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 Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]

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Chika Nara
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MessageSujet: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Lun 13 Juin 2016 - 17:19

Qui aurait cru que la vie de ninja pouvait être aussi ennuyante parfois. Entraînements, missions, combats, théorie, les activités de la profession ne manquaient pas, et pourtant, certaines journées étaient longues pour Chika. Elle aurait très bien pu sortir, mettre au point un nouveau spectacle, mais cela demandait trop de temps, trop d’investissements, elle n’était jamais à l’abri qu’elle soit convoquée pour une mission, et de ce fait, elle n’arrivait pas à se concentrer.

Aujourd’hui était un jour de ce type. La pluie percutait le sol avec une rare violence, même pour Yuki, et empêchait toute sortie. La jeune kunoichi était donc dans son modeste appartement où elle venait d’emménager, payer par l’armée. C’était toujours mieux que son ancienne chambre humide. Maintenant au moins elle avait un coin cuisine, un coin pour se laver, et une pièce qui faisait office de chambre et de salon. Et c’était gratuit, il ne fallait pas se plaindre, pendant trois ans la quasi-totalité de ses gains partaient dans son logement miteux. Là au moins elle avait pu s’acheter des babioles, comme sa nouvelle armure renforcée, mais surtout énormément de livres.

Elle feuilletait d’ailleurs un livre sur le Shuljustu, l’art de la traque et des pièges. Elle imaginait déjà comment cette spécialisation secondaire pourrait s’intégrer avec sa maîtrise des illusions, mais également dans sa future discipline d’espionnage. Elle avait déjà tout planifié, et avait fait part à l’académie de sa volonté d’intégrer les rangs des espions, ou des enquêteurs. Elle espérait avoir des nouvelles rapidement, bien que le grade de Chuunin était nécessaire, elle souhaitait faire bonne impression. Elle était convaincue que c’était par le biais d’une de ces disciplines qu’elle pourrait mettre la main sur des documents confidentiels, ou des parchemins de techniques interdites, lui permettant d’avancer dans son idée de monde parfait. En tant que Nara, rien n’était laissée au hasard, tout était calculé, le moindre sourire, la moindre pensée.

*Du bruit ? On tambourine ma porte. Personne ne sait que j’habite ici pourtant. *

Pleine de méfiance, elle reposa son livre sur la table basse et se dirigea vers sa porte. Elle n’avait pourtant aucune raison, car le bruit cessa aussitôt, elle aperçut uniquement un courrier glissé dessous. Une lettre officielle émanant des autorités de Yuki. Etait-ce la réponse à ses demandes de rencontre avec les chefs des disciplines. Elle l’ouvrit expressément, et la parcouru attentivement.

Spoiler:
 


Un sourire se dessina sur les lèvres de Chika. Certes ce n’était pas une réponse à ses demandes, mais elle trouvait de nombreux intérêts à cette mission. Premièrement elle allait lui permettre de casser l’ennuie qui commençait à s’installer. Deuxièmement, elle allait ramasser quelques saigas supplémentaires qui pourrait lui servir pour améliorer son équipement. Enfin, cette mission s’approchait fortement à une enquête, à de la traque, elle pourrait ainsi réussir à prouver sa valeur aux chefs de disciplines. Tout se passait excellemment pour la jeune femme, un diplôme de Genin obtenu plus que rapidement, déjà des premières missions qui s’annonçaient intéressantes, une participation à un tournoi. Elle allait monter les échelons rapidement, s’endurcir, et performer son genjustu. Un coup d’œil par la fenêtre.

*Quel temps, ce n’est pas aujourd’hui encore que je ne vais pas être mouillée..*

Une pensée qui aurait rendu fou Konjuro, cette espèce de pervers. Yuki était décidément un village étrange, rempli de gens singuliers. Chika enfila une longue toge par-dessus son armure, assez sobre pour une fois, il ne fallait pas être trop voyante, elle s’apprêtait quand même à traquer un individu. Elle ne manqua tout de même pas d’appliquer son maquillage blanc, elle allait devoir interroger des personnes, des passants, un visage froid fait toujours meilleure impression. Elle attrapa sa flûte de pan, son ombrelle, et se mit en route.

Elle ne pouvait se permettre de laisser s’écouler plus de temps. L’alerte devait être très récente, ce matin peut être, et il lui restait la quasi-totalité de l’après-midi pour mettre la main sur l’homme. Une fois la nuit tombée, les recherches allaient s’avérer plus compliquée, et le suspect allait avoir le temps de préparer sa fuite. Mais peut-être était-il en danger, qu’on l’avait enlevé, le jeune Genin chargé de sa surveillance avait pu être victime d’un Genjustu.

Elle arriva sur le lieu de recherches de l’herboriste dans le quartier du port, bien moins animé que le quartier Nord. Une simple maison, très discrète. Un ninja, bandeau apparent surveillait l’entrée. Elle s’approcha de lui, et sorti le document présent avec l’ordre de mission, imposant à tout ninja leur collaboration pour le besoin de l’enquête.

« J’ai besoin d’entrer à l’intérieur. Le Genin chargé de la surveillance est-il toujours ici ? »
« Bien, Madame. Oui, il est ici. Entrez. »
« Merci bien. »

C’était impressionnant de voir ce qu’une simple lettre des autorités de Yuki pouvait faire comme effet. Le ninja chargé de surveiller la porte était certes plus jeune qu’elle, mais il devait au moins être Genin, pourtant elle avait ressenti de la crainte dans sa voix. Peut-être que son ton aussi glacial que l’air ambiant de Yuki en hiver y était pour quelque chose également.

