontre, tout comme ma femme. En parlant de femme, comment va mère ? »

Pendant ce temps Sham était installé dans un fauteuil, il n'arrivait pas à détacher son regard de son oncle. Il fourrait machinalement des bonbons dans sa bouche, cadeau de Kazuhiro tout en en passant de temps en temps à Tak. L’alimentation de celui-ci avait bien changée depuis qu'il fréquentait le jeune genin. Soudain quelque chose lui fit mal à une de ses dents. Il recracha ce qu'il avait en bouche. Un pendentif ? Pourquoi y avait-il cela dans ce sac ? C'était pour ça le sac à bonbon ? L'adolescent le frotta sur son t-shirt histoire d'en ôter la bave hautement sucrée. Il remarqua que quelque chose se trouvait dans le pendentif, un pétale. Elle était plutôt jolie. Mais pourquoi était-elle prise dedans ?

« C'est quoi ce truc ? »

« Un pendentif avec un pétale mais je ne vois pas du tout pourquoi ... Mais il sort d'où ce type ? »
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Lun 18 Juil 2016 - 14:41


Kazuhiro Uchiwa

Kazuzu. Ca faisait des lustres que personne ne l’avait appelé comme ça. Kazuhiro laissa échapper son rire caractéristique. Tonitruant et plein de bonne humeur. Il réalisait seulement que son frère lui avait manqué. Curieusement, malgré leur éducation différente et leurs tempéraments presque opposés sur bien des points, ces deux s’étaient toujours très bien entendus. Pourtant il y avait de quoi à ce que ça se passe mal.
Mais au fond, Oma et Kazuhiro désiraient la même chose : la grandeur et l’harmonie familiale. En plus, malgré tout ce qu’il faisait et disait, Oma était attaché au pays du feu, sans doute même d’avantage que Kazuhiro. Il n’était simplement pas un ami naturel des shinobis. Oma n’avait rien contre Shousan en lui-même. Shousan était leur maison, en cela aussi ils se retrouvaient.

Oma attaque derechef le sujet du sharingan et de l’aide qu’il lui proposait. Pas étonnant, il avait toujours été comme ça, Kazuhiro avait appris à ne plus lui en tenir rigueur depuis longtemps. Ses rares manifestations d’affection étaient toujours contenues et il savait bien que ce qu’il venait de lui témoigner était déjà beaucoup. A sa manière, il était toujours 100% lui-même. Et ça ne changerait pas, et ce n’était surtout pas ce que voulais son cadet.
L’Uchiwa trinqua volontiers, en plus, il ne s’était pas trop permis de toucher à un verre récemment avec l’entrainement de ses nouveaux Genins.

« Yep, comme tu dis, le sang Uchiwa coule dans nos veines à tous à un degré plus ou moins élevé. Normalement, on éveille le sharingan aux alentours de dix à quinze ans, c’est ce qui s’est passé pour moi, et pour Sham du coup. C’est bien malheureux, mais pour tes enfants comme pour toi, c’est sans doute un peu tard. Il ne faut pas désespérer totalement, parfois il prend plus de temps, mais je pense que c’est mort. »

Il but une gorgée. C’était de l’alcool de qualité. Vraiment, leurs trains de vie aussi étaient en totale opposition.

« Cela dit tu as été plutôt prolifique question gamins, tu dois avoir une épouse sacrément balèze pour t’avoir donné une telle descendance ! Bien sûr que je reste ce soir, je me suis enfin décidé à venir te voir, pas question de ne pas rencontrer tout le monde, maintenant. Ni qu’une si longue absence se reproduise d’ailleurs. »

Le visage de Kazuhiro s’assombrit un peu.

« Désolé de ne pas être venu plus tôt d’ailleurs. Tu sais bien que mère avait déjà des problèmes avec sa santé quand on est partis à Shi no kuni. Elle … Elle y a déjà succombé. Je suis déjà à Shousan depuis quelques années mais je suppose que j’angoissais à l’idée de te l’apprendre. Surtout que je savais déjà que tu vivais une existence qui te convenait, pour moi tu étais heureux et je n’avais pas envie d’assombrir tout ça avec de telles nouvelles. Mais je n’aurais pas dû te dissimuler tout ça, c’est bien pire que si je t’avais menti. Mais bon, il est temps de tout te dire maintenant. J’ai déjà bien trop tardé à le faire. »

Kazuhiro prit une grande inspiration.

« Mère m’a emmené à Shi pour rejoindre le clan Uchiwa quand on est partis. Là-bas elle s’est remarié, a fondé une nouvelle famille avec un homme appelé Imari Uchiwa. J’ai un beau-frère par alliance là-haut, mais bon. On ne s’est jamais entendu avec ma belle famille. Des impériaux, en somme, je n’arrive pas à accrocher à leur idéologie et ils détestaient Shousan. J’ai fini par partir à la mort de notre mère. Ca fait bien cinq ans que je suis revenu à Shousan. J’ai choisi de devenir shinobi pour défendre le pays. J’ai été pas mal occupé par la guerre contre l’Empire, puis ça s’est calmé … Et je crois que je regrette d’être parti. J’ai une demi-sœur dans l’Empire encore. Toute jeune, elle doit être plus jeune que Sham … Elle s’appelle Kaede. Je n’ai pas encore réussi à la ramener ici, mais je la ramènerais à Shousan avant que l’Empire ne la change en une machine de guerre assoiffée de sang. Cette petite est un génie, mais c’est surtout quelqu’un d’adorable. Enfin bref, ce matin en me levant, j’ai senti l’éveil d’un sharingan dans la famille. Et par élimination, me voilà chez toi. C’est un peu triste qu’il ait fallu ça pour que je me décide enfin à venir, mais c’est ce qui s’est passé. »

Senti l’éveil d’un sharingan. Ce n’était pas tout à fait un mensonge mais c’était assez louche. Bah, de toute manière Kazuhiro était tenu au serment par un sceau à la manière d’une discipline. Il ne pouvait pas en dire plus sur le sujet à quelqu’un qui ne portait pas un sharingan et un collier avec un pétale de balsamine. C’était contre les règles imposées par le sceau.

« Big Bro, quelqu’un qui ne maitrise pas le sharingan est un danger pour lui-même et pour ses proches autour de lui. Le pouvoir de cette pupille est grand, certes, mais si on se laisse dominer par lui, il n’arrive que des malheurs. On devient puissant, mais solitaire, assoiffé d’un pouvoir sans limite, jusqu’à ce que cette recherche du pouvoir nous détruise complètement de l’intérieur sans qu’on s’en rende compte. Les génocides familiaux sont monnaie courante au sein de l’histoire du clan, et tous sont dû à cette soif inextinguible. L’éveil d’un sharingan signifie qu’il faut un encadrement strict et des informations précises à l’utilisateur. Sinon il se laissera dévorer par son propre pouvoir. C’est pour ça que je te parle de t’apporter mon aide. Je peux éviter que ça arrive à ton fils. Lui apprendre, en fait. Si un malheur t’arrivait ou arrivait à ta famille alors que je pouvais faire quelque chose pour vous aider je ne me le pardonnerais jamais. »

Kazuhiro acheva son verre d’un trait.

