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 Monastère Kyoshin

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MessageSujet: Monastère Kyoshin   Sam 18 Juin 2016 - 21:52




Situé à la bordure du pays de la terre, à une dizaine de kilomètres du village de Hesse, il a été construit à même le flanc d'une montagne.  Entouré par cette muraille naturelle, le monastère est une beauté d'architecture.  Construit en plateaux, le monastère est également un bastion naturel, considéré imprenable.  Les bandits ont longtemps lorgné sur la place, pour les trésors qu'ils pourrait y trouver, mais ils ont vite abandonné l'idée, car s'attaquer à un tel lieu n'est pas chose aisé.  Mis de côté la localisation, les moines qui le gardent sont de féroces combattants, redoutés pour leur art martial « Hasshoken ».

Le monastère est séparé en section.  Au sud se trouve la grand porte, longtemps restée fermée à quiconque souhaitant y pénétrer.  Mais depuis environ quinze ans, le grand prêtre décida de les rouvrir au monde.  Il est donc maintenant possible de visiter la place, sans toutefois pouvoir songer à y rester.  Près de la grande porte, on y trouve également les bains, les dortoirs ainsi que le réfectoire, où se partagent le repas — généralement du riz et des légumes — dans le respect le plus calme.
En fait, le monastère semble souvent endormi, car la sérénité de chacun doit être respectée.  Dans cette partie du monastère, vous y rencontrerez surtout les apprentis, affairés à différentes tâches afin d'entretenir les lieux.

À l'est se trouvait jadis les jardins, où l'on faisait pousser de minces récoltes.  Depuis l'allégeance à l'Empire de Shi et l'ouverture sur le monde, le grand prêtre préfère traiter directement avec Hesse, afin de garder une bonne entente avec les villages avoisinants, que les moines visitent environ une fois par semaine, afin d'apporter aide et de récupérer quelques biens.  Si plusieurs leur ferme la porte au nez, pour leur appartenance à l'empire, d'autres acceptent de leur prêter quelques rations.

À l'ouest se trouve le grand temple et les quartiers des moines supérieurs, ainsi que les cuisines.  Cette partie du temple a été taillée à même la roche, s'enfonçant dans la montagne.  C'est ici que se rassemble tous les fidèles pour la méditation matinale.  C'est le seul moment où les portes se ferment, pour permettre une sécurité de l'éveil.  C'est aussi le moment que les plus jeunes détestent, car se faire tirer du lit avant même que le soleil se lève n'est pas chose aisée.

Finalement, au nord se trouve la grande place où est gravé en kanji en son centre « Kyōshin suru tame no hōhō », ou le chemin vers la résonance.  Aire ouverte, elle est entourée de quatre grandes cloches suspendues au dessus du sol.  C'est principalement un lieu d'entraînement.  Pour faire sonner une cloche, un seul moyen possible : le ki.  C'est aussi sur la grande place que les moines, tous les treizième jours du mois, méditent, quelque soit la température.  Leur ki s'élevant en choeur sonneraient alors les quatre cloches, les faisant résonner des kilomètres à la ronde.
Près de la place se trouve également les quartiers du grand prêtre, ainsi qu'une salle de réception construite afin d'accueillir les dignitaires de Shi.

[Veuillez vous référer à En no Kyōshin pour de plus amples informations.]
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MessageSujet: Re: Monastère Kyoshin   Mer 22 Juin 2016 - 5:53

C’était l’une de ces journées chaudes où les cigales chantaient.  Au monastère, les moines et les apprentis s’afféraient aux tâches quotidiennes.  En avait été attitré à la cuisine, où il devait faire bouillir les légumes pour le repas du soir, après les avoir tranchés.  Un couteau dans une main, il finit par se couper et poussa un petit cri de douleur lorsque le sang macula son espace de travail.