Elle pénétra à l’intérieur de la bâtisse. Un intérieur tout à fait classique. Une couverture. Chika remarqua la présence d’une trappe ouverte. Elle descendit. Au sous-sol, de nombreuses installations, des outils très sophistiqués, de nombreuses notes. Le sous-sol s’étendait bien au-delà des limites de la maison. On voyait que Yuki avait mis les moyens pour construire ce laboratoire de recherche. Deux personnes étaient présentes. Le jeune Genin à n’en pas douter, et une autre personne, qui semblait plutôt être un cadre administratif. Chika s’avança, sortit à nouveau la lettre portant le sceau du Hyokage

« Que pouvez-vous me dire sur Hakune Tosei ? »
« Hakune Tosei est un ancien chercheur de l’empire du Shi. Suite à des mésententes avec l’impératrice il a été forcé de fuir l’empire, il s’est alors réfugié à Yuki. Nos espions ont eu connaissance de sa fuite, et il a été amené au Hyokage en personne. Depuis, il œuvre à l’élaboration d’un nouveau type de poison. »
« Ce sont des informations que j’ai déjà en ma possession, donnez-moi des détails sur son physique, son passif. »
« Hakune est un vieil homme. Environ une soixantaine d’année, une barbe assez présente, un air suspicieux. Mais c’est également quelqu’un d’une grande intelligence, et qui éprouve une profonde haine pour l’Empire, il s’avérait être un allié précieux. Je ne comprends pas les raisons qui l’ont poussé à fuir. A moins qu’il n’ait été enlevé. Mais tenez, d’ailleurs, j’ai un portrait de lui pour vous aider dans vos recherches.»

Spoiler:
 

« L’enlèvement est une piste à écarter. Les frontières sont parfaitement gardées, de plus, on ne trouve ici aucun signe d’affrontement. Le chercheur a dû obtenir une meilleure offre, c’est pour le moment l’explication la plus plausible. Merci pour les renseignements, je vais m’entretenir avec le jeune homme maintenant. »

*Il a beau avoir mon grade, il doit avoir quinze ans tout au plus. Je ne comprends pas pourquoi un chercheur, déserteur de Yuki ne peut être surveillé que par un Genin, jeune qui plus est. L’homme ne possède aucune capacité ninja certes, mais en l’attaquant par surprise il peut être facile de l’immobiliser. *

Chika se prêtait au jeu, ces mystères la stimulaient. C’était comme une illusion, un problème à résoudre, à trouver le fonctionnement, la logique impliquée et la façon dont résoudre le problème.

Elle s’avança proche du Genin, toujours le visage fermé, glacial.


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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Jeu 16 Juin 2016 - 16:00

Le gosse tremblait comme une feuille. Il devait avoir quoi, environ treize ans, peut être quatorze au maximum. Il n’avait pas l’âge pour être ninja. Je ne doutais pas que l’académie de Yuki savait s’y prendre pour enlever tout état d’âme à des enfants, pour en faire des machines à tuer, nous n’étions pas Shousan. Mais la peur était aussi insufflée dans le cœur des étudiants, la peur des représailles, des jugements, en cas d’échec. Et c’est ce sentiment que je sentais envers cet enfant. Il avait failli à sa mission, il savait qu’il allait en assumer les conséquences. C’est en ce sens que je ne me sentais pas malheureuse d’avoir suivi la formation shinobi non pas à Yuki mais avec les membres de mon clan, j’avais pu apprendre sans avoir d’obligations de résultats. Et pourtant j’étais au niveau des autres Genin.

Pour preuve, le jeune Genin était écrasé devant moi, il n’osait pas ouvrir la moche, alors que j’étais du même grade que lui. Mon bandeau n’était pas apparemment, ma démarche assurée, mon visage fermé. Il devait penser que j’étais un supérieur. Je devais en jouer, utiliser la menace et sa peur, afin qu’il n’omette pas le moindre détail. Il me faisait de la peine, mais après tout j’étais un ninja de Yuki, et cette mission était importante pour moi. Je n’avais pas le droit au laxisme.

« Je me nomme Chika. Je suis là parce que tu as échoué dans ta mission, ce qui est inacceptable. Je suis donc en charge de retrouver le chimiste. Donc tu vas me dire tout ce que tu sais, tout ce que tu as pu voir, entendre, sentir, et rapidement si tu ne veux pas finir au conseil militaire. »
« Je.. Je.. Je me nomme Kirua. Je suis Genin depuis..
« Je n’ai que faire de ton nom ou ton rang. Tout ce qui m’intéresse ce sont les évènements de la matinée, et de la veille si ceux-là s’avèrent importants. »
« Je n’avais pas le droit d’aller au sous-sol, c’était un espace réservé à M. Hakune. Je me contentais d’être à l’étage, à étudier des ouvrages shinobis, à m’occuper pour passer le temps quoi. Je n’ai rien entendu, de temps en temps je descends juste lui poser un peu d’eau pour le rafraichir, c’est un bourreau de travail il ne s’arrête jamais, et aujourd’hui, après avoir ouvert la trappe, j’ai vu que la salle était déserte. C’est tout
« Donc tu es en train de me dire que le chimiste, qui est portant originaire de l’Empire du Shi, qui ne travaille pas légalement pour Yuki, peut se retrouver pendant des heures sans surveillance dans le sous-sol d’une maison ? Il n’a peut-être certes aucun talent pour maîtriser le chakra, mais il peut avoir des contacts, des gens affiliés à l’élément Doton qui permettrait de creuser des galeries sans aucune difficulté ou je ne sais pas. Qui ta donnée l’ordre de ne pas le surveiller »
« C’est.. C’est lui Madame, il m’a dit que sinon je le dérangeais pour travailler. Qu’il avait besoin de calme pour avancer ses recherches. »
« Et tu n’as pas jugé intéressant d’en informer tes supérieurs ? Aller, hors de ma vue, laissez-moi seule, j’ai besoin d’examiner le lieu.

Je me retrouvai donc seule. La conversation avec le Genin n’avait pas été des plus concluante. Il ne savait pas grand-chose, il était obligé de rester à l’étage et ses rapports avec le chimiste n’était que très rares, de l’ordre d’un ou deux par jours. Je suppose que le chimiste se faisait livrer les plantes et autres ingrédients qu’il avait besoin au jour le jour, ce Kirua se chargeant de réceptionner et de les descendre au sous-sol. Le vieillard n’avait sûrement pas envie de se faire remarquer, même dans les rues de Yuki il ne se sentait pas en sécurité.

