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 Une ruelle malfamée.

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MessageSujet: Une ruelle malfamée.   Mer 8 Juin 2016 - 16:38


Senryo

La météo a la part belle cet après-midi. Et ça tombe plutôt bien. J’aime le soleil. La pluie a tendance à me ramollir. Elle a une sorte d’emprise sur moi. Elle me rend lascif et paresseux. Le soleil lui il sait me causer. Sa chaleur fait bouillonner mon sang, ravive mon appétit. Et quand il cogne la peau de quelqu’un d’autre, j’arrive à voir comme des plaques rouges sur son corps. Les endroits où le sang afflue, pullule. Et j’ai envie de les ouvrir. De le voir gicler. Une fontaine rouge où m’exploser le gosier.
Ce n’est pas ce que m’a demandé le binoclard. Donc je ne boirai pas aujourd’hui. J’ai un boulot. Et quand je taffe, pas question de s’amuser. Je suis peut-être qu’un foutu mercenaire mais j’ai mes principes. Je suis un professionnel, pas une crevette.
Vite fait, avant de venir renifler dans les parages, j’me suis bien renseigné. Je sais qui c’est la tête pensante dans le mauvais business. Le roi des pourris. Je pourrais peut-être essayer de passer par des intermédiaires et tout, mais je vous l’ai dit je suis un pro. Je ne prends pas de raccourcis. Je vais directement à l’arrivée, et j’en termine le plus vite possible. Car j’ai mes propres hobbies, même si je suis sûr que vous ne vous en doutiez pas. Et j’aime avoir du temps pour ma gueule.

Dix minutes. Faut que je lui file le train dix minutes avant que ses gardes du corps s’aperçoivent qu’ils sont suivis. J’ai tout fait pour qu’ils voient mon manège pourtant. Ou alors ils vérifiaient que j’étais bien tout seul ? Je ne sais pas. J’men balance. Ils viennent de tourner dans une ruelle déserte. Une invitation en bonne et due forme. Superbe. La manière de faire les choses dans la pègre. C’est tout ce que j’aime.
Je tourne aussi, et je reluque les trois molosses qui frappent leurs poings avec l’envie d’en découdre. Pas des rigolos, au premier coup d’œil. Ils sentent le chakra, le roi des pourris a choisi du lourd pour lui servir d’escorte. La princesse m’a préparé un bon accueil. J’apprécie je dois dire, ça me fera un bon échauffement avant de lui faire cracher ce qu’il sait.


« Tu travailles pour qui gamin ? Shousan ? »
« Je suis pas un enculé de ninja. »
« Qu’est-ce que tu veux alors ? »
« J’ai deux ou trois questions à te poser sur un type que je cherche. T’as le temps de regarder sa tronche et d’me dire où il est ? »
« Vas te faire mettre. Tires-toi d’ici. »


Je ne réponds pas et je commence à m’avancer. Je suis bien content que ce soit un bon vieux trou du cul à l’ancienne, bien cliché. Quand je la joue pro, si jamais il accepte de regarder la photo que je trimballe, je ne peux pas me défouler. Là j’ai une bonne excuse d’extérioriser la soif de sang que je promène depuis le levé du jour. D’ailleurs, le premier garde du corps arrive au contact et frappe. Une vitesse stupéfiante, on voit qu’il maitrise bien son sujet. Le poing fermé sur un gant de métal frappe violemment contre ma mâchoire avec un choc sourd. J’ai la lèvre ouverte. Vraiment pas mal. Mais à sa grimace, même à travers le gant, il a compris que les mains nues n’étaient pas exactement la bonne manière de faire avec un type comme moi. Et il dégaine un ninjato pour me l’enfoncer dans les tripes. Je lui attrape le bras avant que le coup porte et il s’arrête net. Je serre. Je tords. Avec un hurlement, il ploie. Je sens son squelette tenter vainement de résister mais … CRAC. L’avant-bras cassé en deux. Pour faire bonne mesure je pivote et je lui envoie la tête dans un mur. Au bruit, et vu la taille du trou, il ne maitrise pas suffisamment le chakra pour avoir amorti le choc. Je viens de lui briser le crâne.
Le deuxième est déjà là et je n’ai pas le temps de réagir. Il me transperce de part en part au niveau du ventre. Je veux bouger, mais je viens de voir le courant électrique qui parcoure le sabre. Il m’a immobilisé avec une technique Raiton en utilisant son sabre comme conducteur. Putain, je ne m’attendais vraiment pas à ça.
C’est la merde. Je viens de voir le dernier, qu’est en train de composer des mudras avec ses mains, et même moi je saisis que je vais en prendre plein la tronche.