« Apprenti En ! » fit d’une grosse voix le moine supérieur chargé de superviser les apprentis aux cuisines. « Laves-moi ces légumes et recommence !  Et concentres-toi d’avantage, ou c’est le jeun pour ce soir ! »

En s’excusa poliment, tout en se tenant le doigt, qu’il enroba de sa robe.  Puis il prit son plateau et sorti des cuisines.  Il traversa le monastère afin de se rendre à la petite fontaine qui coulait de la paroi est de la montagne, près des jardins abandonnés.  Le soleil tapait dur sur son crâne, mais ce n’était rien face à la douleur lancinante de son doigt.

En s’accroupit et s’apprêta à laver les légumes tâchés de sang.  Un vieux moine remarqua le jeune apprenti et s’en claudiqua jusqu’à sa hauteur, s’asseyant sur une grosse roche afin de donner un peu de répit à ses vieux genoux.  Il se nommait Goro, ancien bandit qui après avoir affronté le grand prête, s’était converti à la philosophie du Kyoshin.  Le jeune En l’appréciait, car Goro était vieux, drôle et intéressant.  S’il n’était pas le plus apprécié des moines supérieurs, c’était tout simplement parce qu’il était méconnu de la plupart des apprentis.  Pourtant, Goro soutenait la politique d’ouverture du grand prêtre et chez les moines supérieurs, tous reconnaissaient son influence.  Le vieil homme était une force tranquille, qu’on soupçonnait de faire la sieste lors des méditations matinales.

« Alors jeune En, tu as encore fait une bêtise ? » questionna avec le sourire le vieil homme. « Ne me dis pas que tu as encore tenté de cacher ton chien dans le monastère ? »

En s’arrêta un moment à sa tâche et il regarda Goro les yeux ronds.  Le vieil homme se cacha le visage dans sa main, se moquant du garçon.  En souffla, les sourcils froncés et recommença à laver ses légumes, faisant la moue.  Soudain, l’eau glacée sur sa blessure le fit sursauter et l’apprenti laissa tomber les aliments au sol afin de se prendre le doigt.  Il grogna un peu, tandis que le sang maculait un peu plus sa robe et suintait entre ses mains.

« Viens me voir En…  Aller garçon, faut s’occuper de cette vilaine blessure avant qu’elle ne s’infecte, » fit-il sur un ton d’autorité. « Laisse tes légumes, on peu de terre n’a jamais tué personne ! »

En s’approcha avec réticence de Goro, la main contre son torse, le visage exprimant une grande douleur.  Le moine supérieur fut délicat lorsqu’il prit le doigt ensanglanté entre ses deux grandes mains burinées, auxquels il manquait l’auriculaire gauche.  Le vieil homme ferma les yeux et une lumière verte filtra entre ses paumes.  Aussitôt, le garçon sentit une douce chaleur englober sa blessure, ainsi que la sensation de picotement, signe que les tissus se reformaient.  S’il savait que Goro possédait un chakra médical – car le vieil homme avait assisté à nombre de ses cascades de gamins – En était toujours aussi impressionner d’être témoin de cette technique.  Ses yeux s’illuminaient en grand, sa bouche s’ouvrait et il observait le processus, béat.  Et malgré sa jeunesse, En suspectait le vieil homme de toujours veillé sur lui, même s’il ne pouvait pas le formuler dans ces mots.  Lorsqu’il vieillirait, En comprendrait que Goro était ce qu’il avait eu le plus proche de la figure paternelle, mais pour l’instant, le garçon ne faisait qu’apprécier la gentillesse du vieux moine.

« Voilà, c’est fini.  Dis-moi, comment t’es-tu coupé ?  Tu pensais trop à ton chien ? » demanda Goro, frottant le crâne rasé du garçon, un air faussement suspicieux sur le visage. « Tu sais que Jun-senpai n’apprécie pas que l’on manque de concentration lorsqu’on fait de la cuisine ?  Il aime tellement manger, ce gros balourd… »

En gloussa et son rire contagieux décrocha un sourire au vieil homme.  Alors le moine se mit à imiter son gros ventre rond avec ses bras, tandis que le rire montait en En.  Bientôt, ils éclatèrent tous deux de rire.  Ce fut la voix tonitruante du moine supérieur Jun qui les interrompit.