Je devais commencer à établir les différentes pistes que je pouvais suivre, et éliminer les moins plausibles. La première piste pouvait être celle de l’enlèvement : l’Empire voulait récupérer son chimiste pour ne pas qu’il dévoile des informations capitales à Yuki. Sauf qu’on avait plusieurs éléments qui contraient cette théorie. Le premier argument est le peu d’importance que Yuki à pour l’Empire, ce dernier concentre toute ses forces d’attaque sur son front Nord, afin de prendre des terres à Shousan. De plus, le village de Yuki est fortifié, il semblerait que le Hyokage ait mis l’accent sur la défense du village, il était donc presque impossible d’effectuer un enlèvement aussi discret. La seconde théorie concerne également les rapports entre l’Empire et le chimiste, mais d’une façon plus détournée. On pouvait imaginer une espèce d’offre de retour de la part de l’Empire, une somme réglée en avance l’attendait dans une quelconque taverne de Yuki, en gils pour qu’il puisse traverser le pays rapidement. Mais là encore c’était dangereux, Yuki ne l’aurait pas laisser s’échapper facilement s’il pouvait avoir tant de valeur. L’explication la plus plausible c’est qu’il se sentait en danger, il voulait fuir l’Empire mais c’était retrouver bloqué à Yuki, où on retrouve sûrement la même fermeté. Il avait juste envie de retrouver sa liberté.

Dans tous les cas il ne pouvait pas être loin. Cela ne faisait que quelques heures que le Genin s’était rendu compte de sa fuite, les contrôles aux entrées avaient repris. Il ne pouvait pas s’échapper, il allait se terrer quelques temps dans une planque, je devais trouver des indices dans la pièce qui pourraient m’indiquer ses intentions.

*Alors, qu’avons-nous là. Du matériel de chimie en grande quantité. Des tubes à essai, du matériel pour chauffer, pour séparer les composants. Rien de bien intéressant. Ici nous avons tout son stock de plante, je peux en reconnaître certaines, de l’ancolie, de l’arnique. Que des plantes toxiques pour l’homme. Son poison s’annonçait ravageur en tout cas. Sinon l’endroit est relativement désert, quelques livres par ci par là concernant les poisons connus, ou encore la flore de Yuki. Je dois trouver un élément intéressant.

Je continuais à fouiller le sous-sol de la maison. L’étage m’importait peu, le chimiste n’y montait jamais. Je retournais les meubles, ouvrait les tiroirs, survolait le moindre papier des yeux. Jusqu’au moment où j’aperçu, sous un meuble, un morceau de papier, plié en quatre. Il n’était pas placé là intentionnellement, il avait dû tomber de la poche de Hakune Tosei. Je l’ouvris soigneusement.

Citation :
Tout est prêt.
Rendez-vous ce soir au lieu convenu.
A.

Une piste. Il y avait donc bien une deuxième personne concernée dans cette histoire, le chimiste n’avait pas élaboré sa fuite seul, cela augmentait les chances de le retrouver, la multiplication des personnes augmentait le nombre d’indices que l’on pouvait récolter. La nuit n’était pas encore tombée, on s’approchait doucement de la fin d’après-midi. Il me restait du temps pour trouver d’autres éléments permettant de le localiser avant ce mystérieux rendez-vous.

J’analysai rapidement le mot. Un papier ordinaire, de mauvaise facture, sûrement acheté dans une boutique miteuse de Yuki. Potentiellement pour brouiller les pistes. Une écriture légère, assez envolée. On pouvait penser à une écriture de femme, mais pas s’en assurer. Les femmes pouvaient s’avérer tout aussi dangereuse que les hommes, s’il fallait combattre ça n’allait pas forcément être une partie de plaisir. Pas d’autres éléments apparents. Un mot très sobre, mais efficace. Ressemblant étrangement aux méthodes shinobis.

J’étais tout excitée, ma première enquête semblait se diriger vers quelque chose de gros, d’important. Je repris mes recherches, en espérant trouver un élément intéressant dans le laboratoire.


Dernière édition par Chika Nara le Ven 24 Juin 2016 - 13:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Ven 17 Juin 2016 - 7:56

Petite liste de ce que tu trouves d'autre dans le laboratoire :

- Des bols en plastique qui semblent avoir contenu de la nourriture. Des portions de riz avec de la viande de caribou. Tous semblent provenir du même stand de restauration rapide. Si tu demandes au Genin, il laissait le scientifique commander et attendait à l'extérieur tout en gardant ses yeux braqués sur lui. Il ne l'a jamais vu discuter avec quelqu'un d'autre que le vendeur et ne voyait pas de clients réguliers s'approcher de lui, donc peu probable qu'il ait eu le droit à des petits mots en douce.

- Des notes sur son projet. Ou plus exactement, une liste de produits. Tu connais la plupart car ce sont des produits très utilisés en cosmétique et que tu as déjà croisé leurs noms. Mais il y a aussi de l'extrait de fleur de neige, un puissant poison qui est la marque des assassins du pays de la neige, et différentes neurotoxines qu'on peut trouver chez les araignées. Le reste a été embarquée par les autorités avant que tu ne sois mise sur l'enquête.

- Tu trouves dans un double fond de tiroir un petit carré de papier sur lequel est tracé un symbole. Ce symbole signifie la ''clé'' dans le sens, une clé pour ouvrir une porte, ou révéler un secret. Le papier est imbibé de chakra. Le carré de papier est jauni, racorni, un peu déchiré par ci par là. Il doit être très vieux, et se balader au fond des tiroirs du scientifique depuis bien vingt ans.

- Sur l'armoire, tu retrouves gravé au scalpel une sorte de charade un peu étrange. Peut-être n'est-elle là que pour le bel esprit.