« Je ne sais pas si tu considèreras ça comme un marché, après tout je l’aurais fait même sans rien en contrepartie. Parce que tu es mon grand frère, simplement. Je suis comme toi là-dessus : ma famille compte avant toute chose. Mais j’ai aussi besoin d’aide. Je ne peux pas récupérer Kaede tout seul. C’est pour ça que je t’ai parlé d’elle. Je suis en train de préparer un plan pour la ramener. Mais j’aurais sûrement besoin de toi pour le mettre à exécution quand il sera prêt … »

Le cadet ne se posait même pas la question de savoir si Oma accepterait ou non. Comme il l’avait dit, la famille primait sur tout le reste chez eux. C’était dans leurs gênes, dans leur éducation, dans leur mode de vie. Ils savaient déjà qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Mais Kazuhiro ne voulait pas que tout cela ait l’air d’un marché. C’était deux coups de main bien différents, qui n’avaient rien à voir entre eux, à ses yeux.
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Mar 19 Juil 2016 - 0:14

Donc Oma Ono ne pourrait pas réveiller le sharigan à moins d'un miracle. On ne l'éveillait qu'entre dix et quinze ans ... Cette nouvelle ne l'arrangeait absolument pas, ça mettait de côté la plupart de ses enfants mais surtout lui. Il ne pouvait compter plus que sur trois sharigans supplémentaires chez ses enfants. Asagorô, Onodona et Shûren. Autant dire que c'était plutôt mince comparé à ce qu'il avait espéré. Mais n'était-ce pas la qu'une sorte de moyenne ? Il devait bien y avoir des Uchiwas le développant plus tard non ? Kotoko et Ryôka venaient à peine d'avoir seize ans ... Peut-ête qu'il serait encore possible pour elles de l'éveiller également. Kazuzu lui avait dit que parfois il pouvait s'éveiller plus tard ... Mais quand il disait que c'était mort c'est que bien souvent c'était le cas. Et puis il pouvait lui faire confiance sur ce sujet. S'il y en avait bien un qui maîtrisait ce savoir c'était lui et pas un autre ou tout du moins pas dans cette demeure. Même le maître qu'il avait trouvé pour ses enfants ne devait sûrement pas maîtriser le sujet aussi bien. Il lui avait été difficile de trouver un Uchiwa acceptant de partager son savoir avec des supposés futur possesseur du sharigan. Il avait dû sortir pas mal d'argent pour le convaincre.

Le fait que son petit frère accepte de dîner avec eux lui fit le plus grand plaisir. Bizarrement il avait hâte de le présenter à toute sa famille. Oma Ono était du genre violent avec ses enfants mais ce n'était pas pour autant qu'il ne les aimait pas.

Sans réellement s'en rendre compte il jeta un coup d'oeil à Sham qui partageait ses bonbons avec Tak. S'il y en avait bien un avec le quel il avait du mal c'était bien lui. Il n'arrivait pas à le comprendre. Qu'est-ce qui l'avait piqué pour vouloir devenir shinobi ? Qu'avait-il rater avec lui ? Pourquoi n'était-il pas comme Shûren ? Tellement efficace sur le terrain. Le mafieux était convaincu qu'une fois au pied du mur Sham ne pourrait pas faire la moitié des choses qu'ils lui demanderaient. Il y avait peu de chance qu'il ait les tripes de tuer quelqu'un. Serait-il même capable de commettre un vol ? De menacer quelqu'un ? Le premier point sûrement, après tout il n'était pas stupide, il savait que son fils pratiquait de tels actes de temps en temps mais jamais quelque chose de gros où qui porterait réellement préjudice. Mais ce qui le dépassait également c'était ce lui qui l'unissait avec son Kuchiyose, ce n'était pas normal. A ses yeux il y avait quelque chose qui clochait avec ce gosse. Pourtant, bien qu'il ne se privait pas de lui lever la main dessus, il l'aimait comme tous ses enfants.

Il reporta son attention sur Kazuhiro reprenant son expression neutre qu'il abordait si souvent. Son visage s’assombrit tout comme celui de son frère, ça avait beau faire longtemps qu'il n'avait pas vu sa mère la nouvelle le peina tout de même. Ainsi donc il ne pourrait plus jamais la revoir ... Ca faisait longtemps qu'il s'était déjà fait à cette idée mais maintenant qu'il avait revu Kazuzu il avait eu un petit espoir. Il ne servait même certainement à rien d'espérer pouvoir se rendre sur sa tombe.

« Je suis désolé de l'apprendre. Dommage, j'aurais tant aimé revoir mère. Ca fait tellement longtemps. Aurais-tu une photo d'elle sur toi ? Ou même chez toi ? D'ailleurs où habites-tu Kazuzu ? Enfin je me perds un peu. »

Oma semblait être réellement touché par la nouvelle. Mais un autre point lui déplut également, Sham n'était donc pas le seul shinobi de la famille. Mais qu'est-ce qui pouvait bien les piquer pour prendre une décision aussi stupide ? Il n'en dit pourtant rien pour l'instant, le moment n'était pas opportun.

« Tu es porteur de bien de mauvaises nouvelle Kazuzu. D'abord mère et maintenant ma demi-soeur capturée ? C'est étrange de savoir que Sham et Shûren ne sont plus les derniers de la famille. En à peine quelques minutes j'ai pas mal d'information importante à assimiler.»

Oma marqua une pause, il avait pour but de continuer sur le sujet mais avant qu'il ne puisse ouvrir sa bouche son frère reprit.

Ainsi donc les rumeurs sur les Uchiwas était vrai. La course au pouvoir dans ce clan était quelque chose de réelle si le sharigan n'était pas maîtrisé. Il rejeta un coup d'oeil, bref cette fois-ci, vers Sham. En serait-il de même pour son fils ? Il espérait que non, le frapper était une chose, l'enfermer comme il l'avait fait avec son père en était une autre.

Le fait que Kazuhiro lui demande de l'aide pour porter secourt à leur demi-soeur ne l'étonna pas. Après tout la famille c'était fait pour ça. Oui il avait tourné le dos à son père mais il y avait une raison pour ça et puis il ne l'avait pas fait de bon coeur. D'ailleurs peut-être devrait-il un jour lui rendre visite pour lui expliquer le pourquoi du comment.

« La question n'a aucune raison d'être demandée Kazuzu. Bien sûr que je vais t'apporter mon aide pour libérer Kaede. Je te rappel que si elle est ta demi-soeur c'est le même cas pour moi. Tout comme le demi-frère par alliance. Par contre je ne pense pas que ce sera une mince à faire. Je n'ai aucun contact avec Shi no Kuni, pourtant j'ai bien tenté tu peux me croire. Cette ville est un véritable bunker. Mais je suis arriver à installer quelques personnes au niveau de l'empire mais rien d’exceptionnel. »

Oma Ono était décidé, aider son frère était maintenant une priorité pratiquement aussi importante que celle de tenter d'éveiller le sharigan chez certains de ses enfants.

« Pour ce qui est de porter ton aide à Sham pour maîtriser son sharigan tombe vraiment bien. J'étais justement à la recherche d'un maître pour l'aider à développer ce don qui est le sien. Je n'aurais rien à craindre du fléau que pourrait être ce dojutsu si tu t'en occupe. On peut dire que cette journée est plutôt mouvementée ... »

Oma Ono but une bonne partie de son verre, la question du pourquoi shinobi lui taraudait toujours dans la tête. Peut-être qu'en ayant une réponse autre que celle que Sham lui avait déjà donné l'aiderait à mieux comprendre son fils.

« Par contre si tu pouvais éviter de parler à ma femme et mes enfants de toute cette histoire à Shi no Kuni m'arrangerait. Certains de mes enfants sont plutôt tête brûlée et les connaissant ils seraient tenté de se rendre dans les plus brefs délais là-bas pour porter secours à leur tante. D'ailleurs as-tu déjà une idée de la façon d'on on va s'y prendre ? Au besoin certains de mes hommes et mes enfants pourront participer. Enfin pour mes enfants tout dépendra de la dangerosité. »

Il finit son verre afin de pouvoir le remplir une nouvelle fois tout en en proposant à son frère. Il s'assura que Sham était suffisamment éloigné pour ne rien entendre, à cette distance il n'y avait aucun risque.

« J'ai également un petit service et une autre question à te poser Kazuzu. C'est à propos de Sham. Tu le remarqueras suffisamment vite qu'entre lui et moi il y a quelque chose qui a été brisé. Je ne sais pas réellement quoi. Quelque chose me perturbe chez Sham sans savoir de quoi il s'agit et ça n'a fait que s'empirer depuis qu'il est devenu shinobi. Tu sais à quel point la famille ne porte pas cette armée dans son coeur. Je te laisse imaginer mon étonnement quand il m'a dit qu'il voulait rejoindre cette force. »

Il marqua une pause pour s'allumer une cigarette et jeter une nouvelle fois un coup d'oeil vers Sham. Cet enfant lui semblait être si insouciant, rien à voir avec le reste de sa fratrie.