« En, qu’as-tu fait de mes beaux légumes, ils trempent dans la boue…  C’est décidé, tu es privé de repas !» dit-il de loin, acourant, la sueur perlant sur ses joues rougies par l’effort.

L’apprenti souhaita répliqué mais Goro l’en empêcha, en lui posant sa forte poigne sur le crâne.

« Jun-senpai, jeune En ni est pour rien.  C’est moi qui est venu l’embêté alors qu’il s’occupait de tes légumes.  Ne le prive donc pas de repas, ce gamin aura besoin d’énergie pour la méditation de demain. En plus, je suis sûr qu’on peut faire quelque chose avec ça…  En, donne-moi un légume. » dit-il en tournant la tête du garçon de sa main ; l’apprenti présenta un poireau. « Tu vois Jun, si j’essuie bien comme ça avec ma manche, voilà, c’est présentable !  Et si jamais des légumes étaient immangeables, entre toi et moi, se priver un peu nous ferait le plus grand bien ! » termina-t-il, en se tapant le ventre, le sourire en coin.

Jun s’empourpra et bégaya pour trouver meilleure réplique.  Tel un taureau, il expia tout l’air de ses voix nasales et la voix étouffée, il répondit :

« Rapportes-moi mes légumes dans dix minutes, En. »

Pour faire volte-face ensuite.  Goro et En attendirent qu’il entre à nouveau dans les cuisines pour éclater de rire.  Le vieil homme en avait les larmes aux yeux.

« Mais tu ne m’as pas répondu, jeune En.  À quoi pensais-tu lorsque tu t’es coupé ? »
« Au combat de demain, Goro-senpai ! »
« Et pas à ton chien ? »
« Si, un peu, quand même… »
« Tu changeras jamais hein…  Allez va, ces légumes ne se couperont pas tout seul.  Et tâche de te concentrer un peu, d’accord ? »

« Mmh.  Mmh. »
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MessageSujet: Re: Monastère Kyoshin   Mar 12 Juil 2016 - 16:41

« L’esprit doit être calme, ainsi le moine médite sur l’importance de ses actes.
Telle l’onde sur l’eau, il résonne au comportement de son adversaire.
Il ne peut être celui qui entame le combat. »
Premier précepte du Hasshoken : Le poing endormi

Treize juin
En a dix ans

À l’horizon, le soleil baignait de ses premières lueurs les landes verdoyantes des plaines arc-en-ciel, au pied de la grande montagne de Kyoshin.  Ses rayons s’engouffraient dans les crevasses de ce bastion naturel, jetant une ombre sur le monastère centenaire.  Le réveil avait été sonné au monastère et les apprentis, moines et supérieurs sortaient en procession des dortoirs, afin de se réunir pour la méditation matinale.  La plupart, même chez les plus vieux, avaient encore cette mine endormie, les yeux mi-clos, et avançaient chancelants, peinant à trouver leur équilibre du jour.

Le jeune En et ses confrères n’échappaient pas à la règle et l’apprenti gardait une main sur la robe de son ami Ashura, afin de s’aider à se guider jusqu’au temple.  Il y méditerait ses premières pensées lucides du jour.  Les gamins s’installèrent en seiza sur les nombreux coussins mis à disposition et patientèrent, silencieux, que le grand prêtre débute la méditation.  En en profita pour se laisser bercer encore un peu par ses songes, alors que les oiseaux s’éveillaient à leur tour.

Goro, cet ex-bandit s’étant repenti aux préceptes de Kyoshin, l’observait.  Il était l’un des rares moines supérieurs à bénéficier d’une chaise, car ses genoux ne lui permettaient plus de s’asseoir sur ses talons, comme tous les jeunes présents.  Les deux mains sur sa canne, il eut un sourire lorsqu’Ashura, d’un coude dans les côtes de son ami, fit sursauter En afin qu’il ne manque pas le sermon matinal du grand prêtre.  Ce-dernier s’installa sur son coussin doré, face au mur du fond où avait été sculpter à même le roc la silhouette de La Dame aux huit bras, une représentation ancienne de Kyoshin.  Un bâton d’encens fumait doucement, emplissant l’air de sa senteur enveloppante.