Citation :
'' Mon premier a des plumes et pas de poils.
Mon deuxième a des poils et pas de plumes.
Mon troisième a des plumes et pas de poils.
Mon quatrième a des poils et pas de plumes. ''
Le symbole de la clé sert de signature à la charade d'ailleurs.

- Dans l'armoire tu trouves de la nourriture pour chat. Ca te parait étrange, puisqu'il n'en avait pas. Le Genin t'explique qu'il s'en servait pour nourrir les rats qu'il utilisait pour tester ses produits.
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Ven 17 Juin 2016 - 14:55

Je continuais de fouiller le lieu. Il était bien plus vaste que ce qu’il paraissait aux premiers abords, cela me prenait de longue minutes pour explorer chaque coin. Mais ma recherche fut tout de même fructueuse. Des bols de nourriture, et de la nourriture pour chat. Il fallait que je questionne le Genin à ce propos, comment l’homme faisait pour se restaurer, et pourquoi y avait-il de la nourriture pour chat alors qu’il n’y avait aucune trace de la présence de cet animal dans la maison. Je trouvai également les notes du chimiste. Rien de bien fabuleux, une simple liste d’ingrédients communs, comme ceux que j’avais pu voir précédemment sur la table. Au détail près qu’il demandait ici de la fleur de neige, un puissant poison utilisé par les membres de l’Anbu à Yuki. Rien à voir ici avec les différentes plantes toxiques que j’avais trouvées au préalable. L’endroit semblait tout de même avoir été vidé d’une grande partie des composants, ce qui ne m’aidait pas dans ma tâche.

Je ne savais pas quoi faire de ses informations, la liste des produits me renseignait sur le procédé utilisé pour la conception du poison, mais rien qui m’intéressait pour la traque de l’individu. Et concernant la nourriture, j’attendais de remonter pour questionner le Genin. Deux éléments attirèrent néanmoins mon attention. Sur une armoire était gravé au scalpel une énigme. Pas de chance pour lui, s’il voulait passer un message secret c’était raté, mes attributs du clan Nara couplés à mon enseignement me permettaient d’avoir un grand esprit de déduction. En plus je connaissais cette énigme. Il manque d’ailleurs la fin, qui donnait un dernier indice, et qui était censé informer sur le type d’objet recherché, ici une plante en l’occurrence. Il s’agissait du Géranium.

Mais pourquoi ce choix de plante ? Pour ses expériences ? Mes connaissances sur les géraniums n’étaient pas bien grandes, mais je savais qu’ils étaient inoffensifs pour l’homme, il s’agissait être cependant un poison pour les chiens. Mais quelle importance dans ce cas. Aucune aux premiers abords. Cette piste ne semblait pas mener à quoi que ce soit. Il ne fallait cependant pas négliger ce détail, et le garder en mémoire pour la suite des évènements.

Enfin, le dernier élément. Sûrement le plus étrange. Un bout de papier. Vieux, abîmé, jauni. L’inscription de la clef était dessinée dessus, le symbole de la découverte. Le papier était imbibé de chakra. Je ne savais pas s’il appartenait au chimiste ou à l’ancien propriétaire de la maison, il avait l’air de trainer depuis un moment. Le chimiste l’avait peut-être rangé au fond de ce tiroir et ne l’avait jamais touché pendant trois ans, comme un sceau protecteur, ou alors une espèce de grigri pour lui donner chance dans ces recherches. Le même sceau était visible sur l’énigme gravée sur l’armoire. Son importance était réelle, mais je possédais trop peu d’informations pour le moment.

De nombreux éléments étaient à ma disposition, il était difficile de les mettre en rapport les uns avec les autres, ni même de savoir s’ils m’étaient d’une quelconque utilité pour la suite de mon enquête, mais j’avais bien imprégné tout ce que j’avais vu, je pourrais le ressortir au moment voulu. Pour le moment, je devais rejoindre l’étage pour questionner le Genin, encore une fois, j’en avais terminé avec la fouille du sous-sol, et l’air oppressant de ce lieu clos commençait à me peser.

« J’ai une ou deux questions à te poser encore. »
« Ou.. Oui ? » répondit le jeune homme, toujours autant déstabiliser par la prestance de la kunoichi, reprenant un visage froid comme Yuki en plein hiver.
« J’ai trouvé deux éléments intrigant au sous-sol. Le premier est de la nourriture pour chat, elle n’a aucune vertu pour les poisons, explique-moi à quoi servait-elle. Et deuxième, j’ai trouvé de nombreux bols de restauration rapide, comment se nourrissait-il, avait-il des rapports avec d’autres individus ?

Le garçon, tout gêné, me donna tout de même des informations intéressantes. La nourriture pour chat servait essentiellement à nourrir les rats. Un peu débile, il aurait pu leur acheté de la nourriture spécifique, mais plausible. Il s’en servait peut-être pour récupérer un élément en particulier à l’intérieur, je ne connaissais pas grand-chose aux confections de poisons, que ce soit au niveau des techniques utilisées ou des ingrédients. Les minéraux présents pouvaient l’intéresser, il les récupérait et donnait la fin de la nourriture aux rats. Mais encore une fois, rien de bien intéressant, cela ne me permettait pas d’avoir une véritable piste pour la suite, les ingrédients étaient amenés par des coursiers, il se contentait de faire une liste.

La seconde question m’apporta des réponses beaucoup plus intéressantes. Le chimiste sortait tous les jours à un stand de râmen non loin. Le Genin l’accompagnait certes, mais le laissait commander seul. Il y avait donc un laps de temps où il se retrouvait sans surveillance, avec un accès très facile. Le jeune ninja soutenait néanmoins qu’il n’y avait aucune chance que Hakune Tosei ait pu récupérer des messages cachés à ce moment. Sauf qu’il y avait forcément un angle mort, une complicité du vendeur pourquoi pas. Le mot imbibé de chakra venait peut-être de là. Il fallait que j’aille interroger le vendeur, c’était une nécessité.