« J'ai du mal à discuter avec lui sans perdre patience. Je sais que c'est en partie de ma faute mais c'est plus fort que moi. Vu que tu vas passer du temps avec pourrais-tu essayer de comprendre ce qui cloche entre lui et moi ? Voir ce qu'il pense de moi. »

Contre toute attente Oma Ono se soucier réellement de Sham et de ce qui les séparait. Il avait l'envie de bien s'entendre avec comme avec le reste de ses enfants. Etait-ce totalement de sa faute ou alors l'adolescent avait-il également quelque chose à se reprocher ? Aux yeux du mafieux son petit dernier était lui même la source de cet entente bancale, il voyait dans le fait qu'il soit shinobi une traîtrise. Seulement il omettait un point, il y avait toujours ressenti une sensation étrange auprès de Sham.

« La question que je voulais te poser est un peu étrange mais je crois que ça me permettra de mieux le comprendre. Je sais que tu n'es pas dans le même cas que lui vu que tu n'as pas grandit aussi longtemps avec père que moi oui lui ne l'avons fait mis tu es tout de même un enfant de la pègre. C'est une question simple à la quel j'espère que tu pourras apporter une réponse. Qu'est-ce qui peut pousser Sham à vouloir être shinobi ? Il n'a jamais réellement été confronté aux agissements de la famille donc ça ne peut pas venir d'un rejet. Qu'est-ce qui peut le pousser à vouloir tourner le dos aux siens ? »

Oma Ono semblait être très inquiet. Au fur et à mesure qu'il parlait son regard s'était dirigé vers son fils qui se trouvait dans la pièce. Celui-ci le lui rendit ce qui lui fit directement reporter son attention à son frère.

Sham ne comprenait pas bien tous ces regards furtifs que son père lui lançait. Les dents à moitié collée par les bonbons il articula difficilement.

« Je crois que ça parle de moi depuis tout à l'heure Tak. Père n'arrête pas de regarder dans notre direction. »

« Oui j'ai remarqué. J'espère que ce n'est rien de grave. »
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Jeu 28 Juil 2016 - 21:11


Kazuhiro Uchiwa
 
Kazu laissa un sourire nostalgique flotter sur ses lèvres. Son frère aurait aimé revoir leur mère. Quoi de plus normal ? A l’époque où ils vivaient tous à la maison, on ne peut pas dire qu’ils voyaient beaucoup leur père ou que c’était le grand amour. Leur père n’était pas quelqu’un de très aimant, et ils s’étaient pris pas mal de roustes. Surtout Oma, qui avait pour habitude de couvrir son petit frère, le plus souvent à son insu. Mais parfois devant lui. Ces quelques moments de sa vie l’avaient beaucoup marqué. Kazuhiro vouait à son frère une confiance presque inébranlable depuis. Et leur mère dans cette ambiance, était un vrai rayon de soleil. Pas la plus câline, ni rien, mais elle ne cachait pas son amour pour ses enfants et elle leur avait permis de garder la tête hors de l’eau à sa manière.
 
« Je n’ai pas vraiment de photo. Mais j’ai un dessin que Kaede avait fait. Il est très ressemblant, et il me permet de me rappeler d’elles deux quand je le regarde. Il faudra que je te le montre. Après tout elle fait partie de la famille. Et puis, toi entre tous, je ne peux pas te refuser de revoir mère. »
 
Où il habitait ? L’anecdote était plutôt cocasse quand on y repensait.
 
« Tu te souviens quand j’avais fugué quand j’étais gamin ? A cause de notre père. Tu lui avais volé un peu d’argent pour m’acheter une immense tente. Avec jacuzzi et tout ça. Je l’avais laissé dans mon appartement en quittant Shousan, et quand je suis revenu je suis allé la récupérer. Je n’ai pas vraiment d’adresse fixe, je vis dans cette tente. Enfin, vu comment elle est, elle est sûrement plus confortable et spacieuse que n’importe quel appartement que Shousan aurait pu me donner, hahaha ! »
 
De mauvaises nouvelles. Oui, il était plutôt porteur de mauvais présage. Et de pas mal d’informations, mais Oma avait l’air de bien les assimiler malgré ce qu’il pouvait dire. D’eux deux, il était le plus intelligent et celui qui s’adaptait le mieux à ce genre de situations. C’est aussi pour ça que Kazu n’hésitait pas à tout lui dire sans retenue. Le prendre au dépourvu, ça oui, mais de là à le déstabiliser, ça lui paraissait tout simplement impossible. Il réalisait au fil de la conversation à quel point il était resté éloigné bien trop longtemps de sa famille. Le choc émotionnel ressenti lorsqu’il n’avait pas pu ramener Kaede, lorsqu’il avait perdu contre Shamen, tout ça l’avait  trop travaillé. Quelque part malgré ce qu’il disait, il avait fui sa propre devise. Il n’avait pas été à 100%. Mais cette faiblesse s’était envolée désormais. Son esprit était déjà prêt à agir.
Son frère était de son côté. Et sans doute que Sham le serait aussi, et peut-être même qu’il aurait d’autres alliés … Sanae lui avait dit un jour qu’ils seraient toujours là l’un pour l’autre, comme on peut compter sur ses plus proches amis. Peut-être qu’il pouvait la mêler à tout ça ? C’était un pari risqué, mais ça pouvait fonctionner.
 
En plus il ne lui demandait pas son aide à tout hasard. Il avait déjà des idées, mûries au fil des années.
 
« Je connais parfaitement bien Shi. J’ai vécu là-bas, et en particulier dans l’enceinte du quartier du clan Uchiwa. Lui, je le connais par cœur. Sur le bout des doigts. Ainsi que la plupart de ses membres, et absolument tous ceux dont il faut réellement se méfier. En fait si je n’ai rien tenté jusqu’ici c’est parce que je rencontre deux problèmes en particulier : entrer à Shi. Je suis recherché, et je suis considéré comme un déserteur détenant des informations capitales. Je peux me faire tuer à vue par là-bas. Et le second problème c’est l’autre demi-frère, Shamen. C’est le chef de la police, et de la défense de Shi. Ses titres ne sont pas que des décorations, ce type est puissant, a de larges moyens, et il est dévoué à l’Empire. L’Impératrice elle-même lui permet d’assister aux réunions de gestion ou de stratégie. »
 
Le regard de Kazu s’assombrit.
 
« Je l’ai affronté une fois. Et il m’a presque laissé pour mort. Si j’en ai réchappé, c’est juste parce que j’ai utilisé une technique que m’avait apprise notre mère. Je l’ai pris par surprise et j’ai réussi à m’échapper … Mais sans Kaede. Sans lui j’aurais pu te la présenter en revenant à Shousan. Au lieu de cela … Eh bien, disons que je me suis un peu laissé aller. Je n’en suis pas fier, tu connais mon nindô. Ce jour-là je l’ai ignoré. »
 
C’était dur de dévoiler ses faiblesses à son propre frère. Encore plus difficile que s’il l’avait fait devant ses élèves. Mais il n’avait pas le choix. En venant, il avait accepté dans son for intérieur de tout lui dire, et tout ceci en faisait partie.
 
« C’est dangereux. Je n’ai jamais mené une mission aussi dangereuse auparavant. Je t’avoue que je ne sais pas si mêler tes enfants à tout ça serait la meilleure idée. Je pense, pour toi comme pour moi, que ce serait une distraction. Je ne pourrais jamais souffrir que l’un d’eux soit blessé lors de cette escapade. Je m’en voudrais à vie, et je ne serais probablement pas à 100% sur la tâche à accomplir. Et je me doute que toi non plus. »
 
Encore qu’Oma avait d’avantage de sang-froid que lui. Peut-être qu’il aurait plus de lucidité que lui sur cette affaire en plus. Il était du genre à toujours garder la tête bien sur les épaules et à voir calmement ce qu’était la situation. C’était aussi pour ça qu’ils s’entendaient aussi bien. Kazu était un peu son côté le plus humain, tandis qu’Oma était le côté plus réfléchi de Kazu. A eux deux, ils formaient pour ainsi dire un duo parfait. Plusieurs fois dans sa vie, surtout quand il était entré à l’académie de l’Empire, Kazuhiro s’était demandé ce que ça donnerait s’ils se retrouvaient côte à côte au combat. C’était un peu comme un rêve qui était en train de se réaliser, au milieu de tous ces cauchemars.
 