Bientôt, les voix s’élevèrent et résonnèrent en chœur sous la voûte de roche, alors que les moines récitaient les préceptes de leur philosophie.  Viendrait ensuite une heure de méditation silencieuse, afin de préparer leur corps et leur esprit pour leur journée de labeur et d’entraînement.  C’était du moins ce qu’En avait appris des moines supérieurs et c’était ainsi chaque matin.  Mais en ce matin de juillet, le grand prêtre les arrêta avant la méditation, se retournant.  Quelques vieux moines lui jetèrent des regards désapprobateurs, tandis que la plupart des apprentis poussaient un soupir de soulagement.

« Apprentis, aujourd’hui est un jour important pour la plupart d’entre vous, car sous les cloches, vous ferez résonner vos corps à l’entraînement. » affirma le grand prêtre d’un ton juste assez fort pour que tous l’entendent ; un murmure, bien vite réprimandé par les senpai, se propagea au sein des apprentis. « Nous sommes le treize juin, journée de renouveau.  Autrefois, Dame Kyoshin faisait les premiers pas sur le chemin de la résonance.  Aujourd’hui, vous en ferez de même. » termina-t-il d’un ton solennel, propageant la joie au sein des plus jeunes.

Ashura haussa les sourcils de surprise vers En, qui lui répondit d’un grand sourire.  Goro, en retrait, gloussa discrètement, tandis qu’il évaluait les regards des moines opposés aux enseignements de leur maître spirituel.  Certains chuchotaient à leur voisin, d’autres désapprouvaient ouvertement de leur tête.  Le grand prêtre était cependant un modèle d’intégrité et il ne se laissait jamais convaincre du tort de ses actions.  C’était la raison pourquoi Goro était devenu moine, après s’être fait battre par cet homme, et la raison pourquoi le monastère rayonnait de jeunes pousses, suite à sa décision d’ouvrir les portes au monde.  Ceux qui contestaient ces faits étaient ignares ou abrutis, parfois les deux.  Le grand prêtre fit sonner la clochette de sérénité et le calme revint.

Tous se mirent à méditer silencieusement.

Pourtant, En ne parvenait pas à se libérer de ses pensées quotidiennes et s’agitait sur son coussin, incapable de le trouver confortable.  Dans quelques heures, il pourrait prouver sa valeur !  Il combattrait sur la grande place !  Le combat étant interdit entre les apprentis – bien que ceux-ci se chamaillaient sans cesse – c’était pour ainsi leur première expérience  Lors de la méditation, quelques moines supérieurs se promenaient au travers des apprentis, armé de leur bâton de sagesse afin de les frapper pour les réveiller.  En reçu deux coups sur chacune de ses épaules, mais contrairement à l’habitude, ou le coup était sec et léger, afin que l’apprenti se réveille, ceux-là pincèrent fortement En, qui ouvrit les yeux de surprise.  Il regarda derrière lui et reconnut Jun-senpai.  Le garçon lui fit les gros yeux, mais Jun n’y prêta pas attention et s’éloigna.  Ashura ouvrit les yeux et chuchota :

« Ça va ? »
« Mouais… » fit le garçon, en roulant le bras.
« Il ne t’aime pas vraiment hein… »
« Mouais… »

Un autre moine, plus âgé, les intima de reprendre la méditation d’une tape derrière la tête.  En fronça des sourcils et ferma les yeux, une moue sur le visage.  Ashura se permit un dernier commentaire.

« Je l’ai ai trouvé bon tes légumes, moi…  S’il n’est pas content, qu’il les lave tout seul la prochaine fois. »

Les deux garçons gloussèrent, avant qu’une nouvelle tape ne vienne les interrompre.
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