« Tu as de la chance que je ne te dénonce pas pour non divulgation d’informations indispensables au bon déroulé de l’enquête. »

Je quittai le bâtiment. Le Genin n’avait rien répondu, j’avais senti un mélange de peur et de gratitude sur son visage. Le stand était juste à côté de la bâtisse, dans une rue parallèle, cela laissait effectivement peu de marge pour les rencontres, surtout si le Genin l’accompagnait systématiquement.

L’odeur des râmens atteignirent rapidement mes narines lorsque je pénétrai le bâtiment. Cela fit ressurgir de nombreux souvenirs. Trois ans déjà que j’avais commencé à vivre dehors, de la générosité des passants. A vrai dire l’art de rue n’avait que très peu marché, c’était surtout les représentations au sein de restaurants qui me faisaient vivre, ceux-ci m’hébergeant généralement gratuitement et me nourrissant la durée de mon passage. Lorsque je n’avais rien de programmé, je mangeais souvent dans ce genre de troquet, la nourriture n’y était pas des plus goûteuses, mais les plats avaient le mérite d’être consistants, et peu cher, sauf quand il s’agissait de la chaîne SuperRâmen, ceux-là étaient infâmes. Heureusement, aujourd’hui il s’agissait d’un indépendant, je me serai presque laissée tentée par un bon bol chaud, mais j’étais en mission, je n’avais pas le temps.

« Bien le bonjour ma petite dame ! Qu’est-ce que je peux vous servir ? »
« Bonjour Monsieur, à vrai dire je ne suis pas là pour manger, je suis à la recherche d’informations. » répondis-je d’un ton chaleureux. Cet homme était plein d’entrain, je n’avais aucune raison d’être froide avec lui, de plus, il se serait sûrement braqué et ne m’aurait rien dit. Je soulevai légèrement ma robe, afin qu’il puisse observer le bandeau de Yuki.
« Oh, je vois, et en quoi je peux vous aider ? Je ne suis qu’un modeste restaurateur. »
« Je cherche un homme, qui vient chez vous tous les midis.

Je sortais le portrait que m’avait donné la femme quelques dizaines de minutes plus tôt, et le posa sur le comptoir, devant l’homme.

« Hakune ? Evidemment que je le connais, il vient chercher des râmens à emporter tous les midis ! Et il ne cesse de me complimenter sur leur qualité, vous devriez les essayer vous aussi. Mais bref, qu’est-ce que vous voulez savoir ? »
« Une autre fois avec plaisir, je suis assez pressée actuellement. J’aimerai savoir la dernière fois que vous l’avez vu, s’il a pu discuter avec quelqu’un ici, ne serait-ce que très rapidement.
« Oh vous savez, Hakune est quelqu’un de très discret. Il arrive, il me dit qu’il prend comme d’habitude, et il s’en va. Y’a toujours son gosse, ou son petit-fils peut être, qui l’attend devant, il ne veut sûrement pas le faire attendre. Y’a bien eu une espèce de nana depuis quelque chose, avec qui ils échangeaient des regards profonds, mais rien de plus. De la drague tout ce qu’il y a de plus banal quoi, il n’a pas d’anneau autour du doigt, il doit être célibataire, qu’il en profite. Elle lui avait laissé un mot d’ailleurs, qu’elle m’avait demandé de glisser au préalable dans son bol de râmen. Bien sûr je ne l’ai pas lu. C’était ce matin je crois. »
« Vous avez vu Hakune ce midi ? »
« Pour sûr ma petite dame ! Mais il était tout seul. Il ne s’est quand même pas attardé, l’habitude peut être. »
« Il nous vous a rien dis de particulier, rien d’inahbituel ? »
« Oh non rien.. Quoi que. Il m’a demandé si je savais où il pouvait acheter un géranium. Alors je lui ai bien indiqué le fleuriste trois rues plus loin, mais c’est tout. »
« Très bien. Merci beaucoup, bonne journée, je viendrai manger des râmens une fois l’enquête finie.
« Je vous attends dans ce cas ! »

Un début de piste, enfin, je devais me rendre à ce fleuriste. Les choses avançaient vite, il avait de l’avance sur moi, mais j’espérais pouvoir le rattraper rapidement.


Dernière édition par Chika Nara le Ven 24 Juin 2016 - 13:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Ven 24 Juin 2016 - 13:30

J’étais en chemin pour le fleuriste. Je tentais de faire un bilan des informations que j’avais pu récolter jusqu’à présent. Tout d’abord j’avais la réponse à l’énigme. C’était bel et bien le géranium, il avait dû graver les paroles de cette mystérieuse femme avec laquelle il communiquait au stand de râmen. Comme une préparation, elle souhaite rester le plus discret possible, ce ne pouvait être que louche. Elle était sûrement là pour l’aider à s’échapper de Yuki une fois qu’il avait déjouer la vigilance de ce Genin. Je pensais que les défenses du village caché de la neige étaient impénétrables, je devais me tromper. Les espions de l’Empire semblaient être doués, au moins autant que les nôtres. Il fallait faire vite si je voulais l’intercepter.

Le géranium donc. Son utilité semblait toute trouvée si on partait sur cette hypothèse. Empoisonner les chiens. De nombreux Inuzukas avaient rejoint le village après s’être fais décimés à Hoto pendant le conflit entre l’Empire et Shousan. L’objectif était donc d’utiliser ces extraits de géraniums pour que les chiens ne puissent pas flairer leur suite. La mystérieuse femme ne voulait pas attirer l’attention. J’avais également demandé une description rapide au vendeur avant de partir. Cheveux grisonnant, la cinquantaine. Une femme banale. Une métamorphose supérieure à n’en pas douter, voir même un Hensou no Justu, une technique spécifique aux espions leur permettant un niveau de métamorphose inégalable.