Son frère revint au sujet de sa venue, à l’origine : le sharingan de Sham. Quelque chose de brisé entre eux. Kazu ferma les yeux, mêmes si les lunettes de soleil empêchaient de voir ça pour Oma. Il voyait très bien ce qu’il se passait. Enfin, il le soupçonnait, au fur et à mesure que son frère parlait. Il avait déjà vu cette situation. En pire.
Devait-il tout lui dire de façon cru ? Sans rien embellir ? Sans rien faire petit à petit ? Oui, il le devait. Il lui devait bien ça. Il n’avait pas le droit de lui mentir. Peut-être que ça ne l’aiderait pas, au fond, mais si Oma lui demandait ce qu’il en pensait, il ne pouvait pas ne pas le lui dire. Il avait 100% confiance en lui, et cette confiance devait se manifester par de l’honnêteté.
 
« Hé, ce n’est pas très étonnant. Tu te souviens comment était notre père ? On ne peut pas dire qu’on ait eu le droit d’apprendre comment éduquer un fils. Je n’ose même pas imaginer ce que ça a dû être pour toi quand mère et moi on est partis. En fait, maintenant que je le dis, j’en veux un peu à notre mère de nous avoir séparés. De t’avoir caché la vérité. »
 
Il se demandait comment la vie aurait été s’ils étaient tous restés et si sa mère n’avait pas obéit à des traditions ancestrales stupides. Au final, il avait été obligé de revenir. Mais alors Kaede n’aurait jamais vu le jour … Non, ils ne pouvaient pas changer le passé. Mais peut-être pouvait-il aider le présent ?
 
« A chaque fois que toi ou moi on cherchait à s’écarter du chemin de Père, on dégustait sévèrement. A en voir l’état de Sham, ou de tes enfants, je vois bien que tu as été cent fois plus aimant que lui. Tu n’es pas quelqu’un qui s’exprime beaucoup, peut-être que ça n’a pas joué en ta faveur … Je pense que le problème est là. Mais ne t’inquiètes pas, tant que tu te soucieras de lui et que Sham verra qu’il peut toujours revenir au manoir Ono … Eh bien, même s’il s’éloigne, il finira toujours par revenir. Peut-être que ce n’est pas la relation que tu espérais, et je comprends, mais je pense qu’il en prendra conscience bien assez tôt. Nous n’avons jamais été la famille la plus ‘démonstrative’, ni la plus ‘chaleureuse’. Mais malgré tout je crois en cette famille. Nos liens sont forts, quoiqu’on en dise, et quoiqu’on en pense. »
 
« Quant au fait qu’il soit devenu shinobi … Je pense que tu devrais le laisser le faire. Regardes pour moi. Je sais très bien de quoi vit notre lignée. Mais quoi ? Un peu d’illégalité ? Des commerces louches ? Le village lui-même n’est pas exempt d’entorses à ses valeurs morales. Je ne crois pas que ce que tu fais est réellement le mal. Après tout, tu contrôles le crime en quelque sorte. Et tu veux savoir quoi ? Quand je suis revenu et que je suis devenu shinobi Shousan m’a demandé un rapport sur cette maison, j’ai enquêté. Du coup je me suis simplement contenté de ne pas dire ce que je savais et ce qu’ils ne savaient pas. Je ne voulais pas te trahir, tu penses bien, leur demande était dépourvu de sens pour moi. On ne demande pas à quelqu’un de trahir son frère. Sur le coup, ils ont quand même réussi à me faire douter. Mais j’ai pu consulter les informations en leur possession et j’ai vu la réalité en face. »
 
« Beaucoup de branches du commerce sont illégales parmi les tiennes. Mais l’existence de la famille Ono contient le crime à Shousan, tout simplement. Si Shousan parvenait à nous faire tomber, le village croulerait sous les emmerdes. N’importe qui pourrait rentrer dans le trafic et se mettre à faire n’importe quoi. Laisse Sham découvrir tout ça. Aiguilles-le s’il le faut, mais laisse-le mener son enquête comme j’ai dû le faire. Si tu penses qu’il a des doutes sur la famille, en voyant tout ça il comprendra que ton argent n’est pas sale. Au contraire. Je pense que ça serait un moyen de le ramener vers la famille, quelque part. »
 
Kazuhiro ôta ses lunettes, et les fit tourbillonner.
 
« Et puis, je ne le connais pas beaucoup, mais c’est le seul de tes enfants à t’avoir défié au point de devenir shinobi. Il a du caractère. Je suis sûr que tu aimes beaucoup cette qualité chez lui comme je te connais, pas vrai ? Si comme je le pense il le tient de toi, il arrivera à se faire un nom et à faire ta fierté, même si ce doit être au sein des forces ninjas. Vraiment, il se sentira peut-être le cul entre deux chaises au début, mais que la famille Ono ait des shinobis dans sa descendance est un symbole fort : même sans le vouloir, les autorités sont obligés de compter avec. Tu as fait un boulot impeccable avec le commerce de Père, en fait. »
 
Il ajouta un sourire ravi.
 
« En plus, je préfère ta manière de le gérer. Contrairement à notre Père, ça a l’air beaucoup plus propre. C’est aussi pour ça que je suis revenu. Père était un des pires assassins que j’ai connu, une ordure. C’est notre Père, je n’arrive pas à ne pas l’aimer quelque part pour nous avoir fait tels que nous sommes. Et en particulier pour avoir formé un frère aussi bon que toi. Mais tu es bien meilleur, et si Sham te tourne le dos un jour … Ne t’inquiètes pas, il reviendra sur ses pas. »
 
« Bon bien sûr ce n’est que ce que je pense, hein. Quand je pourrais m’entrainer avec lui j’essaierais de lui faire voir que même si je suis shinobi, tu restes mon frère. Et que je peux à la fois honorer ma famille et mon village. Peut-être qu’il s’en inspirera. Et je pourrais peut-être t’aider à consolider ta relation avec lui … Je n’ai jamais eu d’enfant, mais je me suis toujours bien entendu avec les adolescents, pas pour rien que je bosse comme senseï ! »
 
Kazuhiro se leva d’un bond. Son énergie phénoménale était toujours présente dans chacun de ses mouvements. Malgré la gravité de la situation, la joie de vivre l'habitait comme en toutes circonstances. Il s’était souvent réfugié derrière elle.
 
« Vu que je me suis proposé pour entrainer Sham j’aimerais voir ce sharingan ! Tu ne le sais peut-être pas mais chaque sharingan a ses propres particularités, ses propres promesses. Ses propres facultés, surtout. Mais tous les membres du clan n’apprennent malheureusement pas à se servir de leurs facultés cachées ! Quand j’ai affronté Shamen c’est grâce à ça que j’ai eu le dessus pendant quelques secondes, et que j’ai pu m’enfuir malgré la situation désespérée. Mère ne l’avait appris qu’à moi, pour le coup. Et j’ai aussi appris à différencier les différents sharingans par la même occasion ! Je peux Big Bro’ ? »
 
Quand son frère eu fait signe que oui, Kazu se rapprocha de nouveau de Sham et du petit renard, sans vérifier si son frère le suivait ou pas. Sans doute.
Avec un sourire il accrocha ses lunettes de soleil à sa veste.
 
« Bon, je ne me suis présenté que très rapidement, alors je viens remédier à cela. Je suis Kazuhiro Uchiwa, le petit frère de ton père. Je vivais ici à un moment, mais on aura le temps d’en discuter plus tard ! Je dois te montrer quelque chose. »
 
Les pupilles de Kazuhiro rougirent soudainement, et deux shokos noirs les ornaient. Kazuhiro n’avait jamais cherché à en obtenir plus. Il maitrisait à la perfection son stade actuel du sharingan, et préférait se laisser le temps avant d’emmagasiner de la puissance pour ne pas perdre le contrôle. Mais beaucoup de membres du clan à l’époque de Shi avaient découvert que son sharingan n’était pas faible pour autant. Loin de là.
 