« Suiton, la marée de sucreries ! »

De la bouillasse, partout. Jusqu’aux coudes. Pas moyen de s’en dépêtrer. Enfin de la bouillasse. Y’a plus d’eau que de boue mais bon.

« Suiton, la bulle de l’enfer ! »

Ce ne sont vraiment pas des amateurs. Le premier n’a pas eu de chance, au corps à corps, j’suis un tantinet dangereux. Mais ils sont compétents. Le deuxième m’a immobilisé le temps que son pote prépare son combo. Et un joli combo. La technique des marais m’empêche de bouger, et ensuite il fait chauffer l’eau tout en créant une sorte de bulle autour de moi. Et là je baigne dans une sphère de vapeur bouillante. Presque du Karyoku, mais pas tout à fait. Ca a quand même de la gueule. Je sens ma peau qui brûle, ma chair qui déguste. Et ça m’entame même les os.
Bon, je vais devoir exécuter mes propres techniques du coup.




La sphère éclate, ne laissant qu’un nuage de vapeur.

« Il doit être carbonisé. Comment va Hikyo ? »
« Il est mort. Bordel, quel enragé … C’était qui ce fou furieux patron ? »
« J’sais pas, j’enquêterais là-dessus ce soir. On s’arrache. Faut que je trouve un nouveau garde du corps. »
« Attendez, boss, faut que je récupère mon katan…ARGH ! »


Ah bah oui, moi aussi j’ai un katana. Mais le modèle plus gros. Plus badass. Un grand katana, le genre à te trancher un cheval en deux. Alors une tête humaine, bon, c’est un peu une formalité.

« Suiton, la marée de sucreries ! »
« Encore ? »
« Co…Comment t’as fait pour t’en sortir sans une égratignure ? »
« T’as quand même fait griller mes vêtements. J’ai l’air con à poil moi. »
« Je sais pas comment t’as fait mais tu tiendras pas deux fois ! Suiton, la bulle inf… ARGH ! »


Mais oui, mais oui. Apparemment, que j’utilise une de mes phalanges pour lui envoyer dans la tronche il l’avait pas prévu ça. Et ouais je suis un Kaguya. Vous comprenez pourquoi le mec s’est presque cassé les doigts toute à l’heure ?
Bon, le Hessendan n’a pas tué la danseuse de l’eau, mais il m’a laissé le temps de me libérer. Et je ne vais pas le laisser utiliser à nouveau sa foutue technique Suiton. J’le vois déjà qui compose des signes de mains. Je n’ai pas une bonne prise sur mon arme pour assurer un coup rapide au niveau de son cou. Pas grave, y’a toujours une solution.
Je me jette en avant et je lui tranche le bras droit proprement. J’aurais bien voulu continuer avec sa tête mais son patron fait mine de se tirer, du coup je continue sur ma lancée.
Un pro je vous dis. J’ai des priorités.

Je l’attrape par le col et je le plaque contre un mur. Pendant qu’il baragouine et qu’il supplie, je plante tranquillement mon arme dans le sol pour avoir les mains libres. Puis je lui sors le fameux nom. Forcément comme son pote m’a grillé son portrait


« Alors, ce monsieur, tu le connais ? »
« Ja…Jamais entendu parlé, j’te jure. »
« Bon, tant pis. »


Vous savez comment fonctionne un pro. Il ne laisse pas de témoins. Ca faisait quatre corps dans la ruelle. Y’a des gens qui allaient dénicher ça bientôt. Sans compter ces enfoirés de ninjas qui allaient se rameuter à cause des flux de chakra ou je ne sais quoi. Fallait que je me tire.
J’aurais bien profité de quelques autres danseuses, mais le travail était ma priorité. Fallait respecter un minimum de discrétion.

J’me demande comment la lopette et la gonzesse qui étaient sur le coup avec moi se démerdaient, dans leur partie des plaines. C’était déjà le troisième que je cuisinais et toujours rien. Si la nana trouvait avant moi, ça ferait mal à mon machisme mais ça voudrait peut-être dire qu’elle en avait dans l’os donc ce n’était pas une si mauvaise nouvelle. Mais si la lopette trouvait le type qu’on cherchait, par contre, ça me foutrait en rogne. Se faire doubler par un type comme ça je ne suis pas sûr que je goûterai la plaisanterie.
Enfin bon on n’y était pas encore. Me restait un endroit à vérifier avant de me rendre au point de rendez-vous.

Ah mais avant faut que je me retrouve des fringues.
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