Tout convergeait vers cette femme. Avec en prime l’information du vendeur concernant le mot glissé discrètement. Le mot que j’avais trouvé en fouillant son laboratoire. Le déclencheur de la fuite. Mais pourquoi ne l’avait-il pas pris avec lui ? La panique peut-être, le stress. Aucune idée. Mais tant mieux, il avait laissé de nombreux indices, cela me facilitait la tâche. Mais l’évasion était tout de même grossièrement préparée si un acteur de la scène international comme l’Empire était impliqué. Certes ils avaient réussi à infiltrer Yuki, mais cela faisait énormément d’indices. Et pourquoi prendre le risque que le chimiste n’arrive pas à se soustraire de la vue du Genin ? Pourquoi ne pas simplement le supprimer discrètement. Il ne pouvait rien faire face à un Anbu par exemple, le réduire au silence aurait été une chose aisée.

La note imbibée de chakra me laissait toujours perplexe. Le symbole signifiant la clef. Peut-être était-ce un indice sur le lieu où il devait se rendre par la suite ? Une sorte de message codé, un endroit que lui seul pourrait connaître. Si c’était le cas je n’aurais pas beaucoup de chances de le retrouver, je devrais faire appel à des chiens pisteurs pour le tracer. Après tout j’avais toujours le document signé de la main du Hyokage, je ne m’en étais pas encore réellement servi jusqu’à maintenant, mais j’étais encore dans la phase enquête, la traque n’avait pas véritablement commencée. Il devait se douter qu’on allait le chercher, mais qu’on allait mettre du temps avec de se rendre compte de sa trahison.

J’arrivai vers la fleuriste. Je bouillonnais d’impatience, j’espérai qu’elle puisse me conduire sur une piste solide, palpable, j’avais hâte de mettre la main sur le chimiste, et de découvrir le mystère, de découvrir les raisons de sa fuite. J’entrai, me dirigeai jusqu’à une femme, assez jeune, vêtue d’un tablier vert, et sorti la photo du recherché.

« Bonjour, je suis à la recherche de cet homme, je suis dépêchée par les autorités de Yuki, voici mon bandeau. Est-il passé chez vous, vous acheter un géranium ? Vous a-t-il dit où il devait se rendre ? Etait-il seul ? »

Moi qui était calme dans toutes les situations, je ne compris pas pourquoi l’excitation me parvint d’un seul coup. La peur qu’elle n’ait aucune information utile à me donner peut-être ? Le fait qu’il soit accompagné et que je n’allais peut-être pas être en mesure d’affronter son escorte ? Tant de questions se posaient dans ma tête, il fallait que je me ressaisisse, ce n’était qu’une simple mission de rang D, une simple localisation. J’avais de toute façon le papier si jamais j’avais besoin d’aides d’autres shinobis. Mes pensées furent vite interrompues par la jeune femme.

« Oh oui, bien entendu, il est passé il y aaaaa… une heure je pense. Il est effectivement passé chercher un géranium. Il était très élégant d’ailleurs votre monsieur. A croquer.»

Elégant ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi avait-il besoin d’être élégant pour sortir du village ? A moins qu’il ne voulait le faire que discrètement, en se faisant passer pour une personne lambda, et berner les gardes, qui ne s’attendaient pas à trouver un homme habillé comme ça. Peut-être même qu’il allait se raser de près, qu’il allait changer drastiquement d’apparence. Non, c’était idiot de penser ça, il l’aurait fait avant de venir. Je sortais à nouveau les notes que j’avais prises, la note imbibé de chakra avec la symbole de la clef, le..

« Ah, vous aussi vous allez à la soirée aux Clefs du Paradis ce soir ? »
« Pardon ? »
« Et bah votre invitation là, avec le symbole de la clef. C’est bien pour aller à la soirée non ? Alleeeez venez si vous êtes invitée, vous êtes mignonne on pourrait se croiser à nouveau et faire des folies ! »

Je la repoussais gentiment, elle s’approchait trop de moi. Mais au moins elle avait su me donner une information. Une soirée dans une boite de striptease ? Le lieu était parfait, il n’y avait que des gens étranges là-bas, un vrai repaire de pervers, de malfrats en tout genre. C’était l’endroit idéal pour organiser une fuite, et se fondre dans la masse. Je devais m’y rendre à toute vitesse.


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Chika Nara
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Mar 28 Juin 2016 - 1:45

Les Clefs du Paradis donc. La fleuriste m’avait indiqué où je pouvais trouver cette boite de nuit, en ajoutant qu’elle m’y retrouvait avec plaisir. Je n’étais pas spécialement réticente envers les femmes, après tout le plaisir pouvait se trouver n’importe où. Mais là j’étais en mission, je ne pouvais me laisser distraire. Le soleil commençait à se coucher, il ferait bientôt nuit. Et quelque chose me disait que si je ne retrouvais pas le chimiste avant demain matin, alors il se serait volatiliser pour toujours, certainement retourné auprès de l’impératrice contre une coquette somme, voir même Shousan, ce qui ne serait pas forcément mieux. Cette mystérieuse femme l’y aiderait. Si je parvenais à la mettre hors d’état de nuire et à la livrer aux autorités, quitte à aider la lettre du Hyokage pour que d’autres shinobis m’aident, alors mon ascension au sein du village serait fulgurante. Elle passerait dans les locaux de la discipline des bourreaux, et elle donnerait de nombreuses informations importantes pour notre lutte contre les villages cachés. Cette mission prenait de plus en plus l’allure d’un rang C, voir d’un rang B. Comment les autorités avaient-elles pu sous-estimer à ce point ce chimiste ?

Quoi qu’il en soit, j’arrivais devant les Clefs du Paradis. L’endroit était bondé, des gens faisaient la queue devant l’entrée. La fleuriste ne m’avait donc pas mentis quant à l’existence d’une soirée. Elle n’avait aucune raison de le faire, à part peut-être si elle cherchait à protéger elle aussi le chimiste. Mais il ne semblait n’y avoir aucune raison. L’entrée du club était assez élégante, de bonne facture. De larges poutres en bois encadraient l’entrée, tout en soutenant la devanture où était écris le nom en grand. Il ne s’agissait donc pas d’un club interdit, c’était une bonne chose, il y aurait moins de réticence. De plus, il s’agissait d’un endroit assez chic au vu de l’apparence. Mais quand je regardai les gens dans la file d’attente, mes propos changèrent rapidement. La plupart étaient des poivrots, qui trimballaient nonchalamment leur bouteille de saké, sans même se soucier du regard des gens.