« En quelque sorte, la famille Ono et la famille Uchiwa sont liés par ta grand-mère. Du coup, certains héritiers possèdent le sharingan. C’est ton cas et c’est mon cas. J’ai proposé à Oma de t’apprendre à le maitriser. Je suis senseï, j’ai l’habitude d’enseigner. Et j’ai en quelque sorte été formé par le meilleur professeur possible en matière de sharingan. Je ne peux pas t’aider à développer l’entièreté de la puissance du sharingan. Mais il y a bien plus que de la puissance dans cette pupille. La maitrise de toutes ses facultés peut se révéler bien plus précieuse, tu peux me croire ! »
 
« Bref, qu’en penses-tu ? Ton père pense que c’est une bonne idée, pas vrai Big Bro ? »

Kazu posa nonchalamment son coude sur l’épaule de son frère. Avec un regard explicite. C’était un bon premier pas, une bonne première occasion, de dire quelque chose à son fils. S’il voulait vraiment recoller un peu les morceaux, voilà la première opportunité ! Même si Kazu se doutait que ce ne serait pas encore ça, il s’attendait quand même à le voir essayer.
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Ven 29 Juil 2016 - 17:32

Oma fut déçu d'apprendre que son frère ne possédait pas de photo de leur mère. A ses yeux un dessin ne pouvait pas toujours retranscrire la réalité telle qu'elle était, il était toujours embelli ou enlaidi par la vision de l'artiste et vu que celui-ci n'était autre que sa demi-soeur il était donc impossible qu'il soit objectif. Mais il allait s'en contenté, à vrai dire ça lui faisait tout de même plaisir, surtout que c'était fait de la main de cette soeur d'on il venait d'apprendre l'existence. La famille était importante à ses yeux mais contrairement à ce que Kazuhiro pensait elle ne l'était pas autant que le pouvoir. Malheureusement celui-ci avait fini par faire sa place dans le cerveau du mafieux à tel point qu'il se rapprochait de la personne qu'il haïssait le plus sans s'en rendre compte. Il devenait ce que son père avait toujours souhaité qu'il soit. Le plus comique dans cette histoire c'est qu'il s'était toujours battu pour être un homme meilleur que cet exemple, ce n'est qu'en l'évinçant de sa vie qu'il commençait à marcher dans ses pas. Etait-ce la malédiction de toute personne se trouvant à la tête des Onos ? Ou simplement une faiblesse de sa part ? Ou encore une force ? Après tout il était simple de faire tomber une telle dynastie en s'en prenant à tout être ayant chère. Aujourd'hui chacun des membres de sa famille avaient toujours une place dans son coeur mais serait-ce le cas demain ?

Le mafieux ne put s'empêcher de sourire à l'anecdote que son petit frère lui racontait. Bien sûr qu'il s'en souvenait et encore plus de la raclée qu'il avait eu droit quand leur père l'avait appris. Une sacrée rouste d'on il portait encore aujourd'hui des cicatrices et non des moindres. Il chassa ces pensées en buvant une gorgée, il ne voulait pas se plonger de ce genre de souvenir.

« Je vois que ton demi-frère n'est pas n'importe qui. Voilà qui complique la tâche surtout s'il a encore des liens avec Kaede. Tout du moins le fait que tu ais vécu au sein de la demeure est un net avantage pour nous. Il serait tout de même bon d'envoyer peut-être quelqu'un pour récolter ne serais-ce que des informations, si c'est possible bien sûr. Histoire de savoir où en est Kaede, savoir si ce que nous mettons sur pied est un sauvetage ou un kidnapping. Ce sont deux choses totalement différente comme tu peux t'en douter. Et puis il serait bon également de savoir si elle loge toujours dans le même bâtiment. Je suppose que tu comprends que nous ne pouvons pas nous jeter dans la gueule du loup les mains vide. »

Il but une nouvelle gorgée tout en s'allumant une cigarette.

« Ce Shamen a l'air d'être un réelle problème. Peut-être pourrions nous nous occuper de son cas si jamais nous le croisons. Après tout on ne s'en prend pas à un Ono sans en payer les conséquence et surtout quand il s'agit de toi Kazuzu. Mais le plus important reste de venir en aide à Kaede, après tout il ne serait pas bon de mettre en pèrile sa libération pour une simple question de vengeance. Nous pourrions provoquer d'autres opportunités de lui rendre la pareille plus tard. »

Oma n'avait pas pour but de simplement rendre la monnaie de sa pièce à ce Shamen, il comptait bien lui montrer que s'en prendre à un membre de sa famille à un tel point avait un coût. Un coût unique nommé la mort. Il était prêt à tout mettre en oeuvre pour pouvoir ôter la ville de l'homme qui avait faillit arracher selle de son petit frère.

« Je ne te parles pas de mêler tous mes enfants à cette histoire. Je me doute bien de la dangerosité de cette mission mais simple un ou deux. Anako serait réellement un atout non négligeable dans la balance, ses capacités médicales sont tout bonnement impressionnante, sans parler de sa capacité à résister à la douleur. Yoshitoyo serait également un carte supplémentaire, je ne me suis retrouver qu'une seule fois sous l'emprise d'un de ses genjutsus lors d'un entraînement ... Je ne veux plus jamais revivre cette expérience. Sa capacité à déformer la réalité est incroyable. Et je peux t'assurer qu'ils n'ont nullement besoin d'être surveiller. Tous deux son très capable. Toute façon avant de tout mettre en place il nous faut plus d'information. Ce n'est que là qu'on pourra réellement juger qui pourra nous accompagner ou non. »

Oma avait le regard un peu assombrit durant ces paroles. Il n'aimait pas beaucoup l'idée de prendre de tels risques mais il n'avait pas le choix.

S'il se souvenait comment leur père les traitaient ? Bien sûr que oui. Son enfance n'avait pas du tout était facile. Loin de là même mais comme le disait Kazuhiro c'est ça qui avait fait l'homme qu'il était aujourd'hui, c'est cette maltraitance qui l'avait rendu aussi puissant. Lui aussi en voulait à sa mère d'être partie aussi brusquement, lui arrachant le seul frère qu'il avait à l'époque. Oma peinait à cacher la tristesse qui passait dans ses yeux, il garda le silence pendant que son frère parlait refusant de lui dire la vérité sur tous ce qu'il pensait. Ca se voyait que ça faisait un bail qu'il n'était pas venu. Oma marchait clairement sur les traces de son père bien qu'il refusait de l'admettre. Il avait même dépassé les limites que celui-ci s'était imposé. Jamais Kazuhiro ou lui n'avaient subi ce qu'il avait fait enduré à Sham. Ils portaient bien sûr des marques de la maltraitance qu'ils avaient subi mais pas aussi grande et aussi profonde que celle qu'il avait imposé au benjamin de la famille. Enfin, Sham n'était plus le benjamin aujourd'hui, sa place avait été prise par Kaede.

Mais il disait vrai, il n'avait jamais eu d'exemple à suivre pour élever ses enfants, il avait simplement dû le faire au feeling. Si au début tout s'était bien passé pour les premiers, il avait fini par perdre un peu patience de toujours répéter les mêmes gestes, les mêmes paroles. Certes chacun était différent mais dans le fond ce qu'il se devait de leur inculquer était le même. C'est de cette façon qu'il avait fini par créer une distance entre ses derniers et lui. Mise à part Shûren en qui il voyait un futur prometteur.

Oma n'avait pas le coeur de dire la vérité à son frère. Il ne voulait pas qu'il pose le même regard sur lui que celui qu'il avait envers leur père. Et il en était de même pour sa façon de gérer les affaires. Kazuhiro avait beau avoir mener une enquête il n'avait apparemment pas été suffisamment profondément, comme aucun shinobi de Shousan. Oma savait y faire, il dissimulait le tout d'une façon spectaculaire à tel point qu'on le pensait plus propre qu'Akirô. Mais il n'en était rien, il était même pire que lui car avec ce dernier on savait à quoi s'attendre contrairement à lui. Bien des rumeurs couraient sur le mafieux mais aucune n'arrivait à la cheville de la réalité. Prenez le dos de Sham pour preuve.

« C'est bien ce que je m'obstine à lui expliquer. Sans nous Shousan ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. »

C'est tout ce qu'il avait trouvé à répondre à son petit frère mais on pouvait clairement voir à son regard qu'il ne disait pas tout. Il avait du mal à contenir ses émotions dans le moindre détail comme il avait l'habitude de le faire. Avec Kazuhiro c'était différent ... Il avait grandi avec, lui mentir était quelque chose de difficile. Dans tous les cas il espérait de tout son coeur que ce qu'il dise était vrai, que quoi qu'il arrive Sham se sente toujours chez lui dans cette demeure. Peut-être avait-il même raison sur le point de le laisser continuer sa carrière de Shinobi. Il allait devoir se repencher une nouvelle fois sur cette question, chose d'on il n'avait absolument pas l’habitude de faire. Pour lui quand une décision était prise elle en devenait pratiquement immuable.

« Je ne le savais pas du tout Kazuzu, à vrai dire tout ce que je sais du sharigan ou pratiquement ce sont des rumeurs ou ce que tu m'as appris aujourd'hui. Autant dire pas grand chose. Bien sûr que tu peux, je t'en prie. »

Oma emboîta directement le pas à son petit frère, curieux de voir ce qu'il avait à dire sur le sharigan de son fils.

« Tu as vu ils s'approchent de nous. Tu crois que c'est bon signe ? »

« Je pense bien, il n'a pas l'air méchant cet oncle. Tu crois que je dois lui demander pour le collier ? »

« Je ne pense pas, s'il voulait en parler devant ton père il te l'aurait donner en main propre. Met le dans ta poche. »

Sham s'exécuta alors que son père et son oncle arrivaient. Il fourra un bonbon dans sa bouche nonchalamment, histoire de faire mine de rien, comme s'il venait de récupérer un de ces délicieux petits trucs bourrés de sucre sur le sofa. Il se leva rapidement quand ils furent pratiquement à son niveau, il ne voulait en aucun cas manquer de politesse face à son père.

Sans qu'il n'ait le temps de répondre à son oncle celui-ci enchaîna rapidement paroles et nouvelles informations. Ainsi donc il n'était pas le seul à avoir développer le sharigan. D'ailleurs pourquoi Kazuhiro ne portait-il pas le même prénom que son père ? Et pourquoi n'avait-il jamais entendu parler de lui ?

Apprendre à maîtriser le sharigan ? Sham n'en avait aucune envie, ce dojutsu ne lui avait apporter que malheur pour l'instant. Mais il ne pouvait pas dire de telles choses en présence d'Oma. Il serait bon pour une rouste immédiate ou un peu plus tard dans la journée. Il n'en avait aucune envie.

« Bien sûr Kazuzu que je suis d'accord sur ce point. Ca te permettrait de développer ce merveilleux pouvoir Sham et de faire plus ample connaissance avec ton oncle. »

Sham ne savait pas trop quoi répondre dans un premier temps, ce ne fut qu'en croisant le regard de son père qu'il comprit qu'il n'avait pas le choix. Qu'en lui tenant tête une nouvelle fois il se verrait marqué à nouveau au fer rouge. N'avait-il donc pas d'autre possibilité que de suivre les désires de ce dernier ? Il devait devenir plus fort pour lui montrer de quoi il était capable. Pourtant il refusait de faire usage de ce dojutsu. Il allait devoir en toucher deux mots à son oncle par la suite.

« Je crois que je n'ai pas le choix. »

Un nouvelle fois il sentit ce pouvoir couler dans ses veines, le sharigan venait de s'activer dévoiler un tome. Il ne le savait pas encore mais ce n'était qu'un début.

« J'accepte de m'entraîner avec vous mon oncle. »

Les yeux d'Oma s'écarquillèrent, il était un peu en retrait de Kazuhiro, celui-ci avait l'impossibilité de voir la jalousie se teindre sur le visage du mafieux. Pourquoi diable ce pouvoir ne s'était-il pas éveiller dans ses veines ? Y avait-il une solution pour le provoquer ? Pour le posséder ?
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Jeu 4 Aoû 2016 - 13:29


Kazuhiro Uchiwa

Affirmer que Kazuhiro ne savait rien des vraies activités de son frère serait mentir. Mais justement, il se mentait à lui-même. Pour lui, la moitié des rumeurs n’étaient pas vraies. Et il préférait s’en tenir à l’idée que pas mal de choses étaient exagérées et que personne ne comprenait ce qu’il faisait ou qui il était en réalité.
C’était peut-être parce qu’il doutait qu’il n’était pas revenu pendant toutes ces années. Par honte, aussi ? C’était possible. Ou parce qu’il ne voulait pas voir la réalité en face. Mais alors qu’il pouvait enfin le faire, il s’y refusait sans même s’en rendre compte. Il était tellement heureux de revoir Oma, et que leur entente soit intacte après toutes ces années, qu’il ne pouvait pas s’y résoudre. Et peut-être qu’il ne le pourrait jamais. Il aimait trop son frère.

En plus Oma lui proposait déjà des pistes pour l’aider à sauver Kaede. Un kidnapping … Disons que Kazu voulait plutôt qu’elle ait le choix pour une fois dans sa vie. Elle le suivrait sans doute, mais il voulait lui montrer Shousan, lui faire découvrir. Il était sûr qu’elle ne retournerait pas à Shi après ça. Absolument certain. Au fond, Kazuhiro était encore le petit frère qu’il avait été. Oma était une tête pensante et pragmatique. Kazu manquait souvent de maturité pour voir les choses telles qu’elles étaient réellement et il se laissait dicter la marche à suivre par ses sentiments.
L’un dans l’autre, ils étaient vraiment complémentaires. Et l’un n’était pas mieux que l’autre dans son genre.

« Tu as raison. De toute manière je ne cherche pas la vengeance. Il faisait son boulot en tentant de m’arrêter … Je ne l’aime pas, il ne m’aime pas. Mais il n’aurait pas levé la main sur moi si je ne m’étais pas échappé en tentant d’emmener Kaede. Le truc c’est que ses intérêts et les miens sont strictement opposés. On s’affrontera de nouveau un jour. Mais pas tout de suite. Je peux contrer son sharingan mais … Pas le reste de ses capacités. Je ne suis pas encore prêt. »

Kazu sourit en entendant Oma vanter les mérites de ses enfants. Il ne payait pas de mine, mais c’était comme le pensait le Chuunin. A sa manière son frère aimait ses gosses. Il en parlait non sans une certaine fierté, et il analysait très bien leurs capacités. Il les connaissait donc mieux qu’ils ne s’en doutaient eux-mêmes. C’était bien son style.

« J’ai compris, Big Bro ! Désolé de les avoir sous-estimés. C’est vrai qu’ils sont presque adultes pour certains … Je serais ravi de travailler avec vous tous, et même de combattre à leurs côtés. Tout ce temps perdu par ma faute, on pourra peut-être le rattraper comme ça ! »

Du temps perdu … Comment est-ce que ces enfants auraient grandi s’ils avaient connus leur oncle, s’il avait été plus proche de son frère dès son retour à Shousan ? C’était dur à dire. Surtout qu’il ne les connaissait pas. Et il restait un autre sujet d’interrogation majeur : la femme de son frère, leur mère. Vu que son frère était du genre pas mal occupé, elle devait quand même représenter plus de la moitié de leur éducation. Et vu Sham, qui avait l’air d’un garçon gentil et différent de son père, peut-être que les autres avaient aussi des personnalités distinctes ?
Il était de plus en plus curieux de voir tout ça.