* Comment font les gens pour être dénués de toute classe ? Je ne pourrais pas me balader ainsi, jugée par les passants, transmettant une mauvaise image de ma personne. J’en ai eu des propos négatifs certes, mais ce n’était que de la part de personnes ne comprenant pas mon art, à l’époque non lointaine où j’exerçais encore les illusions, couplées à de la danse, dans les rues enneigées de Yuki, et proche des thermes de Suiko. Ces gens-là n’ont aucune excuse, ils se comportent comme des êtres primitifs. Je ne me vois absolument pas patienter en leur compagnie pour entrer dans cette boite, c’est indigne de ma personne. *

Je m’avançai alors vers l’entrée, tentant de contourner la foule de personnes que je ne voulais pas approcher. C’est ainsi que je remarquai qu’ils n’étaient pas près de rentrer. En effet, deux videurs, d’une très large carrure, les retenaient. Ils avaient interdiction de rentrer à l’intérieur, et je pouvais désormais entre des jurons sortir entre deux gorgées de saké. En plus d’être malpropre, ils étaient grossiers. Ces gens n’avaient décidemment rien pour eux. Dans mon monde, les gens n’auraient plus se problème, ils n’auraient plus besoin d’ingurgiter des litres d’alcool pour trouver un peu de réconfort. Quelle utopie, j’espérais qu’elle se réaliserait vite..

Mais je n’eus pas le temps de me plonger plus dans mes pensées. J’entendis une bouteille de verre se casser. L’un des hommes l’avait jetée au visage d’un des videurs. Une bagarre éclata, d’une violence inouïe pour des affrontements de rue. Les videurs résistaient tant bien que mal, secouru rapidement par d’autres venant de l’intérieur. Les poivrots commençaient également à se frapper entre eux. La scène faisait peine à voir, des hommes se faisaient piétiner. Je profitai néanmoins de la cohue générale pour me faufiler à l’intérieur du club. Je ne pouvais perdre une seule seconde à tenter d’apaiser ce conflit, même si cela faisait partie intégrante de mon métier de kunoichi. J’avais bien mieux à faire. Ma mission ne pouvait attendre.

*Voyons voir ce qui se cache là-dedans… *

Une fois à l’intérieur, l’ambiance changea du tout au tout. Le bruit assourdissant qui régnait à l’extérieur laissa place à un silence, perturbé par des notes de musiques lointaines. Le club ne se trouvait pas directement après la porte. Au lieu de ça, je trouvai un long escalier semblant descendre jusqu’aux entrailles de la Terre. Je n’en voyais pas la fin. Des torches accrochées au mur permettaient néanmoins de se repérer à l’intérieur. Je descendis les marches lentement, à l’affut du moindre danger.

Les notes de musiques raisonnaient de plus en plus puissamment. L’air était entraînant. Si je n’étais pas en mission, je me serais laissée prêtée au jeu, cela ne faisait aucun doute. J’arrivai finalement à la fin de ce long escalier. L’ambiance était chaleureuse. Aux notes de musiques endiablées venait maintenant s’ajouter une odeur enivrante, je ne pus distinguer laquelle, mais une odeur de fleur. J’avais devant moi un couloir, tapisser de rouge. Il menait, non loin de là à une large salle, que j’atteignis très rapidement. Le décor était splendide. Des espaces pour s’hydrater, avec de magnifiques fauteuils, et de grandes tables basses en bois. Sur le moment, je regrettais de ne pas avoir eu connaissance de cet endroit plus tôt. Pendant mes années d’arts de rue je sortais beaucoup, mais il semblerait que je n’ai jamais été assez classe pour qu’on m’emmène à ce genre d’endroits. Ou alors mes fréquentations étaient trop pauvres pour m’y payer un verre, ce devait être ça.

* Maintenant, il s’agit pour moi de trouver Hakune Tosei, en espérant qu’il soit toujours présents *

Je commençais à faire le tour de la salle, tout en analysant la moindre personne, à la recherche de l’homme en cavale. Rien, aucune trace du chimiste. Par contre, je remarquais de nombreuses personnalités de Yuki, des hommes influents. Ils étaient pour la plupart assis, hébétés devant le spectacle de strip-teaseuse, qui semblait ne pas s’arrêter à une simple danse. Cette utilisation des femmes m’apparaissait perverse, et enleva rapidement tout le charme au lieu. J’étais de nouveau concentrée pleinement sur ma mission. Je voulais quitter cet endroit, qui éveillait en moi des envies de violences, à l’égard de ces hommes, se croyant tout permis sous prétexte qu’ils étaient fortunés.

Je me dirigeais donc vers le bar, où j’espérais pouvoir récolter des informations sur l’individu que je recherchais. Le temps était précieux, il risquait de s’enfuir d’une minute à l’autre, s’il était toujours là. L’homme au comptoir me toisa rapidement du regard, avant de me balancer, sans aucune once de respect.

« Je t’ai jamais vu, t’es nouvelle ? Bah, on s’en fou. Va vite à la table numéro 14, on attend pour un strip-tease intégral. Donne tout, ça va bien se passer. »

Il se retourna, et se remit à nettoyer ses verres. Je sentais la haine monter en moi, une colère aveugle s’emparait de moi. Moi, on me confondait avec une vulgaire catin ? Moi on me disait d’aller me mettre à poil pour un homme que je ne connaissais. Le pauvre homme, il ne savait pas à qui il avait à faire. Il allait voir, j’allais m’occuper de son cas. Je m’apprêtais à lui lancer un sort d’illusion dévastateur, faisant bien plus de dégâts qu’un simple Shikumi. Il devait payer pour son affront. Mais j’eus un éclair de lucidité. Je ne pouvais pas me permettre d’attaquer cet homme, à la vue de tous, je risquais d’être démasquée et de voir ma cible s’enfuir. Je m’approchais de lui délicatement, et soulevais ma jupe sensuellement. Son regard brillait en voyant ma jambe nue se dévoiler, jusqu’au moment où il vit apparaître mon bandeau au niveau de ma cuisse. La satisfaction de voir son visage se décomposer suffit à calmer ma colère.