« Bon, allons voir le sharingan de Sham et passons à table, je n’ai pas oublié que tu m’as invité ! Et je suis de plus en plus pressé de rencontrer ta femme et tes autres enfants. Plus tu m’en parles et plus je m’impatiente, Big Bro’ ! »

Ils s’approchèrent de Sham. Kazu nota immédiatement le collier serré dans le poing du Genin, qui le cacha à la vue de son père. C’était une bonne initiative de sa part. Même si Kazu avait une grande confiance en son frère, la confiance en sa mère, elle, était absolue. Et il ne pouvait pas ne pas respecter tous ses enseignements. Même s’il se trompait sur son frère, il n’en était pas moins conscience de la pression qu’un homme comme lui pouvait faire naitre chez sa descendance. Et qu’il était sans doute plutôt strict, malgré le fait qu’il aime ses enfants. Kazu voulait respecter certaines traditions, et ne pouvait donc pas tout dire devant Oma. Et beaucoup des enseignements du clan Uchiwa devraient être réservés à une rencontre privée avec Sham.
Plus important, faire accepter ce pouvoir et ce qu’il impliquait au garçon était la priorité. S’il rejetait ou voyait son sharingan comme une simple arme … Alors il prendrait le dessus sur lui. Cette pupille avait quelque chose de vivant en soi. Une histoire tellement lourde et large qu’elle en devenait une créature avec une conscience propre. Et chaque sharingan était différent.

Kazuhiro plongea son sharingan dans celui de son neveu. Ce qu’il y vit le surprit beaucoup. Vraiment, chaque sharingan était unique. Deux symboles, dont il ne comprenait pas toute la signification. Un sourire apparut sur le visage de l’Uchiwa alors qu’il éteignait son propre sharingan.

« Ton sharingan fait partie de toi-même, vraiment. Si tu développes une bonne synergie avec lui tu devrais pouvoir le contrôler. Notre mère, ta grand-mère, m’a transmis son don de voir certaines choses dans le sharingan des autres membres du clan avant de … Enfin, de voir des choses qui font qu’un sharingan est unique. Et dans le tiens j’ai vu un symbole, qui se découpe lui-même en deux symboles. »

Le Chuunin monta la paume de sa main, y faisant naître une petite flamme qu’il modela afin de former les deux symboles qu’il avait vu dans les yeux de Sham.

« Ca ressemble au ying et au yang. Je ne suis pas capable de les traduire, parce que je ne les ai jamais vus en vérité. Mais on dirait une sorte d’équilibre entre le bien et le mal. Tu possèdes un dôjutsu dual, capable de t’emmener vers le bien ou le mal, mais aussi capable de bien plus de prouesses si tu vas en son sens : l’un ne peut exister sans l’autre. Et j’ai vu une dernière chose. »

La flamme changea d’apparence, pour adopter celle d’une tête de renard.

« Le feu du renard. J’ignore là aussi ce que cela signifie, mais je crois que Tak et toi vous comprendrez peut-être mieux que moi ce que j’ai vu. C’est le problème avec ce genre de prophéties. Elle donne des indices, mais l’exactitude n’est pas au rendez-vous. »

Kazu servit un sourire confiant à l’adolescent. C’étaient de bonnes nouvelles, des signes que ses pupilles pouvaient devenir plus qu’un atout. Elles pouvaient littéralement faire partie de lui-même. Mais il restait un point d’ombre à tout cela : Sham avait dit qu’il n’avait pas le choix. C’était vrai, en soi. Cela dit, le ton qu’il avait utilisé, et ses regards vers Oma … Comme il le pensait, ils devraient parler avant de s’entrainer à utiliser son sharingan. Son esprit, ses décisions … Rien n’était prêt pour qu’il soit préparé à cela.
D’un autre côté, s’il ne s’entrainait pas, le sharingan prendrait le contrôle. Cette pupille marchait à l’émotion. Même sans l’éveiller plus qu’à un seul tome, elle pouvait entrainer de fâcheuses conséquences sans un suivi approprié. Il restait l’extinction. Mais c’était perdre une partie de soi-même, jamais l’Uchiwa ne l’évoquerait à qui que ce soit sans être sûr que c’était bien ce qu’il voulait. En plus, c’était l’un des secrets de sa mère … Il n’avait assisté qu’une fois à ce prodige : lorsqu’elle l’avait fait sur elle-même pour lui léguer son don.

** Je dois faire comprendre à ce garçon à quel point son don est merveilleux, et lui faire entrevoir le monde qui s’offre à lui. Sinon ça pourrait être dangereux, voire dramatique. Et puis … Comme l’a dit Oma, Sham a besoin d’aide. J’aurais vraiment dû revenir plus tôt. Vraiment. Kazuhiro, tu n’es qu’un imbécile. **
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MessageSujet: Re: Manoir des Onos    Ven 5 Aoû 2016 - 13:36

Sham ne se sentait pas trop à l'aise, la façon d'on son oncle plongeait ses sharigans dans les siens le mettait dans une situation inconfortable. Il avait l'impression qu'il lisait une partie de lui, quelque chose de très personnel qu'il n'était pas du tout prêt à partager. Mais comme il avait dit, il n'avait pas le choix, couper le contact avant la fin était à coup sûr une bonne raison pour passer un mauvais quart d'heure de la part de son père et il n'en avait aucune envie, le souvenir de son dos était encore bien trop frais pour ça. Mais ça ne changeait en rien la gêne qu'il ressentait à ce moment précis.

Quand Kazuhiro retrouva enfin ses yeux normaux Sham en fit de même, soulagé de ne plus avoir à ressentir cette force. Elle était certes plaisante mais quelque chose dans celle-ci lui faisait peur. Et puis pour l'instant elle était tout simplement qu'une source de problèmes et il en avait déjà suffisamment comme ça pour risquer d'en ajouter. Au plus il pouvait se tenir loin de ce dojutsu au mieux c'était à ses yeux.

Les explications données par l'oncle ne firent que perdre un peu plus Sham. Il ne comprenait pas bien cette histoire de symboles. Est-ce que ça avait un rapport avec le fuinjutsu ? De ce qu'il savait il n'y avait aucune base commune entre les arts Uchiwas et celui des sceaux. Que venaient faire les symboles dans cette histoire ? En plus un symboles se divisant en deux ? Pour ce qui était de Tak lui semblait comprendre les deux symboles et ne sembla pas réellement étonné. Il était plus heureux qu'autre chose à vrai dire. Par contre pour ce qui était du feu du renard il n'avait pas réellement d'idée sur le sujet.

« Pour ce qui est symboles il s'agit du Zenko et du Nogitsune. Vous ne pouviez pas tomber plus dans le vrai en parlant de ying et de yang bien que ce ne soit pas non plus totalement ça. Mais pour ce qui est de la dualité c'est exactement ça. » Tak tourna son regard vers Sham « Je commence à croire de plus en plus que notre rencontre n'est pas le fruit du hasard Sham. »

« Comment ça ? »

Devait-il lui parler de la discussion qu'il avait eu avec Eihiko ? Non pas encore bien qu'elle était l'une des sources de ce doute qui commençait à apparaître en lui.

« Le fait que tu es en toi ces deux symboles en plus du feu du renard. Je ne saurais pas expliquer ce dernier. Etait-il simplement le renard ou le Kitsune ? C'est une question qui est difficile à répondre en n'ayant qu'une partie du corps. Mais pour ce qui est du Zenko et du Nogitsune c'est tout autre chose. Ce sont deux catégorie dans les Kitsune. » il reporta son attention sur tout le monde « Le Zenko est ce que ma famille et moi sommes, des Kitsunes ayant un lien avec la divinité Inari. On est ce que l'on nomme les bons renards. Contrairement au Nogitsune nous sommes bienveillant avant pour but celui de la protection. Contrairement au Nogitsune qui lui est un Zenko ayant tourné le dos à Inari. Il n'est pas le mal incarné comme pourrait le faire croire votre supposition du Ying et du Yang Kzazuhiro tout comme le Zenko n'est pas totalement blanc. Mais le Nogitsune n'en reste pas moins porté sur le côté sombre des choses. Certains vont même plus loin s'y plongeant totalement où là nous arrivons au Ying et au Yang. »

Tak marqua une pause, pensif. Il se demandait ce que sa mère déduirait d'une telle découverte. Etait-il bon de fréquenter une personne portant le Nogitsune en lui ? Qu'importe la réponse pour Tak ça n'importait peu, il connaissait Sham et comptait bien continuer à passer autant de temps qu'il le désirait avec lui.