« Je te conseille de faire attention à tes propos si tu ne veux pas aller faire le strip-tease toi-même.

Je suis à la rechercher d’un homme. Celui-là, sur la photo. Il a peut-être rejoint, ou est même arrivé accompagné, d’une femme. Environ cinquante ans, les cheveux grisonnants. Vous ne les avez pas vu ? »


« Euh.. Si, si bien sûr ils sont arrivés il n’y a pas longtemps. Ils ont pris une pièce privée, la numéro 27. C’est là-bas, sur votre droite. »

Je m’empressais d’aller dans la direction de l’espace privé. Je touchais à mon but. Je risquais gros face à cette femme, mais je ne pouvais aller chercher des renforts ce n’était pas possible. Chambre numéro 7, c’était plus loin. A chaque pas, les battements de mon cœur s’accéléraient. Chambre 12. J’allais réussir ma première mission, un premier pas vers le service de l’Anbu. Chambre 15. Je me préparais psychologiquement, chaque pas m’approchaient de ma cible, et donc du danger. Chambre 20. J’avais confiance en mes capacités, je me savais capable d’y arriver. Chambre 24. Je commençais à malaxer mon chakra, lancer une illusion surprise en cas de danger pouvait me donner l’avantage sur la femme. Chambre 27.

J’ouvris la porte d’un mouvement sec. Je m’attendais à les voir se préparer à s’enfuir, Hakune en vêtements sombres pour mieux me dissimuler. Ma flûte de pan était sortie pour que je leur joue un air destructeur. Les frissons parcouraient tout mon corps. Le danger était présent, et la réussite de ma mission dépendait de mes actions à venir.

Mais tout s’effondra en un instant. Au lieu d’assister à une tentative d’évasion, je me retrouvais face à une chose d’un tout autre registre. Hakune était bien présent. La femme aussi. En plein ébat charnel. Au bruit de mon entrée, la femme poussa un cri, et se réfugia derrière le lit. Le chimiste quant à lui, se retourna vivement, me laissant l’immense joie de contempler ses attributs masculins décrépis par l’âge.

« Qui.. Qui êtes-vous ?! Partez ! »

« Chika Nara. Chargée de rattraper le chimiste en fuite. Hakune Tosei. Vous. Habillez-vous »

« Je… Je peux tout expliquer… »

L’heure n’était plus à la sympathie. Plus que la gêne de voir un homme de son âge dans son plus simple attribut, c’était la honte d’avoir été si conne qui m’énervait. Car je compris très vite ce qu’il était en train de se passer. Je m’étais emportée dans des histoires folles, dans un complot inter-village. Ce n’était rien de tout ça. Ce n’était qu’une vulgaire fugue digne d’un enfant de douze ans.

Hakune et la femme se rhabillèrent, et s’assirent sur le lit. Sur la commode, un géranium, un cadeau pour la femme, assurément.

« Je.. Je suis Hakune Tosei. Et je ne suis pas en fuite. Je travaille pour Yuki depuis maintenant trois longues années. Trois années de surveillance, trois années à être cloitrer dans ce stupide laboratoire à manger midi et soirs les mêmes ramens infects, sans pouvoir sortir librement. Trois longues années d’abstinences.

Alors, quand j’ai rencontré Sakura au stand de ramen, ce fut le choc. Je pouvais encore plaire à une femme. Nous avons donc élaboré un plan pour nous retrouver, en trompant la vigilance des soldats de Yuki. J’ai soudoyé le Genin qui me gardait, Kirua. Je ne devais être parti qu’une nuit, je vous le promets.

Je vous en supplie, ne m’envoyez pas à la torture. J’ai certes désobéis aux ordres, mais je n’ai rien fais de mal. »


Sans un mot, j’attrapai le chimiste, et le ramena jusqu’à sa demeure, où attendait toujours la femme membre de l’administration. Je les laissais là. Et parti faire mon rapport, toujours sans un mot. Le Genin allait au-devant de sérieux ennuis. Quant à moi, j’étais encore sous le choc. Je me retrouvais stupide, énervée de mon manque d’analyse. Enervée d’avoir pensé qu’une mission de rang D pouvait se transformer en quelque chose de capital pour le village. Enervée d’avoir pensé être indispensable, de faire quelque d’importants, moi, une simple Genin. Et surtout, terriblement honteuse.
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Sun-Woo Yu Fang
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   Mar 28 Juin 2016 - 10:58

Citation :
Chika : 25 xp, mission accomplie.

+150 saigas
+Un bon à remettre à un apothicaire vous donnant droit à une pilule de l'armée de secours ou à un petit breuvage de vie

Pour avoir quelques infos sur la fin de la mission : après ton rapport, Hakune Tosei a eu le droit aux égards du village. C'est-à-dire que maintenant, il a le droit de faire ses travaux dans le bâtiment de l'ANBU et qu'il ne risque plus de s'échapper.

Pour Kilua, il a tout simplement été renvoyé à l'académie, dans la classe des cancres qui sont rétrogradés et ont besoin d'un traitement spécifique. Mais avant d'y retourner il va faire un détour par la prison de Yuki, pour trahison. Accepter un pot-de-vin, on ne le fait pas impunément. Il va devoir assumer son erreur. Mais il a le droit de garder l'argent. On est quand même pas des monstres.
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MessageSujet: Re: Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]   

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Le chimiste en cavale [Chika Nara - Rang D]

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