« Par contre je ne saurais pas dire ce que ça implique. Jamais je n'avais entendu parler d'un humain porteur du Kitsune dans son intégralité. Ni si tu as développer ça en me fréquentant ou si c'était là depuis le départ en toi. Si le dernier point est le cas notre rencontre ne peut être due au hasard. As-tu une idée de ce que pourrait être le feu du renard Sham ? »

L'adolescent était un peu perdu avec toutes ces révélations. Que devait-il en penser. Etait-ce bon que son sharigan le rapproche un peu plus de Tak ? Enfin rien n'était dit, comme Kazuhiro l'avait évoqué il était possible qu'il aille d'un côté ou de l'autre. Peut-être était-il possible pour lui de rester le cul entre deux chaises ? Après tout c'est ce qu'il faisait depuis quelques années non ? Il commençait tout doucement à avoir l'habitude de cette position.

« Aucune Tak. »

Il avait un peu de mal à articuler, on le sentait totalement perdu dans ses pensées. Il ne savait réellement plus quoi penser de ce sharigan.

« J'en parlerais avec ma mère elle en saura peut-être plus. »

Finit par conclure le Kitsune. Un silence finit par s'installer malgré tout le monde. Sham lui ne savait plus trop où donner de la tête, Tak lui restait pensif tentant de percer à lui tout seul le mystère du sharigan de son ami. Oma lui avait enfin réussit à cacher sa jalousie, il était maintenant impossible de voir tout autre émotion que celle de la neutralité. Quand à Kazuhiro ? Impossible à dire. Ce fut Oma qui finit par rompre le silence, tout en regardant faussement sa montre.

« Il va être temps de se mettre en route pour le repas si on ne veut pas faire attendre tous le mondes. »

C'était rare de voir le mafieux de s'inquiéter de ça, la plupart du temps il s'en foutait de ne pas arriver à temps pour le repas et encore quand il décidait de venir jusqu'à la table et non manger à son bureau. Il se voyait mal lui demander quelle mouche l'avait piqué ... Surtout qu'il y avait fort à parier que la réponse était simplement son frère qui était là. Inconsciemment il devait vouloir faire bonne figure.

Sham et Tak se levèrent avant qu'Oma n'ait à répéter quoi que ce soit, préférant prévenir que guérir. L'adolescent s'élança donc dans les couloirs du manoir accompagné de son ami. Ils étaient encore tout deux perdus dans leurs pensée ne sachant pas trop quoi penser de ces découvertes.

Il fallut tout de même un bon moment pour que toute la petite troupe arrive à la salle à manger. Tout le monde était déjà installé, apparemment tout le monde était prévenu qu'un invité serait là, après tout l’assiette supplémentaire installée aux côtés de la place d'Oma ne passait pas inaperçue. Et puis la famille au complet était réunie pour l'occasion. Il ne manquait que les parent de Namiko, la femme d'Oma, qui n'habitaient pas sur place.

« Bonjour tout le monde, je vous présente Kazuhiro Uchiwa. Mon petit frère donc votre oncle pour la plupart d'entre vous. »

Oma abordait un large sourire, aucun doute, il aimait réellement ce moment. Après tout il était bel et bien un mafieux mais ça ne l'empêchait tout de même pas d'être humain.

« Je vous laisse faire vos présentations, vous êtes trop nombreux pour que ce soit fait d'un coup par moi-même. Tu ne ferais que te perdre avec tout les nom Kazuzu. »

Peut-être pas tant que ça, après tout il avait envoyé un faire-part pour chaque naissance, si sa mémoire était bonne peut-être se souvenait-il encore des prénoms. Dans tous les cas chacun se présenta. Ce fut Namiko qui ouvrit les présentation.

Namiko : « Bonjour Kazuhiro, je suis Namiko Azuro. Comme tu peux t'en douter je suis la femme d'Oma et la mère de toutes cette ribambelle d'enfant. Enfin mise à part ceux-ci bien sûr. »

Elle abordait un petit sourire d'amusement, elle aimait faire cette blague sans réellement indiquer qui n'était pas son enfant, en même temps sur seize des jeunes elle en avait mis douze au monde. Et encore il manquait le jumeaux de Sham, Shûren toujours en mission du côté de Yuki pour son mari.

Anako : « Anako, heureux de vous rencontrer mon oncle. Père m'a déjà pas mal parlé de vous. Il parait que vous êtes du genre plutôt spéciale de ce que j'ai compris. »

Il lança un regard amusé à son père qui était déjà installé. Les présentations continuèrent dans un ordre bien précis, simplement celui de la table.

Mihako :«Mihako. Moi j'ai jamais entendu parler de vous. A vrai dire pour moi il n'y avais qu'oncle Todo et Oncle Puy dans la fratrie de père.»

Plutôt sèche, pas étonnant, on lui apportait du jour au lendemain un nouveau membre. Un Uchiwa qui plus es ... Etait-ce donc possible que chacun éveil le sharigan ? Après tout à quoi lui servirait-il ? Elle qui préférait le contact.

Yuzu : « Yuzu. »

On ne pouvait faire plus bref.

Yoshitoyo :« Bonjour mon oncle, je dois avouer que ça me fait bizarre de vous nommer de la sorte. Yoshitoyo pour ma part. Heureux de faire votre rencontre. »

Les présentations continuèrent, allant d'une présentation chaleureuse à quelque chose de plus froid. Pour ce qui était des frères d'Oma ils présentèrent eux même leur femme et enfants histoire de tenter d’accélérer ce petit manège. Quelle idée de présenter tout le monde avant de passer à table, n'était-il pas possible que ça se fasse naturellement durant le repas ? Ou même le faire après ? Enfin bon, maintenant que tout le monde y était passé les plats finirent par arriver.

Odona :« Sham ! Laisse pas Tak monter sur la table ! On va encore avoir des poils dans nos assiettes. »

« N'importe quoi ! C'est tes cheveux qui finissent dans ton assiette, pour ça que tu les attaches. »

« Odona, veux-tu bien laisser un peu ton frère en paix ? Il a eu une dure matinée. »

L'étonnement fut total, Nozomi alla jusqu'à laisser tomber sa fourchette dans son assiette. Depuis quand Oma reprenait-il pour Sham. Lui aussi était abasourdit d'entendre ça, il lui fallut qu'un quart de seconde pour retrouver ses esprits et narguer son frère en lui tirant la langue.

Odona :« Nous aussi père ! Nous nous somme entraîner toute la matinée dans le but d'éveiller le sharigan ! »

« A la différence de Sham qui lui l'a déjà éveillé. Kazuhiro a même déjà pu observer celui-ci. Est-ce que quelqu'un est capable d'en dire autant autour de cette table ? »

Bono :« Oncle Oma, est-ce que nous aussi on peut éveiller le sharigan ? Ca serait vraiment bien ! Hein Wu ? »

Wu :« Mouai.»

« Non, c'est de ma mère que vient ce don. Vu que vos pères ne sont de Namma vous ne pourrez malheureusement pas l'éveiller. D'ailleurs, vous allez tous arrêter votre entraînement. D'après votre oncle Kazuhiro il est bien trop rare d'éveiller le sharigan après quinze ans. Il n'y aura qu'Asagorô, Odona et Shûren, quand il rentrera, qui suivront l'entraînement. Vous allez donc tous reprendre votre train de vie normal. »

Des murmures s'élevèrent pendant que les plats étaient apporter par des domestiques. Il y avait le choix, impossible de ne pas trouver quelque chose à son goût. Je ne sais pas quand Oma avait réussit à passer le mot discrètement pour le repas à l'un des domestique mais il n'y avait aucun doute ce repas était bel et bien un festif. Connaissant son frère il n'avait pas opté pour un trois service mais plutôt pour un beau mélange sur table. Il y avait de quoi faire, de quoi nourrir toute la tablée durant au moins trois jours. Une fois que les verres furent remplit et les politesses dites, tout le monde attaqua le repas.

Entre deux bouchées Asagorô tourna son attention vers Kazuhiro.

« Dites Kazuhiro. Comment ça se fait qu'on vous a jamais vu ? Vous n'êtes pas du coin que vous êtes jamais venu manger à la maison ? D'ailleurs pourquoi vous habitez pas ici comme nos autres oncles ? »

Oma décida de ne pas intervenir. Ses enfants avaient le droit de savoir. Peut-être pas l'entièreté de l'histoire mais au moins une partie.
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